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Israël veut préparer un plan pour un départ “volontaire” de Palestiniens de Gaza

Israël a dit jeudi préparer un plan pour un départ “volontaire” de Palestiniens de la bande de Gaza, malgré le tollé international provoqué par une proposition de Donald Trump d’une prise de contrôle américaine du territoire palestinien et d’un déplacement de sa population.Le mouvement islamiste palestinien Hamas, contre lequel Israël a mené une guerre dévastatrice à Gaza pendant 15 mois, a affirmé que la proposition du président américain était “une déclaration d’intention d’occuper” le territoire palestinien.”Nous refusons de remplacer une occupation par une autre. Gaza appartient à son peuple, qui ne partira pas”, a affirmé le Hamas, dont l’attaque du 7 octobre 2023 menée à partir de Gaza dans le sud d’Israël voisin a déclenché la guerre. M. Trump a annoncé son plan mardi, au côté du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, alors qu’un cessez-le-feu est en vigueur à Gaza depuis le 19 janvier et que les négociations indirectes sous l’égide des médiateurs avaient repris sur la suite de cette trêve. L’un des médiateurs, l’Egypte, a estimé que le soutien israélien au plan Trump menaçait ces négociations censées préparer la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.Cet accord a déjà permis la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël. De nouvelles libérations sont prévues samedi, avaient annoncé des sources du Hamas la semaine dernière.M. Netanyahu a qualifié de “remarquable” l’idée de M. Trump. Evoquant sa rencontre avec le président américain, il a déclaré ensuite penser “qu’il faut bien étudier cette idée, qui est la plus originale qui a été proposée depuis des années”, dans une vidéo sur X.Son ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré avoir “ordonné à l’armée de préparer un plan qui permettra à tout Gazaoui le souhaitant de partir vers n’importe quel endroit du monde qui accepte de l’accueillir”.Israël a pris de vastes secteurs de Gaza et contrôle toutes les sorties du territoire où il assiège quelque 2,4 millions de Palestiniens depuis octobre 2023. La guerre y a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué des destructions colossales.L’armée israélienne a par ailleurs annoncé jeudi avoir frappé au Liban “deux sites militaires qui contenaient des armes du Hezbollah”, alors que la date de son retrait du sud du territoire libanais a été repoussée précédemment au 18 février.- “Complètement absurde”-En lançant l’idée d’une prise de contrôle américaine de Gaza afin de la reconstruire et d’en faire la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”, M. Trump a répété que ses habitants pouvaient être déplacés vers l’Egypte et la Jordanie, qui ont pourtant rejeté cette option.Jeudi, il est revenu à la charge. Gaza sera “remise aux Etats-Unis par Israël à la fin des combats”, ajoutant que, d’ici là, les Palestiniens “auraient déjà été réinstallés” ailleurs dans la région. “Aucun soldat américain” ne sera nécessaire pour ce faire.Le département d’Etat américain a annoncé jeudi que Marco Rubio se rendrait en Israël, aux Emirats, au Qatar, et en Arabie saoudite à la mi-février, pour ce qui sera le premier voyage du secrétaire d’Etat dans la région.Même s’il reste flou, le plan Trump met surtout en péril l’idée d’une solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies, défendue par une large partie de la communauté internationale mais à laquelle Israël est opposé.Et pour l’ONU, ce plan est illégal au regard du droit international.”Tout transfert forcé ou déportation hors des territoires occupés sont strictement prohibés”, a souligné le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.La proposition de M. Trump est “illégale” et “complètement absurde”, a dit la rapporteure spéciale de l’ONU en charge des territoires palestiniens, Francesca Albanese.”Il est essentiel d’éviter toute forme de nettoyage ethnique”, a dénoncé le patron de l’ONU, Antonio Guterres. Face au tollé, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a dit “encourager” les pays qui critiquent le plan Trump “à apporter une solution et une réponse au problème”.- “Vivre ou mourir ici” -L’Egypte et la Jordanie, qui reçoivent des aides américaines cruciales, et l’Arabie saoudite, poids lourd du Moyen-Orient, ainsi que d’autres pays arabes et occidentaux ont rejeté le plan américain. Le roi de Jordanie Abdallah II doit rencontrer M. Trump mardi à Washington.Dans la bande de Gaza, de nombreux déplacés palestiniens qui ont retrouvé leurs maisons en ruines ont dit à l’AFP exclure tout départ.”Nous n’avons qu’une option: vivre ou mourir ici”, déclare Ahmed Halassa, un habitant de Gaza-ville. “Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Nous resterons dans notre patrie.” La première phase de l’accord de trêve a permis “une augmentation massive” de l’aide humanitaire avec l’entrée de “plus de 10.000 camions” à Gaza depuis le 19 janvier, selon l’ONU.La deuxième phase est censée permettre la libération des derniers otages et mettre fin à la guerre, avant une dernière étape consacrée à la reconstruction.Le Programme alimentaire mondial a appelé “tous les donateurs” à l’aide pour nourrir les Gazaouis et reconstruire le territoire palestinien. “L’ampleur des besoins est gigantesque.”Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.Cette attaque a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.583 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël veut préparer un plan pour un départ “volontaire” de Palestiniens de Gaza

