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Une dizaine de personnes tuées dans la “pire tuerie” de l’histoire de la Suède

Un tireur a tué une “dizaine” de personnes mardi dans un centre d’enseignement pour adultes dans le centre de la Suède, le Premier ministre déplorant la “pire tuerie” de l’histoire du pays scandinave, sous le choc.Les établissements scolaires étaient jusque-là relativement épargnés par les violences en Suède avant cette fusillade survenue en milieu de journée …

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Loi d’orientation agricole: le Sénat planche sur la “reconquête” de la souveraineté alimentaire

Près d’un an après son dépôt, le projet de loi d’orientation agricole a enfin repris son parcours législatif mardi soir au Sénat, la ministre Annie Genevard appelant le Parlement à “semer les premières graines de la reconquête de notre souveraineté alimentaire”.Adopté à l’Assemblée nationale au début du printemps 2024, suspendu par la dissolution puis reporté par la censure, ce texte revient enfin au Parlement. L’examen s’étirera jusqu’au 18 février avec un vote solennel prévu quatre jours seulement avant le lancement du Salon de l’agriculture à Paris.A l’ouverture des débats, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis un “changement de cap” sur la politique agricole de la France, impératif pour atteindre des objectifs très ambitieux: 30% d’apprenants supplémentaires dans les filières agricoles et agroalimentaires d’ici 2030, 400.000 exploitations et 500.000 exploitants agricoles à l’horizon 2035.”Ce sont bien les intérêts fondamentaux de la nation qui sont en cause lorsqu’il s’agit de garantir la souveraineté alimentaire et agricole de la France”, a-t-elle lancé, promettant “d’aller vite, afin de permettre l’entrée en vigueur au plus vite de ce texte très attendu”.Si l’adoption du texte ne fait aucun doute, l’alliance droite-centristes majoritaire au Sénat entend nettement muscler ce projet de loi programmatique, qui balaye nombre de sujets, de l’enseignement à la formation en passant par le dossier crucial de la transmission des exploitations.- “Intérêt général majeur” et “non-régression” -Dans son article inaugural, cette loi d’orientation élève l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”. En commission, le Sénat a maintenu cette notion tout en allant plus loin, érigeant notamment la “souveraineté alimentaire” en “intérêt fondamental de la Nation”.Le Sénat a également institué un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”. La portée juridique de cette disposition, qui fait volontairement écho au principe de “non-régression environnementale” déjà existant, interroge ses détracteurs.”Quand on a fait ça sur l’environnement, on disait que ça n’aurait aucun impact et on a vu que ça a été l’inverse. Pourquoi cela ne marcherait-il pas?”, balaye Laurent Duplomb (LR), l’autre rapporteur du texte.Si la notion n’a pas convaincu le gouvernement qui tentera de la faire supprimer, M. Duplomb assume une version sénatoriale plus “ambitieuse”, susceptible, selon lui, de répondre au “manque de courage politique” du texte initial, qui “évitait tous les sujets qui fâchent”.Cette démarche ulcère la gauche, qui s’alarme d’un “durcissement” et d’une “radicalisation” du débat public sur l’agriculture, selon l’écologiste Daniel Salmon. “La droite estime qu’il n’y a qu’un modèle qui est le bon, celui d’une souveraineté alimentaire réécrite à la sauce libérale”, déplore-t-il.La droite sénatoriale a déjà remporté un succès ces derniers jours sur ce volet, en faisant adopter à la chambre haute, avec l’appui du gouvernement, un texte plus sensible encore sur la levée des “barrières” à la profession, avec la réintroduction notable de certains pesticides.- Femmes en agriculture -Parmi ses autres dispositions, la loi d’orientation prévoit la création d’un “Bachelor Agro”, un diplôme de bac+3 censé faire référence à l’avenir. Les sénateurs proposent également de créer un “volontariat agricole” dans le cadre du service civique.La création d’un guichet unique départemental, censé favoriser les installations et transmissions d’exploitations, est également au cœur du projet.Annie Genevard a par ailleurs insisté mardi sur l’importance d’augmenter la place des femmes en agriculture, promettant plusieurs amendements en ce sens, pour faciliter par exemple leur accès au statut de cheffe d’exploitation. Elle a aussi annoncé le lancement à venir de “conférences de la souveraineté alimentaire”, pour permettre aux filières de définir collégialement des “objectifs à dix ans” avec “l’accompagnement” de l’Etat.L’alliance syndicale majoritaire FNSEA-JA a appelé ces derniers jours les sénateurs à “concrétiser l’ambition” en faveur du renouvellement des générations, regrettant certains freins à la transmission dans le texte, tout en saluant des “avancées significatives” comme le renforcement du service de remplacement ou la mise en place d’une “aide au passage de relais”, dont l’objectif est d’offrir une sortie digne à des agriculteurs désespérés.Le texte entend aussi accélérer les procédures de contentieux en cas de recours contre des stockages d’eau ou des bâtiments d’élevage, et propose d’aménager les sanctions en cas d’atteintes à l’environnement non-intentionnelles.

