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Guatemala: 51 morts dans un accident d’autocar, un des pires en Amérique latine

Au moins 51 personnes ont été tuées lundi dans un accident d’autocar avec 75 personnes à bord tombé en contrebas d’un pont à l’entrée nord de la ville de Guatemala, un des pires bilan ces 10 dernières années en Amérique latine, région très accidentogène.Il y a “51 corps dans la morgue provisoire”, a indiqué à …

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Guatemala: 51 morts dans un accident d’autocar, un des pires en Amérique latine

Au moins 51 personnes ont été tuées lundi dans un accident d’autocar avec 75 personnes à bord tombé en contrebas d’un pont à l’entrée nord de la ville de Guatemala, un des pires bilan ces 10 dernières années en Amérique latine, région très accidentogène.Il y a “51 corps dans la morgue provisoire”, a indiqué à la presse un porte-parole des pompiers. “Un commandement unifié a été formé avec les différentes institutions de secours du pays” et “nous avons sortis un total de 51 corps”, de la carcasse de l’autocar qui transportait 75 personnes, a ajouté un autre représentant des pompiers, José Santizo.Un premier bilan avait fait état de 31 morts et d’une dizaine de blessés graves transportés à l’hôpital.Selon les images de l’AFP, l’autocar en contrebas de la route s’est écrasé sur le toit.En janvier 2018, 52 personnes avaient trouvé la mort au Pérou dans un accident d’autocar qui avait chuté dans une falaise d’une centaine de mètres. En 2015 au Brésil, 54 passagers ont été tués lorsque leur autocar est tombé dans un précipice dans une zone touristique du sud du pays.L’autocar, qui effectuait le trajet depuis San Agustin Acasaguastlan, dans le département d’El Progreso, à une centaine de kilomètres de la ville de Guatemala, a chuté en contrebas du pont de Belize, le principal pont pour entrer dans la capitale par sa partie nord et nord-est.- “Deuil national” -Une enquête a été ouverte sur les circonstance de l’accident, mais selon les premiers éléments le chauffeur aurait perdu le contrôle de son véhicule, heurté plusieurs voitures avant de s’abimer en contrebas, sur le toit.”Le bus continue tout droit, traverse une barrière métallique et tombe dans un ravin d’environ 20 mètres jusqu’à atteindre l’endroit où se trouve une rivière d’eaux usées”, a expliqué un autre pompier, Carlos Hernandez.Le président guatémaltèque Bernardo Arévalo a exprimé dans un communiqué sa solidarité avec les familles des victimes et décrété un “deuil national”. “Aujourd’hui est un jour difficile pour la famille guatémaltèque. La tragédie du pont de Belize est une douleur nationale”, a-t-il écrit.Le ministre des Communications, Miguel Angel Diaz, a indiqué que l’autocar était en service depuis plus de 30 ans mais détenait une licence de transport en vigueur.L’enquête devra également déterminer si le véhicule transportait plus de passagers que sa capacité autorisée, a-t-il ajouté.

Dans une Roumanie en ébullition, le président jette l’éponge

Sous la menace d’une destitution, le président roumain Klaus Iohannis a annoncé lundi sa démission sur fond de mécontentement d’un partie des électeurs après l’annulation choc de la présidentielle en décembre.”Afin d’épargner à la Roumanie et aux citoyens roumains une crise, je quitterai mes fonctions” mercredi, a-t-il déclaré lors d’une allocution solennelle à Bucarest alors …

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Dans une Roumanie en ébullition, le président jette l’éponge

