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Iran: écoles et services publics fermés dans une dizaine de provinces pour cause de froid
L’Iran a ordonné dimanche la fermeture des écoles et services publics dans au moins 10 provinces pour économiser l’énergie en raison d’une vague de froid, tandis qu’une partie des Iraniens sont appelés à limiter leurs déplacements à cause de la neige.Des températures glaciales ont gagné ces derniers jours une large partie nord du pays, ce qui entraîne mécaniquement une hausse de la consommation énergétique et met sous pression le réseau électrique et la distribution de gaz.Dans ces provinces, “toutes les administrations et banques sont fermées dimanche”, un jour ouvré en Iran, “et un enseignement à distance est assuré pour les écoliers”, a rapporté l’agence de presse officielle Irna, qui évoque “une décision du groupe de travail sur la gestion de la consommation d’énergie”.Sur les 31 provinces que compte l’Iran, une dizaine sont concernées par ces mesures, selon l’agence Irna qui cite celles du Lorestan (ouest), du Semnan (est) ou encore du Guilan (nord).Au Guilan, situé à quelque 130 kilomètres à vol d’oiseau de la capitale Téhéran, il est tombé localement 220 centimètres de neige, a indiqué à l’agence Fars le météorologue Mohammad Dadras. A Téhéran, située au pied de la chaîne des montagnes de l’Alborz, il est tombé jusqu’à 30 centimètres de neige dans la nuit de samedi à dimanche, selon l’agence Irna. Aucune fermeture de bâtiments publics n’a cependant été décrétée.Des habitants déblayaient dimanche des véhicules couverts d’une épaisse couche de neige, tandis que d’autres emmitouflés dans d’épais manteaux se rendaient au travail sur des voies piétonnes glissantes, a constaté l’AFP.La neige à Téhéran n’est pas inhabituelle à cette période de l’année, mais son arrivée a été brutale après une chute en journée de plus de 10°C des températures depuis vendredi dans la foulée d’une vague de froid.Au moins 25 provinces sont touchées dimanche par des chutes de neige ou de fortes pluies qui perturbent localement la circulation, ont rapporté les médias d’Etat.Les services météorologiques ont appelé les Iraniens à éviter ces prochaines 24 heures tout déplacement inutile dans ces régions, alors que le pays célébrera lundi, jour férié, le 46e anniversaire de la Révolution islamique. A Ourmia, ville du nord-ouest proche de la Turquie, il est tombé samedi jusqu’à 50 centimètres de neige, selon l’agence Irna. “Il s’agit d’un record depuis plus de dix ans”, a souligné l’agence.
Iran: écoles et services publics fermés dans une dizaine de provinces pour cause de froid
L’Iran a ordonné dimanche la fermeture des écoles et services publics dans au moins 10 provinces pour économiser l’énergie en raison d’une vague de froid, tandis qu’une partie des Iraniens sont appelés à limiter leurs déplacements à cause de la neige.Des températures glaciales ont gagné ces derniers jours une large partie nord du pays, ce …
Le Kosovo vote, son Premier ministre teste sa popularité
Les élections législatives ont commencé dimanche au Kosovo, un scrutin où la victoire attendue du Premier ministre sortant, Albin Kurti, servira de test pour le soutien à sa politique de fermeté face à la Serbie.”Je remercie tous les citoyens du Kosovo qui ont voté jusqu’à présent et j’encourage tout le monde à le faire. Exercez votre droit démocratique pour faire entendre votre voix”, a lancé M. Kurti, qui considère l’élection comme un “référendum historique” pour ce territoire qui s’est séparé de la Serbie en 2008. Albin Kurti et son parti, Vetevendosje (VV, “autodétermination”), ont fait campagne en promettant de gouverner le Kosovo “d’un bout à l’autre”, c’est à dire même dans les territoires habités majoritairement par des Serbes où l’influence de Belgrade est bien plus palpable que celle de Pristina.Pour de nombreux électeurs les questions économiques