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Présidentielle au Honduras : l’ombre de Trump sur un scrutin indécis

Les électeurs du Honduras sont appelés dimanche à choisir entre la continuité d’un gouvernement de gauche ou le retour de la droite, dont un candidat à la présidence est soutenu par Donald Trump, qui s’est immiscé dans le scrutin.Trois candidats sur les cinq en lice sont au coude-à-coude dans les sondages, rendant incertain le scrutin à un tour et l’acceptation des résultats en cas de score serré.Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (13H00 GMT) et fermeront à 23H00 GMT. Le conseil national électoral prévoit de dévoiler des résultats préliminaires dans la soirée.Le parti Liberté et Refondation (Libre) de la gauche au pouvoir a déjà annoncé qu’il ne les reconnaîtrait pas, acceptant seulement le décompte total qui pourrait prendre des jours.Quelque 6,5 millions de Honduriens doivent élire le successeur de la présidente Xiomara Castro, ainsi que 128 députés et des centaines de maires pour les quatre prochaines années.”Je vote pour qui me plaît, pas pour ce que Trump a dit, car la vérité, c’est que je vis de mon travail, pas des politiciens”, a déclaré à l’AFP Esmeralda Rodríguez, 56 ans, qui vend des fruits sur un marché de Tegucigalpa.L’avocate Rixi Moncada, 60 ans, candidate de Libre, affronte deux candidats de droite : la star du petit écran Salvador Nasralla, 72 ans, du Parti libéral (PL), qui se présente pour la troisième fois, et l’entrepreneur Nasry Asfura, 67 ans, du Parti national (PN), qui a reçu le soutien inattendu de Donald Trump. – “Narco-communistes”-Non content de le qualifier de “seul vrai ami de la liberté”, le président américain a assuré qu’il “ne pourrait pas travailler” avec Rixi Moncada “et les communistes” et qu’il ne faisait “pas confiance” à Salvador Nasralla.”Tito (ndlr: Nasry Asfura) et moi pouvons travailler ensemble pour lutter contre les +narco-communistes+ et apporter au peuple du Honduras l’aide dont il a besoin”, a encore écrit M. Trump.M. Asfura, entrepreneur de BTP et ancien maire de Tegucigalpa, concourt sous la bannière du parti de l’ancien président Juan Orlando Hernández (2014-2022), qui purge aux Etats-Unis une peine de 45 ans de prison pour trafic de drogue.Donald Trump a annoncé vendredi qu’il allait accorder à ce dernier “une grâce totale et absolue”.Mme Moncada a dénoncé samedi l’ingérence de M. Trump: “Il n’y a aucun doute qu’il y a deux actions concrètes, à trois jours des élections, qui sont totalement interventionnistes.””Chacun répond pour ses actes”, a balayé M. Asfura, dont le nom a été cité dans des affaires de corruption et dans des dossiers d’évasion fiscale au Panama.”J’allais voter pour Tito Asfura, mais maintenant non, je ne veux pas qu’ils ruinent davantage le pays. Nous ne voulons pas de narcotrafiquants”, a indiqué à l’AFP Julio Sevilla, 74 ans, à son bureau de vote.- Fortes tensions politiques -Le président américain a adopté une posture résolument interventionniste en Amérique latine, n’hésitant pas à conditionner l’aide américaine à la bonne volonté des gouvernements et à ses affinités avec leurs dirigeants.Ainsi, il a assuré que “s’il (Asfura) ne remporte pas les élections, les Etats-Unis ne gaspilleront pas leur argent”.M. Asfura mène sa seconde campagne présidentielle après avoir échoué en 2021 face à Xiomara Castro. Il a également reçu le soutien du président argentin et allié de Trump, Javier Milei.Le scrutin se tient dans un contexte de fortes tensions politiques.Rixi Moncada reproche à ses rivaux de droite d’être les “marionnettes de l’oligarchie putschiste”. MM. Nasralla et Asfura, qui ont tous les deux des parents d’origine palestinienne, la qualifient de “communiste” alliée du Venezuela et de Cuba.La droite et la gauche s’accusent mutuellement de préparer une fraude, dans un pays dépourvu d’arbitre électoral indépendant, et même si l’Organisation des Etat américains (OEA) et l’UE ont dépêché des observateurs.- Pauvreté et violence -Les candidats ont à peine abordé les préoccupations des Honduriens, la pauvreté et la violence.Nasry Asfura a promis d’attirer des investissements, M. Nasralla de soutenir l’industrie et l’agriculture, et Mme Moncada de taxer les élites économiques.Près des deux tiers des 11 millions de Honduriens vivent dans la pauvreté, et 27% du PIB du pays est abondé par les envois de fonds des Honduriens vivant aux Etats-Unis, soit 10 milliards de dollars.Mais l’administration Trump a expulsé cette année environ 27.000 Honduriens et révoqué le statut de protection temporaire de 51.000 ressortissants.Érika Reyes, commerçante de 33 ans, espère pour sa part que le soutien de Trump à Asfura aidera les migrants : “Qu’il cesse de les poursuivre, leur donne du travail et leur ouvre les portes”.Le Honduras est l’un des pays les plus violents de la région, avec 26,8 homicides pour 100.000 habitants, malgré une baisse due à l’instauration d’un état d’urgence par la présidente Castro.La corruption et les liens avec le narcotrafic sont un autre défi de taille. Les trois partis favoris du scrutin ont été éclaboussés par des accusations. 

