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Corps d’une collégienne retrouvé dans un bois en Essonne, deux suspects en garde à vue

Une enquête pour meurtre sur mineur a été ouverte samedi par le parquet d’Evry après la découverte dans la nuit dans un bois de Longjumeau (Essonne) du corps d’une collégienne de 11 ans, et deux suspects ont été placés en garde à vue.La jeune fille avait disparu à la sortie de son collège à Epinay-sur-Orge, une ville limitrophe, vendredi après-midi.Après des recherches nocturnes, le corps de l’adolescente a été retrouvé dans le bois des Templiers à 02H30 du matin, a relaté le procureur de la République d’Evry Grégoire Dulin auprès de l’AFP, ajoutant qu’une enquête pour “meurtre sur mineur de 15 ans” avait été ouverte et confiée à la police judiciaire de Versailles.En tout début d’après-midi, le bois des Templiers, situé à quelques centaines de mètres du collège André-Maurois près d’une zone résidentielle très calme où vivait la jeune fille, était inaccessible au public, fermé par une rubalise par les forces de l’ordre, sans que les lieux de la découverte du corps ne soient visibles, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques agents, en uniforme ou en civil, entraient et sortaient de la zone interdite au public.Un bouquet a été déposé à terre derrière la rubalise, en hommage à la victime. D’autres ont été déposés à l’entrée du collège, dont l’un accompagné d’une photo de l’adolescente aux cheveux longs et de ces mots: “Repose en paix Louise. On ne t’oubliera pas”, a constaté le journaliste de l’AFP.”Ma fille a un an de plus, elle rentre à pied tous les jours. Ça aurait pu être elle. Elle me dit maintenant +je ne rentre plus à pied+”, s’inquiète Tiphaine Leloup, mère de trois enfants, venue avec ses deux filles pour déposer un bouquet.Jonathan Hollman, un habitant du quartier “depuis 18 ans”, est lui aussi venu déposer des fleurs devant le collège, pétri de “tristesse” et de “haine”. Le trentenaire déplore “un acte de barbarie”, espérant “que la justice sera exemplaire”. Il décrit l’endroit où a été découvert le corps comme “un bois familial où se réunissent les enfants”, un endroit d’ordinaire “très calme” dans “une ville calme, un quartier calme”.Les services de police avaient été avertis vendredi vers 15H30 de la disparition de la collégienne, qui avait fini ses cours à 15H00 et n’était pas rentrée du collège.Une jeune femme se présentant comme sa soeur aînée a twitté vendredi soir un appel à l’aide pour retrouver l’adolescente: “Elle a été vue pour la dernière fois (…) rue Lavoisier à Longjumeau”, précisait-elle.- “Un choc” -“Une enquête en disparition inquiétante” a été ouverte dans un premier temps, selon le procureur. Dirigées vers le bois des Templiers par les premiers éléments de l’enquête et par un chien qui a marqué devant le parc, les recherches ont continué durant la nuit, notamment par hélicoptère et drone. Jusqu’à la découverte du corps sans vie.Un couple âgé d’une vingtaine d’années a été placé en garde à vue, selon une source policière. Des vérifications étaient en cours pour savoir si ces personnes étaient impliquées dans les faits, a précisé à l’AFP M. Dulin.Une autopsie était prévue dans l’après-midi à l’institut médico-légal de Corbeil-Essonnes (Essonne).Enrique Andrade, 50 ans, est venu aux abords du bois en milieu de journée, accompagné de son fils qui connaissait la collégienne “de vue”: “C’est la demi-soeur d’une ancienne camarade”, a expliqué l’adolescent de 16 ans aux journalistes présents sur place. “On m’avait déjà parlé d’elle, quelqu’un de timide, de sérieux”, dit-il.”C’est un choc. J’ai du mal à y croire”, poursuit l’adolescent, se disant surpris par une telle affaire “dans ce genre de quartier, ce genre de ville toute calme”, ajoute-t-il. “On est tous en deuil.”Plusieurs dizaines de familles, des parents d’élèves et des proches de la victime se sont rassemblés peu avant 17H00 dans une chapelle située à quelques dizaines de mètres du collège pour assister à une messe oecuménique en mémoire de la jeune fille, a constaté le journaliste de l’AFP.