Israël a dit jeudi préparer un plan pour un départ “volontaire” de Palestiniens de la bande de Gaza, malgré le tollé international provoqué par une proposition de Donald Trump d’une prise de contrôle américaine du territoire palestinien et d’un déplacement de sa population.Le mouvement islamiste palestinien Hamas, contre lequel Israël a mené une guerre dévastatrice à Gaza pendant 15 mois, a affirmé que la proposition du président américain était “une déclaration d’intention d’occuper” le territoire palestinien.”Nous refusons de remplacer une occupation par une autre. Gaza appartient à son peuple, qui ne partira pas”, a affirmé le Hamas, dont l’attaque du 7 octobre 2023 menée à partir de Gaza dans le sud d’Israël voisin a déclenché la guerre. M. Trump a annoncé son plan mardi, au côté du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, alors qu’un cessez-le-feu est en vigueur à Gaza depuis le 19 janvier et que les négociations indirectes sous l’égide des médiateurs avaient repris sur la suite de cette trêve. L’un des médiateurs, l’Egypte, a estimé que le soutien israélien au plan Trump menaçait ces négociations censées préparer la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.Cet accord a déjà permis la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël. De nouvelles libérations sont prévues samedi, avaient annoncé des sources du Hamas la semaine dernière.M. Netanyahu a qualifié de “remarquable” l’idée de M. Trump. Evoquant sa rencontre avec le président américain, il a déclaré ensuite penser “qu’il faut bien étudier cette idée, qui est la plus originale qui a été proposée depuis des années”, dans une vidéo sur X.Son ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré avoir “ordonné à l’armée de préparer un plan qui permettra à tout Gazaoui le souhaitant de partir vers n’importe quel endroit du monde qui accepte de l’accueillir”.Israël a pris de vastes secteurs de Gaza et contrôle toutes les sorties du territoire où il assiège quelque 2,4 millions de Palestiniens depuis octobre 2023. La guerre y a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué des destructions colossales.L’armée israélienne a par ailleurs annoncé jeudi avoir frappé au Liban “deux sites militaires qui contenaient des armes du Hezbollah”, alors que la date de son retrait du sud du territoire libanais a été repoussée précédemment au 18 février.- “Complètement absurde”-En lançant l’idée d’une prise de contrôle américaine de Gaza afin de la reconstruire et d’en faire la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”, M. Trump a répété que ses habitants pouvaient être déplacés vers l’Egypte et la Jordanie, qui ont pourtant rejeté cette option.Jeudi, il est revenu à la charge. Gaza sera “remise aux Etats-Unis par Israël à la fin des combats”, ajoutant que, d’ici là, les Palestiniens “auraient déjà été réinstallés” ailleurs dans la région. “Aucun soldat américain” ne sera nécessaire pour ce faire.Le département d’Etat américain a annoncé jeudi que Marco Rubio se rendrait en Israël, aux Emirats, au Qatar, et en Arabie saoudite à la mi-février, pour ce qui sera le premier voyage du secrétaire d’Etat dans la région.Même s’il reste flou, le plan Trump met surtout en péril l’idée d’une solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies, défendue par une large partie de la communauté internationale mais à laquelle Israël est opposé.Et pour l’ONU, ce plan est illégal au regard du droit international.”Tout transfert forcé ou déportation hors des territoires occupés sont strictement prohibés”, a souligné le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.La proposition de M. Trump est “illégale” et “complètement absurde”, a dit la rapporteure spéciale de l’ONU en charge des territoires palestiniens, Francesca Albanese.”Il est essentiel d’éviter toute forme de nettoyage ethnique”, a dénoncé le patron de l’ONU, Antonio Guterres. Face au tollé, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a dit “encourager” les pays qui critiquent le plan Trump “à apporter une solution et une réponse au problème”.- “Vivre ou mourir ici” -L’Egypte et la Jordanie, qui reçoivent des aides américaines cruciales, et l’Arabie saoudite, poids lourd du Moyen-Orient, ainsi que d’autres pays arabes et occidentaux ont rejeté le plan américain. Le roi de Jordanie Abdallah II doit rencontrer M. Trump mardi à Washington.Dans la bande de Gaza, de nombreux déplacés palestiniens qui ont retrouvé leurs maisons en ruines ont dit à l’AFP exclure tout départ.”Nous n’avons qu’une option: vivre ou mourir ici”, déclare Ahmed Halassa, un habitant de Gaza-ville. “Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Nous resterons dans notre patrie.” La première phase de l’accord de trêve a permis “une augmentation massive” de l’aide humanitaire avec l’entrée de “plus de 10.000 camions” à Gaza depuis le 19 janvier, selon l’ONU.La deuxième phase est censée permettre la libération des derniers otages et mettre fin à la guerre, avant une dernière étape consacrée à la reconstruction.Le Programme alimentaire mondial a appelé “tous les donateurs” à l’aide pour nourrir les Gazaouis et reconstruire le territoire palestinien. “L’ampleur des besoins est gigantesque.”Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.Cette attaque a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.583 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Trump lance des sanctions contre la CPI

Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret prévoyant des sanctions contre la Cour pénale internationale, accusée d’avoir “engagé des actions illégales et sans fondement contre l’Amérique et notre proche allié Israël”.Le texte, diffusé par la Maison Blanche, interdit l’entrée aux Etats-Unis aux dirigeants, employés et agents de la CPI ainsi qu’aux plus proches membres de leurs familles et à quiconque considéré comme ayant apporté son aide aux travaux d’enquête de la CPI.Le décret prévoit aussi de geler tous les avoirs détenus aux Etats-Unis par ces mêmes personnes.Les noms des individus visés n’ont pas été rendus publics dans l’immédiat. De précédentes sanctions prises par le précédent gouvernement Trump en 2020 avaient visé Fatou Bensouda, alors procureure de la Cour.Selon le texte diffusé par la Maison Blanche, la CPI a “engagé des actions illégales et sans fondement contre l’Amérique et notre proche allié Israël”, des références aux enquêtes de la CPI sur des crimes de guerre présumés de soldats américains en Afghanistan et de militaires israéliens dans la bande de Gaza.- “Regrets” des Pays-Bas -Les Pays-Bas, qui abritent la Cour pénale internationale, ont fait part de leurs “regrets” après l’annonce du décret.”Le travail de la Cour est essentiel pour le combat contre l’impunité”, a soutenu le ministre néerlandais des Affaires étrangères Caspar Veldkamp sur le réseau social X.Les républicains américains et de nombreux démocrates s’étaient indignés de l’émission d’un mandat d’arrêt de la CPI contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, reçu mardi par le président américain, ainsi que contre l’ancien ministre de la Défense israélien Yoav Gallant.Ses juges ont estimé qu’il y avait des “motifs raisonnables” de soupçonner les deux hommes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour la guerre à Gaza, qui a suivi l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.Benjamin Netanyahu avait qualifié la décision d’antisémite, tandis que l’ancien président américain, le démocrate Joe Biden, avait qualifié de “scandaleux” les mandats d’arrêt contre les Israéliens.Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont membres de la CPI, une juridiction permanente chargée de poursuivre et juger des individus accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre.Fondée en 2002, la Cour établie à La Haye compte aujourd’hui 124 Etats membres et n’a prononcé depuis sa création qu’une poignée de condamnations.La décision de Donald Trump est annoncée peu après qu’il a provoqué une commotion internationale en déclarant que les Etats-Unis allaient prendre possession de la bande de Gaza et en assurer le développement économique et immobilier, tandis que les Palestiniens qui y résident seraient déplacés, dans des conditions qu’il n’a pas précisées, vers un ou plusieurs pays voisins.

