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Liban: un nouveau gouvernement a été formé après deux ans d’intérim

Un nouveau gouvernement dirigé par Nawaf Salam a été formé samedi au Liban après plusieurs semaines de difficiles tractations, mettant fin à plus de deux ans de gouvernance intérimaire dans le pays profondément marqué par la récente guerre entre Israël et le Hezbollah.Le Premier ministre libanais a dit espérer que son nouveau gouvernement serait “un gouvernement de réforme et de salut”, dans une déclaration télévisée quelques instants après la formation de son cabinet.Il a ajouté qu’il s’efforcerait de “rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat, entre le Liban et ses voisins arabes, et entre le Liban et la communauté internationale”, après la guerre et des années d’effondrement économique largement imputé à la corruption généralisée et à la mauvaise gestion.Son gouvernement est confronté à la tâche ardue de mettre en oeuvre les réformes nécessaires pour débloquer des milliards de dollars auprès des donateurs internationaux, de superviser un fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah et de reconstruire le pays.”Le président (Joseph) Aoun a signé un décret acceptant la démission du gouvernement du Premier ministre (par intérim) Najib Mikati (…) et un autre sur la formation d’un gouvernement de 24 ministres” dirigé par M. Salam, a déclaré la présidence dans un communiqué.Le nouveau gouvernement libanais comprend cinq femmes ainsi que des personnalités connues comme Ghassan Salamé, ancien émissaire de l’ONU en Libye.- “Nouveau chapitre” -Après plus de deux ans de gouvernance intérimaire, l’affaiblissement du mouvement pro-iranien Hezbollah lors de sa guerre avec Israël a permis à l’ancien chef de l’armée, Joseph Aoun, considéré comme le candidat préféré de Washington, d’être élu président et d’approuver Nawaf Salam comme Premier ministre.L’ONU a salué samedi la formation du nouveau gouvernement, qui “annonce un nouveau chapitre plus radieux” pour le pays, a estimé la représentante des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué de son bureau.Nawaf Salam avait déclaré que son gouvernement exclurait les membres des partis politiques et toute personne ayant l’intention de se présenter aux élections législatives prévues pour l’année prochaine.Ses ministres ne sont donc pas membres de partis politiques, mais il les a nommés après avoir consulté les dirigeants politiques dans un pays où le pouvoir est depuis longtemps partagé selon des quotas confessionnels.Avant que le nouveau gouvernement ne puisse exercer ses pouvoirs, il doit rédiger une déclaration ministérielle qui doit être soumise à un vote de confiance au Parlement dans les 30 jours.Le Parlement libanais, qui compte 128 sièges, est principalement dominé par des partis traditionnels à base confessionnelle.La communauté internationale a longtemps exhorté le Liban à mettre en place des réformes pour débloquer des milliards de dollars destinés à stimuler une économie minée depuis 2019 par une crise financière.Le nouveau gouvernement devra revoir les accords, notamment avec le Fonds monétaire international (FMI), et préparer les élections législatives.Au Liban, l’équilibre des pouvoirs a été bouleversé après la guerre entre Israël et le Hezbollah, puissant mouvement chiite très influent dans le pays.Après le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas ce jour-là sur le sol israélien, le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël, disant agir ainsi en soutien aux Palestiniens et déclenchant une guerre ouverte avec Israël, pays voisin du Liban.L’armée israélienne a décimé la direction du Hezbollah en éliminant son chef, Hassan Nasrallah, ainsi que plusieurs de ses hauts responsables, en marge de la guerre à Gaza, tandis que la chute du président syrien, Bachar al-Assad, allié du Hezbollah, a porté un coup à sa ligne d’approvisionnement en armes.