En Allemagne, nouvelle mobilisation massive contre l’extrême droite

“Le racisme ? Pas avec nous”: des dizaines de milliers de personnes se sont à nouveau mobilisées samedi contre l’extrême droite dans toute l’Allemagne, et plus particulièrement à Munich (sud), à deux semaines des législatives allemandes.Sous un soleil radieux, plus de 200.000 personnes, selon la police, plus de 320.000, selon les organisateurs, ont manifesté sur …

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En Allemagne, nouvelle mobilisation massive contre l’extrême droite

“Le racisme ? Pas avec nous”: des dizaines de milliers de personnes se sont à nouveau mobilisées samedi contre l’extrême droite dans toute l’Allemagne, et plus particulièrement à Munich (sud), à deux semaines des législatives allemandes.Sous un soleil radieux, plus de 200.000 personnes, selon la police, plus de 320.000, selon les organisateurs, ont manifesté sur la “prairie Thérèse”, vaste esplanade ovale dans le centre de Munich où se déroule chaque année à l’automne la Fête de la bière.La manifestation bavaroise a ainsi largement surpassé en nombre celle organisée dimanche dernier à Berlin au pied du parlement allemand, où 160.000 personnes selon la police, 250.000 selon les organisateurs, s’étaient mobilisées sous un temps gris.Cette série de protestations a été déclenchée la semaine dernière après le début de rapprochement du candidat conservateur (CDU) à la chancellerie, et favori des sondages, Friedrich Merz, avec le parti d’extrême droite, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD): il s’était appuyé sur cette formation pour faire adopter le 29 janvier au Bundestag une motion non contraignante visant à bloquer tous les étrangers sans papiers à la frontière, y compris les demandeurs d’asile.Jusqu’ici les partis traditionnels refusaient toute coopération au plan national avec l’extrême droite, au nom du “cordon sanitaire” ou “pare-feu” dressé contre la formation nationaliste et hostile aux migrants.Depuis, la CDU et son parti frère bavarois, la CSU, n’ont eu de cesse de répéter haut et fort qu’ils excluaient toute coopération et tout gouvernement de coalition avec l’AfD, deuxième dans les sondages après les conservateurs.”Nous trahirions notre pays”, a déclaré samedi le président de la CDU, Friedrich Merz, lors d’un congrès de la CSU à Nuremberg, l’autre grande métropole de Bavière, au nord de Munich.- “Shame on you” -“Je trahirais l’âme de la CDU si je tendais ne serait-ce que le petit doigt pour faire une telle politique” de coopération avec l’AfD, a-t-il ajouté. “Celui qui veut vraiment un changement en Allemagne ne doit pas voter pour l’AfD”, a-t-il continué.”Nous sommes le cordon sanitaire, nous sommes le parefeu” contre l’AfD, a renchéri Markus Söder, président de la CSU.Des déclarations qui n’ont pas calmé les protestations à Munich. “Ayez honte Monsieur Merz ! Vous tendez la main aux extrémistes de droite et piétinez ceux qui ont besoin d’aide”, était écrit sur une pancarte brandie par un manifestant. “Shame on you” (Honte à vous), clamait une autre affiche, tandis qu’une troisième interpellait les conservateurs avec le slogan “les hommes politiques ont une fonction de modèle”. Pour la journée de samedi, “les grands-mères contre l’extrême droite”, un mouvement créé en 2018 s’inspirant d’une initiative similaire en Autriche, avaient appelé à des manifestations dans plusieurs villes d’Allemagne, dont Hanovre (nord), où 24.000 personnes, selon la police, ont également protesté. Malgré cette forte mobilisation dans plusieurs villes allemandes, le bref rapprochement des conservateurs avec l’AfD n’a eu aucun effet majeur dans les sondages. Les conservateurs sont restés premiers, autour de 30%, gagnant même selon certains instituts un point, l’AfD a gardé sa deuxième place, tandis que les sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz et les Verts – les deux partis actuellement au gouvernement – oscillaient tous deux autour de 15% sans profiter du mouvement de protestation.La politique migratoire s’est retrouvée au centre de la campagne électorale en Allemagne après plusieurs actes de violences impliquant des étrangers, dont une agression au couteau meurtrière en janvier à Aschaffenbourg, dans l’ouest du pays, imputée à un Afghan en situation irrégulière.

