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La Turquie commémore le “séisme du siècle”

La Turquie commémore jeudi le tremblement de terre du 6 février 2023, qui a englouti près de 60.000 vies et transformé des villes entières en champs de ruines.A 04H17 du matin, le séisme de magnitude 7,8, ressenti jusqu’en Egypte, avait fait s’écrouler des milliers d’immeubles du sud-est de la Turquie, prenant au piège leurs habitants endormis.Deux ans après ce que le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié de “catastrophe du siècle”, 670.000 personnes vivent toujours dans des conteneurs, attendant pour beaucoup d’être tirées au sort pour emménager dans des appartements construits par l’Etat.Près de 201.500 nouveaux logements ont été livrés dans la vaste région affectée par le séisme, et plus de 220.000 autres doivent l’être encore d’ici la fin de l’année, selon le ministère de l’Urbanisme.”Partout où je vais, le premier endroit que je regarde est le plafond. Je me demande s’il s’effondrera et si je resterai coincée sous les décombres”, a confié à l’AFP Sema Genç, 34 ans, une rescapée relogée de la province d’Hatay.La jeune femme, unique survivante de sa famille, se dit toujours “en colère” contre l’entreprise qui a construit son ancien immeuble, qui s’est écroulé sur elle et ses proches.A ce jour, 189 personnes, reconnues pour beaucoup coupables de “négligences” dans le respect des normes de construction, ont été condamnées à des peines de prison, et 1.342 procès impliquant 1.850 prévenus sont en cours, selon le ministère turc de la Justice.- “Promesses non tenues” -Le président Erdogan doit se rendre jeudi à Adiyaman, chef-lieu d’une des provinces les plus meurtries, pour commémorer les plus de 53.500 morts recensés en Turquie – 6.000 autres personnes ont péri en Syrie.Özgür Özel, le chef du Parti républicain du peuple (CHP), principale formation de l’opposition turque, l’a devancé mercredi, dénonçant depuis un cimetière d’Adiyaman “les promesses non tenues” de M. Erdogan, qui s’était engagé au printemps 2023, en pleine campagne présidentielle, à reconstruire plus de 300.000 logements en un an.M. Özel a aussi évoqué les séismes à répétition en mer Egée, près de l’île grecque de Santorin, qui font redouter depuis plusieurs jours une secousse d’ampleur qui pourrait affecter le sud-ouest de la Turquie.Mardi, le ministre turc de l’Urbanisme, Murat Kurum, a mis en garde contre les conséquences d’un “Big One” à Istanbul, la plus grande ville du pays, dont les rives sud ne sont distantes que d’une quinzaine de kilomètres de la faille nord-anatolienne.En 1999, une rupture sur cette faille avait provoqué un séisme de magnitude 7,4 qui avait tué 17.000 personnes, dont un millier à Istanbul. Et malgré des efforts de transformation urbaine, nombre d’immeubles de la ville ne répondent toujours pas aux normes antisismiques.”Istanbul n’aura pas la force de résister à un nouveau tremblement de terre” d’ampleur, a prévenu mardi le ministre turc, estimant que “des millions de nos frères et sœurs stambouliotes vivent dans 600.000 logements qui pourraient s’effondrer”.

Janvier 2025 le plus chaud jamais mesuré dans le monde, nouveau record “surprenant” (Copernicus)

Janvier 2025 a été le mois de janvier le plus chaud jamais mesuré dans le monde, selon l’observatoire européen Copernicus, douchant l’espoir que le phénomène La Niña interrompe près de deux ans de records de températures, avant tout sous l’effet du réchauffement climatique d’origine humaine.”Janvier 2025 est un autre mois surprenant, poursuivant les températures record …

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Propos Trump sur Gaza: la Maison Blanche nuance, l’ONU met en garde contre un “nettoyage ethnique”

L’administration américaine s’est efforcée mercredi de nuancer la proposition du président Donald Trump de prendre le contrôle de Gaza, et le chef de l’ONU a mis en garde contre un “nettoyage ethnique” dans le territoire palestinien.Après un déluge de critiques internationales sur le projet d’une prise de contrôle américaine de Gaza et d’un déplacement de …

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Propos Trump sur Gaza: la Maison Blanche nuance, l’ONU met en garde contre un “nettoyage ethnique”