Évasion de Dijon: un complice interpellé à Besançon, le dernier fugitif toujours en fuite

Un complice présumé de l’évadé encore en fuite, après la double évasion de la prison de Dijon jeudi, a été interpellé dimanche à Besançon lors d’une vaste opération policière qui n’a cependant pas permis de retrouver le dernier fugitif, a indiqué le parquet.Une opération de police, menée ce dimanche matin à Besançon, a mobilisé “plus d’une trentaine de fonctionnaires spécialisés dans l’intervention et dans l’investigation”, a indiqué dans un communiqué le procureur de la République à Dijon, Olivier Caracotch.Elle visait le dernier fugitif, le plus dangereux, encore en cavale après s’être évadé de la maison d’arrêt, mais “elle n’a pas permis” de l’appréhender, regrette le procureur, qui “déplore que les surveillances menées sur place depuis la veille par les services d’enquête aient été rendues publiques avant le déclenchement de l’opération de police”. Interrogé sur BFM, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a dit “ne pas douter un instant” que ce dernier fugitif sera retrouvé.Cet évadé, considéré comme “dangereux”, n’est âgé que de 19 ans mais il a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il se situe “dans le registre de la criminalité organisée”, a récemment indiqué le parquet de Montbéliard (Doubs), qui instruit l’affaire contre lui.Il était en détention provisoire à Dijon après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.En revanche, l’opération menée à Besançon a permis l’interpellation d’un Bisontin âgé de 19 ans, un des proches du dernier fugitif et par ailleurs ex-codétenu. Il a été placé en garde à vue pour complicité d’évasion en bande organisée et association de malfaiteurs, a ajouté le procureur. L’autre évadé de la prison de Dijon, âgé de 32 ans et qui était en détention provisoire pour violences conjugales, a été repris 24 heures seulement après sa cavale. Il était dimanche en cours de présentation à un juge en vue de sa mise en examen pour “évasion en bande organisée et association de malfaiteurs”. Une complice présumée de 25 ans a elle aussi été présentée et mise en examen pour “complicité d’évasion en bande organisée” et “association de malfaiteurs”. Elle a été placée en détention provisoire.La jeune femme a affirmé que “l’homme l’ayant appelée lui avait déclaré qu’il avait été libéré légalement de détention et qu’il était accompagné d’un ami”. Lors d’une perquisition à son domicile, des drones ont été découverts mais la mise en cause conteste qu’ils aient pu servir à des livraisons illicites en prison. Jeudi tôt dans la matinée, les deux détenus s’étaient évadés de la maison d’arrêt de Dijon, un établissement vétuste, en sciant les barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone.

