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Le Hamas libère trois nouveaux otages israéliens après 16 mois de captivité à Gaza

Des combattants du Hamas ont libéré samedi trois nouveaux otages israéliens après 16 mois de captivité à Gaza, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu, Israël condamnant un “spectacle cruel” et l’apparence physique inquiétante des captifs relâchés.En échange, Israël doit libérer 183 Palestiniens dont 111 ont été arrêtés à Gaza après l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, selon le Club des prisonniers palestiniens. Un premier bus de prisonniers libérés est arrivé à Ramallah, en Cisjordanie occupée.Cet échange est le cinquième depuis l’entrée en vigueur le 19 janvier d’un cessez-le-feu entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël, après 15 mois d’une guerre dévastatrice dans le territoire palestinien.Physiquement très éprouvés, très amaigris et regards grimaçants, les trois hommes — Or Levy, 34 ans, Eli Sharabi, 52 ans, et l’Israélo-Allemand Ohad Ben Ami, 56 ans — ont été remis à la Croix-Rouge qui les a à son tour transférés à l’armée israélienne, comme à chaque échange depuis la trêve. Ils sont désormais en Israël.”Voilà ce à quoi ressemble un crime contre l’humanité”, a écrit le président israélien, Isaac Herzog, sur le réseau social X: “Le monde entier doit regarder [ces trois hommes] affamés au visage émacié et souffrant en train d’être exploités pour un spectacle cynique et cruel par de vils assassins”.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui suit le processus depuis les Etats-Unis où il est en visite, a dénoncé des “images choquantes” lors de l’opération de libération, qui “ne resteront pas sans réponse”.Avant leur remise à la Croix-Rouge à Deir al-Balah (centre), les otages ont été emmenés sur un podium lors d’une mise en scène organisée par des combattants armés et masqués du Hamas. Ils ont été contraints de s’exprimer en hébreu devant une foule de badauds.- “Pas de temps à perdre” -La foule, quelque 200 personnes, a été canalisée derrière un cordon de combattants portant uniformes, cagoules, lunettes noires, et armes professionnelles avec un gilet porte-munitions sur la poitrine.Au-dessus de la place, une ribambelle de drapeaux palestiniens a été tendue à quelques mètres de hauteur. Des drapeaux verts du Hamas sont plantés dans le sol. A proximité les voitures des médias sont garées, des caméras posées sur les toits.A Tel-Aviv, sur la “Place des otages”, des centaines de personnes ont exulté à la vue en direct sur un écran géant de la libération des otages, enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre dans le sud d’Israël et emmenés dans la bande de Gaza voisine.Le Forum des familles d’otages a appelé dans un communiqué au retour de tous les otages. “Les images choquantes de la libération d’Ohad, d’Eli et d’Or sont une nouvelle preuve qui ne laisse aucune place au doute: il n’y a pas de temps à perdre pour les otages. Nous devons les faire sortir tous, maintenant”, a-t-il écrit.L’épouse d’Eli Sharabi et leurs deux filles adolescentes ont été tuées dans leur maison du kibboutz Beeri, dans le sud d’Israël, lors de l’attaque du 7-Octobre. Yossi Sharabi, le frère aîné d’Eli Sharabi, enlevé séparément, est présumé mort.L’épouse de Or Levy, Einav, a elle été tuée lors de l’assaut du Hamas contre le festival de musique Nova. Et celle de Ohad Ben Ami, enlevée avec lui au kibboutz Beeri, a été libérée durant la première trêve d’une semaine à Gaza en novembre 2023.Depuis le 19 janvier et avant le nouvel échange, 18 otages et 582 prisonniers palestiniens, plus un égyptien, ont été libérés.La première phase de l’accord, de six semaines, prévoit au total la remise à Israël de 33 otages, dont huit au moins décédés, contre 1.900 Palestiniens.Le sort parmi ces captifs de Shiri Bibas et de ses deux fils, Ariel et Kfir, qui seraient aujourd’hui âgés de cinq et deux ans, soit les plus jeunes des otages, nourrit l’inquiétude en Israël. Israël n’a pas confirmé leur mort annoncée par le Hamas. Vendredi, leur époux et père, Yarden Bibas, libéré de Gaza le 1er février, a exhorté M. Netanyahu à les ramener en Israël.