L’administration américaine s’est efforcée mercredi de nuancer la proposition du président Donald Trump de prendre le contrôle de Gaza, et le chef de l’ONU a mis en garde contre un “nettoyage ethnique” dans le territoire palestinien.Après un déluge de critiques internationales sur le projet d’une prise de contrôle américaine de Gaza et d’un déplacement de sa population, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a affirmé que tout transfert des Gazaouis serait temporaire.M. Trump veut “reconstruire les bâtiments” afin que “les gens puissent y retourner”, a-t-il dit.La Maison Blanche a elle indiqué que Donald Trump ne s’était pas engagé “pour l’instant” à envoyer des troupes à Gaza.Le président américain a cependant assuré que “tout le monde adore” sa proposition, annoncée au moment où doivent reprendre les délicates négociations sur la poursuite de la trêve. Le Hamas l’a accusé de “jeter de l’huile sur le feu”.Donald Trump a fait cette annonce mardi après avoir reçu à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Dans une interview à la chaîne Fox News mercredi soir, le dirigeant israélien a qualifié l’idée de “remarquable”.”C’est la première bonne idée que j’ai entendue”, a-t-il déclaré, estimant qu’elle devait être “examinée, poursuivie et réalisée”. M. Netanyahu a laissé entendre que l’initiative ne signifiait pas nécessairement que les Palestiniens quittent définitivement le territoire.”Ils peuvent partir, ils peuvent revenir, ils peuvent se réinstaller et revenir, mais il faut reconstruire Gaza”, a-t-il déclaré.La proposition américaine s’est heurtée à une fin de recevoir catégorique de l’administration palestinienne.”Nous ne permettrons pas que soient bafoués les droits de notre peuple”, a rétorqué le président palestinien Mahmoud Abbas, rival du Hamas.”Il est essentiel d’éviter toute forme de nettoyage ethnique”, a souligné le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres devant le comité de l’ONU sur l’exercice du droit inaliénable des Palestiniens. Il a rappelé le “droit des Palestiniens à tout simplement vivre comme des êtres humains sur leur propre terre”.Donald Trump a répété mardi que selon lui les habitants de la bande de Gaza, en ruines après 15 mois de guerre, pourraient aller vivre en Jordanie ou en Egypte, malgré l’opposition de ces pays.- Reconstruire avec des “partenaires” -“Les Etats-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza”, a-t-il dit au côté de M. Netanyahu, parlant du territoire palestinien comme d’un “chantier de démolition”.Le président américain a affirmé que les Etats-Unis allaient “aplanir la zone”, afin de la développer économiquement et de faire de Gaza la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”.Les Etats-Unis “ne financeront pas la reconstruction de Gaza”, a cependant affirmé mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. L’administration américaine va travailler avec ses “partenaires dans la région pour reconstruire” Gaza, a-t-elle ajouté.Dans le territoire assiégé, beaucoup d’habitants rentrés chez eux à la faveur de la trêve, excluent de quitter Gaza.”Nous sommes revenus malgré les destructions massives (…) Nous sommes revenus parce que nous refusons catégoriquement d’être déplacés”, a affirmé Ahmed al-Minaoui, rentré dans la ville de Gaza.”Je suis Gazaoui, mon père et mon grand-père sont originaires d’ici (…) Nous n’avons qu’une seule option: vivre ou mourir ici”, a ajouté Ahmed Halasa, un habitant de la même ville âgé de 41 ans.