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En Afrique du Sud, la coalition du lion et de l’agneau tangue mais ne rompt pas

Sept mois après sa formation, le gouvernement d’union nationale sud-africain continue de tanguer au rythme de ses désaccords bruyants mais ne rompt pas, avec à la manoeuvre le président Cyril Ramaphosa, qui doit prononcer jeudi son discours sur l’Etat de la nation.Fin janvier, c’est à la sortie de l’avion qui le ramenait du Forum économique …

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La Suède en deuil après la pire tuerie de masse de son histoire

La Suède est en deuil mercredi au lendemain de la pire tuerie de son histoire, qui a fait dix morts dans un centre d’enseignement pour adultes à Örebro (centre) et laisse de nombreuses questions en suspens.Les drapeaux ont été mis en berne sur le Palais royal, le Parlement et les bâtiments du gouvernement, ont annoncé les services du roi Carl XVI Gustav et le gouvernement. Le souverain et son épouse Silvia se rendent à Örebro, où le Premier ministre est également attendu, pour rendre hommage aux victimes.Vingt-quatre heures après la tuerie, la police a confirmé que l’homme armé avait tué dix personnes et s’était probablement suicidé.Beaucoup d’éléments vont dans le sens” d’un suicide, et notamment le fait que le “suspect a été retrouvé mort” par les policiers lors de la fouille des locaux, a déclaré lors d’une conférence de presse Roberto Eid Forest, chef de la police d’Örebro. “Il était manifestement déterminé et avait accès à des armes à feu”, a précisé un autre responsable de la police à l’AFP, Lars Wiren.La police travaille toujours sur le motif de la fusillade, répétant que l’auteur avait agi seul et sans motif idéologique.L’auteur n’était pas connu de la police et n’a aucun lien avec un gang alors que la Suède est secouée depuis plusieurs années par les violences entre bandes criminelles pour le contrôle du trafic de drogue.Les enquêteurs demandent aux personnes ayant assister à la fusillade de les contacter et de leur fournir des vidéos.-“la Suède se rassemble”-Six personnes, toutes adultes, sont prises en charge à l’hôpital pour des blessures par balles. Cinq d’entre elles, trois femmes et deux hommes, ont été opérées et leur état est “sérieux mais stable”, selon les services de santé de la région. La sixième personne est légèrement blessée.”Le cauchemar est devenu réalité”, écrit mercredi matin le quotidien Dagens Nyheter, dans un pays où les établissements scolaires, dont les portes sont le plus souvent toujours grandes ouvertes, étaient jusque-là relativement épargnés par les violences en Suède.Le Premier ministre Ulf Kristersson a demandé aux Suédois de s’unir en pensée avec les victimes et leurs proches.”Aujourd’hui, nous mettons le drapeau en berne alors que toute la Suède se rassemble pour soutenir les personnes touchées et pour déplorer ce qui s’est passé”, a-t-il dit dans un communiqué mercredi. Il s’agit de “la pire tuerie de masse” de l’histoire du pays, avait-il déclaré la veille. “Beaucoup de questions restent sans réponse”, a-t-il ajouté. Les autorités n’ont donné aucun élément sur le profil  du tueur et les circonstances du massacre restent floues.Selon la chaîne de télévision TV4, il était âgé de 35 ans et son domicile à Örebro a été perquisitionné en fin de journée. Il avait un permis de port d’arme et un casier judiciaire vierge, ajoute la chaîne.L’homme vivait reclus, n’avait pas d’emploi et s’était éloigné de sa famille et de ses amis, assure le tabloïd Aftonbladet en citant des proches.- “Figée, abasourdie” -Quelques familles arrivent mercredi matin pour déposer leurs enfants dans des écoles proches du centre d’enseignement visé par le tueur, qui lui est resté fermé sur décision de la police tout comme une école voisine.Liv Demir, 36 ans et responsable de rémunération, raconte mercredi la sidération qui l’a saisie en apprenant la fusillade. L’un de ses trois enfants suit des cours de sport dans une école voisine du centre de formation Campus Risbergska. “Je suis restée figée, abasourdie, je ne savais pas vraiment où aller”, a-t-elle déclaré à l’AFP mercredi matin. “Mes pensées sont parties dans tous les sens parce que j’avais préparé son sac de sport le matin”, a déclaré Mme Demir.Le drame s’est déroulé en milieu de journée dans ce centre de formation réservé aux adultes préparant l’équivalent du bac.”Je me tenais” en face du centre de formation “quand j’ai vu quelques corps allongés sur le sol. Je ne savais pas s’ils étaient morts ou blessés”, a raconté mardi soir à l’AFP Linn M., 16 ans, scolarisée dans une école à proximité du lieu de la tuerie.”Il y avait du sang partout, des gens paniquaient et pleuraient, des parents étaient inquiets (…) c’était le chaos”, a-t-elle dit, la voix tremblante. -Des précédents graves-Quelques incidents graves ont déjà eu lieu ces dernières années dans des écoles en Suède. En mars 2022, un élève de 18 ans a poignardé à mort deux enseignants dans un lycée de la ville de Malmö, dans le sud du pays. Deux mois plus tôt, un jeune de 16 ans a été arrêté après avoir blessé un autre élève et un enseignant avec un couteau dans une école de la petite ville voisine de Kristianstad.En octobre 2015, trois personnes ont été tuées lors d’une attaque à caractère raciste dans une école de la ville de Trollhättan, dans l’ouest du pays, par un assaillant armé d’un sabre, qui a ensuite été tué par la police.

