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Dans un Equateur frappé par la violence, fin du vote pour le premier tour de la présidentielle
Les bureaux de vote ont fermé en Equateur après le premier tour de la présidentielle dimanche, le sortant Daniel Noboa semblant bien placé pour rester à la tête de ce pays frappé par une double crise économique et sécuritaire.Parmi les seize candidats en lice pour devenir président pour les quatre prochaines années, les sondages de …
Le Kosovo a voté, le Premier ministre sortant sans doute sans majorité absolue
Le camp du Premier ministre sortant du Kosovo, Albin Kurti, semblait s’orienter dimanche soir vers une victoire aux législatives, mais avec une participation en baisse et sans majorité absolue, ce qui pourrait donner lieu à des jours ou des semaines de négociations pour former une coalition. Selon les premières estimations, seuls 40% des Kosovars sont allés voter. Le parti de M. Kurti, Vetevendosje (VV, “autodétermination”, social-démocrate) aurait récolté plus de 42% des voix, suivi par le Parti démocratique du Kosovo (PDK, droite) avec 21% puis par la Ligue démocratique du Kosovo, (LDK, centre droit).Mais le site internet qui permettait de suivre l’avancée du dépouillement était inaccessible en milieu de soirée, et tous les scénarios étaient encore envisageables.La commission électorale du Kosovo a précisé que le logiciel conçu pour faciliter le décompte des voix avait mal fonctionné, obligeant les fonctionnaires à compter les bulletins à la main. Selon la commission, aucune donnée préliminaire ne sera publiée dans les prochaines heures.Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, M. Kurti a annoncé que son parti VV était victorieux et prévoyait de former un gouvernement, lors d’une conférence de presse tenue à l’extérieur du siège du parti. “Sans aucune hésitation, nous formerons un gouvernement”, a déclaré M. Kurti. “Félicitations pour notre victoire”, a-t-il lancé à ses partisans.M. Kurti, qui avait remporté une majorité absolue lors des dernières élections en 2021, avait voulu faire de ce scrutin un “référendum historique”, et promis tout au long de la campagne de gouverner le Kosovo “d’un bout à l’autre”. C’est-à-dire même dans les territoires habités majoritairement par des Serbes, où l’influence de Belgrade est bien plus palpable que celle de Pristina.Ces derniers mois, Albin Kurti a ainsi fait fermer beaucoup d’institutions parallèles (banques, bureaux de poste, administrations) que la Serbie finançait pour s’assurer la fidélité de la minorité serbe.L’opposition a de son côté fait campagne en insistant notamment sur la situation économique, espérant fédérer les mécontents des années Kurti, Premier ministre quelques mois en 2020, puis sans discontinuer depuis 2021. Peuplé de 1,6 million d’habitants, le Kosovo – qui s’est séparé de la Serbie en 2008 – reste l’un des pays plus pauvres du continent en dépit d’une croissance régulière ces dernières années. – Diaspora -Sur les 20 sièges réservés aux minorités, les 10 dédiés à la minorité serbe avaient tous été remportés par la Srpska Lista (Liste serbe) en 2021. Le score de ce parti, considéré par Pristina comme le bras armé de la Serbie, sera scruté par les autorités.”Voter pour la Liste serbe, c’est voter pour l’Etat serbe”, a d’ailleurs affirmé Zlatan Elek, chef de cette formation, dans une interview cette semaine. “Chaque Serbe qui n’ira pas voter, ou qui votera contre la Liste serbe, donnera de facto sa voix à Kurti et à ceux qui lui obéissent”, a-t-il ajouté.Le président serbe Aleksandar Vucic a également appelé à voter pour les candidats de la Srpska Lista, “seuls garants que Kurti n’expulsera pas les Serbes du Kosovo”.Les années de pouvoir de M. Kurti ont été marquées par des tensions fréquentes avec la minorité serbe et avec Belgrade, en particulier depuis l’échec des discussions organisées par l’Union Européenne en 2023.En mai de la même année, des dizaines de soldats de la force de maintien de la paix de l’Otan ont été blessés dans des heurts avec des Serbes. En septembre 2023, un commando composé de serbes lourdement armés a tué un policier kosovar avant de se retrancher plusieurs heures dans un monastère puis de fuir à pied en Serbie. Fin novembre 2024, l’attaque d’un canal vital pour l’infrastructure électrique du Kosovo a de nouveau fait monter les tensions.Cela n’a jamais fait vaciller M. Kurti dans sa politique de fermeté face à la Serbie, quitte à agacer la communauté internationale qui l’accuse de refuser tout dialogue.Ses partisans restent séduits par la vision de cet ancien leader étudiant, qui a hérité du surnom de “Che Guevara du Kosovo” pour ses années de lutte contre la Serbie qu’il a payées de plusieurs années de prison avant l’indépendance. “Vous pouvez voir les choses que (Kurti) a faites. Il est irremplaçable”, assurait à l’AFP Zek Kurtaj, 40 ans, après avoir atterri à l’aéroport de Pristina samedi avant le vote. Le vote de la diaspora, qu’elle soit revenue voter ou qu’elle ait voté depuis l’étranger, pourrait s’avérer déterminant pour évaluer la victoire du VV. Le décompte des bulletins de l’étranger pourrait encore prendre des jours.
