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Chine: ex-ambassadeur en France, le “loup combattant” Lu Shaye nommé aux Affaires européennes

L’ex-ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, dont le mandat a été marqué par plusieurs polémiques, a été nommé à un poste prestigieux, où il est chargé des Affaires européennes, a annoncé jeudi Pékin.En poste à Paris de 2019 à début janvier 2025, M. Lu était longtemps considéré comme l’une des figures d’une diplomatie chinoise offensive et parfois irrévérencieuse, dite des “loups combattants”.La Chine l’a nommé “représentant spécial du gouvernement chinois pour les Affaires européennes”, a indiqué jeudi lors d’un point presse régulier Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Il “assistera et coordonnera la gestion” des dossiers relatifs à l’Europe et “mènera des consultations et des échanges avec les pays européens et les institutions de l’Union européenne” (UE), a-t-il précisé.L’étendue précise de ses attributions n’était pas claire dans l’immédiat.A titre de comparaison, son prédécesseur Wu Hongbo s’était exprimé publiquement au nom de la Chine sur les affaires liées à l’Europe, avait effectué de nombreuses visites dans des pays de l’UE, ou avait par exemple défendu dans les médias les relations sino-russes dans le contexte de la guerre en Ukraine.Le mandat de Lu Shaye en France a été marqué par certaines déclarations controversées émanant de son ambassade, éloignées du langage diplomatique habituel, notamment contre des chercheurs, journalistes et parlementaires français.En avril 2020, l’ambassade avait critiqué la gestion de la pandémie de Covid-19 en Europe.Elle avait accusé les personnels d'”Ehpad”, sigle désignant en français les maisons de retraite, d’avoir “abandonné leurs postes” et laissé “mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie”. L’ambassade avait ensuite expliqué n’avoir pas visé la France mais l’Espagne, où l’armée avait retrouvé des personnes décédées dans ce type d’établissement.Elle avait encore créé la polémique en 2021 en qualifiant de “petite frappe” le chercheur français Antoine Bondaz, à qui elle reprochait des positions “antichinoises”.En 2023, lors d’une interview sur la chaîne d’informations LCI, Lu Shaye avait suscité la controverse en semblant nier la validité de la souveraineté des ex-Républiques soviétiques.Ces deux épisodes avaient entraîné sa convocation au ministère français des Affaires étrangères.Lu Shaye est un “diplomate de haut rang qui connaît bien la situation en Europe” et “nous sommes convaincus” qu’il contribuera “au développement stable et sain des relations Chine-UE”, a déclaré jeudi le porte-parole Guo Jiakun. 

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L’ex-ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, dont le mandat a été marqué par plusieurs polémiques, a été nommé à un poste prestigieux, où il est chargé des Affaires européennes, a annoncé jeudi Pékin.En poste à Paris de 2019 à début janvier 2025, M. Lu était longtemps considéré comme l’une des figures d’une diplomatie chinoise …

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Fusillade en Suède: des armes retrouvées sur les lieux de la tuerie

L’auteur présumé de la fusillade d’Örebro en Suède portait plusieurs armes lorsqu’il a commis son massacre mardi, selon la police et la presse suédoise, laquelle dresse le portrait d’un homme vivant reclus depuis des années.Plusieurs armes ont été retrouvées dans le centre de formation pour adultes à Örebro, dans le centre de la Suède, où …

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Fusillade en Suède: des armes retrouvées sur les lieux de la tuerie

