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Trump lance des sanctions contre la CPI

Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret prévoyant des sanctions contre la Cour pénale internationale, accusée d’avoir “engagé des actions illégales et sans fondement contre l’Amérique et notre proche allié Israël”.Le texte, diffusé par la Maison Blanche, interdit l’entrée aux Etats-Unis aux dirigeants, employés et agents de la CPI ainsi qu’aux plus proches membres de leurs familles et à quiconque considéré comme ayant apporté son aide aux travaux d’enquête de la CPI.Le décret prévoit aussi de geler tous les avoirs détenus aux Etats-Unis par ces mêmes personnes.Les noms des individus visés n’ont pas été rendus publics dans l’immédiat. De précédentes sanctions prises par le précédent gouvernement Trump en 2020 avaient visé Fatou Bensouda, alors procureure de la Cour.Selon le texte diffusé par la Maison Blanche, la CPI a “engagé des actions illégales et sans fondement contre l’Amérique et notre proche allié Israël”, des références aux enquêtes de la CPI sur des crimes de guerre présumés de soldats américains en Afghanistan et de militaires israéliens dans la bande de Gaza.- “Regrets” des Pays-Bas -Les Pays-Bas, qui abritent la Cour pénale internationale, ont fait part de leurs “regrets” après l’annonce du décret.”Le travail de la Cour est essentiel pour le combat contre l’impunité”, a soutenu le ministre néerlandais des Affaires étrangères Caspar Veldkamp sur le réseau social X.Les républicains américains et de nombreux démocrates s’étaient indignés de l’émission d’un mandat d’arrêt de la CPI contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, reçu mardi par le président américain, ainsi que contre l’ancien ministre de la Défense israélien Yoav Gallant.Ses juges ont estimé qu’il y avait des “motifs raisonnables” de soupçonner les deux hommes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour la guerre à Gaza, qui a suivi l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.Benjamin Netanyahu avait qualifié la décision d’antisémite, tandis que l’ancien président américain, le démocrate Joe Biden, avait qualifié de “scandaleux” les mandats d’arrêt contre les Israéliens.Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont membres de la CPI, une juridiction permanente chargée de poursuivre et juger des individus accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre.Fondée en 2002, la Cour établie à La Haye compte aujourd’hui 124 Etats membres et n’a prononcé depuis sa création qu’une poignée de condamnations.La décision de Donald Trump est annoncée peu après qu’il a provoqué une commotion internationale en déclarant que les Etats-Unis allaient prendre possession de la bande de Gaza et en assurer le développement économique et immobilier, tandis que les Palestiniens qui y résident seraient déplacés, dans des conditions qu’il n’a pas précisées, vers un ou plusieurs pays voisins.

A Hong Kong, les arbres à encens menacés par l’abattage illégal

A quelques pas de son laboratoire, le généticien Zhang Huarong pointe du doigt une souche d’arbre, coupée selon lui par des bûcherons illégaux à la recherche de sa précieuse résine parfumée, le bois d’agar.Les forêts entourant Hong Kong renferment de nombreux types d’arbres produisant cette substance très coûteuse utilisée en encens, en parfum ou encore …

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A Hong Kong, les arbres à encens menacés par l’abattage illégal