- “Facteur de déstabilisation majeur” -En revanche pour Kfir Dekel, un Israélien de 48 ans qui vit dans la zone frontalière avec Gaza, “le plan de Trump a du sens. Gaza est complètement détruite et il est impossible de réparer tant qu’il y a des gens”. “Laissons les partir et construire leur vie ailleurs, et nous ferons vraiment de ce lieu un îlot de paix”.L’Egypte a appelé mercredi l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, à reprendre le contrôle du territoire, d’où elle avait été chassée en 2007 quand le Hamas y a pris le pouvoir.Le président égyptien et son homologue français Emmanuel Macron ont averti que tout “déplacement forcé de la population palestinienne à Gaza comme en Cisjordanie serait inacceptable”. “Il s’agirait d’une violation grave du droit international, d’une entrave à la solution à deux Etats et d’un facteur de déstabilisation majeur pour l’Egypte et la Jordanie”, ont-ils jugé lors d’un échange téléphonique, selon un communiqué de la présidence française.La Jordanie, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Ligue arabe ont aussi rejeté le plan américain, de même que l’Union européenne.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a en outre rappelé que tout transfert forcé ou expulsion d’un territoire occupé étaient “strictement prohibés”.L’Iran a également dit jeudi rejeter et juger “scandaleux” tout “déplacement forcé” des habitants de Gaza, estimant qu’il s’inscrit dans le projet que Téhéran prête à Israël “d’annihiler complètement la nation palestinienne”.Opposé à l’accord de trêve, le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich a promis mercredi de tout faire pour “enterrer définitivement” l’idée d’un Etat palestinien.- “Colonisation du XXIe siècle” -L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a elle qualifié le plan de Trump de “fou”, et la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a dénoncé une “forme de colonisation du XXIe siècle”.”Beaucoup de destructions à Gaza reflètent une politique israélienne calculée visant à rendre certaines parties de la bande inhabitables”, a pour sa part déclaré Lama Fakih, directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord chez Human Rights Watch. “Les Etats-Unis passeraient d’être complices de crimes de guerre à perpétrer directement des atrocités”, a-t-elle ajouté.La rencontre entre MM. Trump et Netanyahu a coïncidé avec l’annonce d’une reprise des négociations sur le cessez-le-feu à Gaza, dont une première phase de six semaines a débuté le 19 janvier, mais dont la suite reste incertaine.Le Hamas a annoncé mardi que ces négociations avaient “commencé”.Israël a indiqué qu’il enverrait “en fin de semaine” une délégation au Qatar, l’un des trois pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte, pour discuter de la poursuite de la trêve.La première phase a permis jusqu’à présent la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël, un afflux de l’aide humanitaire et le retour de plus d’un demi-million de déplacés dans le nord du territoire.La deuxième phase doit en principe permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza.Au total, 251 personnes avaient été enlevées le 7 octobre 2023 lors de l’attaque du Hamas contre Israël, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.518 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Propos Trump sur Gaza: la Maison Blanche nuance, l’ONU met en garde contre un “nettoyage ethnique”

