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Droits de douane : Trump veut cibler l’aluminium et l’acier

La guerre commerciale promise par Donald Trump doit entrer lundi dans une nouvelle phase avec des droits de douane de 25% annoncés sur l’acier et l’aluminium, si toutefois le président américain mène le projet jusqu’au bout.En début d’après-midi à Washington, l’exécutif américain n’avait pas encore donné suite concrètement à l’annonce faite la veille par le milliardaire républicain.”J’annoncerai des droits de douane sur l’acier lundi. (…) Tout l’acier arrivant aux Etats-Unis aura 25% de droits de douane”, a déclaré le président américain dimanche, pendant une conférence de presse impromptue dans l’avion. Il a ajouté que le même sort serait réservé à l’aluminium importé. Ces mesures affecteraient beaucoup le Canada, principal fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis. Le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud sont aussi d’importants fournisseurs d’acier.La fédération de l’acier au Royaume-Uni, UK Steel, s’est inquiétée d’un “coup dévastateur” pour un secteur déjà en perte de vitesse.La décision pourrait aussi avoir un effet délétère sur certains secteurs d’activité aux Etats-Unis.”L’acier, l’aluminium sont des matières premières cruciales pour les industriels américains, y compris à l’export”, a averti Maurice Obstfeld, expert au Peterson Institute for International Economics.- “Choc d’offre” -Les droits de douane pourraient provoquer “un choc d’offre majeur” côté américain, a-t-il dit à l’AFP.Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.Ces mesures avaient ensuite été levées, pour beaucoup, par lui-même ou par son successeur démocrate, Joe Biden.M. Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait “mardi ou mercredi” des “droits de douane réciproques”, afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger. Les droits de douane sont le principal levier de la politique économique de Donald Trump, qui veut résorber le déficit commercial américain tout en mettant la pression sur les partenaires économiques des Etats-Unis.Lesquels réagissent de manière variable, entres promesses de ripostes et tentatives d’apaisement.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a lui assuré que l’Union européenne “répliquerait” comme elle l’avait fait lors du premier mandat du président américain. L’UE avait ciblé à l’époque des produits emblématiques tels que le bourbon ou les motos Harley-Davidson.- France combative, Allemagne prudente -“Il n’y a aucune hésitation quand il s’agit de défendre nos intérêts”, a déclaré le ministre sur la chaîne TF1.En Allemagne, première économie européenne, le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a appelé à “poursuivre la voie de la coopération avec les Etats-Unis”.La Commission européenne a elle annoncé lundi n’avoir reçu “aucune notification” de nouveaux droits de douane.Jusqu’ici, Donald Trump a davantage mis la pression sur les partenaires des Etats-Unis que sur leur grande rivale qu’est la Chine, soumise depuis mardi à des droits de douane de 10% en plus de ceux déjà existants.Les mesures de rétorsion chinoises de surtaxes ciblées de certains produits américains sont entrées en vigueur lundi. Elles portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par le président américain concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a souligné lundi que pour Pékin, “il n’y avait (…) pas de gagnant dans une guerre commerciale ou douanière”.Il y a une semaine, Donald Trump avait menacé le Mexique et le Canada de droits de douane généralisés de 25%, avant de suspendre sa décision pour un mois avant même qu’elle n’entre en vigueur. S’agissant de la Chine, il a renoncé à taxer comme il l’avait annoncé les colis d’une valeur de moins de 800 dollars, ce qui aurait affecté des plateformes telles que Shein et Temu.

Droits de douane : Trump veut cibler l’aluminium et l’acier

La guerre commerciale promise par Donald Trump doit entrer lundi dans une nouvelle phase avec des droits de douane de 25% annoncés sur l’acier et l’aluminium, si toutefois le président américain mène le projet jusqu’au bout.En début d’après-midi à Washington, l’exécutif américain n’avait pas encore donné suite concrètement à l’annonce faite la veille par le …

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Meurtre de Louise: un homme et sa mère placés en garde à vue