Sous la menace d’une destitution, le président roumain Klaus Iohannis a annoncé lundi sa démission sur fond de mécontentement d’un partie des électeurs après l’annulation choc de la présidentielle en décembre.”Afin d’épargner à la Roumanie et aux citoyens roumains une crise, je quitterai mes fonctions” mercredi, a-t-il déclaré lors d’une allocution solennelle à Bucarest alors qu’une procédure vient d’être lancée à son encontre.Son mandat devait initialement se terminer fin 2024 mais le premier tour de la présidentielle, remporté le 24 novembre à la surprise générale par un candidat d’extrême droite, a été annulé du fait de soupçons d’ingérence russe, fait extrêmement rare dans l’Union européenne.Le chef d’Etat libéral et pro-européen, âgé de 65 ans, avait alors décidé de rester jusqu’à l’élection de son successeur prévue en mai.Depuis, des dizaines de milliers de Roumains sont descendus dans la rue pour dénoncer un “coup d’Etat” et après plusieurs tentatives de l’opposition, le Parlement avait prévu de se réunir cette semaine en session plénière avant un possible référendum.”Dans quelques jours, le Parlement roumain va se prononcer sur ma révocation et la Roumanie va plonger dans la crise (…) avec des répercussions dans le pays et malheureusement aussi en dehors de nos frontières”, a expliqué M. Iohannis.Au pouvoir depuis 2014, il a regretté d’en être arrivé là, affirmant “n’avoir jamais violé la Constitution”.C’est le président du Sénat et chef des libéraux, Ilie Bolojan, qui devrait en principe assurer l’intérim jusqu’au nouveau scrutin.- “Victoire” -L’extrême droite a salué l’annonce de cette démission et des centaines de partisans se sont réunis dans le centre de la capitale, un rassemblement marqué par des incidents avec les forces de l’ordre. “C’est votre victoire”, a lancé le chef du parti AUR, George Simion, sur Facebook, en référence aux récentes manifestations massives.”Klaus Iohannis a démissionné! Maintenant il est temps de renouer avec l’Etat de droit. Reprenons le second tour”, a renchéri le vainqueur surprise du premier tour, Calin Georgescu.Les autorités l’accusent d’avoir bénéficié d’une campagne de soutien illicite sur la plateforme TikTok. La Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête.Critique de l’UE comme de l’Otan et opposé à toute aide militaire à l’Ukraine, celui qui a dit par le passé son admiration pour le président russe Vladimir Poutine a déposé plusieurs recours en justice contre l’annulation, tous infructueux jusqu’ici.Espérant encore obtenir gain de cause avant la clôture des candidatures le 15 mars, il n’a pas officiellement postulé au nouveau scrutin prévu le 4 mai. Un second vote sera organisé le 18 mai si aucun candidat ne remporte plus de la moitié des suffrages.Face à la montée de l’extrême droite, plusieurs forces politiques pro-européennes ont formé fin décembre un gouvernement et souhaitent présenter un candidat commun, Crin Antonescu.Le maire de Bucarest, Nicusor Dan, a également annoncé son intention de se présenter en tant qu’indépendant.Klaus Iohannis quitte la présidence sur un mandat très mitigé et une forte impopularité.Si ses détracteurs lui reprochent tantôt d’être inactif, tantôt de manquer de charisme, lui se décrit en “pompier qui a sauvé la Roumanie du chaos”.Cet ancien professeur de physique est issu de la minorité saxonne de Transylvanie – ce qui lui a valu d’être dédaigneusement surnommé “l’Allemand”.Il avait brigué en mars la tête de l’Otan mais avait finalement dû s’incliner face au Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Droits de douane : Trump cible l’aluminium et l’acier

