AFP World

Les Etats baltes connectés “avec succès” au réseau électrique européen

Les pays baltes ont achevé dimanche leur intégration au réseau électrique de l’Union européenne (UE), après avoir rompu la veille leurs liens avec le réseau russe, un changement salué par la présidente de la Commission comme “la liberté” vis-à-vis “des menaces” et “du chantage”.”Il y a quelques instants, j’ai reçu une grande nouvelle. La synchronisation du système électrique des Etats baltes avec celui de l’Europe continentale a été achevée avec succès”, a déclaré à la presse à Vilnius le président lituanien, Gitanas Nauseda.Anciennes républiques soviétiques désormais membres de l’UE et de l’Otan, la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie avaient ce projet depuis des années, mais l’ont accéléré après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Partisans de Kiev dans ce conflit, Riga, Tallinn et Vilnius redoutaient de faire l’objet de chantages de Moscou via l’approvisionnement en électricité.”Il s’agit d’un moment historique qui marque la fin d’un long voyage (…). Nous sommes parvenus à une indépendance énergétique totale”, s’est réjoui M. Nauseda, aux côtés de ses homologues estonien, letton, polonais et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.”L’histoire s’est faite aujourd’hui”, a lancé cette dernière: “C’est la liberté. La liberté vis-à-vis des menaces, la liberté vis-à-vis du chantage”.”Les lignes électriques avec la Russie et la Biélorussie sont en train d’être démantelées. Ces chaînes de lignes électriques vous reliant à des voisins hostiles seront une chose du passé”, a-t-elle ajouté.- “Emancipation” -Au total 1,6 milliard d’euros, essentiellement des fonds européens, ont été investis dans le projet. Les trois pays se sont intégrés au réseau de l’UE via la Pologne. C’est “un développement marquant… pour l’ensemble de l’Union européenne”, a jugé le président polonais Andrzej Duda, “l’étape finale vers l’émancipation de la sphère de dépendance post-soviétique”.Dans l’avenir, M. Nauseda a appelé à une “action substantielle” de l’UE pour améliorer les infrastructures des Etats baltes.”Il est temps de sécuriser nos acquis. La guerre de la Russie contre l’Ukraine a radicalement transformé la perception des menaces qui pèsent sur les infrastructures critiques en Europe”, a-t-il dit.”Les récents incidents impliquant des infrastructures sous-marines dans la mer Baltique sont très préoccupants. Et nécessitent une action ferme”, a ajouté le président lituanien.Plusieurs câbles sous-marins de télécommunications et d’énergie ont été endommagés en mer Baltique des derniers mois.Certains experts et des dirigeants politiques ont accusé la Russie de mener ainsi une “guerre hybride”, ce que Moscou a démenti.- “Pas de surprise” -Le projet de déconnexion du réseau russe a pris des années du fait de problèmes technologiques et financiers et du besoin de diversifier l’approvisionnement via notamment des câbles sous-marins.Les Etats baltes ont cessé depuis 2022 d’acheter du gaz et de l’électricité russes, mais leurs réseaux sont restés connectés à la Russie et au Bélarus, si bien que la régulation de la fréquence était contrôlée par Moscou.Aussi dépendaient-ils toujours de la Russie pour un flux d’électricité stable, crucial pour les appareils nécessitant une alimentation électrique fiable, notamment dans l’industrie. Les trois pays se sont déconnectés samedi matin du réseau russe sans incident. Ni sabotages, ni perturbations : les opérateurs des réseaux baltes ont assuré que la Russie avait coopéré.”La plus grande surprise” samedi est “qu’il n’y a pas de surprise”, a ainsi déclaré à l’AFP l’opérateur letton AST.Le ministre ukrainien de l’Energie, German Galushchenko, a salué samedi cette déconnexion comme un “événement important pour toute l’Europe”.”De telles mesures privent l’agresseur de la possibilité d’utiliser le secteur de l’électricité à des fins de chantage et de jeux politiques”, s’est-il réjoui.