A quelques pas de son laboratoire, le généticien Zhang Huarong pointe du doigt une souche d’arbre, coupée selon lui par des bûcherons illégaux à la recherche de sa précieuse résine parfumée, le bois d’agar.Les forêts entourant Hong Kong renferment de nombreux types d’arbres produisant cette substance très coûteuse utilisée en encens, en parfum ou encore dans la médecine chinoise.L’abattage illégal de ces arbres a été multiplié par douze en 2023 par rapport à l’année précédente, selon le Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation de Hong Kong (AFCD).Des défenseurs de l’environnement affirment que la forte demande sur le marché noir en Chine continentale et à l’étranger alimente ce trafic.Le bois d’agar se forme lorsque les arbres sécrètent une résine pour traiter les infections fongiques sur leurs plaies ouvertes: le produit final est un bois résineux parfumé.”En une nuit, près de vingt arbres avaient été coupés par les braconniers”, explique Zhang Huarong, qui travaille au Jardin botanique et Ferme de Kadoorie (KFBC), dans le nord de Hong Kong.”Nous avons alors réalisé qu’il fallait agir pour protéger ces arbres”, ajoute-t-il.- Le port du parfum -Le marché noir soutenant ce braconnage existe depuis longtemps: le nom de Hong Kong, qui signifie “le port du parfum”, proviendrait de son rôle historique dans la production et la vente de ces produits parfumés.Bijoux sculptés, huiles et bâtons d’encens: dans son atelier où il enseigne l’artisanat traditionnel à Hong Kong, l’artisan Aaron Tang possède une collection d’articles fabriqués à partir de ce bois précieux.Lors de ses cours, il alerte ses élèves sur le risque d’acheter du bois d’agar sauvage, et s’inquiète de l’impact du braconnage sur la culture traditionnelle de fabrication d’encens.”Le bois d’agar sauvage coûte très cher, beaucoup plus que celui qui est cultivé”, explique ce gérant d’une firme de production d’encens.Le commerçant assure qu’il achète uniquement de la matière première provenant d’arbres de culture.Mais selon lui, les acheteurs du bois d’agar illégal ne se trouvent pas à Hong Kong. Il met notamment en doute certains produits vendus sur des plateformes chinoises de commerce en ligne, telles que Taobao.Pour obtenir le bois d’agar plus rapidement, les braconniers créent des entailles sur les arbres qui sont insoutenables sur le long-terme, explique à l’AFP le chercheur David Lau de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK).Ensuite, “ils abattent l’arbre entier”, ajoute le scientifique, pointant du doigt un tronc d’un arbre à encens abattu sur le campus de son université en 2017.A l’inverse, les producteurs raisonnés permettent aux arbres à encens de guérir après la récolte du bois d’agar, note M. Lau.- Repeupler les forêts -Les communautés locales et scientifiques se mobilisent pour protéger les derniers arbres.Le Jardin botanique et Ferme de Kadoorie où travaille M. Zhang, s’efforce depuis 2017 de repeupler la zone de ces arbres en voie de disparition.Lui et son équipe sillonnent aussi les forêts pour échantillonner l’ADN de spécimens protégés afin d’alimenter une base de données. Celle-ci peut ensuite être consultée par les autorités hongkongaises pour identifier l’origine du bois d’agar saisi chez les trafiquants.Les autorités hongkongaises affirment avoir mis en place des patrouilles dans des zones “où se trouvent d’importantes populations d’arbres à encens”, selon un porte-parole de l’AFCD.D’après elles, le braconnage a diminué depuis la mise en place de ces mesures en 2018, qui comprennent également l’installation de cages métalliques autour des arbres les plus accessibles.”Je pense que c’est surtout en baisse car il y a moins d’arbres à braconner”, affirme pour sa part Paul Melsom, un horticulteur qui travaille à Hong Kong depuis plus de 20 ans.Lui et une employée de la KFBC, Josephine Ndaka, transplantent des jeunes arbres à encens depuis la pépinière vers la forêt.”Tous les arbres ont été coupés et ont complètement disparu dans de nombreuses forêts de Hong Kong”, observe M. Melsom.En 2024, le département des douanes de Hong Kong a déclaré avoir saisi environ une tonne de bois d’agar lors d’une seule opération pour une valeur estimée à 2,3 millions de dollars.M. Melsom, lui, confie à l’AFP avoir planté des arbres à encens dans des lieux tenus secrets depuis 15 ans.Espérant préserver les derniers spécimens, il s’efforce patiemment de les entretenir “au moins une fois par an”. 