La “guerre commerciale” promise par Donald Trump doit entrer lundi dans une nouvelle phase avec des droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, si toutefois le président américain mène le projet jusqu’au bout.Rendus prudents par des volte-face récentes du milliardaire républicain vis-à-vis du Canada, du Mexique et de la Chine, les marchés n’ont pas cédé à l’affolement lundi : Wall Street a ouvert en petite baisse, tandis que les places européennes et asiatiques sont restées calmes.”J’annoncerai des droits de douane sur l’acier lundi. (…) Tout l’acier arrivant aux Etats-Unis aura 25% de droits de douane”, a déclaré le président américain dimanche, pendant une conférence de presse impromptue dans l’avion. Le milliardaire républicain a ajouté que le même sort serait réservé à l’aluminium importé. Ces mesures affecteraient beaucoup le Canada, principal fournisseur d’acier et aluminium importé aux Etats-Unis. Le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud sont aussi d’importants fournisseurs d’acier.”La production d’acier est une composante importante de l’âge d’or” promis par Donald Trump, a déclaré lundi sur la chaine CNBC l’un de ses principaux conseillers économiques, Kevin Hassett.- Comme en 2018 -Le président du Conseil économique national, un organisme rattaché à la Maison Blanche, a assuré que lorsque le président américain avait pris des décisions similaires en 2018, l’industrie américaine n’en avait pas souffert. Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% l’aluminium pour protéger la production américaine, confrontée selon lui à une concurrence déloyale.Donald Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait “mardi ou mercredi” des “droits de douane réciproques”, afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger. Depuis son investiture le 20 janvier, les droits de douane sont le principal levier de la politique économique de Donald Trump, qui veut résorber le déficit commercial américain tout en mettant la pression sur les partenaires économiques des Etats-Unis.Lesquels réagissent de manière variable, entres promesses de ripostes et tentatives d’apaisement.Lundi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré que l’Union européenne “répliquerait” comme elle l’avait fait lors du premier mandat du président américain, en ciblant à l’époque des produits emblématiques tels que le bourbon ou les motos Harley Davidson.- France combative, Allemagne prudente -“Il n’y a aucune hésitation quand il s’agit de défendre nos intérêts”, a déclaré le ministre sur la chaîne TF1.En Allemagne, première économie européenne, le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a appelé à “poursuivre la voie de la coopération avec les Etats-Unis”.La Commission européenne a elle annoncé lundi d’avoir reçu “aucune notification” de nouveaux droits de douane.Jusqu’ici, Donald Trump a davantage mis la pression sur les partenaires des Etats-Unis que sur leur grande rivale qu’est la Chine, soumise à des droits de douane de 10%, moins lourds que ceux dont le Canada et le Mexique sont menacés.Les mesures de rétorsion chinoises de surtaxes ciblées de certains produits américains sont entrées en vigueur lundi. Elles portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par le président américain concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.Interrogé sur l’annonce concernant l’acier et l’aluminium, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a répondu lundi que pour Pékin, “il n’y avait (…) pas de gagnant dans une guerre commerciale ou douanière”.Il y a une semaine, Donald Trump avait menacé le Mexique et le Canada de droits de douane généralisés de 25%, avant de suspendre sa décision pour un mois avant même qu’elle n’entre en vigueur.S’agissant de la Chine, il a renoncé à taxer comme il l’avait annoncé les colis d’une valeur de moins de 800 dollars, ce qui aurait affecté des plate-formes telles que Shein et Temu. 