Les Etats baltes connectés “avec succès” au réseau électrique européen

Les pays baltes ont achevé dimanche leur intégration au réseau électrique de l’Union européenne (UE), après avoir rompu la veille leurs liens avec le réseau russe, un changement salué par la présidente de la Commission comme “la liberté” vis-à-vis “des menaces” et “du chantage”.”Il y a quelques instants, j’ai reçu une grande nouvelle. La synchronisation du système électrique des Etats baltes avec celui de l’Europe continentale a été achevée avec succès”, a déclaré à la presse à Vilnius le président lituanien, Gitanas Nauseda.Anciennes républiques soviétiques désormais membres de l’UE et de l’Otan, la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie avaient ce projet depuis des années, mais l’ont accéléré après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Partisans de Kiev dans ce conflit, Riga, Tallinn et Vilnius redoutaient de faire l’objet de chantages de Moscou via l’approvisionnement en électricité.”Il s’agit d’un moment historique qui marque la fin d’un long voyage (…). Nous sommes parvenus à une indépendance énergétique totale”, s’est réjoui M. Nauseda, aux côtés de ses homologues estonien, letton, polonais et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.”L’histoire s’est faite aujourd’hui”, a lancé cette dernière: “C’est la liberté. La liberté vis-à-vis des menaces, la liberté vis-à-vis du chantage”.”Les lignes électriques avec la Russie et la Biélorussie sont en train d’être démantelées. Ces chaînes de lignes électriques vous reliant à des voisins hostiles seront une chose du passé”, a-t-elle ajouté.- “Emancipation” -Au total 1,6 milliard d’euros, essentiellement des fonds européens, ont été investis dans le projet. Les trois pays se sont intégrés au réseau de l’UE via la Pologne. C’est “un développement marquant… pour l’ensemble de l’Union européenne”, a jugé le président polonais Andrzej Duda, “l’étape finale vers l’émancipation de la sphère de dépendance post-soviétique”.Dans l’avenir, M. Nauseda a appelé à une “action substantielle” de l’UE pour améliorer les infrastructures des Etats baltes.”Il est temps de sécuriser nos acquis. La guerre de la Russie contre l’Ukraine a radicalement transformé la perception des menaces qui pèsent sur les infrastructures critiques en Europe”, a-t-il dit.”Les récents incidents impliquant des infrastructures sous-marines dans la mer Baltique sont très préoccupants. Et nécessitent une action ferme”, a ajouté le président lituanien.Plusieurs câbles sous-marins de télécommunications et d’énergie ont été endommagés en mer Baltique des derniers mois.Certains experts et des dirigeants politiques ont accusé la Russie de mener ainsi une “guerre hybride”, ce que Moscou a démenti.- “Pas de surprise” -Le projet de déconnexion du réseau russe a pris des années du fait de problèmes technologiques et financiers et du besoin de diversifier l’approvisionnement via notamment des câbles sous-marins.Les Etats baltes ont cessé depuis 2022 d’acheter du gaz et de l’électricité russes, mais leurs réseaux sont restés connectés à la Russie et au Bélarus, si bien que la régulation de la fréquence était contrôlée par Moscou.Aussi dépendaient-ils toujours de la Russie pour un flux d’électricité stable, crucial pour les appareils nécessitant une alimentation électrique fiable, notamment dans l’industrie. Les trois pays se sont déconnectés samedi matin du réseau russe sans incident. Ni sabotages, ni perturbations : les opérateurs des réseaux baltes ont assuré que la Russie avait coopéré.”La plus grande surprise” samedi est “qu’il n’y a pas de surprise”, a ainsi déclaré à l’AFP l’opérateur letton AST.Le ministre ukrainien de l’Energie, German Galushchenko, a salué samedi cette déconnexion comme un “événement important pour toute l’Europe”.”De telles mesures privent l’agresseur de la possibilité d’utiliser le secteur de l’électricité à des fins de chantage et de jeux politiques”, s’est-il réjoui.