- “Pas pressé” -Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 73 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée.La deuxième phase de l’accord, qui doit faire l’objet de négociations, est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza.Mais la suite du processus reste incertaine, après l’annonce choc mardi par le président américain, Donald Trump, d’un projet de prise de contrôle par les Etats-Unis de Gaza et d’un déplacement de sa population, notamment en Egypte ou Jordanie, pour pouvoir la reconstruire.Après avoir insisté sur ce projet, M. Trump a affirmé vendredi qu’il n’était “absolument pas pressé”.Plusieurs pays occidentaux et arabes, notamment l’Egypte et la Jordanie, ont rejeté son idée. L’ONU a mis en garde contre tout “nettoyage ethnique” et le Hamas l’a vertement condamnée.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.583 morts à Gaza en majorité des civils et provoqué un désastre humanitaire dans le territoire palestinien assiégé par Israël, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Hamas libère trois nouveaux otages israéliens après 16 mois de captivité à Gaza

Des combattants du Hamas ont libéré samedi trois nouveaux otages israéliens après 16 mois de captivité à Gaza, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu, Israël condamnant un “spectacle cruel” et l’apparence physique inquiétante des captifs relâchés.En échange, Israël doit libérer 183 Palestiniens dont 111 ont été arrêtés à Gaza après l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, selon le Club des prisonniers palestiniens. Un premier bus de prisonniers libérés est arrivé à Ramallah, en Cisjordanie occupée.Cet échange est le cinquième depuis l’entrée en vigueur le 19 janvier d’un cessez-le-feu entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël, après 15 mois d’une guerre dévastatrice dans le territoire palestinien.Physiquement très éprouvés, très amaigris et regards grimaçants, les trois hommes — Or Levy, 34 ans, Eli Sharabi, 52 ans, et l’Israélo-Allemand Ohad Ben Ami, 56 ans — ont été remis à la Croix-Rouge qui les a à son tour transférés à l’armée israélienne, comme à chaque échange depuis la trêve. Ils sont désormais en Israël.”Voilà ce à quoi ressemble un crime contre l’humanité”, a écrit le président israélien, Isaac Herzog, sur le réseau social X: “Le monde entier doit regarder [ces trois hommes] affamés au visage émacié et souffrant en train d’être exploités pour un spectacle cynique et cruel par de vils assassins”.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui suit le processus depuis les Etats-Unis où il est en visite, a dénoncé des “images choquantes” lors de l’opération de libération, qui “ne resteront pas sans réponse”.Avant leur remise à la Croix-Rouge à Deir al-Balah (centre), les otages ont été emmenés sur un podium lors d’une mise en scène organisée par des combattants armés et masqués du Hamas. Ils ont été contraints de s’exprimer en hébreu devant une foule de badauds.- “Pas de temps à perdre” -La foule, quelque 200 personnes, a été canalisée derrière un cordon de combattants portant uniformes, cagoules, lunettes noires, et armes professionnelles avec un gilet porte-munitions sur la poitrine.Au-dessus de la place, une ribambelle de drapeaux palestiniens a été tendue à quelques mètres de hauteur. Des drapeaux verts du Hamas sont plantés dans le sol. A proximité les voitures des médias sont garées, des caméras posées sur les toits.A Tel-Aviv, sur la “Place des otages”, des centaines de personnes ont exulté à la vue en direct sur un écran géant de la libération des otages, enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre dans le sud d’Israël et emmenés dans la bande de Gaza voisine.Le Forum des familles d’otages a appelé dans un communiqué au retour de tous les otages. “Les images choquantes de la libération