L’auteur présumé de la fusillade d’Örebro en Suède portait plusieurs armes lorsqu’il a commis son massacre mardi, selon la police et la presse suédoise, laquelle dresse le portrait d’un homme vivant reclus depuis des années.Plusieurs armes ont été retrouvées dans le centre de formation pour adultes à Örebro, dans le centre de la Suède, où un homme a tué 10 personnes mardi, a annoncé jeudi un porte-parole de la police à l’AFP.”Nous avons trouvé plusieurs armes, il s’agit d’armes longues, c’est-à-dire de fusils”, a-t-il déclaré. Selon la presse suédoise, l’auteur de l’attaque, qui s’est probablement suicidé, détenait un permis pour quatre armes de chasse.Le tueur, identifié par la presse suédoise comme étant Rickard Andersson et âgé de 35 ans, était “manifestement déterminé et avait accès à des armes à feu”, a souligné mercredi la police.L’homme vivait reclus et avait des problèmes psychologiques, rapporte la presse. Sans emploi, il s’était éloigné de sa famille et de ses amis, assurent les tabloïds Aftonbladet et Expressen en citant des proches.Selon Aftonbladet, il aurait caché ses armes dans un étui à guitare et aurait revêtu une tenue militaire dans les toilettes du centre de formation avant que la fusillade ne commence. La chaîne TV4 a diffusé une vidéo filmée par un étudiant qui se cachait dans les toilettes. On entend des coups de feu à l’extérieur et, après que TV4 a isolé le son, on peut entendre une personne crier “Vous allez quitter l’Europe!”. La chaîne relève que le centre d’éducation abritait également des cours de suédois pour les immigrés.La police travaille toujours sur le motif de la fusillade.L’auteur n’était pas connu de la police et n’avait aucun lien avec un gang alors que la Suède est secouée depuis plusieurs années par des violences entre bandes criminelles.- “Incompréhensible” -Cette fusillade, “la pire tuerie de masse” de l’histoire suédoise selon le Premier ministre Ulf Kristersson, a bouleversé le pays.Le roi Carl XVI Gustav, la reine Silvia et M. Kristersson se sont rendus à Örebro mercredi après-midi et ont déposé une gerbe de fleurs près du lieu du drame.Avec la reine, “nous sommes extrêmement choqués”, a affirmé le souverain. “Toute la Suède est en deuil”. Sur place, des anonymes continuent de venir glisser des mots, des fleurs et des bougies.”Il y a aussi +beaucoup+ d’amour dans le monde. Cela peut être facile à oublier après un acte aussi haineux que celui-ci…”, peut-on lire parmi les tulipes, roses et chrysanthèmes.Retraitée de 68 ans, Margaretha est venue déposer une bougie sur un sol givré.Vêtue d’un manteau noir, capuche relevée et lunettes de soleil vissées sur le nez, elle raconte son effroi sous un soleil hivernal.”C’est incompréhensible, je ne suis pas étonnée mais c’est incompréhensible”, dit-elle à l’AFP. “Il y a tellement de fusillades, d’explosions, c’est devenu notre quotidien maintenant, malheureusement”.Les victimes n’ont pas encore toutes été identifiées.Après la fusillade, six personnes, toutes adultes, ont été prises en charge à l’hôpital pour des blessures par balles. Cinq d’entre elles, trois femmes et deux hommes, ont été opérées et leur état est “sérieux mais stable”, ont précisé mercredi les services de santé de la région.La sixième personne a été plus légèrement blessée.