Les Etats baltes connectés “avec succès” au réseau électrique européen

Les pays baltes ont achevé dimanche leur intégration au réseau électrique de l’Union européenne (UE), après avoir rompu la veille leurs liens avec le réseau russe, un changement salué par la présidente de la Commission comme “la liberté” vis-à-vis “des menaces” et “du chantage”.”Il y a quelques instants, j’ai reçu une grande nouvelle. La synchronisation …

Les Etats baltes connectés “avec succès” au réseau électrique européen Read More »

Les Palestiniens reprennent la route à travers Gaza après le retrait israélien

Une file de véhicules en tout genre s’étire à perte de vue sur la route de Salaheddin, qui traverse la bande de Gaza du sud au nord: avec la levée du verrou israélien de Netzarim, les Gazaouis peuvent désormais circuler  librement, au milieu des ruines.Les voitures, triporteurs, petits camions et charrettes tirées par des ânes avancent lentement sur la chaussée en terre battue, au niveau du corridor de Netzarim, qui coupait en deux le territoire palestinien. L’armée israélienne a achevé dimanche son retrait de ce couloir et de la route de Salaheddin, au lendemain d’un cinquième échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens détenus en Israël, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier dans la bande de Gaza. Beaucoup de véhicules, qui peuvent désormais parcourir toute l’étroite bande côtière palestinienne, sont chargés à bloc d’effets ménagers, couvertures, tapis et petits meubles. Certains de leurs passagers voyagent sur le toit ou entassés dans des remorques Mais que ce soit au sud du corridor, dans la région de Zeitun, ou au nord, à Al-Maghraqa, ceux qui rentrent chez eux n’y retrouvent que ruines et décombres. C’est “une catastrophe, une destruction horrible. L’occupation (Israël, NDLR) a détruit toutes les maisons, les magasins, les fermes, les mosquées, les universités et le palais de justice”, se lamente Osama Abu Kamil. Cet habitant d’Al-Maghraqa, âgé de 57 ans, s’était réfugié il y a plus d’un an à Khan Younès, dans le sud du territoire. – “Pire que l’enfer” – “Je vais installer une tente pour moi et ma famille à côté des décombres de la maison. Nous n’avons pas le choix”, affirme-t-il. Déplacé, il a vécu “de grandes souffrances”, se souvient-il, “la vie à Gaza est pire que l’enfer”. Pilonné pendant plus de 15 mois par l’armée israélienne, en représailles à l’attaque sans  précédent du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, le territoire, déjà pauvre et surpeuplé avant la guerre, est aujourd’hui dévasté. Plus de 90 % de ses 2,4 millions d’habitants ont été déplacés au moins une fois pendant les hostilités, selon l’ONU. La population est exsangue, traumatisée par la violence d’une guerre qui a fait plus de 48.000 morts et 111.000 blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas, des données jugées fiables par l’ONU. A Zeitoun, un quartier de Gaza-ville,  Mahmoud al-Sarhi, a pu, pour la première fois, découvrir sa maison détruite. “Jusqu’à ce matin, s’approcher du corridor de Netzarim signifiait la mort”, dit-il. Mais malgré le retrait des troupes israéliennes, cet homme de 44 ans ne se sent pas en sécurité: “les chars israéliens peuvent envahir la région à tout moment. La zone est impropre à une vie normale. C’est très dangereux”. La rue Al-Chouhada, qui traverse le corridor, est bordée des deux côtés par des dizaines d’habitations et des bâtiments universitaires en ruines. Cernée de pylônes abattus, camions renversés, chaos de béton et de métal, la chaussée porte aussi les stigmates de la guerre, creusée de grands cratères. Déjà, des ouvriers s’emploient à la réparer. Mohamed Ali, qui a pris la route de Nuseirat, dans le centre de Gaza, décrit un trajet rendu difficile par “l’ampleur des destructions et des bombardements”. Mais à 20 ans, il veut croire que cela va s’arranger: “si Dieu le veut, la route redeviendra meilleure”. 

