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Cinquième échange samedi entre otages israéliens et prisonniers palestiniens

Israël et le Hamas doivent procéder samedi au cinquième échange d’otages contre des détenus palestiniens dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu à Gaza, avec la libération attendue de trois Israéliens et de 183 Palestiniens.Des doutes, finalement dissipés vendredi soir, avaient plané sur le tenue de l’opération au vu de l’onde de choc provoquée par la proposition du président américain Donald Trump d’une prise de contrôle américaine de la bande de Gaza. Israël et le Forum des familles ont confirmé qu’Or Levy, 34 ans, Eli Sharabi, 52 ans, et l’Israélo-allemand Ohad Ben Ami, 56 ans, devaient être libérés après 16 mois de captivité à Gaza.  Le Club des prisonniers palestiniens a de son côté annoncé la libération prévue de 183 détenus palestiniens. Il s’agit de “18 prisonniers condamnés à perpétuité, 54 condamnés à de lourdes peines et 111 arrêtés à Gaza après le 7-Octobre”, a indiqué Amani Sarahneh, porte-parole du Club.L’épouse d’Eli Sharabi et leurs deux filles adolescentes ont été tuées dans leur maison du kibboutz Beeri dans le sud d’Israël, lors de l’attaque menée contre Israël par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Yossi Sharabi, le frère aîné d’Eli Sharabi, pris en otage séparément, est présumé mort.L’épouse de Or Levy, Einav, a elle été tuée lors de l’assaut des commandos du Hamas contre le festival de musique Nova, où le couple était venu faire la fête. L’épouse de Ohad Ben Ami, enlevée avec lui au kibboutz Beeri a été libérée lors de la première trêve d’une semaine à Gaza en novembre 2023.- Déjà 18 otages libérés -Il s’agira du cinquième échange de ce type depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, le 19 janvier, après 15 mois de guerre déclenchée par l’attaque du Hamas.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, suivra le processus des Etats-Unis, où il a entamé une visite lundi, selon son bureau.Depuis le début de la trêve, 18 otages et 582 prisonniers palestiniens, plus un égyptien, ont été libérés. La première phase de l’accord, de six semaines, prévoit au total la remise à Israël de 33 otages, dont huit au moins décédés, contre 1.900 Palestiniens.Le sort parmi ces captifs de Shiri Bibas et de ses deux fils, Ariel et Kfir, qui seraient aujourd’hui âgés de cinq et deux ans soit les plus jeunes des otages, nourrit l’inquiétude en Israël. Alors qu’Israël n’a pas confirmé leur mort, annoncée par le Hamas, leur époux et père, Yarden Bibas, libéré de Gaza le 1er février, a exhorté vendredi M. Netanyahu à les ramener en Israël.- “Pas pressé” -Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre, 76 sont toujours retenues par le Hamas, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée israélienne.La deuxième phase de l’accord, encore soumise à négociations, est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre à Gaza, avant une étape finale dédiée à la reconstruction du territoire palestinien.Mais la suite du processus reste incertaine, après l’annonce choc par Donald Trump d’un projet de prise de contrôle américaine de la bande de Gaza et d’un déplacement de sa population, notamment en Egypte ou Jordanie, pour pouvoir la reconstruire.Après avoir insisté jeudi sur ce projet, le président américain a affirmé vendredi qu’il n’était “absolument pas pressé”.Amman et le Caire ont rejeté son idée, qui a suscité un tollé international, l’ONU notamment mettant en garde contre tout “nettoyage ethnique”. Elle a été vertement condamnée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée.Malgré cette levée de boucliers, Israël a dit jeudi préparer un plan pour un départ “volontaire” des Gazaouis du territoire actuellement verrouillé.  L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.583 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Après l’aide humanitaire, le Pentagone: Musk continue sa charge avec la bénédiction de Trump

Après avoir démantelé la grande agence d’aide humanitaire américaine, Elon Musk va poursuivre sa charge dans l’éducation et l’armée, a fait savoir vendredi Donald Trump, qui jusqu’ici soutient sans ciller les méthodes brutales de son allié milliardaire.Le président américain s’est aussi dit favorable à la réintégration d’un jeune employé de la commission extragouvernementale dirigée par …

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Après l’aide humanitaire, le Pentagone: Musk continue sa charge avec la bénédiction de Trump