sont néanmoins prioritaires. “Nous croyons que le changement viendra. Je pense à l’emploi, à l’économie et à tous les autres secteurs”, a dit à l’AFP après avoir voté, Remzije Halimi, une enseignante.”Ma principale préoccupation est l’amélioration du système éducatif et la création de davantage d’opportunités pour les jeunes comme moi”, a affirmé pour sa part, Morena Ismaili, qui votait pour la première fois.Ces derniers mois, le Premier ministre-candidat y a fait fermer beaucoup d’institutions parallèles (banques, bureaux de poste, administrations) que la Serbie finançait pour s’assurer la fidélité de la minorité serbe.Ces fermetures, abondamment relayées dans la presse, pourraient offrir au VV une large victoire: les derniers rares sondages créditent le parti de 40 à 50% des voix dans un Parlement morcelé. En 2021, VV avait récolté 50,28% des voix, devant le Parti démocratique du Kosovo (PDK), 17%.Créé par d’anciens combattants de la guerre contre les forces serbes, le PDK a dominé la vie politique de l’indépendance en 2008 à 2019, avant que certains de ses responsables ne soient rattrapés par la justice internationale pour des crimes commis lors du conflit contre la Serbie à la fin des années 1990.Sur les 20 sièges réservés aux minorités, les 10 dédiés à la minorité serbe avaient tous été remportés par la Srpska Lista (Liste serbe) en 2021. Le score de ce parti, considéré par Pristina comme le bras armé de la Serbie, sera également scruté par les autorités.- Tensions fréquentes –”Voter pour la Liste serbe, c’est voter pour l’Etat serbe”, a d’ailleurs affirmé Zlatan Elek, chef de cette formation, dans une interview cette semaine. “Chaque Serbe qui n’ira pas voter demain, ou qui votera contre la Liste serbe, donnera de facto sa voix à Kurti et à ceux qui lui obéissent”, a-t-il ajouté.Le président serbe Aleksandar Vucic a également appelé à voter pour les candidats de la Srpska Lista, “seuls garants que Kurti n’expulsera pas les Serbes du Kosovo”. Interrogé sur la possibilité que les autorités kosovares empêchent certains électeurs serbes du Kosovo vivant en Serbie de venir voter, M. Vucic s’est voulu rassurant. “Nous avons discuté jusqu’à tard cette nuit avec des représentants de la Quinte (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Etats-Unis, ndlr). Nous avons reçu la promesse que cela n’arrivera pas.”Les années de pouvoir de M. Kurti ont été marquées par des tensions fréquentes avec la minorité serbe et avec Belgrade, en particulier depuis l’échec des discussions organisées par l’Union Européenne en 2023.En mai de la même année, des dizaines de soldats de la force de maintien de la paix de l’Otan ont été blessés dans des heurts avec des Serbes. En septembre 2023, un commando composé de serbes lourdement armés a tué un policier kosovar avant de se retrancher plusieurs heures dans un monastère puis de fuir à pied en Serbie. Fin novembre 2024, l’attaque d’un canal vital pour l’infrastructure électrique du Kosovo a de nouveau fait monter les tensions.Cela n’a jamais fait vaciller M. Kurti dans sa politique de fermeté face à la Serbie, quitte à agacer la communauté internationale qui l’accuse de refuser tout dialogue.Ses partisans ont loué sa vision. “Vous pouvez voir les choses que (Kurti) a faites. Il est irremplaçable”, a assuré à l’AFP Zek Kurtaj, 40 ans, après avoir atterri à l’aéroport de Pristina samedi avant le vote.Albin Kurti “a été régulièrement accusé par l’opposition de ne pas en faire assez, de s’aliéner la communauté internationale et de se plaindre de la Serbie, tout en passant à côté d’opportunités de construire des infrastructures et de développer économiquement le Kosovo”, rappelle Jonathan Moore, un expert du Centre Europe de l’Atlantic Council.Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (06H00 GMT) et fermeront 12 heures plus tard. Les premières estimations devraient être publiées dans la foulée.