Les inondations en Indonésie, Thaïlande et Sri Lanka dépassent les 900 morts

Le bilan des inondations catastrophiques qui ont frappé ces derniers jours de vastes territoires d’Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie et du Sri Lanka s’est encore alourdi dimanche, avec un total d’au moins 940 morts et plusieurs centaines de disparus. Les autorités de ces pays asiatiques s’activaient pour dégager les routes et les débris et tenter de retrouver des personnes portées disparues après des pluies diluviennes, des crues subites et des glissements de terrain.En Asie du Sud-Est, l’Indonésie, pays de loin le plus touché, déplore au moins 442 morts tandis que 402 personnes sont toujours portées disparues, selon un dernier bilan de l’agence de gestion des catastrophes.En Thaïlande, où au moins 162 habitants ont péri dans l’une des pires inondations de la décennie, les autorités continuaient de distribuer de l’aide à des dizaines de milliers de sinistrés.En Malaisie, les inondations qui ont submergé de larges zones de l’Etat septentrional de Perlis ont fait deux morts.En Asie du Sud, le Centre de gestion des catastrophes (DMC) du Sri Lanka a indiqué dimanche qu’au moins 334 personnes avaient perdu la vie après une semaine de fortes pluies provoquées par le cyclone Ditwah, tandis que 400 étaient toujours portées disparues. – Navires de guerre -En Indonésie, au moins deux villes de l’île de Sumatra, la plus touchée du pays, étaient encore inaccessibles dimanche, et les autorités ont annoncé avoir déployé deux navires de guerre depuis Jakarta pour livrer de l’aide. “Deux villes nécessitent une attention particulière en raison de leur isolement, à savoir Tapanuli Central et Sibolga”, a déclaré Suharyanto, chef de l’agence nationale de gestion des catastrophes, ajoutant que les navires de guerre étaient attendus à Sibolga lundi.Dans le village de Sungai Nyalo, à environ 100 km de la capitale de Sumatra Ouest, Padang, les eaux de crue avaient en grande partie reflué dimanche, laissant des maisons, des véhicules et des cultures recouverts d’une épaisse boue grise. “La plupart des villageois ont choisi de rester; ils ne voulaient pas abandonner leurs maisons”, a déclaré Idris, 55 ans, qui, comme beaucoup d’Indonésiens, ne porte qu’un seul nom.En Thaïlande, les autorités continuaient de chercher les nombreux disparus et le gouvernement a mis en place des mesures de secours pour les personnes touchées par les inondations, y compris une compensation pouvant aller jusqu’à deux millions de bahts (53.000 euros) pour les foyers ayant perdu des membres de leur famille. Cependant, les critiques envers la réponse de la Thaïlande aux inondations se sont accrues, et deux responsables locaux ont été suspendus de leurs fonctions.- “La plus grande catastrophe de notre histoire” – Au Sri Lanka, alors que Ditwah s’est déplacé samedi vers l’Inde, des zones entières du nord de la capitale du Sri Lanka, Colombo, étaient inondées dimanche, avec plus d’un million de personnes touchées.”Bien que le cyclone nous ait quittés, de fortes pluies en amont inondent maintenant les zones basses le long des rives de la rivière Kelani”, a déclaré un responsable du DMC.Le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré samedi l’état d’urgence, qui lui confère des pouvoirs étendus pour gérer la crise. L’armée a été déployée pour soutenir les secours.”Nous faisons face à la plus grande et la plus difficile catastrophe naturelle de notre histoire”, a déclaré dimanche le président, dans une adresse à la nation. “Nous construirons une nation meilleure que celle qui existait auparavant”.Les pertes et les dégâts sont les pires depuis le tsunami dévastateur en Asie de 2004 qui a tué environ 31 000 personnes et laissé plus d’un million de sans-abri.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, une habitante de la banlieue de Colombo de 46 ans, qui transporte quatre sacs d’affaires.Le Sri Lanka a lancé un appel à l’aide internationale pour les quelque 833.000 déplacés, auxquels s’ajoutent 122.000 personnes prises en charge dans des refuges temporaires.Selon les autorités, environ un tiers de la population est toujours privé d’électricité et d’eau courante.Le changement climatique a affecté les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de des pluies, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.