En Allemagne, nouvelle mobilisation massive contre l’extrême droite

“Le racisme ? Pas avec nous”: des dizaines de milliers de personnes se sont à nouveau mobilisées samedi contre l’extrême droite dans toute l’Allemagne, et plus particulièrement à Munich (sud), à deux semaines des législatives allemandes.Sous un soleil radieux, plus de 200.000 personnes, selon la police, plus de 320.000, selon les organisateurs, ont manifesté sur la “prairie Thérèse”, vaste esplanade ovale dans le centre de Munich où se déroule chaque année à l’automne la Fête de la bière.La manifestation bavaroise a ainsi largement surpassé en nombre celle organisée dimanche dernier à Berlin au pied du parlement allemand, où 160.000 personnes selon la police, 250.000 selon les organisateurs, s’étaient mobilisées sous un temps gris.Cette série de protestations a été déclenchée la semaine dernière après le début de rapprochement du candidat conservateur (CDU) à la chancellerie, et favori des sondages, Friedrich Merz, avec le parti d’extrême droite, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD): il s’était appuyé sur cette formation pour faire adopter le 29 janvier au Bundestag une motion non contraignante visant à bloquer tous les étrangers sans papiers à la frontière, y compris les demandeurs d’asile.Jusqu’ici les partis traditionnels refusaient toute coopération au plan national avec l’extrême droite, au nom du “cordon sanitaire” ou “pare-feu” dressé contre la formation nationaliste et hostile aux migrants.Depuis, la CDU et son parti frère bavarois, la CSU, n’ont eu de cesse de répéter haut et fort qu’ils excluaient toute coopération et tout gouvernement de coalition avec l’AfD, deuxième dans les sondages après les conservateurs.”Nous trahirions notre pays”, a déclaré samedi le président de la CDU, Friedrich Merz, lors d’un congrès de la CSU à Nuremberg, l’autre grande métropole de Bavière, au nord de Munich.- “Shame on you” -“Je trahirais l’âme de la CDU si je tendais ne serait-ce que le petit doigt pour faire une telle politique” de coopération avec l’AfD, a-t-il ajouté. “Celui qui veut vraiment un changement en Allemagne ne doit pas voter pour l’AfD”, a-t-il continué.”Nous sommes le cordon sanitaire, nous sommes le parefeu” contre l’AfD, a renchéri Markus Söder, président de la CSU.Des déclarations qui n’ont pas calmé les protestations à Munich. “Ayez honte Monsieur Merz ! Vous tendez la main aux extrémistes de droite et piétinez ceux qui ont besoin d’aide”, était écrit sur une pancarte brandie par un manifestant. “Shame on you” (Honte à vous), clamait une autre affiche, tandis qu’une troisième interpellait les conservateurs avec le slogan “les hommes politiques ont une fonction de modèle”. Pour la journée de samedi, “les grands-mères contre l’extrême droite”, un mouvement créé en 2018 s’inspirant d’une initiative similaire en Autriche, avaient appelé à des manifestations dans plusieurs villes d’Allemagne, dont Hanovre (nord), où 24.000 personnes, selon la police, ont également protesté. Malgré cette forte mobilisation dans plusieurs villes allemandes, le bref rapprochement des conservateurs avec l’AfD n’a eu aucun effet majeur dans les sondages. Les conservateurs sont restés premiers, autour de 30%, gagnant même selon certains instituts un point, l’AfD a gardé sa deuxième place, tandis que les sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz et les Verts – les deux partis actuellement au gouvernement – oscillaient tous deux autour de 15% sans profiter du mouvement de protestation.La politique migratoire s’est retrouvée au centre de la campagne électorale en Allemagne après plusieurs actes de violences impliquant des étrangers, dont une agression au couteau meurtrière en janvier à Aschaffenbourg, dans l’ouest du pays, imputée à un Afghan en situation irrégulière.