Un homme et sa mère ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Louise, 11 ans, dont le corps a été retrouvé dans un bois à Longjumeau (Essonne), non loin de son collège d’Epinay-sur-Orge, où l’émotion était vive lundi.L’homme, âgé de 23 ans, est mis en cause pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans. Sa mère, âgée de 55 ans, est soupçonnée de non-dénonciation de crime.Ils ont été arrêtés à Rouen (Seine-Maritime) par les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée de Versailles (DCOS, ex-PJ), a détaillé le procureur de la République d’Evry, Grégoire Dulin.”Des vérifications sont en cours afin de déterminer leur éventuelle implication dans la commission de ces faits”, précise-t-il dans un communiqué.”Dans l’attente, le parquet rappelle que chaque personne placée en garde à vue bénéficie du droit au respect de la présomption d’innocence”, ajoute M. Dulin.Le corps de Louise, disparue à la sortie de son collège d’Epinay-sur-Orge vendredi après-midi, a été retrouvé vers 2H30 samedi dans le bois des Templiers à Longjumeau, à quelques centaines de mètres de l’établissement scolaire.L’autopsie, réalisée à l’institut médico-légal de Corbeil-Essonnes, a permis “de relever la présence de très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans les zones vitales”, selon le parquet d’Evry.Un couple d’une vingtaine d’années avait été placé en garde à vue samedi avant d’être relâché sans poursuites. Le parquet a précisé que l’homme interpellé lundi n’était pas celui qui a été libéré ce week-end.Des fouilles ont été menées dimanche jusqu’en fin d’après-midi dans le bois des Templiers.Selon une source proche du dossier, le téléphone de la victime a été retrouvé à proximité de son corps.- “La peur est là” – Lundi, les élèves du collège André Maurois, où était scolarisée Louise, sont retournés en classe dans la stupeur et l’incompréhension.Devant l’entrée de l’établissement, gardée par un important dispositif policier, de nombreux bouquets et bougies avaient été disposés pour rendre hommage à Louise.”On a tellement pleuré” ce week-end, a témoigné Gisèle, venue à pied de chez elle avec sa fille, en classe de 5e, et une autre collégienne.Jointe à nouveau en fin de journée par l’AFP, cette mère d’élève confiait ne pas se sentir sereine malgré l’annonce de l’interpellation de deux suspects lundi après-midi.”La peur est toujours là et au moins cette semaine je serais rassurée d’accompagner ma fille”, a expliqué Gisèle.”Pendant les vacances scolaires, on va réfléchir à une solution pour lui permettre d’aller à l’école en toute sécurité, car on ne peut pas non plus faire vivre nos enfants sous cloche”, a-t-elle ajouté.Le début des cours avait été décalé d’une heure lundi et une cellule d’écoute pour le personnel et les élèves a été ouverte au sein de l’établissement. Elle sera maintenue toute la semaine auprès des collégiens, selon le rectorat de l’académie de Versailles.Dès le week-end, une cellule d’écoute psychologique coordonnée par le SAMU avait été installée dans la mairie d’Epinay-sur-Orge. La ville et sa voisine de Longjumeau ont aussi mis en place un dispositif de sécurité sur les trajets du collège.La mairie de Longjumeau a annoncé lundi après-midi qu’aucune marche blanche ne serait organisée “afin de permettre à la famille de faire son deuil dans la plus stricte intimité”.Des salles de recueillement seront néanmoins ouvertes à Longjumeau et Epinay-sur-Orge entre mardi et vendredi, a précisé la municipalité.Pour Philippe (la prénom a été modifié), qui se promène tous les matins dans le parc surplombant le bois où Louise a été retrouvée, le meurtre de la jeune adolescente est un crime “effroyable”.”Ca fait plus de 30 ans que j’habite à Epinay-sur-Orge et il n’y a jamais eu quelque chose de semblable”, affirme ce jeune retraité interrogé lundi matin.