Sous fortes pressions militaire et politique, l’Ukraine négocie aux Etats-Unis

Les négociations entre la délégation ukrainienne et de hauts responsables des Etats-Unis ont débuté dimanche en Floride, pour discuter du plan américain visant à trouver une issue à la guerre avec la Russie, Kiev étant sous fortes pressions militaire et politique.Les négociateurs ukrainiens dirigés par Roustem Oumerov et le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio accompagné par l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff ainsi que le gendre du président américain, Jared Kushner, ont débuté la réunion aux environs de 10H10 locales (15H10 GMT).”Il ne s’agit pas simplement de mettre fin à la guerre (…). Il s’agit d’ouvrir une voie pour permettre à l’Ukraine de rester souveraine, indépendante et prospère”, a déclaré le chef de la diplomatie américaine au début de la réunion.Le chef de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov, a affirmé de son côté qu’il voulait discuter avec les Américains de la sécurité de l’Ukraine et la reconstruction du pays. Dans un message sur X, il a ajouté que sa délégation avait pour mission de “garantir les intérêts de l’Ukraine”.Ces discussions se déroulent dans un contexte militaire tendu. Alors que l’armée russe progresse dans l’est du pays, une attaque de drones a fait au moins un mort et 11 blessés dans la nuit de samedi à dimanche près de Kiev. Les pourparlers dimanche devraient reprendre sur la base d’amendements du plan américain négociés il y a une semaine à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens, a indiqué M. Zelensky.- “Mettre fin à la guerre dans la dignité” -Les Etats-Unis ont présenté il y a dix jours un projet en 28 points censé mettre fin au conflit déclenché par l’offensive russe contre l’Ukraine en février 2022. Accusé d’être très favorable à Moscou, ce plan a été amendé et doit être finalisé avec l’approbation des belligérants et des Européens, même si Kiev craint de devoir faire d’importantes concessions.”La partie américaine est constructive et dans les jours à venir, il sera possible de préciser les étapes à suivre pour déterminer comment mettre fin à la guerre dans la dignité”, a réaffirmé samedi le président ukrainien.Son homologue français Emmanuel Macron le recevra de nouveau lundi à Paris, quelques jours après le limogeage de son bras droit extrêmement influent Andrïi Iermak, à la suite d’une vaste enquête anticorruption dans le secteur de l’énergie.Samedi, des drones navals ont été lancés contre un terminal pétrolier majeur dans le port russe de Novorossiïsk.Ce terminal permet d’exporter le pétrole acheminé par l’un des oléoducs les plus importants au monde, qui part de champs pétrolifères du Kazakhstan au bord de la mer Caspienne et traverse la Russie vers la mer Noire. Le Caspian Pipeline Consortium, qui exploite cet oléoduc, a affirmé qu’une “attaque terroriste” de drones navals avait mis hors d’usage l’une des trois bouées d’amarrage du terminal permettant le chargement en mer des pétroliers.- Pétroliers attaqués -Kiev n’a pas commenté cette attaque.Elle a en revanche revendiqué samedi l’attaque de deux pétroliers en mer Noire au large de la Turquie, disant avoir frappé avec des drones navals des navires de la flotte fantôme russe utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales.Une source au sein des services de sécurité ukrainiens (SBU) a affirmé à l’AFP que ces pétroliers, le Kairos et le Virat, avaient été la cible de drones “Sea Baby” lors d’une opération conjointe entre le SBU et la marine ukrainienne.Selon cette source, ils étaient vides au moment de l’attaque et se rendaient au port russe de Novorossiïsk pour être réalimentés en hydrocarbures.Ces derniers mois, l’armée ukrainienne vise régulièrement des sites pétroliers et des raffineries en Russie pour tenter de perturber la rente des hydrocarbures permettant à Moscou de financer son effort de guerre. De son côté, Moscou poursuit ses attaques nocturnes massives sur l’Ukraine.burx-eml/thm

Cinq morts, dont deux adolescents, dans un incendie en Meurthe-et-Moselle

Cinq personnes, dont deux adolescents, sont mortes dimanche dans un incendie à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), une commune située au sud-ouest de Nancy, et un jeune homme a pu en réchapper en se réfugiant sur le toit.L’incendie est survenu vers 03H20 dimanche au domicile d’une famille de quatre personnes, a précisé le procureur de la République François Capin-Dulhoste dans un communiqué. “Les deux parents, âgés de 59 et 60 ans, un de leurs fils, âgé de 16 ans, ainsi que deux amis de leurs enfants, âgés de 16 et 20 ans, sont décédés”, a énuméré le procureur. “L’autre fils de cette famille, âgé de 22 ans, également présent, a été blessé légèrement”, a ajouté M. Capin-Dulhoste. Seul rescapé, “Il s’en est sorti miraculeusement en s’échappant par les toits”, a déclaré à l’AFP Pascal Schneider, le maire de Neuves-Maisons, qui connaissait la famille de vue.C’est ce jeune homme qui a pu “donner l’alerte”, a expliqué dimanche matin sur les lieux du drame le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy. L’origine du feu est pour l’instant inconnue.”Les investigations qui commencent ne permettent pas d’établir à ce stade les circonstances de l’incendie. Par conséquent, le cadre juridique retenu pour le moment est celui d’une enquête en flagrance du chef d’homicides involontaires”, a précisé le procureur.- “Du mal à y croire” -Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a évoqué “un dramatique incendie” transmettant ses “sincères pensées” aux victimes et à leurs proches”.Le ministre a salué “la mobilisation des sapeurs-pompiers qui ont combattu l’incendie avec courage et celle des gendarmes engagés sur les lieux”.Au total, 70 pompiers sont intervenus avec une trentaine de véhicules pour éteindre l’incendie survenu rue du Capitaine Caillon dans le centre de Neuves-Maisons, une commune de 7.000 habitants.Ils ont indiqué être parvenus à maitriser le feu “assez rapidement”.Une vingtaine de gendarmes, dont des membres de la brigade de recherches et du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se sont aussi rendus sur place, a précisé la préfecture à l’AFP.Le sinistre a touché un bâtiment de trois niveaux comprenant un magasin au rez-de-chaussée. “La famille semblait occuper le dernier étage de cet immeuble et a été victime notamment des fumées”, a déclaré le préfet Yves Séguy.L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Nancy, sous la direction du parquet de Nancy.Elle devra “établir dans quelles conditions cet incendie a pu se développer aussi vite et produire autant de dégâts”, a indiqué M. Séguy.Les pompiers sont intervenus “en moins d’un quart d’heure, 12 minutes”, selon le préfet, “ce qui est peu mais malheureusement ce qui était insuffisant pour arriver à sauver toutes les victimes”.- “De bonnes personnes” -“On a du mal à y croire”, a confié à l’AFP le maire de Neuves-Maisons. “C’est affreux, que cinq personnes puissent décéder accidentellement dans un incendie aussi violent”.”C’était des bons vivants, c’était des bonnes personnes”, a déclaré un homme à des journalistes après avoir déposé des roses blanches sur place en hommage aux victimes.L’incendie ne s’est pas propagé aux bâtiments voisins.La mairie a ouvert une cellule d’urgence médico-psychologique destinée en particulier à accueillir et à écouter les proches des victimes.