Dernier adieu des chiites ismaéliens à leur chef spirituel Aga Khan IV

Les représentants de la communauté des ismaéliens nizârites, une branche de l’islam chiite, ont rendu samedi à Lisbonne leur dernier hommage à l’Aga Khan IV, leur 49e imam héréditaire et philanthrope à la fortune colossale.Le prince Karim Al-Hussaini est décédé mardi à l’âge de 88 ans dans la capitale portugaise, où il avait installé en 2015 le siège mondial des chiites ismaéliens.Il avait les nationalités britannique et portugaise, ainsi que la citoyenneté honoraire canadienne, une distinction rarement accordée.Ses funérailles ont été marquées par une cérémonie privée au centre communautaire ismaélien de Lisbonne à laquelle ont assisté plus de 300 invités, parmi lesquels se trouvaient le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa ou l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos Ier.Sa dépouille sera ensevelie dimanche lors d’une “cérémonie d’enterrement privée” à Assouan, dans le sud de l’Egypte, avait indiqué la communauté des ismaéliens.Présent samedi à Lisbonne, son fils aîné Rahim Al-Hussaini, âgé de 53 ans, lui succèdera sous le titre d’Aga Khan V à la tête du deuxième groupe musulman chiite le plus important numériquement avec entre 12 et 15 millions de membres répartis à travers le monde, notamment en Asie centrale et du Sud, en Afrique et au Moyen-Orient.Une cérémonie d’hommage au 50e imam des ismaéliens, un rituel privé marquant l’accession de leur nouveau chef spirituel, aura lieu mardi au siège de la communauté, un hôtel particulier situé dans le centre de Lisbonne.Né le 13 décembre 1936 à Genève, Karim Al-Hussaini avait succédé à son grand-père Mahomed Shah en 1957, à moins de 21 ans. Son père, Ali, s’était vu écarter de la succession après son mariage tumultueux avec l’actrice américaine Rita Hayworth.Le prince Karim s’était donné pour mission de développer l’œuvre déjà considérable de son grand-père qui créa hôpitaux, logements, ou coopératives bancaires dans les pays en développement.L’héritier avait investi une vaste partie de l’immense fortune familiale, dont le montant n’est pas connu, dans les pays les plus démunis, alliant philanthropie et sens des affaires.Il avait pour cela fondé le Réseau Aga Khan de développement (AKDN), une gigantesque fondation qui revendique 96.000 employés dans le monde et finance des programmes de développement notamment en Asie et en Afrique.Familier des champs de course, il a perpétué la tradition familiale d’élevage de pur-sangs dans ses huit haras de France et d’Irlande et a contribué à la vaste rénovation du domaine de Chantilly, au nord de Paris.

Dernier adieu des chiites ismaéliens à leur chef spirituel Aga Khan IV

Les représentants de la communauté des ismaéliens nizârites, une branche de l’islam chiite, ont rendu samedi à Lisbonne leur dernier hommage à l’Aga Khan IV, leur 49e imam héréditaire et philanthrope à la fortune colossale.Le prince Karim Al-Hussaini est décédé mardi à l’âge de 88 ans dans la capitale portugaise, où il avait installé en …

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Nouvelles libérations d’otages israéliens contre des détenus palestiniens