Les Palestiniens reprennent la route à travers Gaza après le retrait israélien

Une file de véhicules en tout genre s’étire à perte de vue sur la route de Salaheddin, qui traverse la bande de Gaza du sud au nord: avec la levée du verrou israélien de Netzarim, les Gazaouis peuvent désormais circuler  librement, au milieu des ruines.Les voitures, triporteurs, petits camions et charrettes tirées par des ânes avancent lentement sur la chaussée en terre battue, au niveau du corridor de Netzarim, qui coupait en deux le territoire palestinien. L’armée israélienne a achevé dimanche son retrait de ce couloir et de la route de Salaheddin, au lendemain d’un cinquième échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens détenus en Israël, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier dans la bande de Gaza. Beaucoup de véhicules, qui peuvent désormais parcourir toute l’étroite bande côtière palestinienne, sont chargés à bloc d’effets ménagers, couvertures, tapis et petits meubles. Certains de leurs passagers voyagent sur le toit ou entassés dans des remorques Mais que ce soit au sud du corridor, dans la région de Zeitun, ou au nord, à Al-Maghraqa, ceux qui rentrent chez eux n’y retrouvent que ruines et décombres. C’est “une catastrophe, une destruction horrible. L’occupation (Israël, NDLR) a détruit toutes les maisons, les magasins, les fermes, les mosquées, les universités et le palais de justice”, se lamente Osama Abu Kamil. Cet habitant d’Al-Maghraqa, âgé de 57 ans, s’était réfugié il y a plus d’un an à Khan Younès, dans le sud du territoire. – “Pire que l’enfer” – “Je vais installer une tente pour moi et ma famille à côté des décombres de la maison. Nous n’avons pas le choix”, affirme-t-il. Déplacé, il a vécu “de grandes souffrances”, se souvient-il, “la vie à Gaza est pire que l’enfer”. Pilonné pendant plus de 15 mois par l’armée israélienne, en représailles à l’attaque sans  précédent du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, le territoire, déjà pauvre et surpeuplé avant la guerre, est aujourd’hui dévasté. Plus de 90 % de ses 2,4 millions d’habitants ont été déplacés au moins une fois pendant les hostilités, selon l’ONU. La population est exsangue, traumatisée par la violence d’une guerre qui a fait plus de 48.000 morts et 111.000 blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas, des données jugées fiables par l’ONU. A Zeitoun, un quartier de Gaza-ville,  Mahmoud al-Sarhi, a pu, pour la première fois, découvrir sa maison détruite. “Jusqu’à ce matin, s’approcher du corridor de Netzarim signifiait la mort”, dit-il. Mais malgré le retrait des troupes israéliennes, cet homme de 44 ans ne se sent pas en sécurité: “les chars israéliens peuvent envahir la région à tout moment. La zone est impropre à une vie normale. C’est très dangereux”. La rue Al-Chouhada, qui traverse le corridor, est bordée des deux côtés par des dizaines d’habitations et des bâtiments universitaires en ruines. Cernée de pylônes abattus, camions renversés, chaos de béton et de métal, la chaussée porte aussi les stigmates de la guerre, creusée de grands cratères. Déjà, des ouvriers s’emploient à la réparer. Mohamed Ali, qui a pris la route de Nuseirat, dans le centre de Gaza, décrit un trajet rendu difficile par “l’ampleur des destructions et des bombardements”. Mais à 20 ans, il veut croire que cela va s’arranger: “si Dieu le veut, la route redeviendra meilleure”. 