L’administration américaine s’est efforcée mercredi de nuancer la proposition du président Donald Trump de prendre le contrôle de Gaza, et le chef de l’ONU a mis en garde contre un “nettoyage ethnique” dans le territoire palestinien.Après un déluge de critiques internationales sur le projet d’une prise de contrôle américaine de Gaza et d’un déplacement de sa population, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a affirmé que tout transfert des Gazaouis serait temporaire.M. Trump veut “reconstruire les bâtiments” afin que “les gens puissent y retourner”, a-t-il dit.La Maison Blanche a elle indiqué que Donald Trump ne s’était pas engagé “pour l’instant” à envoyer des troupes à Gaza.Le président américain a cependant assuré que “tout le monde adore” sa proposition, annoncée au moment où doivent reprendre les délicates négociations sur la poursuite de la trêve. Le Hamas l’a accusé de “jeter de l’huile sur le feu”.Donald Trump a fait cette annonce mardi après avoir reçu à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Dans une interview à la chaîne Fox News mercredi soir, le dirigeant israélien a qualifié l’idée de “remarquable”.”C’est la première bonne idée que j’ai entendue”, a-t-il déclaré, estimant qu’elle devait être “examinée, poursuivie et réalisée”. M. Netanyahu a laissé entendre que l’initiative ne signifiait pas nécessairement que les Palestiniens quittent définitivement le territoire.”Ils peuvent partir, ils peuvent revenir, ils peuvent se réinstaller et revenir, mais il faut reconstruire Gaza”, a-t-il déclaré.La proposition américaine s’est heurtée à une fin de recevoir catégorique de l’administration palestinienne.”Nous ne permettrons pas que soient bafoués les droits de notre peuple”, a rétorqué le président palestinien Mahmoud Abbas, rival du Hamas.”Il est essentiel d’éviter toute forme de nettoyage ethnique”, a souligné le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres devant le comité de l’ONU sur l’exercice du droit inaliénable des Palestiniens. Il a rappelé le “droit des Palestiniens à tout simplement vivre comme des êtres humains sur leur propre terre”.Donald Trump a répété mardi que selon lui les habitants de la bande de Gaza, en ruines après 15 mois de guerre, pourraient aller vivre en Jordanie ou en Egypte, malgré l’opposition de ces pays.- Reconstruire avec des “partenaires” -“Les Etats-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza”, a-t-il dit au côté de M. Netanyahu, parlant du territoire palestinien comme d’un “chantier de démolition”.Le président américain a affirmé que les Etats-Unis allaient “aplanir la zone”, afin de la développer économiquement et de faire de Gaza la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”.Les Etats-Unis “ne financeront pas la reconstruction de Gaza”, a cependant affirmé mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. L’administration américaine va travailler avec ses “partenaires dans la région pour reconstruire” Gaza, a-t-elle ajouté.Dans le territoire assiégé, beaucoup d’habitants rentrés chez eux à la faveur de la trêve, excluent de quitter Gaza.”Nous sommes revenus malgré les destructions massives (…) Nous sommes revenus parce que nous refusons catégoriquement d’être déplacés”, a affirmé Ahmed al-Minaoui, rentré dans la ville de Gaza.”Je suis Gazaoui, mon père et mon grand-père sont originaires d’ici (…) Nous n’avons qu’une seule option: vivre ou mourir ici”, a ajouté Ahmed Halasa, un habitant de la même ville âgé de 41 ans.- “Facteur de déstabilisation majeur” -En revanche pour Kfir Dekel, un Israélien de 48 ans qui vit dans la zone frontalière avec Gaza, “le plan de Trump a du sens. Gaza est complètement détruite et il est impossible de réparer tant qu’il y a des gens”. “Laissons les partir et construire leur vie ailleurs, et nous ferons vraiment de ce lieu un îlot de paix”.L’Egypte a appelé mercredi l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, à reprendre le contrôle du territoire, d’où elle avait été chassée en 2007 quand le Hamas y a pris le pouvoir.Le président égyptien et son homologue français Emmanuel Macron ont averti que tout “déplacement forcé de la population palestinienne à Gaza comme en Cisjordanie serait inacceptable”. “Il s’agirait d’une violation grave du droit international, d’une entrave à la solution à deux Etats et d’un facteur de déstabilisation majeur pour l’Egypte et la Jordanie”, ont-ils jugé lors d’un échange téléphonique, selon un communiqué de la présidence française.La Jordanie, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Ligue arabe ont aussi rejeté le plan américain, de même que l’Union européenne.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a en outre rappelé que tout transfert forcé ou expulsion d’un territoire occupé étaient “strictement prohibés”.L’Iran a également dit jeudi rejeter et juger “scandaleux” tout “déplacement forcé” des habitants de Gaza, estimant qu’il s’inscrit dans le projet que Téhéran prête à Israël “d’annihiler complètement la nation palestinienne”.Opposé à l’accord de trêve, le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich a promis mercredi de tout faire pour “enterrer définitivement” l’idée d’un Etat palestinien.- “Colonisation du XXIe siècle” -L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a elle qualifié le plan de Trump de “fou”, et la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a dénoncé une “forme de colonisation du XXIe siècle”.”Beaucoup de destructions à Gaza reflètent une politique israélienne calculée visant à rendre certaines parties de la bande inhabitables”, a pour sa part déclaré Lama Fakih, directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord chez Human Rights Watch. “Les Etats-Unis passeraient d’être complices de crimes de guerre à perpétrer directement des atrocités”, a-t-elle ajouté.La rencontre entre MM. Trump et Netanyahu a coïncidé avec l’annonce d’une reprise des négociations sur le cessez-le-feu à Gaza, dont une première phase de six semaines a débuté le 19 janvier, mais dont la suite reste incertaine.Le Hamas a annoncé mardi que ces négociations avaient “commencé”.Israël a indiqué qu’il enverrait “en fin de semaine” une délégation au Qatar, l’un des trois pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte, pour discuter de la poursuite de la trêve.La première phase a permis jusqu’à présent la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël, un afflux de l’aide humanitaire et le retour de plus d’un demi-million de déplacés dans le nord du territoire.La deuxième phase doit en principe permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza.Au total, 251 personnes avaient été enlevées le 7 octobre 2023 lors de l’attaque du Hamas contre Israël, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.518 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Les Etats-Unis affirment être dispensés de péage par le Canal de Panama, qui dément