Liban: un nouveau gouvernement a été formé après deux ans d’intérim

Un nouveau gouvernement dirigé par Nawaf Salam a été formé samedi au Liban après plusieurs semaines de difficiles tractations, mettant fin à plus de deux ans de gouvernance intérimaire dans le pays profondément marqué par la récente guerre entre Israël et le Hezbollah.Le Premier ministre libanais a dit espérer que son nouveau gouvernement serait “un gouvernement de réforme et de salut”, dans une déclaration télévisée quelques instants après la formation de son cabinet.Il a ajouté qu’il s’efforcerait de “rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat, entre le Liban et ses voisins arabes, et entre le Liban et la communauté internationale”, après la guerre et des années d’effondrement économique largement imputé à la corruption généralisée et à la mauvaise gestion.Son gouvernement est confronté à la tâche ardue de mettre en oeuvre les réformes nécessaires pour débloquer des milliards de dollars auprès des donateurs internationaux, de superviser un fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah et de reconstruire le pays.”Le président (Joseph) Aoun a signé un décret acceptant la démission du gouvernement du Premier ministre (par intérim) Najib Mikati (…) et un autre sur la formation d’un gouvernement de 24 ministres” dirigé par M. Salam, a déclaré la présidence dans un communiqué.Le nouveau gouvernement libanais comprend cinq femmes ainsi que des personnalités connues comme Ghassan Salamé, ancien émissaire de l’ONU en Libye.- “Nouveau chapitre” -Après plus de deux ans de gouvernance intérimaire, l’affaiblissement du mouvement pro-iranien Hezbollah lors de sa guerre avec Israël a permis à l’ancien chef de l’armée, Joseph Aoun, considéré comme le candidat préféré de Washington, d’être élu président et d’approuver Nawaf Salam comme Premier ministre.L’ONU a salué samedi la formation du nouveau gouvernement, qui “annonce un nouveau chapitre plus radieux” pour le pays, a estimé la représentante des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué de son bureau.Nawaf Salam avait déclaré que son gouvernement exclurait les membres des partis politiques et toute personne ayant l’intention de se présenter aux élections législatives prévues pour l’année prochaine.Ses ministres ne sont donc pas membres de partis politiques, mais il les a nommés après avoir consulté les dirigeants politiques dans un pays où le pouvoir est depuis longtemps partagé selon des quotas confessionnels.Avant que le nouveau gouvernement ne puisse exercer ses pouvoirs, il doit rédiger une déclaration ministérielle qui doit être soumise à un vote de confiance au Parlement dans les 30 jours.Le Parlement libanais, qui compte 128 sièges, est principalement dominé par des partis traditionnels à base confessionnelle.La communauté internationale a longtemps exhorté le Liban à mettre en place des réformes pour débloquer des milliards de dollars destinés à stimuler une économie minée depuis 2019 par une crise financière.Le nouveau gouvernement devra revoir les accords, notamment avec le Fonds monétaire international (FMI), et préparer les élections législatives.Au Liban, l’équilibre des pouvoirs a été bouleversé après la guerre entre Israël et le Hezbollah, puissant mouvement chiite très influent dans le pays.Après le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas ce jour-là sur le sol israélien, le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël, disant agir ainsi en soutien aux Palestiniens et déclenchant une guerre ouverte avec Israël, pays voisin du Liban.L’armée israélienne a décimé la direction du Hezbollah en éliminant son chef, Hassan Nasrallah, ainsi que plusieurs de ses hauts responsables, en marge de la guerre à Gaza, tandis que la chute du président syrien, Bachar al-Assad, allié du Hezbollah, a porté un coup à sa ligne d’approvisionnement en armes.

Liban: un nouveau gouvernement a été formé après deux ans d’intérim

Un nouveau gouvernement dirigé par Nawaf Salam a été formé samedi au Liban après plusieurs semaines de difficiles tractations, mettant fin à plus de deux ans de gouvernance intérimaire dans le pays profondément marqué par la récente guerre entre Israël et le Hezbollah.Le Premier ministre libanais a dit espérer que son nouveau gouvernement serait “un …

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RDC: appel régional à un “cessez-le-feu immédiat” dans le conflit avec le M23 et ses alliés rwandais

Les dirigeants des pays d’Afrique australe et de l’Est, réunis samedi en sommet en Tanzanie, ont appelé à un “cessez-le-feu immédiat” dans l’Est de la RDC où les combats se poursuivent entre l’armée congolaise et le groupe armé M23 et ses alliés rwandais, qui ne cessent de gagner du terrain.Les chefs des forces de défense …