Fusillade en Suède: des armes retrouvées sur les lieux de la tuerie

L’auteur présumé de la fusillade d’Örebro en Suède portait plusieurs armes lorsqu’il a commis son massacre mardi, selon la police et la presse suédoise, laquelle dresse le portrait d’un homme vivant reclus depuis des années.Plusieurs armes ont été retrouvées dans le centre de formation pour adultes à Örebro, dans le centre de la Suède, où un homme a tué 10 personnes mardi, a annoncé jeudi un porte-parole de la police à l’AFP.”Nous avons trouvé plusieurs armes, il s’agit d’armes longues, c’est-à-dire de fusils”, a-t-il déclaré. Selon la presse suédoise, l’auteur de l’attaque, qui s’est probablement suicidé, détenait un permis pour quatre armes de chasse.Le tueur, identifié par la presse suédoise comme étant Rickard Andersson et âgé de 35 ans, était “manifestement déterminé et avait accès à des armes à feu”, a souligné mercredi la police.L’homme vivait reclus et avait des problèmes psychologiques, rapporte la presse. Sans emploi, il s’était éloigné de sa famille et de ses amis, assurent les tabloïds Aftonbladet et Expressen en citant des proches.Selon Aftonbladet, il aurait caché ses armes dans un étui à guitare et aurait revêtu une tenue militaire dans les toilettes du centre de formation avant que la fusillade ne commence. La chaîne TV4 a diffusé une vidéo filmée par un étudiant qui se cachait dans les toilettes. On entend des coups de feu à l’extérieur et, après que TV4 a isolé le son, on peut entendre une personne crier “Vous allez quitter l’Europe!”. La chaîne relève que le centre d’éducation abritait également des cours de suédois pour les immigrés.La police travaille toujours sur le motif de la fusillade.L’auteur n’était pas connu de la police et n’avait aucun lien avec un gang alors que la Suède est secouée depuis plusieurs années par des violences entre bandes criminelles.- “Incompréhensible” -Cette fusillade, “la pire tuerie de masse” de l’histoire suédoise selon le Premier ministre Ulf Kristersson, a bouleversé le pays.Le roi Carl XVI Gustav, la reine Silvia et M. Kristersson se sont rendus à Örebro mercredi après-midi et ont déposé une gerbe de fleurs près du lieu du drame.Avec la reine, “nous sommes extrêmement choqués”, a affirmé le souverain. “Toute la Suède est en deuil”. Sur place, des anonymes continuent de venir glisser des mots, des fleurs et des bougies.”Il y a aussi +beaucoup+ d’amour dans le monde. Cela peut être facile à oublier après un acte aussi haineux que celui-ci…”, peut-on lire parmi les tulipes, roses et chrysanthèmes.Retraitée de 68 ans, Margaretha est venue déposer une bougie sur un sol givré.Vêtue d’un manteau noir, capuche relevée et lunettes de soleil vissées sur le nez, elle raconte son effroi sous un soleil hivernal.”C’est incompréhensible, je ne suis pas étonnée mais c’est incompréhensible”, dit-elle à l’AFP. “Il y a tellement de fusillades, d’explosions, c’est devenu notre quotidien maintenant, malheureusement”.Les victimes n’ont pas encore toutes été identifiées.Après la fusillade, six personnes, toutes adultes, ont été prises en charge à l’hôpital pour des blessures par balles. Cinq d’entre elles, trois femmes et deux hommes, ont été opérées et leur état est “sérieux mais stable”, ont précisé mercredi les services de santé de la région.La sixième personne a été plus légèrement blessée.

La page du budget (presque) tournée, le droit du sol à Mayotte débattu à l’Assemblée