Les Palestiniens reprennent la route à travers Gaza après le retrait israélien

Une file de véhicules en tout genre s’étire à perte de vue sur la route de Salaheddin, qui traverse la bande de Gaza du sud au nord: avec la levée du verrou israélien de Netzarim, les Gazaouis peuvent désormais circuler  librement, au milieu des ruines.Les voitures, triporteurs, petits camions et charrettes tirées par des ânes …

Les Palestiniens reprennent la route à travers Gaza après le retrait israélien Read More »

Les cinq otages thaïlandais libérés par le Hamas de retour chez eux

“Comme une renaissance”: cinq otages thaïlandais libérés fin janvier par le Hamas après 16 mois de détention à Gaza ont regagné leur pays dimanche, où ils ont retrouvé avec émotion leurs proches et leurs familles.Après leur atterrissage à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok à 07H30 locales (00H30 GMT), les ex-otages, âgés de 28 à 36 ans, …

Les cinq otages thaïlandais libérés par le Hamas de retour chez eux Read More »

Les cinq otages thaïlandais libérés par le Hamas de retour chez eux

“Comme une renaissance”: cinq otages thaïlandais libérés fin janvier par le Hamas après 16 mois de détention à Gaza ont regagné leur pays dimanche, où ils ont retrouvé avec émotion leurs proches et leurs familles.Après leur atterrissage à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok à 07H30 locales (00H30 GMT), les ex-otages, âgés de 28 à 36 ans, y ont d’abord été accueillis par un petit groupe de proches ravis et de responsables du ministère des Affaires étrangères, avant de regagner leur domicile. Watchara Sriaoun, Pongsak Tanna, Sathan Suwannakham, Surasak Lamnau et Bannawat Saethao, employés agricoles, ont été relâchés le 30 janvier dans le cadre de la première phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. L’objectif à terme de cet accord est de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement sur le sol israélien.”Enfin, nous pouvons revenir dans notre patrie”, s’est exclamé à l’aéroport Pongsak Tanna, ajoutant que les mots lui manquaient pour dire sa joie.Dans sa modeste maison de la province d’Udon Thani, au nord-est du pays, Watchara Sriaoun a pu embrasser ses parents et sa fille de neuf ans. “Merci à tous ceux qui m’ont aidé, j’ai le sentiment d’une renaissance”, a-t-il  confié. – “Je te croyais mort!” -Il s’est vu remettre des oeillets d’Inde jaune, un symbole thaï de prospérité. Puis, pour la première fois depuis de longs mois, il a pu partager un repas avec sa famille – du riz bouilli au porc.”Tu es de retour ! Je te croyais mort”, s’est exclamé, en pleurs, Sompong, son grand-père de 85 ans. Le trentenaire n’avait que peu à manger durant sa captivité, et était parfois privé de douche, a raconté sa mère Viewvaew. Pour tenir le coup, il a dessiné sur tous les supports qui lui tombaient sous la main, y compris sa couverture.”Je suis vraiment contente de pouvoir le serrer dans mes bras, je remercie Dieu que mon fils soit en bonne santé, mentalement comme physiquement”, a dit sa mère, de confession chrétienne.Somboon Saethao, père de Bannawat,  s’est dit “tellement heureux” de retrouver son fils à qui il réserve, avec le reste de sa famille, une cérémonie traditionnelle thaï.”Je ne pense pas vouloir qu’il s’en aille à nouveau loin de la maison”, a-t-il déclaré à l’AFP.Les autorités vont désormais surveiller la réintégration des rapatriés, “en se focalisant sur leur santé mentale”, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Maris Sangiampongsa.”Nous n’avons jamais abandonné ces otages”, a-t-il assuré en conférence de presse à l’aéroport.Le gouvernement va notamment subvenir aux besoins matériels des ex-otages pour leur éviter d’avoir à retourner en Israël: chacun recevra prochainement l’équivalent de 17.000 euros, puis 870 euros par mois jusqu’à l’âge de 80 ans, a précisé un responsable du ministère thaïlandais du Travail. Au total, 31 Thaïlandais ont été enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux, 23 ont été libérés avant la fin 2023 et deux déclarés morts en mai 2024.Un dernier otage thaïlandais retenu à Gaza est présumé toujours vivant.Depuis le début de la guerre dans la région, 46 travailleurs thaïlandais ont été tués selon Bangkok, la majorité lors de l’attaque initiale du Hamas mais aussi quelques-uns par des roquettes du Hezbollah libanais, soutien du mouvement palestinien.La Thaïlande comptait quelque 30.000 citoyens en Israël au moment du raid, la majorité d’entre eux étant des travailleurs migrants dans l’agriculture, originaires des provinces pauvres du nord-est.