Retour timide à Palmyre, la “Perle du désert” syrien

Après des années d’exode, une poignée d’habitants de Palmyre ont retrouvé leur ville, surnommée “la “Perle du désert”, qui a résisté avec ses monuments historiques aux horreurs de la guerre en Syrie. M. Assad et ses principaux alliés russe et iranien avaient établi des bases militaires près des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco après …

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Retour timide à Palmyre, la “Perle du désert” syrien

Après des années d’exode, une poignée d’habitants de Palmyre ont retrouvé leur ville, surnommée “la “Perle du désert”, qui a résisté avec ses monuments historiques aux horreurs de la guerre en Syrie. M. Assad et ses principaux alliés russe et iranien avaient établi des bases militaires près des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco après avoir chassé de la ville les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en 2017, interdisant au public de s’y aventurer.Maintenant que ses anciennes ruines sont ouvertes au public, Yasser al-Mahmoud, 54 ans, apprécie comme des dizaines de Syriens de retrouver ces monuments qui portent encore les stigmates de près de 14 ans de guerre civile.”Nous venions ici tous les vendredis, avant” le déclenchement du conflit en mars 2011, dit-il en versant du thé chaud dans des tasses placées sur la base en pierre d’une colonne massive.”Maintenant, nous sommes de retour et nous pouvons renouer avec nos souvenirs”, déclare-t-il debout près de sa femme et de ses enfants, disant que les habitants étaient “ravis” de retrouver ces lieux.Eparpillées au milieu des ruines, des familles fouillent dans les sacs de nourriture et préparent du thé, tandis que des jeunes fument la chicha.”Les sites antiques nous ont vraiment manqué. Nous ne sommes pas venus ici depuis 2015″, lorsque l’EI a pris le contrôle de la région, raconte M. Mahmoud.Il espère rouvrir son stand de souvenirs une fois que les visiteurs reviennent à Palmyre, qui attirait plus de 150.000 touristes par an avant la guerre.Non loin de là, deux colonnes massives formant une arche carrée sont restées debout au milieu d’une mer de décombres. C’est tout ce qui reste du temple de Bêl détruit par les jihadistes.- Destructions, exécutions -Située au milieu du désert dans le centre du pays, à plus de 200 km de Damas, Palmyre abritait certains des monuments les mieux préservés du Moyen-Orient.Mais l’EI a lancé une campagne de destruction après s’être emparé du site, utilisant son théâtre antique comme lieu d’exécutions publiques. C’est là où les jihadistes ont tué l’ancien chef des antiquités à Palmyre, âgé de 82 ans.Les jihadistes ont fait exploser le célèbre sanctuaire de Baalshamin, détruit le temple de Bêl, dynamité un arc de triomphe, pillé le musée et dégradé des statues et des sarcophages.Célèbre pour ses temples gréco-romains vieux de plus de 2.000 ans, Palmyre a connu son apogée au IIIe siècle sous le règne de la reine Zénobie qui défia l’empire romain.Le directeur général des antiquités et des musées de Syrie, Nazir Awad, a déclaré à l’AFP qu’il était préoccupé par les fouilles illégales sur le site antique pratiquées à une large échelle, selon lui, malgré la présence de gardes.Les pilleurs n’hésitent pas à utiliser des machines lourdes et des détecteurs de métaux qui provoquent de véritables dégâts, ajoute-t-il.- “J’ai pleuré” -Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les anciens alliés d’Assad avaient établi “des positions militaires” à Palmyre, dans les sites archéologiques et les hôtels.Des frappes israéliennes ont en outre touché la ville située au milieu du désert en novembre, tuant 106 combattants pro-iraniens, d’après l’ONG.Khaldoun al-Roubaa, 32 ans, ex-combattant rebelle, rappelle que Palmyre avait été transformée en “une zone militaire”.Avant la guerre, il travaillait sur les sites antiques de Palmyre proposant aux touristes des promenades à dos de chameau. Comme de nombreux habitants, le tourisme était sa principale source de revenus. De retour chez lui, il espère échanger ses armes contre un chameau. Il montre sur son téléphone une photo de lui, jeune, chevauchant son chameau, posant au cours des combats, avec un arc de triomphe en arrière-plan.”Palmyre et ses ruines ont connu des horreurs. Le site a vu passer l’EI, l’Iran, les Russes, toutes les milices possibles et imaginables”, dit-il.Après 12 ans d’absence, Khaled Al-Chelil, 57 ans, n’a pas encore pu s’installer dans sa maison, détruite par une frappe israélienne. Il travaille aujourd’hui dans la ville comme chauffeur de taxi.”A mon retour, je me suis agenouillé et j’ai pleuré de joie, malgré la destruction de ma maison.”