Le pape au Liban porteur d’un message de paix

Léon XIV est arrivé dimanche au Liban pour porter un message de paix à ce pays éprouvé par une crise endémique et qui sort d’une guerre meurtrière avec Israël.Le Liban est la deuxième étape du premier déplacement international du pape américain, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.Dans des déclarations aux journalistes à bord de l’avion papal, Léon XIV a souligné que sa visite dans ces deux pays “avait un thème particulier (…) un message de paix, de promotion de la paix dans toute la région”.Les principaux dirigeants libanais l’ont accueilli à l’aéroport, avec à leur tête le président de la République Joseph Aoun, seul chef d’Etat chrétien du monde arabe.L’artillerie de l’armée libanaise a tiré 21 coups de canon et les navires amarrés au port de Beyrouth ont fait retentir leurs sirènes en signe de joie.La visite de 48 heures du pape est la première dans ce pays multiconfessionnel de 5,8 millions d’habitants.Le Liban, qui a connu un effondrement économique sans précédent depuis 2019, sort également d’une guerre meurtrière avec Israël.En dépit du rôle politique important que jouent les chrétiens, ils ont vu leur nombre diminuer ces dernières décennies, notamment en raison de l’émigration des jeunes.”Je suis venue dire que le peuple libanais est un seul peuple (…) Loin de toutes les divisions, nous voulons être unis et nous voulons qu’il bénisse notre terre”, a déclaré à l’AFP Zahra Nahlé, 19 ans, qui attendait le passage du pape sur la route de l’aéroport.”Nous aurions aimé qu’il puisse visiter le Sud”, a ajouté cette jeune fille originaire du sud du Liban, dévasté par la guerre.Léon XIV, premier pape à visiter le pays depuis Benoît XVI en 2012, doit prononcer un premier discours à 18H00 (16H00 GMT) devant les autorités et le corps diplomatique au palais présidentiel, où il a été accueilli par une troupe de dabké, la danse traditionnelle, sous une pluie diluvienne.- Scouts du Hezbollah -Avant d’atterrir à Beyrouth, l’avion A320 transportant le souverain pontife a été escorté par deux avions de l’armée libanaise jusqu’à l’aéroport.Pour se rendre au palais présidentiel, son convoi a traversé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, où les scouts du Hezbollah étaient massés sur la route pour l’accueillir. La banlieue sud de Beyrouth avait été visée une semaine plus tôt par une frappe israélienne qui a tué le nouveau chef militaire du Hezbollah.Malgré le cessez-le-feu intervenu il y a un an, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban.Samedi, le Hezbollah pro-iranien avait exhorté le pape à rejeter “l’injustice et l’agression” d’Israël.”Le choix du Liban est un choix courageux”, a déclaré Mgr Hugues de Woillemont, président de l’Oeuvre d’Orient, une organisation catholique qui vient en aide aux chrétiens d’Orient.”Le modèle multiconfessionnel du Liban est aujourd’hui extrêmement fragilisé par des logiques d’affrontement, même si le pays a aujourd’hui à sa tête un président et un Premier ministre qui travaillent ensemble”, a-t-il ajouté.Le Liban a déclaré deux jours fériés pour la visite et d’importantes mesures de sécurité ont été mises en place.- Arméniens “courageux” -Pour ce déplacement, Léon XIV a adopté un style prudent, ménageant les sensibilités politiques de ses interlocuteurs tout en appelant à l’unité et au respect de la diversité religieuse.Dimanche matin, il a clôturé sa visite en Turquie avec une cérémonie liturgique très solennelle sous les dorures de la cathédrale orthodoxe Saint-Georges d’Istanbul, entre icônes, volutes d’encens et chants polyphoniques psalmodiés.”En cette période de conflits sanglants et de violences, dans des lieux proches et lointains, les catholiques et les orthodoxes sont appelés à être des constructeurs de paix”, a-t-il déclaré.Peu auparavant, à la cathédrale arménienne d’Istanbul, il a loué “le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques”.Une manière d’évoquer sans la nommer la question très sensible du génocide arménien, alors qu’Ankara réfute cette qualification des massacres de 1915-1916 sous l’Empire ottoman.Pour Mardik Evadian, homme d’affaires arménien présent à la cathédrale, “c’est une histoire ancienne. Nous avons connu des pertes humaines, des familles entières, mais nous vivons dans ce pays et nous sommes heureux d’y vivre. Il y a peut-être eu des problèmes par le passé, mais aujourd’hui, c’est la paix”, a-t-il confié.En Turquie, Léon XIV a reçu un accueil chaleureux de la part de la petite communauté catholique, mais sa visite est restée discrète, notamment en raison d’un lourd dispositif de sécurité qui a empêché tout contact avec l’extérieur.bur-cmk-lg-at/ach/pz/hme