La Suède en deuil après la pire tuerie de masse de son histoire

La Suède est en deuil mercredi au lendemain de la pire tuerie de son histoire, qui a fait dix morts dans un centre d’enseignement pour adultes à Örebro (centre) et laisse de nombreuses questions en suspens.Les drapeaux ont été mis en berne sur le Palais royal, le Parlement et les bâtiments du gouvernement, ont annoncé les services du roi Carl XVI Gustav et le gouvernement. Le souverain et son épouse Silvia se rendent à Örebro, où le Premier ministre est également attendu, pour rendre hommage aux victimes.Vingt-quatre heures après la tuerie, la police a confirmé que l’homme armé avait tué dix personnes et s’était probablement suicidé.Beaucoup d’éléments vont dans le sens” d’un suicide, et notamment le fait que le “suspect a été retrouvé mort” par les policiers lors de la fouille des locaux, a déclaré lors d’une conférence de presse Roberto Eid Forest, chef de la police d’Örebro. “Il était manifestement déterminé et avait accès à des armes à feu”, a précisé un autre responsable de la police à l’AFP, Lars Wiren.La police travaille toujours sur le motif de la fusillade, répétant que l’auteur avait agi seul et sans motif idéologique.L’auteur n’était pas connu de la police et n’a aucun lien avec un gang alors que la Suède est secouée depuis plusieurs années par les violences entre bandes criminelles pour le contrôle du trafic de drogue.Les enquêteurs demandent aux personnes ayant assister à la fusillade de les contacter et de leur fournir des vidéos.-“la Suède se rassemble”-Six personnes, toutes adultes, sont prises en charge à l’hôpital pour des blessures par balles. Cinq d’entre elles, trois femmes et deux hommes, ont été opérées et leur état est “sérieux mais stable”, selon les services de santé de la région. La sixième personne est légèrement blessée.”Le cauchemar est devenu réalité”, écrit mercredi matin le quotidien Dagens Nyheter, dans un pays où les établissements scolaires, dont les portes sont le plus souvent toujours grandes ouvertes, étaient jusque-là relativement épargnés par les violences en Suède.Le Premier ministre Ulf Kristersson a demandé aux Suédois de s’unir en pensée avec les victimes et leurs proches.”Aujourd’hui, nous mettons le drapeau en berne alors que toute la Suède se rassemble pour soutenir les personnes touchées et pour déplorer ce qui s’est passé”, a-t-il dit dans un communiqué mercredi. Il s’agit de “la pire tuerie de masse” de l’histoire du pays, avait-il déclaré la veille. “Beaucoup de questions restent sans réponse”, a-t-il ajouté. Les autorités n’ont donné aucun élément sur le profil  du tueur et les circonstances du massacre restent floues.Selon la chaîne de télévision TV4, il était âgé de 35 ans et son domicile à Örebro a été perquisitionné en fin de journée. Il avait un permis de port d’arme et un casier judiciaire vierge, ajoute la chaîne.L’homme vivait reclus, n’avait pas d’emploi et s’était éloigné de sa famille et de ses amis, assure le tabloïd Aftonbladet en citant des proches.- “Figée, abasourdie” -Quelques familles arrivent mercredi matin pour déposer leurs enfants dans des écoles proches du centre d’enseignement visé par le tueur, qui lui est resté fermé sur décision de la police tout comme une école voisine.Liv Demir, 36 ans et responsable de rémunération, raconte mercredi la sidération qui l’a saisie en apprenant la fusillade. L’un de ses trois enfants suit des cours de sport dans une école voisine du centre de formation Campus Risbergska. “Je suis restée figée, abasourdie, je ne savais pas vraiment où aller”, a-t-elle déclaré à l’AFP mercredi matin. “Mes pensées sont parties dans tous les sens parce que j’avais préparé son sac de sport le matin”, a déclaré Mme Demir.Le drame s’est déroulé en milieu de journée dans ce centre de formation réservé aux adultes préparant l’équivalent du bac.”Je me tenais” en face du centre de formation “quand j’ai vu quelques corps allongés sur le sol. Je ne savais pas s’ils étaient morts ou blessés”, a raconté mardi soir à l’AFP Linn M., 16 ans, scolarisée dans une école à proximité du lieu de la tuerie.”Il y avait du sang partout, des gens paniquaient et pleuraient, des parents étaient inquiets (…) c’était le chaos”, a-t-elle dit, la voix tremblante. -Des précédents graves-Quelques incidents graves ont déjà eu lieu ces dernières années dans des écoles en Suède. En mars 2022, un élève de 18 ans a poignardé à mort deux enseignants dans un lycée de la ville de Malmö, dans le sud du pays. Deux mois plus tôt, un jeune de 16 ans a été arrêté après avoir blessé un autre élève et un enseignant avec un couteau dans une école de la petite ville voisine de Kristianstad.En octobre 2015, trois personnes ont été tuées lors d’une attaque à caractère raciste dans une école de la ville de Trollhättan, dans l’ouest du pays, par un assaillant armé d’un sabre, qui a ensuite été tué par la police.