d’Ohad, d’Eli et d’Or sont une nouvelle preuve qui ne laisse aucune place au doute: il n’y a pas de temps à perdre pour les otages. Nous devons les faire sortir tous, maintenant”, a-t-il écrit.L’épouse d’Eli Sharabi et leurs deux filles adolescentes ont été tuées dans leur maison du kibboutz Beeri, dans le sud d’Israël, lors de l’attaque du 7-Octobre. Yossi Sharabi, le frère aîné d’Eli Sharabi, enlevé séparément, est présumé mort.L’épouse de Or Levy, Einav, a elle été tuée lors de l’assaut du Hamas contre le festival de musique Nova. Et celle de Ohad Ben Ami, enlevée avec lui au kibboutz Beeri, a été libérée durant la première trêve d’une semaine à Gaza en novembre 2023.Depuis le 19 janvier et avant le nouvel échange, 18 otages et 582 prisonniers palestiniens, plus un égyptien, ont été libérés.La première phase de l’accord, de six semaines, prévoit au total la remise à Israël de 33 otages, dont huit au moins décédés, contre 1.900 Palestiniens.Le sort parmi ces captifs de Shiri Bibas et de ses deux fils, Ariel et Kfir, qui seraient aujourd’hui âgés de cinq et deux ans, soit les plus jeunes des otages, nourrit l’inquiétude en Israël. Israël n’a pas confirmé leur mort annoncée par le Hamas. Vendredi, leur époux et père, Yarden Bibas, libéré de Gaza le 1er février, a exhorté M. Netanyahu à les ramener en Israël.- “Pas pressé” -Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 73 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée.La deuxième phase de l’accord, qui doit faire l’objet de négociations, est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza.Mais la suite du processus reste incertaine, après l’annonce choc mardi par le président américain, Donald Trump, d’un projet de prise de contrôle par les Etats-Unis de Gaza et d’un déplacement de sa population, notamment en Egypte ou Jordanie, pour pouvoir la reconstruire.Après avoir insisté sur ce projet, M. Trump a affirmé vendredi qu’il n’était “absolument pas pressé”.Plusieurs pays occidentaux et arabes, notamment l’Egypte et la Jordanie, ont rejeté son idée. L’ONU a mis en garde contre tout “nettoyage ethnique” et le Hamas l’a vertement condamnée.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.583 morts à Gaza en majorité des civils et provoqué un désastre humanitaire dans le territoire palestinien assiégé par Israël, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Un juge bloque le contrôle par Musk du système de paiements du Trésor américain

Un juge fédéral des Etats-Unis a bloqué samedi le contrôle du système de paiements du Trésor américain par la commission à l’efficacité gouvernementale (Doge) confiée à Elon Musk, un nouvel obstacle judiciaire aux réformes lancées par le président Donald Trump.Dans une ordonnance en urgence, le juge Paul A. Engelmayer a interdit l’accès aux données stockées …

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Les pays baltes se déconnectent du réseau électrique russe, fin des risques de “chantage”

Les trois pays baltes, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, ont achevé leur déconnexion historique du réseau électrique russe samedi pour intégrer le système européen, un processus lancé il y a des années et devenu urgent depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou.Ces anciennes républiques soviétiques, intégrées à l’Union européenne et à l’Otan depuis 2004, se coupent du réseau russe, auquel ils étaient reliés depuis l’époque de l’URSS, pour empêcher Moscou d’en faire une arme contre eux.”Nous avons éliminé toute possibilité théorique pour que la Russie puisse utiliser le contrôle du réseau énergétique comme une arme”, a déclaré samedi à l’AFP le ministre lituanien de l’énergie, Zygimantas Vaiciunas.M. Vaiciunas a indiqué que le processus de déconnexion qui a débuté à 06H00 (04H00 GMT) a été achevé samedi à 09H09 (07H09 GMT).”Nous attendions ce moment depuis longtemps”, a-t-il dit aux journalistes après s’être entretenu avec ses homologues estonien et letton.”Le système énergétique des Etats baltes est enfin entre nos mains. Nous contrôlons la situation”, s’est-il réjoui.