Incendie de Hong Kong : 146 morts, un activiste réclamant justice présumé arrêté

Les policiers ont continué dimanche à extraire des corps du complexe résidentiel de Hong Kong ravagé par un incendie qui a fait au moins 146 morts jusqu’alors mais pour lequel la demande publique de justice risque de peiner à se faire entendre.Les médias locaux ont rapporté samedi soir qu’un étudiant de 24 ans, Miles Kwan, …

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Incendie de Hong Kong : 146 morts, un activiste réclamant justice présumé arrêté

Les policiers ont continué dimanche à extraire des corps du complexe résidentiel de Hong Kong ravagé par un incendie qui a fait au moins 146 morts jusqu’alors mais pour lequel la demande publique de justice risque de peiner à se faire entendre.Les médias locaux ont rapporté samedi soir qu’un étudiant de 24 ans, Miles Kwan, à l’origine avec d’autres d’une pétition réclamant des comptes pour le pire incendie qu’ait connu la ville depuis 1948 avait été arrêté. La pétition en ligne, qui avait recueilli plus de 10.000 signatures en moins d’une journée, a été supprimée.L’AFP a essayé à plusieurs reprises de joindre Miles Kwan, vainement.Le Bureau pour la sauvegarde de la sécurité nationale, le bras sécuritaire de Pékin à Hong Kong, avait publié samedi un communiqué affirmant soutenir les autorités locales dans leur action pour réprimer les agissements de ceux qui, selon lui, “se servent du drame pour semer le chaos”, sans désigner de fait précis.Hong Kong, rétrocédé à la Chine par le Royaume-Uni en 1997, a vu le contrôle de Pékin se resserrer avec une loi de sécurité nationale stricte passée en 2020 en réaction aux manifestations pro-démocratie.Quatre jours après le sinistre, Hong Kong a continué à communier dans le recueillement et les policiers ont continué à inspecter les tours calcinées du complexe de Wang Fuk Court, dans le district de Tai Po.- Plus d’un tiers des victimes non identifiées -Ils ont fait dans les appartements, les cages d’escalier, les couloirs et même sur les toits de trois immeubles de nouvelles découvertes macabres, portant de 128 à 146 le nombre de personnes décédées.Les journalistes de l’AFP ont vu les policiers transporter de nouveaux sacs mortuaires hors des décombres.Sur les 146 victimes, 54 ne sont toujours pas identifiées.”Nous ne pouvons pas exclure qu’il y ait davantage  de personnes décédées”, a dit devant la presse un représentant de la police, Tsang Shuk-yin.Le sinistre s’est déclaré mercredi après-midi, pour des raisons encore inconnues, dans cet ensemble de 1.984 logements et huit tours de 31 étages dans le nord de la ville. Le complexe, inauguré en 1983, était en cours de rénovation, mais toujours habité.Les flammes se sont propagées à grande vitesse, apparemment favorisées par l’emploi de matériaux inflammables pour la rénovation et l’usage, commun à Hong Kong, de bambou plutôt que de métal pour les échafaudages.Les pompiers ont confirmé les dires de nombreux survivants selon lesquels les alarmes n’avaient pas fonctionné.C’est l’incendie d’immeuble le plus meurtrier depuis 1980 dans le monde, à l’exclusion de feux survenus dans des nightclubs, des prisons ou des centres commerciaux, d’après des recherches dans la base de données des catastrophes de l’Université de Louvain en Belgique.- Deuxième jour de deuil -Hong Kong a observé une deuxième journée de deuil. Comme la veille, les anonymes ont formé une file de plus d’un kilomètre pour venir déposer des fleurs ou prononcer une prière à l’emplacement prévu à cet effet au pied des tours.Des centaines d’Indonésiens et de Philippins, nombreux dans le territoire, ont organisé leur hommage ailleurs dans la ville.Le consulat d’Indonésie a indiqué que sept ressortissants avaient péri dans l’incendie. Celui des Philippines a rapporté un décès.Sur les dizaines de blessés, 14 sont dans un état critique, selon les autorités hospitalières.Une commission avait annoncé vendredi soir l’arrestation de huit personnes pour des faits présumés de corruption sur le marché de rénovation: deux responsables du bureau d’études en charge de la rénovation, deux chefs de travaux, trois sous-traitants en échafaudages et un intermédiaire.Samedi, elle a annoncé trois nouvelles arrestations d’individus de 52 à 68 ans, qui avaient déjà interpellés par la police, puis relâchés.