Le Kosovo a voté, le Premier ministre sortant sans doute sans majorité absolue
Le camp du Premier ministre sortant du Kosovo, Albin Kurti, semblait s’orienter dimanche soir vers une victoire aux législatives, mais avec une participation en baisse et sans majorité absolue, ce qui pourrait donner lieu à des jours ou des semaines de négociations pour former une coalition. Selon les premières estimations, seuls 40% des Kosovars sont allés …
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Le Kosovo a voté, le Premier ministre sortant sans doute sans majorité absolue
Le camp du Premier ministre sortant du Kosovo, Albin Kurti, semblait s’orienter dimanche soir vers une victoire aux législatives, mais avec une participation en baisse et sans majorité absolue, ce qui pourrait donner lieu à des jours ou des semaines de négociations pour former une coalition. Selon les premières estimations, seuls 40% des Kosovars sont allés voter. Le parti de M. Kurti, Vetevendosje (VV, “autodétermination”, social-démocrate) aurait récolté plus de 42% des voix, suivi par le Parti démocratique du Kosovo (PDK, droite) avec 21% puis par la Ligue démocratique du Kosovo, (LDK, centre droit).Mais le site internet qui permettait de suivre l’avancée du dépouillement était inaccessible en milieu de soirée, et tous les scénarios étaient encore envisageables.La commission électorale du Kosovo a précisé que le logiciel conçu pour faciliter le décompte des voix avait mal fonctionné, obligeant les fonctionnaires à compter les bulletins à la main. Selon la commission, aucune donnée préliminaire ne sera publiée dans les prochaines heures.Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, M. Kurti a annoncé que son parti VV était victorieux et prévoyait de former un gouvernement, lors d’une conférence de presse tenue à l’extérieur du siège du parti. “Sans aucune hésitation, nous formerons un gouvernement”, a déclaré M. Kurti. “Félicitations pour notre victoire”, a-t-il lancé à ses partisans.M. Kurti, qui avait remporté une majorité absolue lors des dernières élections en 2021, avait voulu faire de ce scrutin un “référendum historique”, et promis tout au long de la campagne de gouverner le Kosovo “d’un bout à l’autre”. C’est-à-dire même dans les territoires habités majoritairement par des Serbes, où l’influence de Belgrade est bien plus palpable que celle de Pristina.Ces derniers mois, Albin Kurti a ainsi fait fermer beaucoup d’institutions parallèles (banques, bureaux de poste, administrations) que la Serbie finançait pour s’assurer la fidélité de la minorité serbe.L’opposition a de son côté fait campagne en insistant notamment sur la situation économique, espérant fédérer les mécontents des années Kurti, Premier ministre quelques mois en 2020, puis sans discontinuer depuis 2021. Peuplé de 1,6 million d’habitants, le Kosovo – qui s’est séparé de la Serbie en 2008 – reste l’un des pays plus pauvres du continent en dépit d’une croissance régulière ces dernières années. – Diaspora -Sur les 20 sièges réservés aux minorités, les 10 dédiés à la minorité serbe avaient tous été remportés par la Srpska Lista (Liste serbe) en 2021. Le score de ce parti, considéré par Pristina comme le bras armé de la Serbie, sera scruté par les autorités.”Voter pour la Liste serbe, c’est voter pour l’Etat serbe”, a d’ailleurs affirmé Zlatan Elek, chef de cette formation, dans une interview cette semaine. “Chaque Serbe qui n’ira pas voter, ou qui votera contre la Liste serbe, donnera de facto sa voix à Kurti et à ceux qui lui obéissent”, a-t-il ajouté.Le président serbe Aleksandar Vucic a également appelé à voter pour les candidats de la Srpska Lista, “seuls garants que Kurti n’expulsera pas les Serbes du Kosovo”.Les années de pouvoir de M. Kurti ont été marquées par des tensions fréquentes avec la minorité serbe et avec Belgrade, en particulier depuis l’échec des discussions organisées par l’Union Européenne en 