A Hong Kong, les arbres à encens menacés par l’abattage illégal

A quelques pas de son laboratoire, le généticien Zhang Huarong pointe du doigt une souche d’arbre, coupée selon lui par des bûcherons illégaux à la recherche de sa précieuse résine parfumée, le bois d’agar.Les forêts entourant Hong Kong renferment de nombreux types d’arbres produisant cette substance très coûteuse utilisée en encens, en parfum ou encore dans la médecine chinoise.L’abattage illégal de ces arbres a été multiplié par douze en 2023 par rapport à l’année précédente, selon le Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation de Hong Kong (AFCD).Des défenseurs de l’environnement affirment que la forte demande sur le marché noir en Chine continentale et à l’étranger alimente ce trafic.Le bois d’agar se forme lorsque les arbres sécrètent une résine pour traiter les infections fongiques sur leurs plaies ouvertes: le produit final est un bois résineux parfumé.”En une nuit, près de vingt arbres avaient été coupés par les braconniers”, explique Zhang Huarong, qui travaille au Jardin botanique et Ferme de Kadoorie (KFBC), dans le nord de Hong Kong.”Nous avons alors réalisé qu’il fallait agir pour protéger ces arbres”, ajoute-t-il.- Le port du parfum -Le marché noir soutenant ce braconnage existe depuis longtemps: le nom de Hong Kong, qui signifie “le port du parfum”, proviendrait de son rôle historique dans la production et la vente de ces produits parfumés.Bijoux sculptés, huiles et bâtons d’encens: dans son atelier où il enseigne l’artisanat traditionnel à Hong Kong, l’artisan Aaron Tang possède une collection d’articles fabriqués à partir de ce bois précieux.Lors de ses cours, il alerte ses élèves sur le risque d’acheter du bois d’agar sauvage, et s’inquiète de l’impact du braconnage sur la culture traditionnelle de fabrication d’encens.”Le bois d’agar sauvage coûte très cher, beaucoup plus que celui qui est cultivé”, explique ce gérant d’une firme de production d’encens.Le commerçant assure qu’il achète uniquement de la matière première provenant d’arbres de culture.Mais selon lui, les acheteurs du bois d’agar illégal ne se trouvent pas à Hong Kong. Il met notamment en doute certains produits vendus sur des plateformes chinoises de commerce en ligne, telles que Taobao.Pour obtenir le bois d’agar plus rapidement, les braconniers créent des entailles sur les arbres qui sont insoutenables sur le long-terme, explique à l’AFP le chercheur David Lau de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK).Ensuite, “ils abattent l’arbre entier”, ajoute le scientifique, pointant du doigt un tronc d’un arbre à encens abattu sur le campus de son université en 2017.A l’inverse, les producteurs raisonnés permettent aux arbres à encens de guérir après la récolte du bois d’agar, note M. Lau.- Repeupler les forêts -Les communautés locales et scientifiques se mobilisent pour protéger les derniers arbres.Le Jardin botanique et Ferme de Kadoorie où travaille M. Zhang, s’efforce depuis 2017 de repeupler la zone de ces arbres en voie de disparition.Lui et son équipe sillonnent aussi les forêts pour échantillonner l’ADN de spécimens protégés afin d’alimenter une base de données. Celle-ci peut ensuite être consultée par les autorités hongkongaises pour identifier l’origine du bois d’agar saisi chez les trafiquants.Les autorités hongkongaises affirment avoir mis en place des patrouilles dans des zones “où se trouvent d’importantes populations d’arbres à encens”, selon un porte-parole de l’AFCD.D’après elles, le braconnage a diminué depuis la mise en place de ces mesures en 2018, qui comprennent également l’installation de cages métalliques autour des arbres les plus accessibles.”Je pense que c’est surtout en baisse car il y a moins d’arbres à braconner”, affirme pour sa part Paul Melsom, un horticulteur qui travaille à Hong Kong depuis plus de 20 ans.Lui et une employée de la KFBC, Josephine Ndaka, transplantent des jeunes arbres à encens depuis la pépinière vers la forêt.”Tous les arbres ont été coupés et ont complètement disparu dans de nombreuses forêts de Hong Kong”, observe M. Melsom.En 2024, le département des douanes de Hong Kong a déclaré avoir saisi environ une tonne de bois d’agar lors d’une seule opération pour une valeur estimée à 2,3 millions de dollars.M. Melsom, lui, confie à l’AFP avoir planté des arbres à encens dans des lieux tenus secrets depuis 15 ans.Espérant préserver les derniers spécimens, il s’efforce patiemment de les entretenir “au moins une fois par an”. 