Cinq morts, dont trois jeunes, dans un incendie en Meurthe-et-Moselle

Cinq personnes, dont trois jeunes, sont mortes dimanche dans un incendie à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), une commune située au sud-ouest de Nancy, et une personne a pu en réchapper en se réfugiant sur le toit.Les victimes sont “deux personnes entre 50 et 60 ans et trois autres jeunes personnes”, a détaillé sur place le préfet Yves Séguy.Le seul rescapé a réussi à “prendre place sur le toit de l’immeuble” et a pu “donner l’alerte”. Cette personne est “simplement blessée”, victime d’inhalation de fumées.Les victimes sont “trois personnes d’une même famille, une personne d’une famille un peu éloignée et une amie de la famille”, a précisé à l’AFP Pascal Schneider, le maire de Neuves-Maisons, qui les connaissait de vue. “Un membre de la famille s’en est sorti miraculeusement en s’échappant par les toits”.- “Du mal à y croire” -“On a du mal à y croire”, a confié l’édile. “C’est affreux, que cinq personnes puissent décéder accidentellement dans un incendie aussi violent”Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a évoqué “un dramatique incendie” qui a “ravagé cette nuit à Neuves-Maisons, en Meurthe-et-Moselle, une habitation du centre-ville. 5 personnes sont décédées et une autre est blessée. Mes sincères pensées vont aux victimes et à leurs proches”.Le ministre a salué “la mobilisation des sapeurs-pompiers qui ont combattu l’incendie avec courage et celle des gendarmes engagés sur les lieux”.Les pompiers ont été alertés vers 03h15 dimanche de l’incendie survenu rue du Capitaine Caillon dans le centre de Neuves-Maisons, une commune de 7.000 habitants située au sud-ouest de Nancy.Le sinistre a touché un bâtiment de trois niveaux comprenant un magasin au rez-de-chaussée. “Mes premières pensées vont aux victimes et à leurs proches, c’est un dramatique incendie”, a déclaré le préfet Yves Séguy.”A l’heure où nous parlons c’est difficile d’en déterminer les circonstances”, a-t-il ajouté, soulignant qu’une enquête judiciaire “est en cours pour établir dans quelles conditions cet incendie a pu se développer aussi vite et produire autant de dégâts”.”L’immeuble semble en bon état”, a noté le préfet. Il “était occupé simplement par une famille”.La famille “accueillait, semble-t-il, un ou deux adolescents au moment où s’est produit le sinistre”.Les pompiers sont intervenus “en moins d’un quart d’heure, 12 minutes” selon le préfet, “ce qui est peu mais malheureusement ce qui était insuffisant pour arriver à sauver toutes les victimes”.- “De bonnes personnes” -“La famille semblait occuper le dernier étage de cet immeuble et a été victime notamment des fumées”.”C’était des bons vivants, c’était des bonnes personnes”, a déclaré un homme à des journalistes après avoir déposé des roses blanches sur place en hommage aux victimes.Au total, 70 pompiers sont intervenus avec une trentaine de véhicules. Ils ont indiqué être parvenus à maitriser le feu “assez rapidement”.Une vingtaine de gendarmes, dont des membres de la brigade de recherches et du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se sont rendus sur place et trois ambulances ont été utilisées, a précisé la préfecture à l’AFP.L’incendie ne s’est pas propagé aux bâtiments voisins.La mairie a ouvert une cellule d’urgence médico-psychologique destinée en particulier à accueillir et à écouter les proches des victimes.