Trump lance des sanctions contre la CPI

Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret prévoyant des sanctions contre la Cour pénale internationale, accusée d’avoir “engagé des actions illégales et sans fondement contre l’Amérique et notre proche allié Israël”.Le texte, diffusé par la Maison Blanche, interdit l’entrée aux Etats-Unis aux dirigeants, employés et agents de la CPI ainsi qu’aux plus …

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A Hong Kong, les arbres à encens menacés par l’abattage illégal

A quelques pas de son laboratoire, le généticien Zhang Huarong pointe du doigt une souche d’arbre, coupée selon lui par des bûcherons illégaux à la recherche de sa précieuse résine parfumée, le bois d’agar.Les forêts entourant Hong Kong renferment de nombreux types d’arbres produisant cette substance très coûteuse utilisée en encens, en parfum ou encore …

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A Hong Kong, les arbres à encens menacés par l’abattage illégal

A quelques pas de son laboratoire, le généticien Zhang Huarong pointe du doigt une souche d’arbre, coupée selon lui par des bûcherons illégaux à la recherche de sa précieuse résine parfumée, le bois d’agar.Les forêts entourant Hong Kong renferment de nombreux types d’arbres produisant cette substance très coûteuse utilisée en encens, en parfum ou encore dans la médecine chinoise.L’abattage illégal de ces arbres a été multiplié par douze en 2023 par rapport à l’année précédente, selon le Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation de Hong Kong (AFCD).Des défenseurs de l’environnement affirment que la forte demande sur le marché noir en Chine continentale et à l’étranger alimente ce trafic.Le bois d’agar se forme lorsque les arbres sécrètent une résine pour traiter les infections fongiques sur leurs plaies ouvertes: le produit final est un bois résineux parfumé.”En une nuit, près de vingt arbres avaient été coupés par les braconniers”, explique Zhang Huarong, qui travaille au Jardin botanique et Ferme de Kadoorie (KFBC), dans le nord de Hong Kong.”Nous avons alors réalisé qu’il fallait agir pour protéger ces arbres”, ajoute-t-il.- Le port du parfum -Le marché noir soutenant ce braconnage existe depuis longtemps: le nom de Hong Kong, qui signifie “le port du parfum”, proviendrait de son rôle historique dans la production et la vente de ces produits parfumés.Bijoux sculptés, huiles et bâtons d’encens: dans son atelier où il enseigne l’artisanat traditionnel à Hong Kong, l’artisan Aaron Tang possède une collection d’articles fabriqués à partir de ce bois précieux.Lors de ses cours, il alerte ses élèves sur le risque d’acheter du bois d’agar sauvage, et s’inquiète de l’impact du braconnage