Est de la RDC: réunion à l’ONU pour lancer une enquête internationale

Les 47 pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU décideront vendredi s’ils envoient en urgence une mission d’enquête sur les exactions commises dans l’Est de la République démocratique du Congo, théâtre de violents combats.”Aujourd’hui la communauté internationale regrette de ne pas être intervenue en 1994 pour stopper le génocide (rwandais, ndlr). La …

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Est de la RDC: réunion à l’ONU pour lancer une enquête internationale

Les 47 pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU décideront vendredi s’ils envoient en urgence une mission d’enquête sur les exactions commises dans l’Est de la République démocratique du Congo, théâtre de violents combats.”Aujourd’hui la communauté internationale regrette de ne pas être intervenue en 1994 pour stopper le génocide (rwandais, ndlr). La RDC voudrait interpeller cette communauté internationale pour dire, attention, le même président Kagame, dont le peuple a été victime d’un génocide, est en train de faire la même chose”, a affirmé Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, lors d’un point avec la presse à Genève.”Ce sera une occasion pour nous (…) de demander au monde d’agir, d’arrêter ce qui se passe”, a insisté le porte-parole du gouvernement de la RDC Patrick Muyaya à ses côtés, affirmant que la communauté internationale “n’en fait pas assez”.Kinshasa a demandé cette réunion extraordinaire, avec le soutien de près de 30 pays membres du Conseil dont la Belgique et la France, pour examiner la crise dans l’Est du pays, où le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a pris la semaine dernière le contrôle de la ville de Goma.Après s’être emparés de la capitale de la province du Nord-Kivu, une région riche en minéraux, le M23 et les troupes rwandaises ont lancé mercredi une nouvelle offensive dans la province voisine du Sud-Kivu.Le M23 a ainsi rompu un cessez-le-feu qu’il avait décrété “pour des raisons humanitaires” à partir de mardi, après les combats à Goma qui ont fait au moins 2.900 morts, selon un bilan de l’ONU risquant encore de s’alourdir.”Ce sont des faits qui doivent être documentés maintenant”, a relevé l’ambassadeur de la RDC à Genève, Paul Empole Efambe, auprès des journalistes.”La détérioration continue de la situation humanitaire et sécuritaire dans cette région exige une attention urgente de la communauté internationale”, a-t-il dit à l’occasion d’une réunion de diplomates.Lors de cette même réunion, l’ambassadeur du Rwanda, James Ngango, a assuré que son pays “défendra sa sécurité par tous les moyens”.- Sanctions -Le projet de résolution déposé par la RDC “condamne fermement l’appui militaire et logistique des Forces de défense du Rwanda au groupe armé M23” et “demande au M23 et au Rwanda de mettre immédiatement fin à leurs violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits”.Il prévoit “l’établissement d’urgence d’une mission indépendante d’établissement des faits sur les graves violations et atteintes aux droits de l’homme et les graves violations du droit international humanitaire commises dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu”, dans le but d’identifier les “auteurs de crimes” afin qu’ils puissent par la suite être traduits en justice.Plus de 77 organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont publié une lettre commune appelant à la création d’un tel organe international.La mission des enquêteurs, si elle est acceptée par le Conseil, sera d’examiner les faits couvrant la période allant de janvier 2022 jusqu’à la présentation du rapport complet en septembre.En plus de trois ans de conflit, l’armée congolaise, réputée mal formée et minée par la corruption, n’a cessé de reculer dans l’Est du pays.La communauté internationale et des pays médiateurs comme l’Angola et le Kenya tentent de trouver une issue diplomatique à la crise, craignant un embrasement régional. Kinshasa a exhorté la communauté internationale à sanctionner Kigali, sans effet à ce stade.Le porte-parole du gouvernement de RDC, Patrick Muyaya, a appelé la communauté internationale à mettre en œuvre des sanctions “robustes” et à “suspendre la coopération économique avec le Rwanda”.