A peine dépêtré de la séquence budgétaire, le gouvernement est décidé à embrayer sur des mesures “d’ordre et d’autorité”. Il a opportunément l’occasion jeudi de défendre ces thématiques avec l’examen à l’Assemblée d’un texte visant à durcir les restrictions au droit du sol à Mayotte.La proposition de loi, portée par la droite et soutenue par l’exécutif, devrait aussi permettre à la gauche d’afficher une unité retrouvée, après de fortes divergences stratégiques sur les textes budgétaires. Censuré par La France insoumise mais négocié par le Parti socialiste, le budget de l’Etat devrait être définitivement adopté au Sénat jeudi matin.Au même moment, l’initiative des Républicains (LR) sur Mayotte, examinée à l’Assemblée lors de la journée réservée aux textes de ce groupe, sera combattue par les députés socialistes et insoumis, pour qui le sujet touche aux “principes républicains”.De l’autre côté de l’hémicycle, le Rassemblement national devrait pour sa part la soutenir, même s’il critique une mesure de “bricolage” face à l’immigration en provenance des Comores voisines.”La question migratoire empêche Mayotte de fonctionner et de connaître un avenir dans la République”, a déclaré à l’ouverture des discussions le ministre de la Justice Gérald Darmanin, représentant le gouvernement. “Les perspectives d’accès à la nationalité française constituent un facteur indéniable (…) d’attraction pour l’immigration irrégulière”, a ajouté le député LR Philippe Gosselin, rapporteur du texte. Depuis 2018, une dérogation au droit du sol existe déjà à Mayotte, qui restreint la possibilité de devenir français pour les enfants nés sur l’archipel: il faut que l’un des parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière en France depuis trois mois.Le texte des Républicains propose d’élargir cette condition aux “deux parents”, et d’étendre la durée nécessaire de leur présence régulière sur le territoire à un an.”Vous allez adopter une mesure qui est indécente et qui ne respecte pas les valeurs de la France”, a fustigé l’écologiste Dominique Voynet. “Vous faites de l’idéologie, faute d’être capable d’être efficace sur le terrain”, a-t-elle accusé.La proposition de loi avait été élaborée avant le passage du dévastateur cyclone Chido sur l’archipel. Mais celui-ci a ravivé les débats sur l’immigration dans le département de l’océan Indien, face à des populations vivant pour beaucoup dans des bidonvilles très vulnérables lors de telles catastrophes.Une loi d’urgence sur la reconstruction à Mayotte doit être définitivement adoptée au Parlement rapidement, et une autre loi plus ambitieuse est prévue au printemps.- “Copie conforme” du RN -Le texte porté par LR est “bienvenu” et “très intelligent”, selon le député macroniste Mathieu Lefèvre, car il envoie “un signal fort” sans pour autant nécessiter de modification constitutionnelle, contrairement à une suppression totale du droit du sol.Son adoption dépendra toutefois de la mobilisation des députés des différents bords.Si ceux de la coalition soutenant le gouvernement sont “peu représentés” dans l’hémicycle, contrairement à ceux de la gauche, “ça pourrait poser une difficulté”, reconnaissait M. Gosselin la veille.Autre obstacle possible: le temps. Une “niche” parlementaire réservée à un groupe s’achève obligatoirement à minuit.Or LFI a déposé plusieurs dizaines d’amendements, qu’elle entend défendre “jusqu’à épuisement”, avec “l’intégralité des secondes et des minutes à notre disposition”, a dit à l’AFP le député Ugo Bernalicis. “Je ne sais pas si ce sera suffisant pour empêcher le vote de se tenir. Mais si le vote ne se tenait pas, ce serait vraiment une victoire”, a-t-il ajouté, en regrettant que le PS et les écologistes n’aient pas rejoint LFI sur cette stratégie.Quoiqu’il advienne, le temps passé sur Mayotte sera autant de moins consacré aux autres propositions prévues par LR pour la journée: notamment un texte visant à “prioriser les travailleurs” dans l’attribution de logements sociaux, suspendre les allocations familiales aux parents de mineurs délinquants, ou un autre visant à plafonner le cumul du RSA et des Aides personnalisées au logement (APL) à 70% du SMIC. Un programme taxé de “copie conforme des textes du Rassemblement national” par le député PS Arthur Delaporte. 

Israël dit préparer un plan pour autoriser les Gazaouis à quitter leur territoire