Droits de douane : Trump cible l’aluminium et l’acier

La “guerre commerciale” promise par Donald Trump doit entrer lundi dans une nouvelle phase avec des droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, si toutefois le président américain mène le projet jusqu’au bout.Rendus prudents par des volte-face récentes du milliardaire républicain vis-à-vis du Canada, du Mexique et de la Chine, les marchés n’ont pas cédé à l’affolement lundi : Wall Street a ouvert en petite baisse, tandis que les places européennes et asiatiques sont restées calmes.”J’annoncerai des droits de douane sur l’acier lundi. (…) Tout l’acier arrivant aux Etats-Unis aura 25% de droits de douane”, a déclaré le président américain dimanche, pendant une conférence de presse impromptue dans l’avion. Le milliardaire républicain a ajouté que le même sort serait réservé à l’aluminium importé. Ces mesures affecteraient beaucoup le Canada, principal fournisseur d’acier et aluminium importé aux Etats-Unis. Le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud sont aussi d’importants fournisseurs d’acier.”La production d’acier est une composante importante de l’âge d’or” promis par Donald Trump, a déclaré lundi sur la chaine CNBC l’un de ses principaux conseillers économiques, Kevin Hassett.- Comme en 2018 -Le président du Conseil économique national, un organisme rattaché à la Maison Blanche, a assuré que lorsque le président américain avait pris des décisions similaires en 2018, l’industrie américaine n’en avait pas souffert. Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% l’aluminium pour protéger la production américaine, confrontée selon lui à une concurrence déloyale.Donald Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait “mardi ou mercredi” des “droits de douane réciproques”, afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger. Depuis son investiture le 20 janvier, les droits de douane sont le principal levier de la politique économique de Donald Trump, qui veut résorber le déficit commercial américain tout en mettant la pression sur les partenaires économiques des Etats-Unis.Lesquels réagissent de manière variable, entres promesses de ripostes et tentatives d’apaisement.Lundi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré que l’Union européenne “répliquerait” comme elle l’avait fait lors du premier mandat du président américain, en ciblant à l’époque des produits emblématiques tels que le bourbon ou les motos Harley Davidson.- France combative, Allemagne prudente -“Il n’y a aucune hésitation quand il s’agit de défendre nos intérêts”, a déclaré le ministre sur la chaîne TF1.En Allemagne, première économie européenne, le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a appelé à “poursuivre la voie de la coopération avec les Etats-Unis”.La Commission européenne a elle annoncé lundi d’avoir reçu “aucune notification” de nouveaux droits de douane.Jusqu’ici, Donald Trump a davantage mis la pression sur les partenaires des Etats-Unis que sur leur grande rivale qu’est la Chine, soumise à des droits de douane de 10%, moins lourds que ceux dont le Canada et le Mexique sont menacés.Les mesures de rétorsion chinoises de surtaxes ciblées de certains produits américains sont entrées en vigueur lundi. Elles portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par le président américain concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.Interrogé sur l’annonce concernant l’acier et l’aluminium, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a répondu lundi que pour Pékin, “il n’y avait (…) pas de gagnant dans une guerre commerciale ou douanière”.Il y a une semaine, Donald Trump avait menacé le Mexique et le Canada de droits de douane généralisés de 25%, avant de suspendre sa décision pour un mois avant même qu’elle n’entre en vigueur.S’agissant de la Chine, il a renoncé à taxer comme il l’avait annoncé les colis d’une valeur de moins de 800 dollars, ce qui aurait affecté des plate-formes telles que Shein et Temu. 