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, ancienne Première ministre estonienne, a salué “une victoire pour la démocratie”, dans un message sur X.Des célébrations officielles sont prévues dans les trois pays. La Lettonie va physiquement couper samedi un câble électrique la reliant à la Russie, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen doit participer à une cérémonie avec les dirigeants baltes dimanche à Vilnius, en Lituanie.Le Premier ministre lituanien Gintautas Paluckas a loué sur X “le début d’une nouvelle ère de l’indépendance énergétique” des trois pays.Le processus a pris de longues années en raison de nombreux problèmes technologiques et financiers et de la nécessité de diversifier entretemps l’approvisionnement via notamment des câbles sous-marins. Le changement est devenu urgent après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, qui a réveillé chez les Baltes la crainte d’être les prochains visés par Moscou.Les trois pays ont depuis cessé d’acheter du gaz et de l’électricité russes, mais leurs réseaux électriques sont restés connectés à la Russie et au Bélarus, la régulation de la fréquence étant contrôlée depuis Moscou.Aussi dépendaient-ils toujours de la Russie pour un flux d’électricité stable, crucial pour les appareils nécessitant une alimentation électrique fiable, notamment dans des processus industriels. – “Possibles provocations” -Une fois les trois pays baltes déconnectés du réseau russe, ils fonctionneront en “mode isolé” pendant environ 24 heures pour tester la fréquence de leur réseau.”Nous devons effectuer des tests pour garantir à l’Europe la stabilité de notre système énergétique”, a expliqué Rokas Masiulis, directeur de Litgrid, l’opérateur public du réseau électrique lituanien.Les Etats baltes intégreront ensuite le réseau européen via la Pologne. Les responsables lituaniens et polonais entameront le processus de synchronisation aux alentours de midi dimanche. Les autorités ont prévenu que des problèmes pourraient survenir.”Divers risques à court terme sont possibles, tels que des opérations cinétiques (militaires) contre des infrastructures critiques, des cyberattaques et des campagnes de désinformation” menées par la Russie, a jugé le département de la sécurité de l’Etat lituanien. L’opérateur électrique polonais PSE a annoncé l’envoi d’hélicoptères et de drones pour surveiller la connexion avec la Lituanie.Le président letton Edgars Rinkevics a estimé sur la chaîne publique LTV1 que les trois pays, quoique “totalement prêts”, ne pouvaient “exclure de possibles provocations”.En Estonie, la police et des volontaires seront postés dans les infrastructures électriques essentielles jusqu’au week-end prochain, à cause des risques de sabotage.Plusieurs câbles sous-marins de télécommunications et d’énergie ont été endommagés en mer Baltique ces derniers mois. Experts et politiciens ont accusé la Russie de mener ainsi une guerre hybride, ce que Moscou dément.- “Les gens ne sentiront rien” -Au total, 1,6 milliard d’euros ont été investis dans les trois pays baltes et en Pologne dans le projet de synchronisation.Le président lituanien Gitanas Nauseda s’est voulu rassurant. “Les gens ne sentiront rien, que ce soit sur leur facture ou en termes de désagrément”, a-t-il affirmé à la presse.Le ministère estonien du Climat a appelé la population à vivre comme d’habitude. Car “plus votre comportement sera habituel et prévisible (…), plus la gestion du réseau énergétique sera facile”.A la suite du découplage balte, le système énergétique de l’enclave russe de Kaliningrad fonctionnera désormais en “mode insulaire”, sans connexion au réseau de la Russie continentale.Interrogé sur ce point, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait déclaré la semaine dernière que la Russie avait “pris toutes les mesures nécessaires pour garantir le fonctionnement fiable et ininterrompu” de son système énergétique unifié.