Suède: un tireur tue une “dizaine” de personnes dans un centre d’enseignement pour adultes

Un tireur a tué une “dizaine” de personnes mardi dans un centre d’enseignement pour adultes à Örebro, dans le centre de la Suède, a annoncé la police, ajoutant qu’il était mort aussi.Il s’agit de la fusillade dans un établissement scolaire la plus meurtrière qu’a jamais connue la Suède dans son histoire.”C’est un jour très douloureux …

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“Le mal est fait”: malgré la suspension des droits de douane, les Canadiens sont inquiets

“Le mal est fait”: l’imposition de droits de douane par les Etats-Unis sur les produits canadiens est suspendue pour 30 jours mais des milliers de travailleurs du secteur automobile des villes frontalières restent sur leurs gardes et craignent “quatre ans d’incertitude”.Après une journée en apnée, la ville de Windsor située sur la frontière canado-américaine a repris mardi sa vie normale ou presque.”Pour nous, il va être impossible de se sentir en sécurité pour un certain temps”, redoute Krysten Lawton, formatrice en santé et sécurité à l’usine Ford.Cette femme de 52 ans fait partie de la quatrième génération d’ouvriers de l’automobile de sa famille et ses enfants viennent également de rejoindre l’industrie. “C’est le chaos”, lâche-t-elle, disant se préparer à “quatre ans d’incertitude” tout au long du mandat de Donald Trump. Surtout dans cette ville très industrielle, située au coeur du berceau automobile nord-américain.La menace existentielle “est énorme”, lâche à l’AFP John D’Agnolo, qui dirige un syndicat local représentant les travailleurs de l’usine Ford. Le constructeur automobile américain est installé à Windsor depuis plus de 100 ans et, sans cette industrie, la ville serait plongée dans une “énorme récession”, dit-il.Lorsque M. Trump a signé samedi le décret annonçant l’entrée en vigueur des droits de douane de 25% sur les produits canadiens, “nous avons tous pensé que le commerce transfrontalier, en particulier dans le secteur automobile, allait sombrer”, ajoute-t-il, expliquant que tous étaient “paniqués”.Les travailleurs de son usine fabriquent des moteurs pour les camions Ford assemblés aux États-Unis. Un véhicule moyen contient 30.000 pièces détachées qui traversent plusieurs fois la frontière entre les États-Unis et le Canada, précise-t-il.Et les explications du président américain, qui veut forcer le Canada à lutter plus efficacement contre les flux migratoires et le fentanyl, laissent de nombreux habitants perplexes étant donné que 1% de cette drogue saisie aux États-Unis l’année dernière est arrivé du Canada.- “En suspens” -Pour M. D’Agnolo, la pause de 30 jours est la bienvenue, mais n’a pas calmé les esprits. “Cela ouvre les yeux aux travailleurs”, dit-il.”Je suis soulagé, pour l’instant”, a lâché à l’AFP Ryan Martin, un ingénieur automobile canadien de 33 ans qui se rend tous les jours au Michigan.Mais “le mal est déjà fait”, estime-t-il. Les économies de Windsor et de Détroit, de l’autre côté de la frontière aux Etats-Unis, sont imbriquées et le travailleur venait de traverser le pont reliant les deux villes pour rentrer chez lui.Les relations entre les États-Unis et le Canada – une alliance solide depuis plus d’un siècle et qui se traduit par des milliards de dollars d’échanges transfrontaliers quotidiens – “ne sont pas au beau fixe” et ne sont “pas aussi bonnes qu’elles devraient l’être”, se désole-t-il.Cela fait en effet des semaines que le Canada attend de connaitre la décision du président Donald Trump alors que les deux pays sont liés par un accord de libre-échange.En Ontario, coeur industriel du pays, 500.000 emplois sont en jeu d’après les autorités.Et “nous ressentons déjà l’impact”, a affirmé le Premier ministre Doug Ford. “Tant que notre relation commerciale avec notre plus grand partenaire commercial est en suspens, nous continuerons à voir de nombreux projets potentiels gelés et des projets qui étaient déjà en cours mis en péril.”La présidence américaine a la “volonté de diviser les gens, et j’espère que nous sommes plus intelligents que cela”, lâche Krysten Lawton. “Nous voulons que l’Amérique du Nord prospère dans son ensemble”.

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