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi que leurs navires gouvernementaux pourront désormais franchir gratuitement le Canal de Panama, que le président Donald Trump menace de reprendre, mais l’autorité chargée de gérer cette voie d’eau stratégique a démenti cette affirmation.”L’Etat du Panama a donné son accord pour ne plus faire payer aux navires de l’Etat américain la traversée du Canal de Panama”, s’est félicité le département d’Etat sur le réseau social X, ajoutant que cela “va faire économiser des millions de dollars à l’Etat américain”.Mais l’Autorité du Canal de Panama, un organisme indépendant créé par la Constitution panaméenne pour administrer le canal, a rapidement démenti.”L’Autorité du Canal de Panama, qui a le pouvoir de fixer les péages et autres droits pour le franchissement du canal, annonce qu’elle n’a procédé à aucun ajustement de ces droits”, a-t-elle écrit dans un communiqué sur X.Elle a ajouté être “disponible pour établir un dialogue avec les fonctionnaires compétents des Etats-Unis concernant le passage des navires de guerre de ce pays”.Avant même de prendre ses fonctions le 20 janvier, Donald Trump avait fait monter la pression sur le Panama, menaçant de “reprendre” le canal entre l’Atlantique et le Pacifique construit par les Etats-Unis, inauguré en 1914 et qui était resté sous souveraineté américaine jusqu’en 1999. Le Panama avait récupéré le canal cette année-là, en vertu d’un accord conclu en 1977 avec le président démocrate de l’époque Jimmy Carter.- “Cadeau insensé” -“Nous avons été très maltraités par ce cadeau insensé qui n’aurait jamais dû être fait. La promesse que nous avait faite le Panama n’a pas été tenue”, avait déclaré M. Trump dans son discours d’investiture, en affirmant que les navires américains étaient “gravement surtaxés”.”Et surtout, la Chine exploite le canal de Panama, et nous ne l’avons pas donné à la Chine, nous l’avons donné au Panama. Et nous allons le reprendre”, avait-il asséné.En visite dimanche au Panama, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait laissé entendre que le président panaméen José Raul Mulino avait pris note des préoccupations des Etats-Unis concernant les péages imposés aux navires militaires américains.Selon Washington, l’influence croissante de la Chine autour du canal menace les intérêts américains et pourrait permettre à Pékin de bloquer cette voie maritime stratégique en cas de conflit.- Plainte et audit -En cause: la concession accordée depuis 1977 à une filiale du conglomérat hongkongais CK Hutchison pour exploiter les ports panaméens de Balboa et de Cristobal, aux deux entrées du canal, la voie d’eau elle-même restant administrée par l’Autorité du Canal de Panama.Hutchison Ports PPC, filiale de Hutchison Holdings, avait obtenu une première concession de 25 ans, qui a été prolongée de 25 ans en 2021.Depuis les pressions de M. Trump, la société fait l’objet d’un audit des autorités panaméennes afin de vérifier si elle respecte ses engagements financiers. Et deux avocats panaméens ont déposé une plainte demandant l’annulation de la concession.Pendant la visite de M. Rubio, le président panaméen a en outre annoncé que son pays ne renouvellerait pas le mémorandum d’accord sur la participation du pays au projet mondial chinois d’infrastructures dit des “Nouvelles routes de la soie”.Conclu en 2017, ce mémorandum avait fait du Panama le premier pays de la région à s’associer à ce programme de Pékin. Il est renouvelé tous les trois ans par tacite reconduction, la prochaine échéance étant en 2026.Les gouvernements américain et panaméen prévoient de nouveaux pourparlers vendredi sur le canal, par lequel transite 5% du commerce mondial et dont les Etats-Unis et la Chine sont les principaux usagers.