Israël a dit jeudi lancer des préparatifs en vue d’un “départ volontaire” des habitants de la bande de Gaza, après la proposition du président Donald Trump d’une prise de contrôle américaine de ce territoire et d’un déplacement de sa population. L’annonce du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, survient alors que l’administration américaine s’est efforcée de nuancer les propos de M. Trump, qui ont levé un tollé international, l’ONU mettant notamment en garde contre tout “nettoyage ethnique”. M. Katz a indiqué dans un communiqué avoir “ordonné à l’armée israélienne de préparer un plan qui permettra à tout habitant de Gaza qui le souhaite de partir vers n’importe quel endroit du monde qui accepte de l’accueillir”.  Le plan, a-t-il précisé, comprendra “des options de sortie aux points de passage terrestres ainsi que des dispositions spéciales pour les sorties par voie maritime et aérienne”. Les Gazaouis ne peuvent actuellement pas quitter leur territoire, assiégé par Israël et largement détruit par la guerre contre le Hamas, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien du 7 octobre 2023. Une trêve est entrée en vigueur le 19 janvier.M. Trump avait lancé mardi l’idée d’une prise de contrôle américaine du territoire et répété que sa population pouvait être déplacée vers l’Egypte et la Jordanie voisines – qui ont catégoriquement rejeté cette option – après une rencontre à Washington avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Après un déluge de critiques internationales, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a affirmé que tout transfert des Gazaouis serait temporaire.- “Idée remarquable” -M. Trump veut “reconstruire les bâtiments” afin que “les gens puissent y retourner”, a-t-il dit. La Maison Blanche a elle indiqué que Donald Trump ne s’était pas engagé “pour l’instant” à envoyer des troupes à Gaza.Dans une interview à la chaîne Fox News mercredi soir, M. Netanyahu a qualifié son idée de “remarquable”, estimant qu’elle devait être “examinée (…) et réalisée”. Il a laissé entendre que l’initiative ne signifiait pas nécessairement que les Palestiniens quittent définitivement le territoire.Le Hamas a accusé M. Trump de “jeter de l’huile sur le feu”, et son rival, le président palestinien Mahmoud Abbas, y a opposé une fin de recevoir catégorique. “Il est essentiel d’éviter toute forme de nettoyage ethnique”, a de son côté souligné le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, rappelant le “droit des Palestiniens à tout simplement vivre comme des êtres humains sur leur propre terre”.Alors que M. Trump a aussi dit vouloir faire du territoire palestinien la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”, la Maison-Blanche a précisé que les Etats-Unis ne financeraient “pas la reconstruction de Gaza”, mais travailleraient dans ce sens avec ses “partenaires dans la région”. – “Refus d’être déplacés” -Dans la bande de Gaza, beaucoup d’habitants rentrés chez eux à la faveur du cessez-le-feu excluent tout départ. “Nous sommes revenus malgré les destructions massives (…) parce que nous refusons catégoriquement d’être déplacés”, a affirmé Ahmed al-Minaoui, de retour à Gaza-ville, dans le nord. En revanche pour Kfir Dekel, un Israélien de 48 ans qui vit dans la zone frontalière avec Gaza, “le plan de Trump a du sens. Gaza est complètement détruite et il est impossible de réparer tant qu’il y a des gens”. “Laissons les partir et construire leur vie ailleurs”.Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi et son homologue français Emmanuel Macron ont averti que tout “déplacement forcé de la population palestinienne à Gaza comme en Cisjordanie serait inacceptable”. La Jordanie, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Ligue arabe ont également rejeté le plan américain, de même que l’Union européenne.L’Iran a de son côté jugé jeudi “scandaleux” tout “déplacement forcé” des Gazaouis.- Pourparlers sur la suite de la trêve -Dans le même temps, les négociations indirectes ont repris sur le cessez-le-feu à Gaza, dont une première phase de six semaines a débuté le 19 janvier, mais dont la suite reste incertaine.Le Hamas a annoncé mardi que ces négociations avaient “commencé”. Israël a indiqué qu’il enverrait “en fin de semaine” une délégation au Qatar, l’un des trois pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte. La première phase a permis jusqu’à présent la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël, un afflux d’aide humanitaire et le retour de plus d’un demi-million de déplacés dans le nord du territoire.La deuxième phase est censée permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza.Au total, 251 personnes avaient été enlevées le 7-Octobre lors de l’attaque du Hamas, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.518 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël dit préparer un plan pour autoriser les Gazaouis à quitter leur territoire