Procès de l’attentat de la basilique de Nice: l’accusé persiste dans le déni

“Je ne me souviens pas des faits. Je n’ai rien à dire car je ne me souviens de rien”, a soutenu lundi, à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises spéciale de Paris, le Tunisien Brahim Aouissaoui, auteur présumé de l’attentat de la basilique de Nice qui a fait trois morts le 29 octobre 2020.Dans la salle d’audience, un cri de rage et de désespoir retentit sur les bancs des parties civiles. “Va te faire foutre !”, lance le fils de l’une des victimes de l’attentat.”Ce n’est pas acceptable”, réagit aussitôt le président Christophe Petiteau qui demande aux gendarmes d’expulser de la salle d’audience le jeune homme en colère.Ce premier incident illustre la frustration des parties civiles face à un accusé retranché dans le déni depuis sa mise en examen.S’exprimant en arabe via un interprète, l’accusé, très fluet, les cheveux longs coiffés en arrière, court collier de barbe, s’est contenté de confirmer son identité.Quand le président lui a demandé le nom de son avocat, Brahim Aouissaoui, en blouson crème ouvert sur un t-shirt blanc, a répondu: “Je ne connais pas son nom”.”Moi, en m’entretenant avec lui, j’ai l’impression – mais encore une fois je ne suis pas médecin ni expert – j’ai l’impression qu’il ne comprend pas les enjeux de ce procès, qu’il ne comprend pas l’enjeu de ce dossier”, a expliqué, en dehors de la salle d’audience, son avocat Me Martin Méchin.- “Je ne me rappelle pas” -Brahim Aouissaoui, 25 ans, comparaît pour assassinats et six tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.Le matin du 29 octobre, armé d’un couteau de cuisine, il avait quasiment décapité Nadine Vincent, épouse Devillers, une fidèle de 60 ans, blessé de 24 coups de couteau une mère de famille franco-brésilienne, Simone Barreto Silva, 44 ans, qui avait réussi à s’enfuir avant de succomber, et égorgé le sacristain Vincent Loquès, 55 ans, père de deux filles.Grièvement blessé par des policiers après son attentat, Brahim Aouissaoui a affirmé une fois rétabli qu’il ne se souvenait de rien. “Je ne me rappelle pas comment j’ai pu tuer trois personnes”, a-t-il répété lundi à l’audience.Son examen médical n’a cependant révélé aucune lésion cérébrale et l’expertise psychiatrique a conclu à l’absence d’altération ou d’abolition de son discernement au moment des faits.Les experts psychiatres s’exprimeront à la barre mardi. Initialement prévu lundi après-midi, l’interrogatoire de personnalité de l’accusé se déroulera mardi en fin d’après-midi. Son interrogatoire sur les faits aura lieu le 24 février.Pour la première fois, l’Eglise catholique en France, en tant qu’institution, s’est constituée partie civile.- “Pays des mécréants et des chiens” -“Je me suis constitué partie civile aujourd’hui en tant que président de la Conférence des évêques de France (…) pour demander que soit retenue la qualification aggravante d’attentat terroriste en raison de la religion”, a expliqué Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, présent à l’audience.”Il est patent, assez évident, que Brahim Aouissaoui est venu pour assassiner des gens dans une église”, a-t-il dit.Me Philippe Soussi, avocat notamment du mari d’une victime et de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), met en avant “la radicalisation ancienne et profonde” de l’accusé.Pour le parquet antiterroriste, “de nombreux éléments laissent penser qu’au moment de quitter la Tunisie (…), l’accusé avait déjà l’intention de commettre un attentat en France”, comme “sa radicalisation avérée et sa fréquentation d’individus impliqués dans des dossiers terroristes” en Tunisie.En outre, “l’exploitation de son téléphone et de son compte Facebook établissent qu’il continuait à consulter des sites islamistes” ; qu’il s’était intéressé à la décapitation du professeur Samuel Paty le 16 octobre 2020 ; “qu’il avait connaissance des menaces proférées contre la France par des médias proches d’Al-Qaïda et qu’il éprouvait manifestement une haine” contre la France, qualifié de “pays des mécréants et des chiens”, a développé le magistrat instructeur.La veille au soir de l’attentat, dans un message audio, Brahim Aouissaoui avait expliqué à un compatriote résidant en région parisienne qu’il ne pouvait pas se rendre à Paris, faute d’argent, mais disait-il: “J’ai un autre programme dans ma tête. Que Dieu le facilite”.Quatre jours avant que le jeune Tunisien passe à l’action, un média proche d’Al-Qaïda appelait les musulmans à “égorger” des Français, notamment dans “leurs églises”. Le procès est prévu jusqu’au 26 février.