Après avoir démantelé la grande agence d’aide humanitaire américaine, Elon Musk va poursuivre sa charge dans l’éducation et l’armée, a fait savoir vendredi Donald Trump, qui jusqu’ici soutient sans ciller les méthodes brutales de son allié milliardaire.Le président américain s’est aussi dit favorable à la réintégration d’un jeune employé de la commission extragouvernementale dirigée par l’homme le plus riche du monde, qui avait démissionné la veille après la révélation de messages racistes publiés l’an dernier.”Il sera réintégré”, a d’ores et déjà promis Elon Musk sur X, son réseau social.Pendant une conférence de presse à la Maison Blanche, Donald Trump a assuré avoir donné pour instruction à Elon Musk “d’aller voir dans l’éducation, d’aller voir au Pentagone, c’est-à-dire dans l’armée”.Le multimilliardaire, chargé de tailler dans la dépense publique, s’est déjà penché sur le sujet, puisqu’il a par exemple asséné que selon lui “les programmes d’armement américains devaient être complètement revus”.”Il a un groupe de gens très qualifiés” qui “savent ce qu’ils font” a encore dit le président, alors que les révélations se succèdent dans la presse sur les méthodes parfois brutales des employés, pour la plupart très jeunes, de la “commission à l’efficacité gouvernementale” (DOGE) menée par le patron de Tesla et SpaceX.Elon Musk avait demandé vendredi dans un sondage sur son réseau social X s’il devait faire revenir l’un d’eux, Marko Elez, 25 ans.- Limites -Ce dernier avait démissionné jeudi après la publication par le Wall Street Journal de ses liens avec un compte X aux multiples posts racistes et prônant l’eugénisme.”J’étais raciste avant que ce ne soit cool”, avait notamment publié ce compte en juillet, selon le journal américain.”Vous ne pourriez même pas me payer pour que je me marie à quelqu’un en dehors de mon appartenance ethnique”, avait-il écrit en septembre.Le vice-président J.D. Vance a apporté son soutien à Marko Elez sur X.”Je suis évidemment en désaccord avec certains posts d’Elez, mais je ne pense pas qu’une activité stupide sur les réseaux sociaux devrait ruiner la vie d’un gamin”, a-t-il déclaré. “Faisons-le revenir”, a-t-il réclamé, une demande rapidement suivie par Elon Musk.Interrogé à ce sujet vendredi, Donald Trump a dit ne pas être au courant “de tous les détails”, mais qu’il était sûrement “du même avis” que son vice-président.Ancien employé de SpaceX, Marko Elez était parmi ceux qui avaient récemment obtenu l’accès au système de paiements du Trésor américain, chargé de distribuer des milliers de milliards de dollars de fonds fédéraux.Selon une évaluation interne au ministère des Finances rapportée par des médias américains, jamais ces services n’ont affronté une “aussi importante menace de l’intérieur”.- Conflit d’intérêt -Interrogé sur des limites aux actions d’Elon Musk, Donald Trump a évoqué “peut-être les domaines de très haute sécurité”.Les Etats-Unis comptent de loin les dépenses de Défense les plus importantes au monde, et l’augmentation du budget du Pentagone fait consensus chaque année entre démocrates et républicains.Les activités d’Elon Musk, elles, suscitent la colère des démocrates, et une avalanche d’actions en justice.Il est accusé d’agir en dehors de tout cadre légal, au mépris des règles protégeant les données publiques les plus sensibles, et avec ses intérêts personnels comme principale boussole.Il est en particulier à l’origine du démantèlement spectaculaire de la grande agence humanitaire américaine (USAID).Il a désormais ses visées sur l’agence de protection du consommateur (CFPB). “RIP CFPB”, a-t-il posté vendredi sur X avec un emoji de pierre tombale.Elon Musk est lui-même en relation d’affaires avec le Pentagone, entre autres gros contrats qu’il a conclus avec le gouvernement fédéral. La porte-parole de la Maison Blanche avait assuré cette semaine que le grand patron “se récuserait” de lui-même s’il se trouvait, via ses activités pour le gouvernement, en situation de conflit d’intérêt.Entamée pendant une campagne électorale qu’Elon Musk a généreusement financée, l’idylle entre l’entrepreneur et Donald Trump se poursuit donc pour l’instant.Le patron de Tesla a même écrit vendredi sur X: “J’aime Donald Trump autant qu’un homme hétéro peut aimer un autre homme.”Reste à savoir si deux personnalités aussi avides d’attention et aussi éruptives peuvent partager la lumière pendant les quatre ans d’un mandat présidentiel.Donald Trump a été interrogé vendredi sur la dernière Une du magazine Time, qui montre Elon Musk occupant le Bureau ovale. Le républicain de 78 ans a assuré qu’il ne l’avait pas vue, et dit: “Elon fait de l’excellent boulot.”