Les Etats-Unis affirment être dispensés de péage par le Canal de Panama, qui dément

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi que leurs navires gouvernementaux pourront désormais franchir gratuitement le Canal de Panama, que le président Donald Trump menace de reprendre, mais l’autorité chargée de gérer cette voie d’eau stratégique a démenti cette affirmation.”L’Etat du Panama a donné son accord pour ne plus faire payer aux navires de l’Etat américain la …

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Anita Karim encaisse coups et critiques pour défendre le MMA au Pakistan

De sa montagne natale connue pour ses combattants aux compétitions internationales de MMA, Anita Karim a encaissé les coups de ses trois grands frères formés aux arts martiaux, jusqu’à devenir une icône au Pakistan.A 28 ans, elle est le visage de la discipline dans le pays de 240 millions d’habitants, où elle est la première Pakistanaise à avoir combattu à l’étranger. “Dans mon village, on encourage les femmes athlètes. Mais même là-bas, le MMA était considéré comme exclusivement masculin”, raconte-t-elle à l’AFP.Dans une société musulmane ultraconservatrice et patriarcale où seule une femme sur cinq travaille selon l’ONU, l’entrée d’Anita Karim dans l’arène du MMA a été fracassante.Elle y a été poussée en 2017 par son frère et coach Uloomi Karim, lui-même international depuis une dizaine d’années.Venue à Islamabad pour le lycée, elle a commencé à fréquenter la salle de MMA ouverte par ses aînés, alors qu’elle était jusqu’alors spécialiste d’autres arts martiaux.Au Gilgit-Baltistan, dans le Nord, elle s’entraînait en taekwondo et jiu jitsu avec des hommes car cette région est moins conservatrice que le reste du pays où les sports, notamment de contact, ne sont pas mixtes. Surtout, cette terre montagneuse est l’incubateur des champions pakistanais: en octobre, les sœurs Maliha et Maneesha Ali lui ont encore ramené l’or et le bronze lors d’une compétition de taekwondo en Indonésie.- “La collectionneuse de bras” -Au début, s’amuse Uloomi Karim, faute d’adversaires femmes, “les autres garçons contrôlaient leur force, mais nous, ses trois grands frères, on n’hésitait pas à frapper”.Le MMA, qui allie lutte, judo ou boxe thaï, était encore illégal en France jusqu’en 2020 à cause des coups de coude, frappes au sol et autres étranglements.La spécialité d’Anita, ce sont les clés de bras. Sur une photo de 2022, elle sourit du haut de son mètre 52 sur la première marche d’un podium, dominant deux adversaires au bras cassé. Depuis, elle est la “collectionneuse de bras”.”Elles auraient pu admettre leur défaite pour arrêter le combat mais elles ne l’ont pas fait alors je suis allée jusqu’au bout”, s’amuse-t-elle.”D’apparence elle est timide, mais quand elle entre dans la cage, c’est totalement différent”, prévient son aîné de cinq ans.Faute de compétitions à domicile, Anita Karim se jette rapidement dans le grand bain: sa toute première adversaire, elle l’affronte en 2018 à Singapour.Là, le code vestimentaire du MMA international s’impose: “l’arbitre l’a obligé à remonter son legging jusqu’au genoux”, raconte Uloomi Karim.”Beaucoup de proches m’ont critiqués, mais ça fait partie du jeu. Maintenant, ils savent comment ça fonctionne”, balaye d’un revers de la main Anita Karim.”Pour faire tomber les barrières, il fallait commencer par notre propre famille”, abonde son frère. – “Les critiques se sont tues” -Battue à son premier match pro, Anita Karim s’installe en Thaïlande pour mieux s’entraîner… et remporter ses premières victoires.Alors, dit-elle, “les critiques et les commentaires misogynes ont cessé” et à chaque retour de compétition, des centaines de supporters l’attendent à sa descente d’avion.Pour Shah Muhammad, chargé des sports du Gilgit-Baltistan, Anita Karim a radicalement changé la donne avec sa “popularité”.”Elle a fait rayonner le Gilgit-Baltistan et tout le Pakistan à l’international”, assure-t-il.Et fait des émules: aujourd’hui, la région compte cinq combattantes de MMA et plusieurs compétitions féminines.”Anita est un modèle pour nous”, assure, le souffle court, Bushra Ahmed qui rêve de rejoindre ce cercle fermé.Ce midi-là, elle s’entraîne avec Anita, une autre femme et une dizaine d’hommes, professionnels et amateurs, dans la salle de sport non chauffée et sans cage d’un immeuble désaffecté d’Islamabad.Car récompenses en compétition et subventions publiques ne suffisent pas à faire vivre Anita Karim.Revenue au Pakistan où elle s’est fiancée, elle assure désormais ses revenus en enseignant son art –espérant un jour passer des élèves amateurs aux professionnels.Au-delà, elle veut, dit-elle, “donner aux Pakistanaises confiance et techniques d’auto-défense”.Dans un pays où 80% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement dans l’espace public, elle-même raconte avoir “frappé un homme qui la harcelait sur un marché d’Islamabad”.Sonné par des coups qu’il n’aurait pas imaginé venir d’une jeune fille frêle, “il est reparti le visage en sang”.