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Vaiciunas a indiqué que le processus de déconnexion qui a débuté à 06H00 (04H00 GMT) a été achevé samedi à 09H09 (07H09 GMT).”Nous attendions ce moment depuis longtemps”, a-t-il dit aux journalistes après s’être entretenu avec ses homologues estonien et letton.”Le système énergétique des Etats baltes est enfin entre nos mains. Nous contrôlons la situation”, s’est-il réjoui.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, ancienne Première ministre estonienne, a salué “une victoire pour la démocratie”, dans un message sur X.Des célébrations officielles sont prévues dans les trois pays. La Lettonie va physiquement couper samedi un câble électrique la reliant à la Russie, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen doit participer à une cérémonie avec les dirigeants baltes dimanche à Vilnius, en Lituanie.Le Premier ministre lituanien Gintautas Paluckas a loué sur X “le début d’une nouvelle ère de l’indépendance énergétique” des trois pays.Le processus a pris de longues années en raison de nombreux problèmes technologiques et financiers et de la nécessité de diversifier entretemps l’approvisionnement via notamment des câbles sous-marins. Le changement est devenu urgent après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, qui a réveillé chez les Baltes la crainte d’être les prochains visés par Moscou.Les trois pays ont depuis cessé d’acheter du gaz et de l’électricité russes, mais leurs réseaux électriques sont restés connectés à la Russie et au Bélarus, la régulation de la fréquence étant contrôlée depuis Moscou.Aussi dépendaient-ils toujours de la Russie pour un flux d’électricité stable, crucial pour les appareils nécessitant une alimentation électrique fiable, notamment dans des processus industriels. – “Possibles provocations” -Une fois les trois pays baltes déconnectés du réseau russe, ils fonctionneront en “mode isolé” pendant environ 24 heures pour tester la fréquence de leur réseau.”Nous devons effectuer des tests pour garantir à l’Europe la stabilité de notre système énergétique”, a expliqué Rokas Masiulis, directeur de Litgrid, l’opérateur public du réseau électrique lituanien.Les Etats baltes intégreront ensuite le réseau européen via la Pologne. Les responsables lituaniens et polonais entameront le processus de synchronisation aux alentours de midi dimanche. Les autorités ont prévenu que des problèmes pourraient survenir.”Divers risques à court terme sont possibles, tels que des opérations cinétiques (militaires) contre des infrastructures critiques, des cyberattaques et des campagnes de désinformation” menées par la Russie, a jugé le département de la sécurité de l’Etat lituanien. L’opérateur électrique polonais PSE a annoncé l’envoi d’hélicoptères et de drones pour surveiller la connexion avec la Lituanie.Le président letton Edgars Rinkevics a estimé sur la chaîne publique LTV1 que les trois pays, quoique “totalement prêts”, ne pouvaient “exclure de possibles provocations”.En Estonie, la police et des volontaires seront postés dans les infrastructures électriques essentielles jusqu’au week-end prochain, à cause des risques de sabotage.Plusieurs câbles sous-marins de télécommunications et d’énergie ont été endommagés en mer Baltique ces derniers mois. Experts et politiciens ont accusé la Russie de mener ainsi une guerre hybride, ce que Moscou dément.- “Les gens ne sentiront rien” -Au total, 1,6 milliard d’euros ont été investis dans les trois pays baltes et en Pologne dans le projet de synchronisation.Le président lituanien Gitanas Nauseda s’est voulu rassurant. “Les gens ne sentiront rien, que ce soit sur leur facture ou en termes de désagrément”, a-t-il affirmé à la presse.Le ministère estonien du Climat a appelé la population à vivre comme d’habitude. Car “plus votre comportement sera habituel et prévisible (…), plus la gestion du réseau énergétique sera facile”.A la suite du découplage balte, le système énergétique de l’enclave russe de Kaliningrad fonctionnera désormais en “mode insulaire”, sans connexion au réseau de la Russie continentale.Interrogé sur ce point, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait déclaré la semaine dernière que la Russie avait “pris toutes les mesures nécessaires pour garantir le fonctionnement fiable et ininterrompu” de son système énergétique unifié.