Ligue 1: la folle période du PSG se poursuit face à Monaco

Toujours aussi flamboyant dans le jeu et malgré ses faiblesses défensives, le PSG continue de rouler sur la Ligue 1, en battant une nouvelle fois Monaco (4-1), la troisième victoire en moins de deux mois.Quand on regarde la forme actuelle du PSG qui domine largement ses adversaires directs en Ligue 1, le suspense en championnat n’existe plus vraiment. Avant ce nouveau récital, l’avant-match a été marqué par l’officialisation des prolongations de Luis Enrique (2027) et de plusieurs joueurs cadres de son effectif (Hakimi, Vitinha, Mendes jusqu’en 2029).Et la soirée s’est poursuivie parfaitement pour Paris qui est sur un petit nuage depuis plusieurs semaines avec toujours autant de buts et de buteurs.Pour fêter cela, le milieu portugais Vitinha a inscrit son 4e but en championnat de le saison, sur un coup franc puissant de 25 mètres qui a trompé le gardien monégasque Radoslaw Majecki, pas très bien placé (1-0, 6e).Assez peu efficaces sur coups de pied arrêtés, tout semble sourire aux joueurs de Luis Enrique depuis plusieurs semaines, alors qu’ils enchaînent les victoires de haute volée en championnat, Coupe de France et Ligue des champions. – “Kvara” ouvre son compteur, doublé de Dembélé -Jusque-là cette saison, les Parisiens n’avaient jamais eu la tache facile malgré les deux dernières victoires. Le 18 décembre, Paris s’en était sorti en fin de match (4-2) et cela a été le même cas début janvier lors du Trophée des champions à Doha, où Ousmane Dembélé a libéré les siens au bout du temps additionnel (1-0, 90+2).C’est d’ailleurs à ce moment-là que l’attaquant français a lancé ses folles statistiques offensives, qu’il a de nouveau fait foisonner en marquant un doublé vendredi soir, ovationné par le Parc des princes.Depuis ces deux matches face à l’ASM, Paris a franchi un cap et le danger vient désormais de partout grâce à un pressing incessant, ce qui n’efface pas la fragilité défensive.Au coeur d’une première période hyper animée, sans temps mort et avec une large possession parisienne (75%), Denis Zakaria a égalisé sur une superbe passe en profondeur de Magassa, aidé par l’espace laissé par la défense parisienne et par un mauvais placement de Gianluigi Donnarumma (1-1, 17e).Dans la foulée, le défenseur parisien Willian Pacho, auteur d’un superbe geste défensif, a réalisé un retour décisif sur Takumi Minamino (24e), annihilant tout espoir pour les Monégasques.Au retour des vestiaires, Paris a accéléré en trois minutes pour les assommer définitivement. Et cela est venu d’abord de la recrue géorgienne Khvicha Kvaratskhelia qui, après avoir été parfaitement servi par Bradley Barcola, s’est superbement joué de la défense de l’ASM grâce à un crochet (2-1, 54e). Trois minutes plus tard, c’est Ousmane Dembélé qui a conclu une belle action collective (3-1, 57e) d’une frappe puissante, avant de marquer un doublé après un bon travail de Nuno Mendes (4-1, 90e). Les 15 et 16e buts de l’international en championnat.Paris est toujours plus un solide leader de championnat (53 points), mettant Monaco (3e) à 16 points et l’OM, son dauphin, qui se déplace à Angers dimanche, à 13 points. Tout roule et tout est facile pour le PSG, qui affronte mardi Brest en barrages de Ligue des champions.