Argentine: le non-lieu de Jegou et Auradou pour viol examiné en appel

Deux mois après un non-lieu signifiant l’abandon des poursuites à leur encontre pour viol, les rugbymen français Oscar Jegou et Hugo Auradou voient leur cas réexaminé lundi par la justice argentine, conséquence de l’appel interjeté par la plaignante.Les avocats des joueurs, et de la plaignante, sont arrivés au Pôle judiciaire de Mendoza (ouest) peu avant 14H00, heure prévue de l’audience à huis clos, a constaté l’AFP. Les premiers n’ont fait aucune déclaration tandis que Natacha Romano, avocate de la plaignante, a seulement commenté avoir “les meilleurs” espoirs.La chambre d’appel, composée de trois magistrats, devrait rendre sa décision sous cinq jours.Le 10 décembre, au terme de cinq mois d’instruction, la juge Eleonora Arenas décidait l’abandon des poursuites contre les deux rugbymen de 21 ans, suivant les réquisitions du parquet dès octobre, et la demande de leurs avocats dès août. Il n’y aurait pas de procès Jegou-Auradou, tranchait la justice.Cette décision ne marquait pas pour autant la fin de la saga judiciaire pour les deux Français, qui avaient été inculpés de viol aggravé, car en réunion, d’une Argentine de 39 ans, dans leur chambre d’hôtel de Mendoza la nuit de 6 au 7 juillet, au terme d’une soirée alcoolisée après un match du XV de France contre l’Argentine. Relation sexuelle consentie selon leur défense, nullement selon la plaignante.Sitôt après le non-lieu, son avocate annonçait faire appel, déplorant que tous les éléments n’aient pas été “pleinement évalués” et évoquant “des preuves en attente de production”.Elle se référait notamment à un rapport médical — il y en eut plusieurs dans le dossier — selon lequel les ecchymoses de sa cliente seraient le résultat des “blessures atroces” subies lors de l’agression présumée. Et non d’une maladie hématologique prédisposant sa cliente à des bleus, comme l’a soutenu la défense des joueurs.- “Épuiser les recours” ? -Depuis, Me Romano a dit sa détermination à aller au bout des recours, en cassation, à la Cour suprême provinciale (l’Argentine est un État fédéral), nationale et “si nécessaire à la Cour interaméricaine” des droits de l’Homme, sise au Costa Rica. “L’instruction (de la famille) est d’épuiser les recours”, a-t-elle indiqué.La semaine dernière, elle avait assuré à l’AFP, malgré ses griefs antérieurs, “avoir confiance en la justice”. Au cours de la procédure, elle avait tenté, en vain, de faire récuser les deux coprocureurs chargés de l’enquête, puis la juge. Et dénoncé une justice “aux ordres”, relevant que l’avocat est frère du ministre de la Justice du gouvernement Milei.A 11.000 kilomètres de là, Jegou et Auradou ont tourné la page de leur détention préventive en juillet, puis de leur assignation à résidence à Mendoza. Ils ont été autorisés à rentrer en France début septembre.Avec leurs clubs de Pau (Auradou) et La Rochelle (Jegou), les deux joueurs ont repris le cours de leur rugby, puis retrouvé le XV de France — encore samedi contre l’Angleterre. “Je ne pense pas que (la procédure) va durer des années. Nous espérons que tout va se terminer là”, a estimé ces jours-ci auprès de l’AFP Rafael Cuneo Libarona, leur avocat argentin. Se disant “très optimiste” sur l’issue de l’appel. “La juge a prononcé le non-lieu pour inexistence du crime, parce qu’il n’y a jamais eu viol. Elle a été catégorique et les deux procureurs aussi avaient demandé le non-lieu”, a-t-il rappelé.Etant donné les recours potentiels, difficile de prédire un épilogue judiciaire à l’affaire qui, après l’emballement initial, a depuis longtemps cessé d’intéresser la presse argentine. Mais qui a engendré une onde de choc dans le rugby français — en tout cas une introspection sur le cadre de vie et les “3e mi-temps”. Et laissé des sentiments divergents au public rugby, comme le suggèrent les sifflets d’une partie du stade qui avaient accompagné, pour France-Galles il y a dix jours, l’entrée en jeu de Jegou et Auradou.”C’est le sujet, plus large, d’accusations infamantes et fausses qui sont faites pour salir, et de leurs conséquences pour celui ou celle qui en est victime, et pour son entourage”, regrettait cette semaine Me Antoine Vey, avocat français des joueurs.