Le Kosovo vote, son Premier ministre teste sa popularité
Les élections législatives ont commencé dimanche au Kosovo, un scrutin où la victoire attendue du Premier ministre sortant, Albin Kurti, servira de test pour le soutien à sa politique de fermeté face à la Serbie.”Je remercie tous les citoyens du Kosovo qui ont voté jusqu’à présent et j’encourage tout le monde à le faire. Exercez …
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Le Kosovo vote, son Premier ministre teste sa popularité
Les élections législatives ont commencé dimanche au Kosovo, un scrutin où la victoire attendue du Premier ministre sortant, Albin Kurti, servira de test pour le soutien à sa politique de fermeté face à la Serbie.”Je remercie tous les citoyens du Kosovo qui ont voté jusqu’à présent et j’encourage tout le monde à le faire. Exercez votre droit démocratique pour faire entendre votre voix”, a lancé M. Kurti, qui considère l’élection comme un “référendum historique” pour ce territoire qui s’est séparé de la Serbie en 2008. Albin Kurti et son parti, Vetevendosje (VV, “autodétermination”), ont fait campagne en promettant de gouverner le Kosovo “d’un bout à l’autre”, c’est à dire même dans les territoires habités majoritairement par des Serbes où l’influence de Belgrade est bien plus palpable que celle de Pristina.Pour de nombreux électeurs les questions économiques sont néanmoins prioritaires. “Nous croyons que le changement viendra. Je pense à l’emploi, à l’économie et à tous les autres secteurs”, a dit à l’AFP après avoir voté, Remzije Halimi, une enseignante.”Ma principale préoccupation est l’amélioration du système éducatif et la création de davantage d’opportunités pour les jeunes comme moi”, a affirmé pour sa part, Morena Ismaili, qui votait pour la première fois.Ces derniers mois, le Premier ministre-candidat y a fait fermer beaucoup d’institutions parallèles (banques, bureaux de poste, administrations) que la Serbie finançait pour s’assurer la fidélité de la minorité serbe.Ces fermetures, abondamment relayées dans la presse, pourraient offrir au VV une large victoire: les derniers rares sondages créditent le parti de 40 à 50% des voix dans un Parlement morcelé. En 2021, VV avait récolté 50,28% des voix, devant le Parti démocratique du Kosovo (PDK), 17%.Créé par d’anciens combattants de la guerre contre les forces serbes, le PDK a dominé la vie politique de l’indépendance en 2008 à 2019, avant que certains de ses responsables ne soient rattrapés par la justice internationale pour des crimes commis lors du conflit contre la Serbie à la fin des années 1990.Sur les 20 sièges réservés aux minorités, les 10 dédiés à la minorité serbe avaient tous été remportés par la Srpska Lista (Liste serbe) en 2021. Le score de ce parti, considéré par Pristina comme le bras armé de la Serbie, sera également scruté par les autorités.- Tensions fréquentes –”Voter pour la Liste serbe, c’est voter pour l’Etat serbe”, a d’ailleurs affirmé Zlatan Elek, chef de cette formation, dans une interview cette semaine. “Chaque Serbe qui n’ira pas voter demain, ou qui votera contre la Liste serbe, donnera de facto sa voix à Kurti et à ceux qui lui obéissent”, a-t-il ajouté.Le président serbe Aleksandar Vucic a également appelé à voter pour les candidats de la Srpska Lista, “seuls garants que Kurti n’expulsera pas les Serbes du Kosovo”. Interrogé sur la possibilité que les autorités kosovares empêchent certains électeurs serbes du Kosovo vivant en Serbie de venir voter, M. Vucic s’est voulu rassurant. “Nous avons discuté jusqu’à tard cette nuit avec des représentants de la Quinte (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Etats-Unis, ndlr). Nous avons reçu la promesse que cela n’arrivera pas.”Les années de pouvoir de M. Kurti ont été marquées par des tensions fréquentes avec la minorité serbe et avec Belgrade, en particulier depuis l’échec des discussions organisées par l’Union Européenne en 2023.En mai de la même année, des dizaines de soldats de la force de maintien de la paix de l’Otan ont été blessés dans des heurts avec des Serbes. En septembre 2023, un commando composé de serbes lourdement armés a tué un policier kosovar avant de se retrancher plusieurs heures dans un monastère puis de fuir à pied en Serbie. Fin novembre 2024, l’attaque d’un canal vital pour l’infrastructure électrique du Kosovo a de nouveau fait monter les tensions.Cela n’a jamais fait vaciller M. Kurti dans sa politique de fermeté face à la Serbie, quitte à agacer la communauté internationale qui l’accuse de refuser tout dialogue.Ses partisans ont loué sa vision. “Vous pouvez voir les choses que (Kurti) a faites. Il est irremplaçable”, a assuré à l’AFP Zek Kurtaj, 40 ans, après avoir atterri à l’aéroport de Pristina samedi avant le vote.Albin Kurti “a été régulièrement accusé par l’opposition de ne pas en faire assez, de s’aliéner la communauté internationale et de se plaindre de la Serbie, tout en passant à côté d’opportunités de construire des infrastructures et de développer économiquement le Kosovo”, rappelle Jonathan Moore, un expert du Centre Europe de l’Atlantic Council.Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (06H00 GMT) et fermeront 12 heures plus tard. Les premières estimations devraient être publiées dans la foulée.