sur la culture traditionnelle de fabrication d’encens.”Le bois d’agar sauvage coûte très cher, beaucoup plus que celui qui est cultivé”, explique ce gérant d’une firme de production d’encens.Le commerçant assure qu’il achète uniquement de la matière première provenant d’arbres de culture.Mais selon lui, les acheteurs du bois d’agar illégal ne se trouvent pas à Hong Kong. Il met notamment en doute certains produits vendus sur des plateformes chinoises de commerce en ligne, telles que Taobao.Pour obtenir le bois d’agar plus rapidement, les braconniers créent des entailles sur les arbres qui sont insoutenables sur le long-terme, explique à l’AFP le chercheur David Lau de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK).Ensuite, “ils abattent l’arbre entier”, ajoute le scientifique, pointant du doigt un tronc d’un arbre à encens abattu sur le campus de son université en 2017.A l’inverse, les producteurs raisonnés permettent aux arbres à encens de guérir après la récolte du bois d’agar, note M. Lau.- Repeupler les forêts -Les communautés locales et scientifiques se mobilisent pour protéger les derniers arbres.Le Jardin botanique et Ferme de Kadoorie où travaille M. Zhang, s’efforce depuis 2017 de repeupler la zone de ces arbres en voie de disparition.Lui et son équipe sillonnent aussi les forêts pour échantillonner l’ADN de spécimens protégés afin d’alimenter une base de données. Celle-ci peut ensuite être consultée par les autorités hongkongaises pour identifier l’origine du bois d’agar saisi chez les trafiquants.Les autorités hongkongaises affirment avoir mis en place des patrouilles dans des zones “où se trouvent d’importantes populations d’arbres à encens”, selon un porte-parole de l’AFCD.D’après elles, le braconnage a diminué depuis la mise en place de ces mesures en 2018, qui comprennent également l’installation de cages métalliques autour des arbres les plus accessibles.”Je pense que c’est surtout en baisse car il y a moins d’arbres à braconner”, affirme pour sa part Paul Melsom, un horticulteur qui travaille à Hong Kong depuis plus de 20 ans.Lui et une employée de la KFBC, Josephine Ndaka, transplantent des jeunes arbres à encens depuis la pépinière vers la forêt.”Tous les arbres ont été coupés et ont complètement disparu dans de nombreuses forêts de Hong Kong”, observe M. Melsom.En 2024, le département des douanes de Hong Kong a déclaré avoir saisi environ une tonne de bois d’agar lors d’une seule opération pour une valeur estimée à 2,3 millions de dollars.M. Melsom, lui, confie à l’AFP avoir planté des arbres à encens dans des lieux tenus secrets depuis 15 ans.Espérant préserver les derniers spécimens, il s’efforce patiemment de les entretenir “au moins une fois par an”. 