Est de la RDC: réunion à l’ONU pour lancer une enquête internationale

Les 47 pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU décideront vendredi s’ils envoient en urgence une mission d’enquête sur les exactions commises dans l’Est de la République démocratique du Congo, théâtre de violents combats.”Aujourd’hui la communauté internationale regrette de ne pas être intervenue en 1994 pour stopper le génocide (rwandais, ndlr). La RDC voudrait interpeller cette communauté internationale pour dire, attention, le même président Kagame, dont le peuple a été victime d’un génocide, est en train de faire la même chose”, a affirmé Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, lors d’un point avec la presse à Genève.”Ce sera une occasion pour nous (…) de demander au monde d’agir, d’arrêter ce qui se passe”, a insisté le porte-parole du gouvernement de la RDC Patrick Muyaya à ses côtés, affirmant que la communauté internationale “n’en fait pas assez”.Kinshasa a demandé cette réunion extraordinaire, avec le soutien de près de 30 pays membres du Conseil dont la Belgique et la France, pour examiner la crise dans l’Est du pays, où le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a pris la semaine dernière le contrôle de la ville de Goma.Après s’être emparés de la capitale de la province du Nord-Kivu, une région riche en minéraux, le M23 et les troupes rwandaises ont lancé mercredi une nouvelle offensive dans la province voisine du Sud-Kivu.Le M23 a ainsi rompu un cessez-le-feu qu’il avait décrété “pour des raisons humanitaires” à partir de mardi, après les combats à Goma qui ont fait au moins 2.900 morts, selon un bilan de l’ONU risquant encore de s’alourdir.”Ce sont des faits qui doivent être documentés maintenant”, a relevé l’ambassadeur de la RDC à Genève, Paul Empole Efambe, auprès des journalistes.”La détérioration continue de la situation humanitaire et sécuritaire dans cette région exige une attention urgente de la communauté internationale”, a-t-il dit à l’occasion d’une réunion de diplomates.Lors de cette même réunion, l’ambassadeur du Rwanda, James Ngango, a assuré que son pays “défendra sa sécurité par tous les moyens”.- Sanctions -Le projet de résolution déposé par la RDC “condamne fermement l’appui militaire et logistique des Forces de défense du Rwanda au groupe armé M23” et “demande au M23 et au Rwanda de mettre immédiatement fin à leurs violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits”.Il prévoit “l’établissement d’urgence d’une mission indépendante d’établissement des faits sur les graves violations et atteintes aux droits de l’homme et les graves violations du droit international humanitaire commises dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu”, dans le but d’identifier les “auteurs de crimes” afin qu’ils puissent par la suite être traduits en justice.Plus de 77 organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont publié une lettre commune appelant à la création d’un tel organe international.La mission des enquêteurs, si elle est acceptée par le Conseil, sera d’examiner les faits couvrant la période allant de janvier 2022 jusqu’à la présentation du rapport complet en septembre.En plus de trois ans de conflit, l’armée congolaise, réputée mal formée et minée par la corruption, n’a cessé de reculer dans l’Est du pays.La communauté internationale et des pays médiateurs comme l’Angola et le Kenya tentent de trouver une issue diplomatique à la crise, craignant un embrasement régional. Kinshasa a exhorté la communauté internationale à sanctionner Kigali, sans effet à ce stade.Le porte-parole du gouvernement de RDC, Patrick Muyaya, a appelé la communauté internationale à mettre en œuvre des sanctions “robustes” et à “suspendre la coopération économique avec le Rwanda”.

L’ultimatum de Trump aux fonctionnaires suspendu par la justice

Accepter de démissionner ou pas? L’ultimatum qui a été fixé aux plus de deux millions de fonctionnaires fédéraux américains par la nouvelle administration de Donald Trump a été suspendu temporairement par la justice, à quelques heures de son échéance jeudi soir.Neuf jours. C’est le délai, très bref, qui leur avait été imparti pour faire leur …

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L’ultimatum de Trump aux fonctionnaires suspendu par la justice