Le pape en vol vers le Liban avec un message de paix

Léon XIV a quitté Istanbul pour Beyrouth dimanche afin de porter un message de paix au Liban éprouvé par une crise endémique et une guerre meurtrière avec Israël, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.Le pape américain a décollé peu avant 15H00 (12H00  GMT) et devrait arriver vers 15H45 (13H45 GMT) à l’aéroport de Beyrouth, pour une visite de 48 heures dans ce pays multiconfessionnel de 5,8 millions d’habitants.Longtemps érigé en modèle de coexistence, le Liban est englué depuis 2019 dans une crise dévastatrice: effondrement monétaire, appauvrissement généralisé, services publics défaillants, explosion du port de Beyrouth en 2020 et guerre avec Israël.En dépit du rôle politique important que jouent les chrétiens au Liban, seul État arabe où le poste de président de la République est réservé à cette communauté, ces derniers ont vu leur nombre diminuer au cours des dernières décennies, notamment en raison de l’émigration des jeunes.Léon XIV, premier pape à visiter le pays depuis Benoît XVI en 2012, sera reçu dans l’après-midi par le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri, avant de prononcer un premier discours devant les autorités et le corps diplomatique à 18H00 (16H00 GMT).Samedi, le Hezbollah a exhorté le pape à rejeter “l’injustice et l’agression” d’Israël contre le Liban, après avoir essuyé le 23 novembre une frappe israélienne qui a tué son chef militaire.Malgré le cessez-le-feu intervenu il y a un an, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban, en majorité dans le sud, disant viser le mouvement pro-iranien alors que l’armée libanaise s’est engagée à le désarmer.- Arméniens “courageux” -Dimanche matin, il a clôturé sa visite en Turquie, la première dans un pays étranger depuis son élection en mai, avec une cérémonie liturgique très solennelle sous les dorures de la cathédrale orthodoxe Saint-Georges d’Istanbul, entre icônes, volutes d’encens et chants polyphoniques psalmodiés.”En cette période de conflits sanglants et de violences, dans des lieux proches et lointains, les catholiques et les orthodoxes sont appelés à être des constructeurs de paix”, a-t-il déclaré.Peu avant, à la cathédrale arménienne d’Istanbul, il a loué “le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques”.Une manière d’évoquer sans la nommer la question très sensible du génocide arménien, alors qu’Ankara réfute avec virulence cette qualification des massacres de 1915-1916 sous l’empire ottoman.Pour Mardik Evadian, homme d’affaires arménien présent à la cathédrale, “aujourd’hui, il n’est pas important de parler de génocide ou non”. “C’est une histoire ancienne. Nous avons connu des pertes humaines, des familles entières, mais nous vivons dans ce pays et nous sommes heureux d’y vivre. Il y a peut-être eu des problèmes par le passé, mais aujourd’hui, c’est la paix”, a-t-il confié.En Turquie, Léon XIV a reçu un accueil chaleureux de la part de la petite communauté catholique, mais sa visite est restée discrète, notamment en raison d’un lourd dispositif de sécurité qui a empêché tout contact avec l’extérieur.Il a cependant pris le temps de rencontrer en privé le père de Mattia Ahmet Minguzzi, 14 ans, tué en janvier dernier lors d’une agression dans un quartier populaire d’Istanbul qui avait choqué la Turquie.- Jours fériés -Pour son premier voyage à l’étranger, Léon XIV a affiché son style prudent depuis son élection, ménageant les sensibilités politiques de ses interlocuteurs tout en répétant ses messages en faveur de l’unité et du respect de la diversité religieuse.Il s’envole pour Beyrouth à bord d’un A320 de la compagnie italienne ITA qui a été réparé samedi en raison d’un logiciel de commandes vulnérable, comme des milliers d’autres dans le monde.Pour se rendre au palais présidentiel, il devra traverser la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, où les portraits de son chef assassiné par Israël côtoient des panneaux souhaitant la bienvenue au souverain pontife.Les scouts du Hezbollah se préparent à accueillir le pape sur cette route, avec une fanfare, a annoncé leur chaine Al-Manar. La banlieue sud de Beyrouth avait été visée par la frappe israélienne qui a tué le nouveau chef militaire du Hezbollah.”Le choix du Liban est un choix courageux”, a déclaré Mgr Hugues de Woillemont, président de l’Oeuvre d’Orient, une organisation catholique qui vient en aide aux chrétiens d’Orient.”Le modèle multiconfessionnel du Liban est aujourd’hui extrêmement fragilisé par des logiques d’affrontement, même si le pays a aujourd’hui à sa tête un président et un Premier ministre qui travaillent ensemble”, a-t-il ajouté.Le Liban a déclaré deux jours fériés pour la visite et d’importantes mesures de sécurité ont été mises en place, avec des routes fermées, l’interdiction de drones et l’évacuation de larges portions du centre-ville lundi soir, avant la messe.