A Hong Kong, les arbres à encens menacés par l’abattage illégal

A quelques pas de son laboratoire, le généticien Zhang Huarong pointe du doigt une souche d’arbre, coupée selon lui par des bûcherons illégaux à la recherche de sa précieuse résine parfumée, le bois d’agar.Les forêts entourant Hong Kong renferment de nombreux types d’arbres produisant cette substance très coûteuse utilisée en encens, en parfum ou encore dans la médecine chinoise.L’abattage illégal de ces arbres a été multiplié par douze en 2023 par rapport à l’année précédente, selon le Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation de Hong Kong (AFCD).Des défenseurs de l’environnement affirment que la forte demande sur le marché noir en Chine continentale et à l’étranger alimente ce trafic.Le bois d’agar se forme lorsque les arbres sécrètent une résine pour traiter les infections fongiques sur leurs plaies ouvertes: le produit final est un bois résineux parfumé.”En une nuit, près de vingt arbres avaient été coupés par les braconniers”, explique Zhang Huarong, qui travaille au Jardin botanique et Ferme de Kadoorie (KFBC), dans le nord de Hong Kong.”Nous avons alors réalisé qu’il fallait agir pour protéger ces arbres”, ajoute-t-il.- Le port du parfum -Le marché noir soutenant ce braconnage existe depuis longtemps: le nom de Hong Kong, qui signifie “le port du parfum”, proviendrait de son rôle historique dans la production et la vente de ces produits parfumés.Bijoux sculptés, huiles et bâtons d’encens: dans son atelier où il enseigne l’artisanat traditionnel à Hong Kong, l’artisan Aaron Tang possède une collection d’articles fabriqués à partir de ce bois précieux.Lors de ses cours, il alerte ses élèves sur le risque d’acheter du bois d’agar sauvage, et s’inquiète de l’impact du braconnage sur la culture traditionnelle de fabrication d’encens.”Le bois d’agar sauvage coûte très cher, beaucoup plus que celui qui est cultivé”, explique ce gérant d’une firme de production d’encens.Le commerçant assure qu’il achète uniquement de la matière première provenant d’arbres de culture.Mais selon lui, les acheteurs du bois d’agar illégal ne se trouvent pas à Hong Kong. Il met notamment en doute certains produits vendus sur des plateformes chinoises de commerce en ligne, telles que Taobao.Pour obtenir le bois d’agar plus rapidement, les braconniers créent des entailles sur les arbres qui sont insoutenables sur le long-terme, explique à l’AFP le chercheur David Lau de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK).Ensuite, “ils abattent l’arbre entier”, ajoute le scientifique, pointant du doigt un tronc d’un arbre à encens abattu sur le campus de son université en 2017.A l’inverse, les producteurs raisonnés permettent aux arbres à encens de guérir après la récolte du bois d’agar, note M. Lau.- Repeupler les forêts -Les communautés locales et scientifiques se mobilisent pour protéger les derniers arbres.Le Jardin botanique et Ferme de Kadoorie où travaille M. Zhang, s’efforce depuis 2017 de repeupler la zone de ces arbres en voie de disparition.Lui et son équipe sillonnent aussi les forêts pour échantillonner l’ADN de spécimens protégés afin d’alimenter une base de données. Celle-ci peut ensuite être consultée par les autorités hongkongaises pour identifier l’origine du bois d’agar saisi chez les trafiquants.Les autorités hongkongaises affirment avoir mis en place des patrouilles dans des zones “où se trouvent d’importantes populations d’arbres à encens”, selon un porte-parole de l’AFCD.D’après elles, le braconnage a diminué depuis la mise en place de ces mesures en 2018, qui comprennent également l’installation de cages métalliques autour des arbres les plus accessibles.”Je pense que c’est surtout en baisse car il y a moins d’arbres à braconner”, affirme pour sa part Paul Melsom, un horticulteur qui travaille à Hong Kong depuis plus de 20 ans.Lui et une employée de la KFBC, Josephine Ndaka, transplantent des jeunes arbres à encens depuis la pépinière vers la forêt.”Tous les arbres ont été coupés et ont complètement disparu dans de nombreuses forêts de Hong Kong”, observe M. Melsom.En 2024, le département des douanes de Hong Kong a déclaré avoir saisi environ une tonne de bois d’agar lors d’une seule opération pour une valeur estimée à 2,3 millions de dollars.M. Melsom, lui, confie à l’AFP avoir planté des arbres à encens dans des lieux tenus secrets depuis 15 ans.Espérant préserver les derniers spécimens, il s’efforce patiemment de les entretenir “au moins une fois par an”. 

Est de la RDC: réunion à l’ONU pour lancer une enquête internationale

Les 47 pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU décideront vendredi s’ils envoient en urgence une mission d’enquête sur les exactions commises dans l’Est de la République démocratique du Congo, théâtre de violents combats.”Aujourd’hui la communauté internationale regrette de ne pas être intervenue en 1994 pour stopper le génocide (rwandais, ndlr). La …

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