Accepter de démissionner ou pas? L’ultimatum qui a été fixé aux plus de deux millions de fonctionnaires fédéraux américains par la nouvelle administration de Donald Trump a été suspendu temporairement par la justice, à quelques heures de son échéance jeudi soir.Neuf jours. C’est le délai, très bref, qui leur avait été imparti pour faire leur choix: signer ou non la proposition de “démission différée” au 30 septembre, avec la promesse de garder d’ici là leur salaire et l’ensemble de leurs avantages sociaux, formulée à la surprise générale par le nouveau pouvoir américain.Comme une flèche de plus lancée par le président républicain dans son offensive d’ampleur pour sévèrement resserrer l’administration fédérale et tailler dans les dépenses publiques.Mais un juge fédéral du Massachusetts a suspendu jeudi après-midi la date limite de ce vaste programme de départs, qui était fixée à 23H59 jeudi, et a programmé une nouvelle audience lundi, d’après le Washington Post.L’action en justice avait été initiée mardi par le principal syndicat de fonctionnaires fédéraux, l’AFGE, et d’autres organisations représentatives pour obtenir que le dispositif de “démission différée” soit bloqué et que le gouvernement “élabore des mesures qui respectent la loi plutôt qu’un ultimatum arbitraire, illégal, et trop bref”.- Départs massifs à l’USAID -L’exécutif vise aussi certaines agences fédérales de manière spécifique, au premier rang duquel l’Agence américaine pour le développement international (USAID), presque réduite à néant.Un syndicat a confirmé jeudi soir que ses effectifs vont passer de plus de 10.000 personnes à moins de 300. Cela signifie que, faute de personnel, “nous allons devoir arrêter les distributions d’aide alimentaire” à travers le monde, a alerté Randy Chester, vice-président de l’AFSA.Ce syndicat, présent au sein de l’USAID et du corps diplomatique américain, a annoncé mener une action en justice contre ce démantèlement de fait.L’exécutif américain a déjà gelé l’essentiel de l’aide étrangère américaine, provoquant l’arrêt de milliers de programmes d’aide à travers la planète.- “Nous les encourageons” -La proposition de démission différée pour l’ensemble des fonctionnaires fédéraux a été acceptée par “plus de 40.000″ d’entre eux, selon la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt. Soit environ 2% des effectifs.”Nous nous attendons à ce que ce nombre augmente. Nous encourageons les fonctionnaires fédéraux de cette ville à accepter cette offre très généreuse”, a-t-elle insisté jeudi auprès des journalistes.Mandaté par Donald Trump pour piloter la cure d’amaigrissement draconienne de l’administration fédérale, Elon Musk, l’homme le plus riche du monde devenu un des très proches du républicain, comptait sur “5 à 10 %” de démissions. “On voit bien ce qu’ils essaient de faire: on ne cherche pas à réduire la taille de l’Etat (fédéral) avec une démarche rationnelle, non, on cherche à semer la panique, pour que les gens prennent la porte et le laissent dans un état lamentable, ce qui est en partie leur objectif”, déplore auprès de l’AFP, sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, un employé du bureau en charge des fonctionnaires, l’OPM.Selon un modèle d’accord envoyé à des fonctionnaires fédéraux que l’AFP a pu consulter, il leur est proposé de “conserver leur salaire et l’ensemble de leurs avantages sociaux (…) jusqu’au 30 septembre”. Mais ils sont, entre autres, forcés de renoncer à toutes poursuites judiciaires ultérieures.- “Pas se laisser duper” -“Les employés fédéraux ne doivent pas se laisser duper par les paroles en l’air de milliardaires non élus et de leurs laquais, ce système n’est pas financé et ne s’accompagne d’aucune garantie,” insiste le président de l’AFGE, Everett Kelley.Les procureurs généraux démocrates d’une douzaine d’Etats, dont ceux de New York, Californie, Michigan et Arizona, tiennent le même discours et appellent les fonctionnaires fédéraux à la “prudence” face à une proposition “trompeuse”.Décider de rester ne règle pas tout non plus, loin de là. Dans son courriel intitulé “bifurcation” envoyé la semaine dernière, le bureau chargé des fonctionnaires fédéraux prévient ceux qui ne s’en iront pas que ni “la pérennité” de leur poste ni celle de leur administration n’est garantie.Telle est l’alternative en somme: démissionner dès maintenant ou prendre le risque de perdre son emploi sans compensation dans un futur proche.