2023.En mai de la même année, des dizaines de soldats de la force de maintien de la paix de l’Otan ont été blessés dans des heurts avec des Serbes. En septembre 2023, un commando composé de serbes lourdement armés a tué un policier kosovar avant de se retrancher plusieurs heures dans un monastère puis de fuir à pied en Serbie. Fin novembre 2024, l’attaque d’un canal vital pour l’infrastructure électrique du Kosovo a de nouveau fait monter les tensions.Cela n’a jamais fait vaciller M. Kurti dans sa politique de fermeté face à la Serbie, quitte à agacer la communauté internationale qui l’accuse de refuser tout dialogue.Ses partisans restent séduits par la vision de cet ancien leader étudiant, qui a hérité du surnom de “Che Guevara du Kosovo” pour ses années de lutte contre la Serbie qu’il a payées de plusieurs années de prison avant l’indépendance. “Vous pouvez voir les choses que (Kurti) a faites. Il est irremplaçable”, assurait à l’AFP Zek Kurtaj, 40 ans, après avoir atterri à l’aéroport de Pristina samedi avant le vote. Le vote de la diaspora, qu’elle soit revenue voter ou qu’elle ait voté depuis l’étranger, pourrait s’avérer déterminant pour évaluer la victoire du VV. Le décompte des bulletins de l’étranger pourrait encore prendre des jours.
Ligue 1: l’OM solide dauphin, premier succès pour Fonseca avec Lyon
L’OM, dauphin du PSG, a consolidé sa 2e place en Ligue 1 en allant battre Angers (2-0), dimanche en clôture de la 21e journée, alors que Paulo Fonseca a enregistré un premier succès probant à la tête de Lyon face à Reims (4-0). Renforcé par ses recrues hivernales Ismaël Bennacer et Amine Gouiri, Marseille n’a pas laissé passer l’occasion de creuser un écart conséquent avec ses principaux poursuivants, Nice (3e) et Monaco (4e), désormais relégués à six points. Si Paris est intouchable avec ses dix longueurs d’avance au sommet du classement, les hommes de Roberto De Zerbi ont fait le trou dans l’optique d’une qualification directe pour la Ligue des champions avec cette deuxième victoire d’affilée. Jamais inquiétés par les Angevins (13e), les Olympiens ont fait la différence en seconde période grâce à des buts signés Adrien Rabiot et Neal Maupay. Lyon a lui aussi connu un week-end fructueux et a corrigé à domicile des Rémois très vite dépassés et qui ont fini le match à dix après l’exclusion de Patrick Zabi (87e). Paulo Fonseca, successeur de Pierre Sage au poste d’entraîneur, a ouvert son compteur et peut dire un grand merci à ses deux hommes forts, Rayan Cherki et Corentin Tolisso, buteurs et passeurs en l’absence du capitaine Alexandre Lacazette, touché au genou. L’OL (6e), qui a besoin de la Ligue de champions pour redresser ses finances, se rapproche quelque peu des places qualificatives pour la C1, revenant à quatre points de Monaco. En bas de tableau, Montpellier a de nouveau récupéré la position de lanterne rouge après sa défaite à Strasbourg (2-0). Auxerre (11e) et Toulouse (10e) se sont eux neutralisés au stade de l’Abbé-Deschamps au terme d’une partie très spectaculaire (2-2), le Téfécé arrachant l’égalisation à la 89e minute sur un but de Noah Edjouma. kn/alh
Emmanuel Macron annonce 109 milliards d’euros d’investissements pour l’IA en France
Le président Emmanuel Macron s’est fait dimanche le promoteur de l’intelligence artificielle (IA) en France, vantant les mérites de cette technologie et annonçant 109 milliards d’euros d’investissements dans le pays pour la développer, à la veille du Sommet international sur l’IA de Paris.Ces investissements venus d’entreprises privées, prévus “dans les prochaines années”, sont “l’équivalent pour la France de ce que les Etats-Unis ont annoncé avec +Stargate+”, a souligné le chef de l’Etat sur la chaîne de télévision France 2. Ce projet “Stargate”, dévoilé en janvier par le président Donald Trump, comprend des dépenses d’au moins 500 milliards de dollars dans des infrastructures d’IA.Depuis fin 2022 et la mise à la disposition du grand public du logiciel ChatGPT, capable de répondre à toutes sortes de questions posées par les utilisateurs, l’IA s’est développée à très grande vitesse et les pays rivalisent pour se faire une place sur la carte mondiale de cette technologie, le plus souvent à coup d’investissements massifs.