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RDC: appel régional à un “cessez-le-feu immédiat” dans le conflit avec le M23 et ses alliés rwandais

Les dirigeants des pays d’Afrique australe et de l’Est, réunis samedi en sommet en Tanzanie, ont appelé à un “cessez-le-feu immédiat” dans l’Est de la RDC où les combats se poursuivent entre l’armée congolaise et le groupe armé M23 et ses alliés rwandais, qui ne cessent de gagner du terrain.Les chefs des forces de défense des huit pays membres de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) et des 16 pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont été chargés “de se réunir dans les cinq jours et de fournir des directives techniques sur un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”, a indiqué un porte-parole. “Le sommet conjoint a réaffirmé la solidarité et l’engagement inébranlable de continuer à soutenir la RDC dans ses efforts de sauvegarde de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale”, selon le communiqué final.Ce sommet, auquel ont participé le président rwandais Paul Kagame et, par vidéoconférence, son homologue congolais Félix Tshisekedi, visait à trouver une issue au conflit qui déchire l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois ans et s’est accéléré ces dernières semaines.Depuis le début du conflit en 2021, une demi-douzaine de trêves et cessez-le-feu ont été signés, avant d’être systématiquement rompus. Le sommet a été convoqué après la prise éclair de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, par le groupe armé antigouvernemental M23 (“Mouvement du 23 mars”) et les troupes rwandaises.”Nous appelons toutes les parties à respecter le cessez-le-feu, et plus particulièrement le M23 à cesser toute progression et les forces armées de la RDC à cesser toute mesure de représailles”, avait indiqué en ouverture du sommet le chef de l’Etat kényan, William Ruto, qui préside actuellement la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est.Depuis la chute de Goma la semaine dernière, au prix d’affrontements meurtriers et d’une dégradation d’une situation humanitaire déjà catastrophique, le conflit s’est installé dans la province voisine du Sud-Kivu.Des affrontements sont en cours samedi à une soixantaine de km du chef-lieu de la province, Bukavu, selon des sources locales et sécuritaires.La peur et la panique se sont déjà emparées de cette grande ville d’un million d’habitants. Des banques et des écoles ont été fermées. De nombreux habitants ont quitté la ville.- près de 3.000 morts -Plusieurs pays voisins de la République démocratique du Congo redoutent un embrasement régional, faute de solution diplomatique rapide.Les tentatives de médiation, notamment de l’Angola et du Kenya, ont jusqu’ici échoué. Lors du sommet, les dirigeants régionaux ont plaidé pour une fusion des processus de paix initiés séparément par les deux pays, appelés “processus de Luanda” et “processus de Nairobi”.Les dirigeants ont aussi appelé à l’ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les blessés et les morts. Selon l’ONU, depuis le 26 janvier, près de 3.000 personnes été tuées dans l’Est de la RDC.De nombreuses exactions, dont des viols et cas d’esclavage sexuels, ont été rapportées et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête.”Si rien n’est fait, le pire est peut-être encore à venir pour les habitants de l’Est, mais aussi au-delà de la RDC”, a alerté vendredi le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, avertissant que le risque d’escalade dans la région “n’a jamais été aussi élevé”. Kinshasa réclame auprès de la communauté internationale des sanctions contre le Rwanda, mais aucune décision n’a été prise jusqu’ici.L’Est de la RDC est riche en ressources naturelles (notamment le tantale et l’étain, massivement utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, et l’or) et Kinshasa accuse Kigali de vouloir les piller.Le Rwanda nie et affirme vouloir éradiquer de la région des groupes armés, notamment créés par d’ex-responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui menacent selon lui sa sécurité.burs-blb/mm 