Des combattants armés et cagoulés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens contre 183 prisonniers palestiniens, lors du cinquième échange prévu par l’accord de cessez-le-feu à Gaza, les deux camps s’accusant mutuellement de mauvais traitements.Israël a condamné un “spectacle cruel” et s’est inquiété de l’apparence physique des otages relâchés, le visage émacié et visiblement très éprouvés, tandis que le Hamas a condamné ce qu’il a qualifié de “meurtre à petit feu” des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, après l’hospitalisation de sept d’entre eux tout juste libérés.Il s’agit du cinquième échange depuis l’entrée en vigueur le 19 janvier du cessez-le-feu entre le mouvement islamiste palestinien et Israël, après 15 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Alors que l’avenir du cessez-le-feu reste incertain au-delà de la première phase en cours, un responsable du Hamas a affirmé samedi à l’AFP que le mouvement “ne souhaitait pas” reprendre la guerre, tout en avertissant que la trêve était “en danger” et qu’elle “pourrait s’effondrer”. Selon ce responsable, Bassem Naïm, le Hamas est “toujours prêt” à reprendre les négociations pour la deuxième phase du cessez-le-feu, qui devaient débuter le 27 janvier au Qatar et n’ont manifestement pas encore commencé.- “C’est très dur” -Regards grimaçants après 16 mois de captivité, les trois otages, Or Levy, 34 ans, Eli Sharabi, 52 ans, et l’Israélo-Allemand Ohad Ben Ami, 56 ans, ont été remis à la Croix-Rouge avant de regagner Israël.”Voilà ce à quoi ressemble un crime contre l’humanité”, a affirmé le président israélien, Isaac Herzog. “Le monde entier doit regarder (ces trois hommes) affamés, au visage émacié et souffrant, en train d’être exploités pour un spectacle cynique et cruel par de vils assassins.”Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en visite aux Etats-Unis, a dénoncé des “images choquantes” qui “ne resteront pas sans réponse”.Avant leur remise au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, les otages ont été emmenés sur un podium orné de drapeaux du Hamas et palestinien, lors d’une mise en scène organisée par des hommes armés du Hamas.Ils ont été contraints de s’exprimer en hébreu devant une foule d’environ 200 personnes, canalisée derrière un cordon de combattants en armes.Le CICR a appelé à ce que les prochains échanges se déroulent de façon “digne et privée” et s’est dit “de plus en plus inquiet des conditions dans lesquelles se déroulent” ces opérations.A Tel-Aviv, des centaines de personnes ont exulté en suivant sur un écran géant les libérations des otages.”C’est très dur. Il n’a pas l’air bien, mais je suis sûr qu’il va recevoir le traitement nécessaire et va devenir plus fort”, a déclaré Yochi Sardinayof, un cousin d’Eli Sharabi. “Regardez dans quel état ils sont! Cela ne peut pas continuer. Ils doivent être libérés (tous) maintenant!”- Foule à Ramallah et Khan Younès -Le Forum des familles d’otages a appelé au retour de tous les otages “maintenant”, en parlant lui aussi d'”images choquantes”.L’épouse d’Eli Sharabi et leurs deux filles ont été tuées dans leur maison du kibboutz Beeri durant l’attaque du Hamas. Yossi Sharabi, le frère aîné d’Eli Sharabi, enlevé séparément, est présumé mort.L’épouse de Or Levy, Einav, a elle été tuée lors de l’assaut contre le festival de musique Nova. Celle de Ohad Ben Ami, enlevée avec lui au kibboutz Beeri, a été libérée en novembre 2023.En échange des trois otages, Israël a annoncé avoir relâché 183 détenus palestiniens partis vers Jérusalem-Est, la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza.A Ramallah, en Cisjordanie, comme à Khan Younès, dans le sud de Gaza, les prisonniers libérés ont été accueillis par une foule en liesse.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens ont été libérés, auxquels s’ajoutent cinq Thaïlandais (hors accord), en échange de 765 prisonniers palestiniens.La première phase de l’accord, d’une durée de six semaines, prévoit la remise à Israël de 33 otages, dont huit au moins sont décédés, contre 1.900 Palestiniens.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 73 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon l’armée israélienne.La deuxième phase est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza.Mais la suite du processus reste incertaine, après l’annonce choc mardi par le président américain, Donald Trump, d’un projet de prise de contrôle de Gaza par les Etats-Unis et d’un déplacement de sa population vers l’Egypte ou la Jordanie.M. Trump a affirmé vendredi qu’il n’était “absolument pas pressé” pour mettre en oeuvre son projet. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est attendu la semaine prochaine au Moyen-Orient.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles sur la bande de Gaza a fait au moins 48.181 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Nouvelles libérations d’otages israéliens contre des détenus palestiniens