Face à Trump, le Japon évite l’affrontement commercial ouvert

Donald Trump a menacé vendredi le Japon de droits de douane mais le Premier ministre japonais, de passage à Washington, a évité une guerre commerciale ouverte, en offrant des concessions au président américain.Les deux dirigeants ont aussi promis de se mobiliser ensemble, sur le plan de la sécurité comme de l’économie, pour faire face à …

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Face à Trump, le Japon évite l’affrontement commercial ouvert

Donald Trump a menacé vendredi le Japon de droits de douane mais le Premier ministre japonais, de passage à Washington, a évité une guerre commerciale ouverte, en offrant des concessions au président américain.Les deux dirigeants ont aussi promis de se mobiliser ensemble, sur le plan de la sécurité comme de l’économie, pour faire face à la Chine.Donald Trump a affirmé vendredi que des droits de douane contre le Japon étaient une option si la balance commerciale n’était pas ramenée “à l’équilibre”.”Je ne pense pas que j’aurai le moindre problème” à obtenir satisfaction, a assuré le président américain, assis aux côtés de Shigeru Ishiba dans le Bureau ovale.Interrogé sur une telle perspective plus tard, lors d’une conférence de presse, et sur d’éventuelles représailles commerciales du Japon, le Premier ministre japonais a esquivé, en disant qu’il ne voulait pas répondre à une question “hypothétique”.- “Flatter” -“C’est une très bonne réponse. Il sait ce qu’il fait”, a réagi Donald Trump, approuvant l’habileté de son invité.Un peu plus tôt, Shigeru Ishiba avait glissé qu’il trouvait le républicain “effrayant” à la télévision, mais “très sincère et très puissant” en personne, tout en assurant qu’il ne cherchait pas à “le flatter”, sous le regard approbateur de son hôte.Dès son retour au pouvoir, Donald Trump avait assuré qu’il voulait corriger les déficits commerciaux de la première puissance mondiale.Avec le Japon, les Etats-Unis affichaient en 2023 un déficit de 72 milliards de dollars dans les échanges de biens, selon un pointage réalisé pour le Congrès.Donald Trump a par ailleurs promis pour le début de semaine prochaine une annonce sur des droits de douane “réciproques” avec tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis.- Gaz et investissements -Le président américain a annoncé que le Japon s’était engagé à acheter des “quantités record” de gaz naturel américain, une manière de réduire le déficit commercial.L’annonce vise à renforcer la sécurité énergétique d’un Japon pauvre en ressources, tout en permettant au milliardaire républicain, qui conçoit tout échange diplomatique comme une négociation d’affaires, de vanter une victoire économique.Shigeru Ishiba a promis vendredi que le Japon réaliserait des “investissements sans précédent” aux Etats-Unis. “Un millier de milliards de dollars est la cible”, a-t-il déclaré.Le Japon était déjà en 2023 la première source d’investissements directs étrangers sur le sol américain.Encore récemment, le géant japonais SoftBank Group, dont l’exubérant patron Masayoshi Son affiche sa proximité avec Donald Trump, s’est associé à un grand projet d’investissement dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis.L’aciériste U.S. Steel sera l’un des bénéficiaires de ces nouveaux investissements par le biais de l’entreprise japonaise Nippon Steel, a aussi assuré Donald Trump, qui a confirmé qu’un rachat pur et simple n’était plus à l’ordre du jour.Les questions de défense dans la région ont été à l’ordre du jour de la rencontre, notamment les visées de la Chine concernant Taïwan, et les relations avec la Corée du Nord.Avant son déplacement à Washington, Shigeru Ishiba avait affirmé au Parlement que le Japon devait “continuer à s’assurer de l’engagement des Etats-Unis dans la région”, ce “afin d’éviter tout vide de pouvoir qui mènerait à une instabilité régionale”.- “Agressions économiques chinoises” -Le Japon, qui accueille environ 54.000 militaires américains, principalement dans la région d’Okinawa, à l’est de Taïwan, s’inquiète des ambitions territoriales de Pékin.Les accrocs se sont d’ailleurs multipliés ces derniers mois entre Pékin et Tokyo.Donald Trump n’a pas jusqu’ici adopté le même langage de fermeté face à la Chine que son prédécesseur Joe Biden, même s’il a engagé un bras de fer commercial avec la deuxième puissance mondiale.Lors de la conférence de presse, il a déclaré s’être mis d’accord avec Shigeru Ishiba “pour coopérer de manière encore plus rapprochée pour combattre les agressions économiques chinoises”.Les deux dirigeants ont en outre condamné les “activités provocatrices” de Pékin en mer de Chine méridionale dans leur communiqué commun après la rencontre.