Le Hamas reporte la prochaine libération d’otages, Israël se prépare à tous les scénarios

Le mouvement palestinien Hamas a annoncé lundi le report sine die de la prochaine libération d’otages israéliens prévue dans le cadre de trêve à Gaza, s’attirant les foudres d’Israël qui a ordonné à l’armée de se préparer à “tous les scénarios”. Alors que la trêve risque de voler en éclats, le président américain Donald Trump, premier …

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Le Hamas reporte la prochaine libération d’otages, Israël se prépare à tous les scénarios

Le mouvement palestinien Hamas a annoncé lundi le report sine die de la prochaine libération d’otages israéliens prévue dans le cadre de trêve à Gaza, s’attirant les foudres d’Israël qui a ordonné à l’armée de se préparer à “tous les scénarios”. Alors que la trêve risque de voler en éclats, le président américain Donald Trump, premier allié d’Israël, est revenu lui à la charge en affirmant que les Palestiniens n’auraient pas le droit de retourner dans la bande de Gaza dans le cadre de son plan pour cette enclave dont il veut prendre le contrôle.Ces développements surviennent alors que la prochaine libération d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens était prévue samedi dans le cadre de l’accord de trêve entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.Les otages avaient été enlevés lors d’une attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023 menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine, où le mouvement islamiste palestinien avait pris le pouvoir en 2007.”La libération des prisonniers qui était prévue pour samedi prochain, 15 février 2025, est reportée jusqu’à nouvel ordre en attendant que l’occupation (Israël, NDLR) s’acquitte de ses obligations”, a déclaré dans un communiqué Abou Obeida, porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.Aussitôt, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a dénoncé “une violation totale de l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages”.L’armée a reçu l’ordre “de se préparer à tous les scénarios”, a-t-il affirmé dans un communiqué.- Trêve “en danger” -Samedi, un responsable politique du Hamas, Bassem Naïm, a accusé Israël de mettre “en danger” le cessez-le-feu affirmant que celui-ci “pourrait s’effondrer”.Le jour même, un cinquième échange d’otages israéliens à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël a eu lieu selon les termes de l’accord conclu sous l’égide des médiateurs qatari, égyptien et américain.Trois otages israéliens, très éprouvés physiquement, ont été libérés lors d’une nouvelle mise en scène orchestrée par le Hamas, en échange de 183 Palestiniens.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a dénoncé des “images choquantes”, promettant une nouvelle fois “d’éliminer” le Hamas et de ramener les otages toujours retenus à Gaza.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens ont été libérés, en plus de cinq Thaïlandais (hors accord), en échange de 765 prisonniers palestiniens.L’attaque du Hamas le 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes. Au total, 251 personnes ont été enlevées ce jour-là. Soixante-treize otages sont toujours retenus à Gaza, dont au moins 34 sont morts selon l’armée.L’offensive de grande envergure menée par Israël en représailles a fait au moins 48.208 morts, en majorité des civils, à Gaza et provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- Trump -La deuxième phase du cessez-le-feu est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza. Des négociations devaient avoir lieu pour discuter de la deuxième phase mais elles n’ont pas encore débuté.Recevant la semaine dernière à Washington Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis allaient prendre le “contrôle” de Gaza afin de développer économiquement le territoire rendu inhabitable par la guerre, proposant de déplacer les Gazaouis de vivre ailleurs comme en Jordanie ou en Egypte.Ces deux pays, de même que plusieurs Etats arabes et occidentaux ont rejeté cette idée.En revanche, M. Netanyahu qualifié ce plan de “révolutionnaire” disant que M. Trump était “très déterminé à la mettre en oeuvre”.Selon un extrait d’interview diffusé lundi, M. Trump a dit au journaliste de Fox News qui lui demandait si les Palestiniens auraient “le droit au retour” dans Gaza, il a répondu: “non, ils n’en auraient pas car ils auront des logements bien meilleurs”. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est attendu cette semaine au Moyen-Orient.