“Enjeu démocratique”: les valeurs de l’IA en discussion au sommet de Paris

Quelle philosophie pour l’intelligence artificielle (IA) ? Au premier jour du sommet international organisé à Paris, plusieurs voix se sont élevées lundi pour défendre une technologie plus transparente et revendiquer la place de l’Europe face à la mainmise des géants américains et chinois. “Il y a une course de valeurs et de modèle civilisationnel” face à ces deux grandes puissances. “Ce n’est pas seulement un enjeu économique, c’est aussi un enjeu démocratique et politique”, a ainsi mis en avant la ministre française du Numérique, Clara Chappaz, interrogée par l’AFP dans l’enceinte du Grand Palais.Une déclaration résonnant avec les prises de position de plusieurs acteurs de la tech, réunis pour ce “Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle”, co-présidé par l’Inde. Meredith Whittaker, présidente de l’application de discussion sécurisée Signal, et la présidente de l’autorité française de protection des données personnelles (Cnil), Marie-Laure Denis, ont elles appelé à une IA plus respectueuse de la vie privée. Tandis que Mark Surman, président de Mozilla, à l’origine du navigateur en source ouverte Firefox, a jugé dans un entretien avec l’AFP que l'”open source”, logiciels dont le code est accessible et peut être réutilisé par d’autres, devait être “la clé” pour l’IA “à un moment où la sécurité compte et où la croissance économique compte”.- “Plutôt en avance” -Plusieurs tables rondes ont traité des impacts concrets de l’IA et des potentiels dangers de cette technologie en plein essor depuis deux ans avec l’arrivée de l’américain ChatGPT. Des dirigeants de la tech, tels que Sam Altman d’OpenAI, créateur de ChatGPT, Sundar Pichai, directeur général de Google, ou Dario Amodei, patron de la start-up américaine Anthropic, devaient aussi se pencher sur une gouvernance mondiale de l’IA visant à encadrer ses potentielles dérives.Le patron de X, Elon Musk, ne sera pas en revanche parmi les quelque 1.500 participants. Pas plus que Liang Wenfeng, fondateur de la dernière start-up en vue, la chinoise DeepSeek, a indiqué l’Elysée.Pour la France, l’enjeu de ce sommet est double: prouver sa capacité à rester dans la course face aux États-Unis et à la Chine et prôner une intelligence artificielle plus éthique et frugale.Pour l’homme d’affaires français Xavier Niel, à la tête du groupe Iliad, maison mère de l’opérateur de téléphonie Free et du laboratoire de recherche en IA Kyutai, “l’idée, c’est de montrer au monde entier que la France est plutôt en avance”.Interrogé lundi sur la radio France Inter, aux côtés d’Arthur Mensch, patron et co-fondateur de la start-up française MistralAI, M. Niel a mis en avant le savoir-faire des équipes à l’origine du robot conversationnel de cette dernière, “Le Chat”, rival de ChatGPT.La start-up française a, par ailleurs, officialisé un partenariat avec Helsing, une entreprise européenne spécialisée dans l’IA de défense, alors qu’elle a multiplié récemment les annonces d’accords (avec l’AFP, le constructeur automobile Stellantis ou France Travail). En Europe, “tout le monde doit travailler avec Mistral”, a insisté Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque d’investissement Bpifrance, sur la chaîne BFM Business.- “Leader mondial” -En parallèle, plus de 60 grandes entreprises ont annoncé le lancement d’une coalition visant à faire de l’Europe un “leader mondial” et à simplifier “drastiquement” le cadre réglementaire européen.Baptisée “EU AI Champions Initiative”, cette alliance doit être présentée lundi à l’Elysée à Emmanuel Macron, à 15 autres chefs d’État et de gouvernement européens, ainsi qu’à la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen.”On veut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort”, a insisté dimanche le président français, en dévoilant que 109 milliards d’euros allaient être investis par des entreprises privées dans l’IA en France dans les prochaines années.Si le détail de ce montant doit être précisé pendant le sommet, il inclut plusieurs annonces déjà faites, dont un centre de données géant financé par les Emirats arabes unis à hauteur de “30 à 50 milliards d’euros”, ainsi que 20 milliards d’euros du fonds canadien Brookfield pour de nouveaux data centers dans l’Hexagone. Une dizaine de grands supercalculateurs dédiés à la recherche publique ou ouverts pour les start-up européennes devraient aussi être annoncés par Ursula von der Leyen. Ces ordinateurs surpuissants sont cruciaux pour entraîner et faire fonctionner les modèles d’IA.Mardi, une séance plénière réunira les chefs d’États d’une centaine de pays, tandis que se tiendra en parallèle un “Business Day” pour faire se rencontrer les entreprises de la tech venues à Paris.bur-kf-dax-mng/pel/mch/mg/