Les cinq otages thaïlandais libérés par le Hamas de retour chez eux

“Comme une renaissance”: cinq otages thaïlandais libérés fin janvier par le Hamas après 16 mois de détention à Gaza ont regagné leur pays dimanche, où ils ont retrouvé avec émotion leurs proches et leurs familles.Après leur atterrissage à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok à 07H30 locales (00H30 GMT), les ex-otages, âgés de 28 à 36 ans, y ont d’abord été accueillis par un petit groupe de proches ravis et de responsables du ministère des Affaires étrangères, avant de regagner leur domicile. Watchara Sriaoun, Pongsak Tanna, Sathan Suwannakham, Surasak Lamnau et Bannawat Saethao, employés agricoles, ont été relâchés le 30 janvier dans le cadre de la première phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. L’objectif à terme de cet accord est de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement sur le sol israélien.”Enfin, nous pouvons revenir dans notre patrie”, s’est exclamé à l’aéroport Pongsak Tanna, ajoutant que les mots lui manquaient pour dire sa joie.Dans sa modeste maison de la province d’Udon Thani, au nord-est du pays, Watchara Sriaoun a pu embrasser ses parents et sa fille de neuf ans. “Merci à tous ceux qui m’ont aidé, j’ai le sentiment d’une renaissance”, a-t-il  confié. – “Je te croyais mort!” -Il s’est vu remettre des oeillets d’Inde jaune, un symbole thaï de prospérité. Puis, pour la première fois depuis de longs mois, il a pu partager un repas avec sa famille – du riz bouilli au porc.”Tu es de retour ! Je te croyais mort”, s’est exclamé, en pleurs, Sompong, son grand-père de 85 ans. Le trentenaire n’avait que peu à manger durant sa captivité, et était parfois privé de douche, a raconté sa mère Viewvaew. Pour tenir le coup, il a dessiné sur tous les supports qui lui tombaient sous la main, y compris sa couverture.”Je suis vraiment contente de pouvoir le serrer dans mes bras, je remercie Dieu que mon fils soit en bonne santé, mentalement comme physiquement”, a dit sa mère, de confession chrétienne.Somboon Saethao, père de Bannawat,  s’est dit “tellement heureux” de retrouver son fils à qui il réserve, avec le reste de sa famille, une cérémonie traditionnelle thaï.”Je ne pense pas vouloir qu’il s’en aille à nouveau loin de la maison”, a-t-il déclaré à l’AFP.Les autorités vont désormais surveiller la réintégration des rapatriés, “en se focalisant sur leur santé mentale”, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Maris Sangiampongsa.”Nous n’avons jamais abandonné ces otages”, a-t-il assuré en conférence de presse à l’aéroport.Le gouvernement va notamment subvenir aux besoins matériels des ex-otages pour leur éviter d’avoir à retourner en Israël: chacun recevra prochainement l’équivalent de 17.000 euros, puis 870 euros par mois jusqu’à l’âge de 80 ans, a précisé un responsable du ministère thaïlandais du Travail. Au total, 31 Thaïlandais ont été enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux, 23 ont été libérés avant la fin 2023 et deux déclarés morts en mai 2024.Un dernier otage thaïlandais retenu à Gaza est présumé toujours vivant.Depuis le début de la guerre dans la région, 46 travailleurs thaïlandais ont été tués selon Bangkok, la majorité lors de l’attaque initiale du Hamas mais aussi quelques-uns par des roquettes du Hezbollah libanais, soutien du mouvement palestinien.La Thaïlande comptait quelque 30.000 citoyens en Israël au moment du raid, la majorité d’entre eux étant des travailleurs migrants dans l’agriculture, originaires des provinces pauvres du nord-est.