Le Hamas reporte la prochaine libération d’otages, Israël se prépare à tous les scénarios

Le mouvement palestinien Hamas a annoncé lundi le report sine die de la prochaine libération d’otages israéliens prévue dans le cadre de trêve à Gaza, s’attirant les foudres d’Israël qui a ordonné à l’armée de se préparer à “tous les scénarios”. Alors que la trêve risque de voler en éclats, le président américain Donald Trump, premier allié d’Israël, est revenu lui à la charge en affirmant que les Palestiniens n’auraient pas le droit de retourner dans la bande de Gaza dans le cadre de son plan pour cette enclave dont il veut prendre le contrôle.Ces développements surviennent alors que la prochaine libération d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens était prévue samedi dans le cadre de l’accord de trêve entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.Les otages avaient été enlevés lors d’une attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023 menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine, où le mouvement islamiste palestinien avait pris le pouvoir en 2007.”La libération des prisonniers qui était prévue pour samedi prochain, 15 février 2025, est reportée jusqu’à nouvel ordre en attendant que l’occupation (Israël, NDLR) s’acquitte de ses obligations”, a déclaré dans un communiqué Abou Obeida, porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.Aussitôt, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a dénoncé “une violation totale de l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages”.L’armée a reçu l’ordre “de se préparer à tous les scénarios”, a-t-il affirmé dans un communiqué.- Trêve “en danger” -Samedi, un responsable politique du Hamas, Bassem Naïm, a accusé Israël de mettre “en danger” le cessez-le-feu affirmant que celui-ci “pourrait s’effondrer”.Le jour même, un cinquième échange d’otages israéliens à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël a eu lieu selon les termes de l’accord conclu sous l’égide des médiateurs qatari, égyptien et américain.Trois otages israéliens, très éprouvés physiquement, ont été libérés lors d’une nouvelle mise en scène orchestrée par le Hamas, en échange de 183 Palestiniens.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a dénoncé des “images choquantes”, promettant une nouvelle fois “d’éliminer” le Hamas et de ramener les otages toujours retenus à Gaza.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens ont été libérés, en plus de cinq Thaïlandais (hors accord), en échange de 765 prisonniers palestiniens.L’attaque du Hamas le 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes. Au total, 251 personnes ont été enlevées ce jour-là. Soixante-treize otages sont toujours retenus à Gaza, dont au moins 34 sont morts selon l’armée.L’offensive de grande envergure menée par Israël en représailles a fait au moins 48.208 morts, en majorité des civils, à Gaza et provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- Trump -La deuxième phase du cessez-le-feu est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza. Des négociations devaient avoir lieu pour discuter de la deuxième phase mais elles n’ont pas encore débuté.Recevant la semaine dernière à Washington Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis allaient prendre le “contrôle” de Gaza afin de développer économiquement le territoire rendu inhabitable par la guerre, proposant de déplacer les Gazaouis de vivre ailleurs comme en Jordanie ou en Egypte.Ces deux pays, de même que plusieurs Etats arabes et occidentaux ont rejeté cette idée.En revanche, M. Netanyahu qualifié ce plan de “révolutionnaire” disant que M. Trump était “très déterminé à la mettre en oeuvre”.Selon un extrait d’interview diffusé lundi, M. Trump a dit au journaliste de Fox News qui lui demandait si les Palestiniens auraient “le droit au retour” dans Gaza, il a répondu: “non, ils n’en auraient pas car ils auront des logements bien meilleurs”. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est attendu cette semaine au Moyen-Orient.