Des combattants armés et cagoulés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens contre 183 prisonniers palestiniens, lors du cinquième échange prévu par l’accord de cessez-le-feu à Gaza, les deux camps s’accusant mutuellement de mauvais traitements.Israël a condamné un “spectacle cruel” et s’est inquiété de l’apparence physique des otages relâchés, le visage émacié et visiblement très éprouvés, tandis que le Hamas a condamné ce qu’il a qualifié de “meurtre à petit feu” des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, après l’hospitalisation de sept d’entre eux tout juste libérés.Il s’agit du cinquième échange depuis l’entrée en vigueur le 19 janvier du cessez-le-feu entre le mouvement islamiste palestinien et Israël, après 15 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Alors que l’avenir du cessez-le-feu reste incertain au-delà de la première phase en cours, un responsable du Hamas a affirmé samedi à l’AFP que le mouvement “ne souhaitait pas” reprendre la guerre, tout en avertissant que la trêve était “en danger” et qu’elle “pourrait s’effondrer”. Selon ce responsable, Bassem Naïm, le Hamas est “toujours prêt” à reprendre les négociations pour la deuxième phase du cessez-le-feu, qui devaient débuter le 27 janvier au Qatar et n’ont manifestement pas encore commencé.- “C’est très dur” -Regards grimaçants après 16 mois de captivité, les trois otages, Or Levy, 34 ans, Eli Sharabi, 52 ans, et l’Israélo-Allemand Ohad Ben Ami, 56 ans, ont été remis à la Croix-Rouge avant de regagner Israël.”Voilà ce à quoi ressemble un crime contre l’humanité”, a affirmé le président israélien, Isaac Herzog. “Le monde entier doit regarder (ces trois hommes) affamés, au visage émacié et souffrant, en train d’être exploités pour un spectacle cynique et cruel par de vils assassins.”Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en visite aux Etats-Unis, a dénoncé des “images choquantes” qui “ne resteront pas sans réponse”.Avant leur remise au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, les otages ont été emmenés sur un podium orné de drapeaux du Hamas et palestinien, lors d’une mise en scène organisée par des hommes armés du Hamas.Ils ont été contraints de s’exprimer en hébreu devant une foule d’environ 200 personnes, canalisée derrière un cordon de combattants en armes.Le CICR a appelé à ce que les prochains échanges se déroulent de façon “digne et privée” et s’est dit “de plus en plus inquiet des conditions dans lesquelles se déroulent” ces opérations.A Tel-Aviv, des centaines de personnes ont exulté en suivant sur un écran géant les libérations des otages.”C’est très dur. Il n’a pas l’air bien, mais je suis sûr qu’il va recevoir le traitement nécessaire et va devenir plus fort”, a déclaré Yochi Sardinayof, un cousin d’Eli Sharabi. “Regardez dans quel état ils sont! Cela ne peut pas continuer. Ils doivent être libérés (tous) maintenant!”- Foule à Ramallah et Khan Younès -Le Forum des familles d’otages a appelé au retour de tous les otages “maintenant”, en parlant lui aussi d'”images choquantes”.L’épouse d’Eli Sharabi et leurs deux filles ont été tuées dans leur maison du kibboutz Beeri durant l’attaque du Hamas. Yossi Sharabi, le frère aîné d’Eli Sharabi, enlevé séparément, est présumé mort.L’épouse de Or Levy, Einav, a elle été tuée lors de l’assaut contre le festival de musique Nova. Celle de Ohad Ben Ami, enlevée avec lui au kibboutz Beeri, a été libérée en novembre 2023.En échange des trois otages, Israël a annoncé avoir relâché 183 détenus palestiniens partis vers Jérusalem-Est, la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza.A Ramallah, en Cisjordanie, comme à Khan Younès, dans le sud de Gaza, les prisonniers libérés ont été accueillis par une foule en liesse.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens ont été libérés, auxquels s’ajoutent cinq Thaïlandais (hors accord), en échange de 765 prisonniers palestiniens.La première phase de l’accord, d’une durée de six semaines, prévoit la remise à Israël de 33 otages, dont huit au moins sont décédés, contre 1.900 Palestiniens.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 73 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon l’armée israélienne.La deuxième phase est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza.Mais la suite du processus reste incertaine, après l’annonce choc mardi par le président américain, Donald Trump, d’un projet de prise de contrôle de Gaza par les Etats-Unis et d’un déplacement de sa population vers l’Egypte ou la Jordanie.M. Trump a affirmé vendredi qu’il n’était “absolument pas pressé” pour mettre en oeuvre son projet. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est attendu la semaine prochaine au Moyen-Orient.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles sur la bande de Gaza a fait au moins 48.181 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Nouvelles libérations d’otages israéliens contre des détenus palestiniens

Des combattants armés et cagoulés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens contre 183 prisonniers palestiniens, lors du cinquième échange prévu par l’accord de cessez-le-feu à Gaza, les deux camps s’accusant mutuellement de mauvais traitements.Israël a condamné un “spectacle cruel” et s’est inquiété de l’apparence physique des otages relâchés, le visage émacié et visiblement …

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