“Enjeu démocratique”: les valeurs de l’IA en discussion au sommet de Paris

Quelle philosophie pour l’intelligence artificielle (IA) ? Au premier jour du sommet international organisé à Paris, plusieurs voix se sont élevées lundi pour défendre une technologie plus transparente et revendiquer la place de l’Europe face à la mainmise des géants américains et chinois. “Il y a une course de valeurs et de modèle civilisationnel” face à ces deux grandes puissances. “Ce n’est pas seulement un enjeu économique, c’est aussi un enjeu démocratique et politique”, a ainsi mis en avant la ministre française du Numérique, Clara Chappaz, interrogée par l’AFP dans l’enceinte du Grand Palais.Une déclaration résonnant avec les prises de position de plusieurs acteurs de la tech, réunis pour ce “Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle”, co-présidé par l’Inde. Meredith Whittaker, présidente de l’application de discussion sécurisée Signal, et la présidente de l’autorité française de protection des données personnelles (Cnil), Marie-Laure Denis, ont elles appelé à une IA plus respectueuse de la vie privée. Tandis que Mark Surman, président de Mozilla, à l’origine du navigateur en source ouverte Firefox, a jugé dans un entretien avec l’AFP que l'”open source”, logiciels dont le code est accessible et peut être réutilisé par d’autres, devait être “la clé” pour l’IA “à un moment où la sécurité compte et où la croissance économique compte”.- “Plutôt en avance” -Plusieurs tables rondes ont traité des impacts concrets de l’IA et des potentiels dangers de cette technologie en plein essor depuis deux ans avec l’arrivée de l’américain ChatGPT. Des dirigeants de la tech, tels que Sam Altman d’OpenAI, créateur de ChatGPT, Sundar Pichai, directeur général de Google, ou Dario Amodei, patron de la start-up américaine Anthropic, devaient aussi se pencher sur une gouvernance mondiale de l’IA visant à encadrer ses potentielles dérives.Le patron de X, Elon Musk, ne sera pas en revanche parmi les quelque 1.500 participants. Pas plus que Liang Wenfeng, fondateur de la dernière start-up en vue, la chinoise DeepSeek, a indiqué l’Elysée.Pour la France, l’enjeu de ce sommet est double: prouver sa capacité à rester dans la course face aux États-Unis et à la Chine et prôner une intelligence artificielle plus éthique et frugale.Pour l’homme d’affaires français Xavier Niel, à la tête du groupe Iliad, maison mère de l’opérateur de téléphonie Free et du laboratoire de recherche en IA Kyutai, “l’idée, c’est de montrer au monde entier que la France est plutôt en avance”.Interrogé lundi sur la radio France Inter, aux côtés d’Arthur Mensch, patron et co-fondateur de la start-up française MistralAI, M. Niel a mis en avant le savoir-faire des équipes à l’origine du robot conversationnel de cette dernière, “Le Chat”, rival de ChatGPT.La start-up française a, par ailleurs, officialisé un partenariat avec Helsing, une entreprise européenne spécialisée dans l’IA de défense, alors qu’elle a multiplié récemment les annonces d’accords (avec l’AFP, le constructeur automobile Stellantis ou France Travail). En Europe, “tout le monde doit travailler avec Mistral”, a insisté Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque d’investissement Bpifrance, sur la chaîne BFM Business.- “Leader mondial” -En parallèle, plus de 60 grandes entreprises ont annoncé le lancement d’une coalition visant à faire de l’Europe un “leader mondial” et à simplifier “drastiquement” le cadre réglementaire européen.Baptisée “EU AI Champions Initiative”, cette alliance doit être présentée lundi à l’Elysée à Emmanuel Macron, à 15 autres chefs d’État et de gouvernement européens, ainsi qu’à la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen.”On veut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort”, a insisté dimanche le président français, en dévoilant que 109 milliards d’euros allaient être investis par des entreprises privées dans l’IA en France dans les prochaines années.Si le détail de ce montant doit être précisé pendant le sommet, il inclut plusieurs annonces déjà faites, dont un centre de données géant financé par les Emirats arabes unis à hauteur de “30 à 50 milliards d’euros”, ainsi que 20 milliards d’euros du fonds canadien Brookfield pour de nouveaux data centers dans l’Hexagone. Une dizaine de grands supercalculateurs dédiés à la recherche publique ou ouverts pour les start-up européennes devraient aussi être annoncés par Ursula von der Leyen. Ces ordinateurs surpuissants sont cruciaux pour entraîner et faire fonctionner les modèles d’IA.Mardi, une séance plénière réunira les chefs d’États d’une centaine de pays, tandis que se tiendra en parallèle un “Business Day” pour faire se rencontrer les entreprises de la tech venues à Paris.bur-kf-dax-mng/pel/mch/mg/