Face à Trump, le Japon évite l’affrontement commercial ouvert

Donald Trump a menacé vendredi le Japon de droits de douane mais le Premier ministre japonais, de passage à Washington, a évité une guerre commerciale ouverte, en offrant des concessions au président américain.Les deux dirigeants ont aussi promis de se mobiliser ensemble, sur le plan de la sécurité comme de l’économie, pour faire face à la Chine.Donald Trump a affirmé vendredi que des droits de douane contre le Japon étaient une option si la balance commerciale n’était pas ramenée “à l’équilibre”.”Je ne pense pas que j’aurai le moindre problème” à obtenir satisfaction, a assuré le président américain, assis aux côtés de Shigeru Ishiba dans le Bureau ovale.Interrogé sur une telle perspective plus tard, lors d’une conférence de presse, et sur d’éventuelles représailles commerciales du Japon, le Premier ministre japonais a esquivé, en disant qu’il ne voulait pas répondre à une question “hypothétique”.- “Flatter” -“C’est une très bonne réponse. Il sait ce qu’il fait”, a réagi Donald Trump, approuvant l’habileté de son invité.Un peu plus tôt, Shigeru Ishiba avait glissé qu’il trouvait le républicain “effrayant” à la télévision, mais “très sincère et très puissant” en personne, tout en assurant qu’il ne cherchait pas à “le flatter”, sous le regard approbateur de son hôte.Dès son retour au pouvoir, Donald Trump avait assuré qu’il voulait corriger les déficits commerciaux de la première puissance mondiale.Avec le Japon, les Etats-Unis affichaient en 2023 un déficit de 72 milliards de dollars dans les échanges de biens, selon un pointage réalisé pour le Congrès.Donald Trump a par ailleurs promis pour le début de semaine prochaine une annonce sur des droits de douane “réciproques” avec tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis.- Gaz et investissements -Le président américain a annoncé que le Japon s’était engagé à acheter des “quantités record” de gaz naturel américain, une manière de réduire le déficit commercial.L’annonce vise à renforcer la sécurité énergétique d’un Japon pauvre en ressources, tout en permettant au milliardaire républicain, qui conçoit tout échange diplomatique comme une négociation d’affaires, de vanter une victoire économique.Shigeru Ishiba a promis vendredi que le Japon réaliserait des “investissements sans précédent” aux Etats-Unis. “Un millier de milliards de dollars est la cible”, a-t-il déclaré.Le Japon était déjà en 2023 la première source d’investissements directs étrangers sur le sol américain.Encore récemment, le géant japonais SoftBank Group, dont l’exubérant patron Masayoshi Son affiche sa proximité avec Donald Trump, s’est associé à un grand projet d’investissement dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis.L’aciériste U.S. Steel sera l’un des bénéficiaires de ces nouveaux investissements par le biais de l’entreprise japonaise Nippon Steel, a aussi assuré Donald Trump, qui a confirmé qu’un rachat pur et simple n’était plus à l’ordre du jour.Les questions de défense dans la région ont été à l’ordre du jour de la rencontre, notamment les visées de la Chine concernant Taïwan, et les relations avec la Corée du Nord.Avant son déplacement à Washington, Shigeru Ishiba avait affirmé au Parlement que le Japon devait “continuer à s’assurer de l’engagement des Etats-Unis dans la région”, ce “afin d’éviter tout vide de pouvoir qui mènerait à une instabilité régionale”.- “Agressions économiques chinoises” -Le Japon, qui accueille environ 54.000 militaires américains, principalement dans la région d’Okinawa, à l’est de Taïwan, s’inquiète des ambitions territoriales de Pékin.Les accrocs se sont d’ailleurs multipliés ces derniers mois entre Pékin et Tokyo.Donald Trump n’a pas jusqu’ici adopté le même langage de fermeté face à la Chine que son prédécesseur Joe Biden, même s’il a engagé un bras de fer commercial avec la deuxième puissance mondiale.Lors de la conférence de presse, il a déclaré s’être mis d’accord avec Shigeru Ishiba “pour coopérer de manière encore plus rapprochée pour combattre les agressions économiques chinoises”.Les deux dirigeants ont en outre condamné les “activités provocatrices” de Pékin en mer de Chine méridionale dans leur communiqué commun après la rencontre.