Mort à 95 ans de Sam Nujoma, père de l’indépendance de la Namibie
Héros de l’indépendance et premier président de la Namibie dont il a longtemps dominé le paysage politique, Sam Nujoma est mort à 95 ans, ont annoncé dimanche les autorités de ce pays désertique d’Afrique australe.”Notre père fondateur a vécu une vie longue et déterminante” jusqu’à son décès samedi soir, après trois semaines d’hospitalisation, a indiqué la présidence namibienne dans un communiqué, exprimant “chagrin et tristesse”. A la tête de la Swapo, mouvement de libération qu’il avait cofondé en 1960, Sam Nujoma avait obtenu en 1990 l’indépendance de son pays vis-à-vis de l’Afrique du Sud, encore sous le régime de l’apartheid et qui avait repris la tutelle du territoire à l’Allemagne à la faveur de la Première guerre mondiale.Il s’est employé à unifier une population de deux millions d’habitants issus d’une dizaine de groupes ethniques que l’apartheid s’était appliqué à diviser.Le “Vieux”, dont la barbe fournie évoquait Fidel Castro, avait quitté le pouvoir à 75 ans en 2005, après avoir fait modifier la Constitution pour s’offrir un troisième mandat de président. Il avait désigné un fidèle comme successeur, restant présent en coulisses.Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué ce “combattant de la liberté (…) indissociable de notre propre histoire de lutte”, l’indépendance de la Namibie ayant “fait naître en nous l’inévitabilité de notre propre libération” de l’apartheid.Le président kényan William Ruto a qualifié Sam Nujoma, l’un des derniers pères de l’indépendance en Afrique, de “courageux et visionnaire”.Lors de l’une de ses dernières apparitions publiques en mai 2022, à 93 ans, il s’était montré le poing levé, appelant à continuer à se consacrer “aux idéaux panafricains”.L’air souvent sévère, l’ancien chef d’Etat de ce pays stable et respectant un certain nombre de libertés fondamentales était connu pour ses accès de colère contre les “colons blancs” ou les “néo-impérialistes”. Il avait jugé insuffisante la proposition de l’Allemagne en 2021 d’un dédommagement de plus d’un milliard d’euros pour le massacre de dizaines de milliers d’indigènes Hereros et Namas, considéré comme le premier génocide du XXe siècle.”La Namibie doit retourner à la table des négociations”, avait-il affirmé, dénonçant une offre allemande “terriblement insignifiante”.- Lutte armée -Son statut de père de l’indépendance lui a assuré un soutien populaire jusqu’au bout, dans ce pays très conservateur où sa disparition a suscité un fort émoi.Celui dont le visage est imprimé sur les billets de banque du pays avait ouvertement condamné l’homosexualité, la qualifiant volontiers de “folie”.Sur le plan diplomatique, il avait soutenu son voisin zimbabwéen Robert Mugabe dans sa politique de réforme agraire pour exproprier des fermiers blancs, et maintenu des relations avec Cuba, la Libye, l’Iran ou la Corée du Nord.Né le 12 mai 1929 dans une famille paysanne, Sam Nujoma est l’aîné de dix enfants. Il garde les vaches et les chèvres. A 17 ans, il quitte son village reculé du nord pour s’installer dans la ville portuaire de Walvis Bay (ouest). Il vit dans un township et découvre les discriminations contre les noirs. Il devient balayeur des chemins de fer près de la capitale Windhoek, et rapidement syndicaliste, tout en suivant des cours du soir, où il rencontre des militants indépendantistes. Contraint à l’exil en 1960, il doit laisser derrière lui sa femme et quatre enfants. A la tête de la Swapo, il lance la lutte armée en 1966. La guerre d’indépendance fait plus de 20.000 morts. Devenu président, Sam Nujoma s’était refusé à instaurer une commission pour examiner les atrocités commises pendant les 23 ans de conflit entre la Swapo et les escadrons de la mort pro-sud-africains. Pragmatique, il avait intégré ces unités des “Koevoet” au sein de l’armée et de la police à l’indépendance.Après son retrait de la vie politique, il avait repris des études et décroché une maîtrise de géologie, convaincu que les montagnes namibiennes regorgent de richesses minérales inexploitées.