- “Chaîne de valeur” -Parmi ceux déjà évoqués ces derniers jours pour la France, les Emirats arabes unis prévoient une enveloppe comprise entre 30 et 50 milliards d’euros pour bâtir un data center dont la localisation n’est pas encore connue et le fonds canadien Brookfield va investir 20 milliards d’euros pour notamment en construire un à Cambrai (Nord).Devenus centraux dans la compétition de l’intelligence artificielle, ces centres de données s’apparentent à de gigantesques bâtiments conçus notamment pour permettre l’entraînement des modèles d’IA.Preuve de leur importance, la pépite tricolore Mistral, qui a développé son propre outil conversationnel baptisé Le Chat, a annoncé dimanche la construction de son premier data center en France, près de Paris, afin de “maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la machine jusqu’au logiciel”, a précisé son patron, Arthur Mensch, sur la chaîne de télévision TF1.Plus largement, l’exécutif a aussi annoncé cette semaine que 35 sites “prêts à l’emploi” avaient été identifiés pour accueillir des data centers. La France en compte actuellement plus de 300, se plaçant ainsi au sixième rang mondial des pays en accueillant le plus, après les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine et le Canada, selon un rapport du Conseil économique social et environnemental.Au cours de son entretien, Emmanuel Macron a également mis en avant les apports de l’intelligence artificielle en matière de santé, comme dans la lutte contre le cancer, ou pour déléguer certaines tâches au travail. “Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que ça va tout remplacer”, a toutefois insisté le chef de l’Etat, alors que le développement de l’IA s’est accompagné de craintes sur le maintien de certains emplois, la désinformation en ligne ou le respect du droit d’auteur.Pour débattre de ces enjeux, qu’ils soient diplomatiques, politiques, économiques, éthiques ou juridiques, des chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que des patrons du secteur, sont justement réunis lundi et mardi au Grand Palais lors d’un Sommet international de l’IA.- IA “d’intérêt général” -La participation d’une centaine de pays est annoncée, avec par exemple le Premier ministre indien Narendra Modi, le vice-président des Etats-Unis J.D. Vance, le vice-Premier ministre chinois Zhang Guoqing, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le chancelier allemand Olaf Scholz.Côté chefs d’entreprise, Arthur Mensch est attendu, tout comme le dirigeant d’OpenAI, Sam Altman.Face à des acteurs privés très ambitieux, la demande de régulation est forte. Le président français a promis, pour la fin du Sommet, une déclaration “avec des principes forts sur la protection des droits, l’environnement, l’intégrité de l’information, la propriété intellectuelle”.Dimanche, une initiative réunissant la France et huit autres pays dont l’Allemagne, le Nigeria et le Chili, ainsi que des associations et des entreprises, a en outre été lancée afin de promouvoir une IA “d’intérêt général”, avec le soutien de onze patrons de la tech, dont Arthur Mensch ou Fidji Simo, à la tête de la plateforme américaine de livraison de courses Instacart.Baptisée “Current AI” et dotée d’un budget initial de 400 millions de dollars, avec l’ambition d’en lever 2,5 milliards sur cinq ans, elle souhaite développer l’accès à des bases de données privées et publiques dans des domaines comme la santé et l’éducation, et investir dans des outils et des infrastructures en source ouverte pour rendre l’IA plus “transparente et sécurisée”, selon un communiqué.