Inde: le parti de Modi remporte une victoire symbolique dans la région de Delhi

Le parti Bharatiya Janata (BJP), formation nationaliste hindoue du Premier ministre Narendra Modi, a remporté samedi une large et symbolique victoire lors d’un scrutin régional dans la province de Delhi, qu’il n’avait plus dirigée depuis 1998.   Alors que le dépouillement n’était pas encore totalement achevé, le BJP était déjà assuré d’une large majorité des deux tiers à l’assemblée régionale de la province où se trouve la capitale. La formation nationaliste a remporté 47 sièges sur 70, et pourrait en obtenir un supplémentaire. “Le progrès l’a emporté, la bonne gouvernance l’a emporté”, s’est réjoui le Premier ministre.Pour le BJP, la victoire est d’autant plus éclatante que l’opposant charismatique Arvind Kejriwal, 56 ans, leader du parti Aam Aaadmi (AAP), a perdu son siège et reconnu sa défaite à l’issue du scrutin de mercredi. “Nous acceptons le verdict et félicitons le BJP”, a réagi dans une vidéo l’opposant, qui a dirigé la mégapole de 30 millions d’habitants pendant près d’une décennie, jusqu’en 2024.”Delhi a choisi le progrès”, s’est félicité le probable futur dirigeant (BJP) de la région, Parvesh Sahib Singh, 47 ans, dont le père avait déjà occupé cette fonction dans les années 1990.Ancien député national, M. Singh a suscité la controverse en 2022 lorsqu’il a semblé appeler à un “boycott total” des musulmans, bien qu’il n’ait pas explicitement désigné cette communauté par son nom.Devant le siège du BJP à New Delhi, des militants ont laissé éclater leur joie samedi, brandissant des drapeaux et des posters de M. Modi. “Nous ne négligerons rien pour assurer le développement global de Delhi et améliorer la vie de ses habitants”, a promis M. Modi dans un message publié sur les réseaux sociaux.”Notre victoire est le signe de la foi du peuple dans la vision de progrès du Premier ministre Modi”, s’est félicité dans un communiqué le ministre de l’Intérieur Amit Shah, avant même la confirmation du résultat. – La fin d’une “parenthèse” politique -Arvind Kejriwal, qui avait été élu à la tête de la province il y a près de dix ans en se présentant comme un pourfendeur de la corruption, a passé plusieurs mois en détention en 2024 dans le cadre d’une enquête ouverte sur des soupçons de pots-de-vin touchés par l’AAP. Libéré sous caution quelques mois plus tard par la Cour suprême, il avait vu ses libertés restreintes par la juridiction. Empêché d’exercer pleinement ses fonctions, il s’était résolu à démissionner de son poste de “ministre en chef” (dirigeant de la province), mais espérait reconquérir son poste à l’occasion de ces élections: pendant la campagne régionale, il avait estimé qu’une victoire équivaudrait à un “certificat d’honnêteté” remis par les électeurs.M. Kejriwal se défend de toute malversation et se dit victime d’une chasse aux sorcières politique menée par le gouvernement Modi. Avec le chef du parti du Congrès Rahul Gandhi, Arvind Kejriwal fait partie d’une coalition de l’opposition qui a empêché le BJP de M. Modi, 73 ans, de retrouver une majorité absolue à l’issue du scrutin national de juin 2024.Avec cette défaite régionale dans son bastion de Delhi, le BJP se retrouve “de nouveau en position de force”, a commenté Rahul Verma, du groupe de réflexion Centre for Policy Research à New Delhi. Un peu comme si les élections nationales de l’an dernier n’avaient constitué qu’une “parenthèse”, observe ce spécialiste, pour qui l’AAP est désormais “dans une position difficile pour l’avenir”. Lors de cette intense campagne électorale régionale, qui a duré des semaines, les débats n’ont que peu porté sur la crise de la pollution de l’air qui étouffe la mégapole indienne pendant des mois. Et ce, bien que New Delhi soit régulièrement classée comme la pire capitale du monde en ce domaine. 