Des Syriens coincés dans des camps après avoir trouvé leurs maisons en ruines

Mehdi al-Chayech pensait pouvoir rapidement retourner chez lui après la chute de Bachar al-Assad, mais, à l’instar de dizaines de milliers de Syriens vivant dans des camps de déplacés, il a trouvé sa maison inhabitable, bombardée pendant la guerre.”Nous étions incroyablement heureux lorsque le régime est tombé”, lance ce quadragénaire depuis son habitation formée de blocs de béton dans le camp d’Atmé dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.Mais “lorsque nous sommes arrivés dans notre village” dans la province centrale de Hama, “nous avons été déçus”, raconte à l’AFP ce père de quatre enfants. La maison “a été touchée par les bombardements” et après des années d’abandon elle “n’est plus habitable”.  Le renversement du président Assad le 8 décembre par une coalition de factions rebelles islamistes venues de la province d’Idleb, a ravivé l’espoir d’un retour chez eux de millions de Syriens, déplacés ou réfugiés à l’étranger.Mais beaucoup se heurtent à la dure réalité: maisons et infrastructures gravement endommagées, voire détruites et pas de moyens pour reconstruire.Les autorités de transition tablent sur le soutien international, notamment des riches monarchies du Golfe, pour reconstruire le pays après près de 14 années de guerre.Déplacé depuis 2012, M. Chayech a dû revenir dans le camp, l’un des plus grands d’Idleb, tout en reconnaissant avoir été heureux de retrouver des proches dans sa région d’origine.Sous un froid glacial, la fumée s’élève des chauffages à carburant dans ce camp tentaculaire, près de la frontière turque, qui abrite des dizaines de milliers de personnes. – Maisons “rasées” -Avant la chute d’Assad, plus de cinq millions de personnes vivaient dans les zones tenues par les rebelles dans la province d’Idleb et ses environs, la plupart des déplacés. Et après l’arrivée des nouvelles autorités, un petit nombre a quitté la zone.David Carden, coordinateur humanitaire régional adjoint de l’ONU pour la Syrie, explique à l’AFP que “plus de 71.000 personnes ont quitté les camps du nord-ouest de la Syrie ces deux derniers mois, une petite fraction comparée aux deux millions” réparties dans des centaines de camps et “ayant besoin d’une aide vitale”.”De nombreux résidents des camps ne peuvent pas retourner chez eux car leurs maisons ont été détruites ou manquent d’électricité, d’eau courante ou d’autres services de base. Beaucoup craignent également d’être pris dans des champs de mines sur les anciennes lignes de front”, ajoute-t-il. Mère de trois enfants, Mariam Anbari, 30 ans, vit dans le camp d’Atmé depuis sept ans après avoir fui Hama. “Nous voulons retourner dans nos maisons mais elles ont été rasées.”- “Mal au coeur” -Mariam Anbari explique, son bébé de six mois dormant à côté, que le revenu quotidien de son mari suffit à peine à acheter du pain et de l’eau.”La chute du régime ne me dit rien. Notre situation est difficile que ce soit sous Bachar al-Assad ou sous Ahmad al-Chareh”, le nouveau président intérimaire de la Syrie, ajoute-t-elle en faisant la vaisselle dans une eau glacée.Mais elle dit quand même garder l’espoir d’une amélioration de leur situation avec l’arrivée des nouvelles autorités. La majorité des habitants du camp dépendent de l’aide humanitaire, dans un pays à l’économie minée par la guerre et où une grande partie de la population vit dans la pauvreté.Dans le camp, où serpentent des motos entre les habitations et où des enfants jouent à l’extérieur malgré le froid, Sabah al-Jasser, 52 ans, et son mari Mohamed, tiennent une petite épicerie. Elle y est installée avec sa famille depuis sept ans après avoir fui son village situé dans la région de Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb. “Nous étions heureux à l’annonce de la chute du régime mais nous sommes tristes car nous avons trouvé nos maisons détruites et nos arbres coupés et brûlés. Cela fait mal au coeur”, s’exclame cette mère de quatre enfants.Malgré tout, elle a l’intention de retourner chez elle à la fin de l’année scolaire. “Nous allons revenir et nous monterons une tente.”

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