Les chiens d’avalanche à l’entraînement avant la déferlante des vacanciers

La truffe pleine de neige, Choco sort avec frénésie une personne ensevelie sous la poudreuse: “Il ne lâche rien !” dit avec fierté Frédéric Dany en soulignant la pugnacité de son border collie lors d’un entraînement pour chiens d’avalanche à La Rosière, en Savoie.Le quadragénaire, pisteur et maître-chien, fait “équipe” depuis près de huit ans avec ce sauveteur à quatre pattes plein d’énergie, qui sautille autour de lui en attente de compliments. Autour d’eux, d’autres binômes sont en action dans cette station de la vallée de la Tarentaise. Il s’agit de rafraîchir leurs réflexes avant le début des vacances scolaires samedi, et sa déferlante de skieurs.En Savoie, il y a 450.000 habitants à l’année et 1,2 million de personnes en février, souligne la préfecture du département qui abrite plusieurs stations d’altitude (La Plagne, Val Thorens, Tignes, Les Arcs…).Or, le manteau neigeux est plutôt instable actuellement dans les Alpes du Nord, où sept personnes, dont quatre Norvégiens, ont péri la semaine dernière dans des avalanches.Pour éviter que ces drames ne se répètent, l’entraînement des chiens d’avalanche, premier maillon de la chaîne de secours, est crucial puisqu’ils ont la responsabilité de localiser les victimes ensevelies.”Au bout de 30 minutes, l’aspect létal entre en jeu, donc c’est une vraie course contre la montre”, souligne Ludovic Trautmann, directeur de cabinet du préfet de Savoie. Après une heure, les chances de survie ne sont plus que de 10%.Même quand les skieurs sont porteurs de détecteurs de victimes d’avalanche (DVA), il peut être difficile de les situer avec précision s’ils sont recouverts d’une épaisse couche de neige. Par contre, “des molécules légères s’échappent toujours des corps et traversent le manteau neigeux: c’est ce foyer d’odeurs que les chiens flairent”, explique Gilles Limonne, vétérinaire à la retraite et président de la Fédération des maîtres chiens d’avalanche.- “Charge mentale” -En ce jour d’entraînement, Choco et ses pairs, Swipe, Olaf ou encore Knox, des bergers allemands, golden retrievers ou malinois, ne déméritent pas : à tour de rôle, ils foncent vers des amas de neige et grattent frénétiquement pour voir ce qu’il y a dessous. Des pisteurs sondent alors le sous-sol avec de grandes perches et s’ils rencontrent de la résistance, prennent leurs pelles pour retirer la neige. Dans une situation réelle, il y a “beaucoup plus de stress”, remarque Aurélie Harmand-Viennet, médecin urgentiste qui intervient avec les secouristes en cas d’avalanche. “Comme ça, dès que la tête sort, on est près des victimes”, qui souffrent souvent de polytraumatismes, d’asphyxie et d’hypothermie, détaille-t-elle. A ce moment-là, “on passe la charge mentale” aux soignants, plaisante Alain Mandaldjian, directeur du service des pistes de Méribel, qui fut maître-chien pendant 28 ans.De cette expérience, il garde le souvenir d’un “vrai engagement”. “On vit au quotidien avec son chien, explique-t-il, j’ai passé plus de temps avec mes chiens qu’avec mon gamin…”Actuellement, il existe 170 équipes cynophiles spécialisées dans les avalanches au niveau national, et une soixantaine en Savoie.Quatre fois par hiver, elles suivent des formations, dont une dite “de recyclage” pour vérifier que les chiens seront encore aptes au service l’an prochain.Et quand l’un d’eux est jugé trop lent ou trop vieux et mis à la retraite, c’est un crève-coeur pour son maître, parce que, comme le résume Frédéric Dany: “on est dans une relation fusionnelle intense”.