Inde: le parti de Modi remporte une victoire symbolique dans la région de Delhi

Le parti Bharatiya Janata (BJP), formation nationaliste hindoue du Premier ministre Narendra Modi, a remporté samedi une large et symbolique victoire lors d’un scrutin régional dans la province de Delhi, qu’il n’avait plus dirigée depuis 1998.   Alors que le dépouillement n’était pas encore totalement achevé, le BJP était déjà assuré d’une large majorité des deux …

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Inde: le parti de Modi remporte une victoire symbolique dans la région de Delhi

Le parti Bharatiya Janata (BJP), formation nationaliste hindoue du Premier ministre Narendra Modi, a remporté samedi une large et symbolique victoire lors d’un scrutin régional dans la province de Delhi, qu’il n’avait plus dirigée depuis 1998.   Alors que le dépouillement n’était pas encore totalement achevé, le BJP était déjà assuré d’une large majorité des deux tiers à l’assemblée régionale de la province où se trouve la capitale. La formation nationaliste a remporté 47 sièges sur 70, et pourrait en obtenir un supplémentaire. “Le progrès l’a emporté, la bonne gouvernance l’a emporté”, s’est réjoui le Premier ministre.Pour le BJP, la victoire est d’autant plus éclatante que l’opposant charismatique Arvind Kejriwal, 56 ans, leader du parti Aam Aaadmi (AAP), a perdu son siège et reconnu sa défaite à l’issue du scrutin de mercredi. “Nous acceptons le verdict et félicitons le BJP”, a réagi dans une vidéo l’opposant, qui a dirigé la mégapole de 30 millions d’habitants pendant près d’une décennie, jusqu’en 2024.”Delhi a choisi le progrès”, s’est félicité le probable futur dirigeant (BJP) de la région, Parvesh Sahib Singh, 47 ans, dont le père avait déjà occupé cette fonction dans les années 1990.Ancien député national, M. Singh a suscité la controverse en 2022 lorsqu’il a semblé appeler à un “boycott total” des musulmans, bien qu’il n’ait pas explicitement désigné cette communauté par son nom.Devant le siège du BJP à New Delhi, des militants ont laissé éclater leur joie samedi, brandissant des drapeaux et des posters de M. Modi. “Nous ne négligerons rien pour assurer le développement global de Delhi et améliorer la vie de ses habitants”, a promis M. Modi dans un message publié sur les réseaux sociaux.”Notre victoire est le signe de la foi du peuple dans la vision de progrès du Premier ministre Modi”, s’est félicité dans un communiqué le ministre de l’Intérieur Amit Shah, avant même la confirmation du résultat. – La fin d’une “parenthèse” politique -Arvind Kejriwal, qui avait été élu à la tête de la province il y a près de dix ans en se présentant comme un pourfendeur de la corruption, a passé plusieurs mois en détention en 2024 dans le cadre d’une enquête ouverte sur des soupçons de pots-de-vin touchés par l’AAP. Libéré sous caution quelques mois plus tard par la Cour suprême, il avait vu ses libertés restreintes par la juridiction. Empêché d’exercer pleinement ses fonctions, il s’était résolu à démissionner de son poste de “ministre en chef” (dirigeant de la province), mais espérait reconquérir son poste à l’occasion de ces élections: pendant la campagne régionale, il avait estimé qu’une victoire équivaudrait à un “certificat d’honnêteté” remis par les électeurs.M. Kejriwal se défend de toute malversation et se dit victime d’une chasse aux sorcières politique menée par le gouvernement Modi. Avec le chef du parti du Congrès Rahul Gandhi, Arvind Kejriwal fait partie d’une coalition de l’opposition qui a empêché le BJP de M. Modi, 73 ans, de retrouver une majorité absolue à l’issue du scrutin national de juin 2024.Avec cette défaite régionale dans son bastion de Delhi, le BJP se retrouve “de nouveau en position de force”, a commenté Rahul Verma, du groupe de réflexion Centre for Policy Research à New Delhi. Un peu comme si les élections nationales de l’an dernier n’avaient constitué qu’une “parenthèse”, observe ce spécialiste, pour qui l’AAP est désormais “dans une position difficile pour l’avenir”. Lors de cette intense campagne électorale régionale, qui a duré des semaines, les débats n’ont que peu porté sur la crise de la pollution de l’air qui étouffe la mégapole indienne pendant des mois. Et ce, bien que New Delhi soit régulièrement classée comme la pire capitale du monde en ce domaine.