Israël a dit jeudi lancer des préparatifs en vue d’un “départ volontaire” des habitants de la bande de Gaza, après la proposition du président Donald Trump d’une prise de contrôle américaine de ce territoire et d’un déplacement de sa population. L’annonce du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, survient alors que l’administration américaine s’est efforcée de nuancer les propos de M. Trump, qui ont levé un tollé international, l’ONU mettant notamment en garde contre tout “nettoyage ethnique”. M. Katz a indiqué dans un communiqué avoir “ordonné à l’armée israélienne de préparer un plan qui permettra à tout habitant de Gaza qui le souhaite de partir vers n’importe quel endroit du monde qui accepte de l’accueillir”.  Le plan, a-t-il précisé, comprendra “des options de sortie aux points de passage terrestres ainsi que des dispositions spéciales pour les sorties par voie maritime et aérienne”. Les Gazaouis ne peuvent actuellement pas quitter leur territoire, assiégé par Israël et largement détruit par la guerre contre le Hamas, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien du 7 octobre 2023. Une trêve est entrée en vigueur le 19 janvier.M. Trump avait lancé mardi l’idée d’une prise de contrôle américaine du territoire et répété que sa population pouvait être déplacée vers l’Egypte et la Jordanie voisines – qui ont catégoriquement rejeté cette option – après une rencontre à Washington avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Après un déluge de critiques internationales, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a affirmé que tout transfert des Gazaouis serait temporaire.- “Idée remarquable” -M. Trump veut “reconstruire les bâtiments” afin que “les gens puissent y retourner”, a-t-il dit. La Maison Blanche a elle indiqué que Donald Trump ne s’était pas engagé “pour l’instant” à envoyer des troupes à Gaza.Dans une interview à la chaîne Fox News mercredi soir, M. Netanyahu a qualifié son idée de “remarquable”, estimant qu’elle devait être “examinée (…) et réalisée”. Il a laissé entendre que l’initiative ne signifiait pas nécessairement que les Palestiniens quittent définitivement le territoire.Le Hamas a accusé M. Trump de “jeter de l’huile sur le feu”, et son rival, le président palestinien Mahmoud Abbas, y a opposé une fin de recevoir catégorique. “Il est essentiel d’éviter toute forme de nettoyage ethnique”, a de son côté souligné le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, rappelant le “droit des Palestiniens à tout simplement vivre comme des êtres humains sur leur propre terre”.Alors que M. Trump a aussi dit vouloir faire du territoire palestinien la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”, la Maison-Blanche a précisé que les Etats-Unis ne financeraient “pas la reconstruction de Gaza”, mais travailleraient dans ce sens avec ses “partenaires dans la région”. – “Refus d’être déplacés” -Dans la bande de Gaza, beaucoup d’habitants rentrés chez eux à la faveur du cessez-le-feu excluent tout départ. “Nous sommes revenus malgré les destructions massives (…) parce que nous refusons catégoriquement d’être déplacés”, a affirmé Ahmed al-Minaoui, de retour à Gaza-ville, dans le nord. En revanche pour Kfir Dekel, un Israélien de 48 ans qui vit dans la zone frontalière avec Gaza, “le plan de Trump a du sens. Gaza est complètement détruite et il est impossible de réparer tant qu’il y a des gens”. “Laissons les partir et construire leur vie ailleurs”.Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi et son homologue français Emmanuel Macron ont averti que tout “déplacement forcé de la population palestinienne à Gaza comme en Cisjordanie serait inacceptable”. La Jordanie, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Ligue arabe ont également rejeté le plan américain, de même que l’Union européenne.L’Iran a de son côté jugé jeudi “scandaleux” tout “déplacement forcé” des Gazaouis.- Pourparlers sur la suite de la trêve -Dans le même temps, les négociations indirectes ont repris sur le cessez-le-feu à Gaza, dont une première phase de six semaines a débuté le 19 janvier, mais dont la suite reste incertaine.Le Hamas a annoncé mardi que ces négociations avaient “commencé”. Israël a indiqué qu’il enverrait “en fin de semaine” une délégation au Qatar, l’un des trois pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte. La première phase a permis jusqu’à présent la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël, un afflux d’aide humanitaire et le retour de plus d’un demi-million de déplacés dans le nord du territoire.La deuxième phase est censée permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza.Au total, 251 personnes avaient été enlevées le 7-Octobre lors de l’attaque du Hamas, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.518 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.