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En Equateur, le président sortant poussé vers un second tour par sa rivale de gauche

Le chef de l’Etat sortant de l’Equateur Daniel Noboa devance toujours lundi d’une très courte tête sa rivale de gauche Luisa Gonzalez, dont le score est meilleur que prévu à l’issue du premier tour de la présidentielle, alors que le dépouillement se poursuit.Ce pays polarisé et frappé par la violence liée au trafic de drogue s’achemine vers un second tour en avril.Après que 94% des bulletins avaient été dépouillés lundi en fin d’après-midi, M. Noboa récolte 44,21% des voix et sa rivale 43,91%, selon des résultats officiels.Le leader indigène Leonidas Iza se classe troisième avec 5,29% des suffrages.”Nous avons gagné la première manche face à tous les partis du Vieil Equateur”, a lancé le président sortant de 37 ans, faisant allusion au fait que le mentor de Mme Gonzalez n’est autre que l’ex-président Rafael Correa, un socialiste resté dix ans à ce poste (2007-2017).Ces résultats “montrent que les gens veulent du changement”, a au contraire estimé Luisa Gonzalez, après avoir salué une “grande victoire (…), nous sommes presque à égalité technique”.Les Equatoriens, dont près de 14 millions étaient appelés aux urnes, espèrent que le prochain gouvernement pourra redresser leur pays en crise économique, divisé et qui a basculé dans la violence.Une lutte féroce fait rage entre une myriade de groupes criminels se disputant le contrôle des voies lucratives qui relient, via des ports équatoriens, les plantations de coca de Colombie et du Pérou à l’Europe ou aux Etats-Unis.- “Présidente avec un E” -Luisa Gonzalez, avocate et ex-députée de 47 ans, espère prendre sa revanche après un premier duel électoral remporté par M. Noboa en 2023.Le soutien qu’apporte à cette évangélique l’ex-président Rafael Correa, condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption et qui vit aujourd’hui en exil, divise les électeurs.Mme Gonzalez aspire à être la première présidente élue d’Equateur avec un programme promettant plus de sécurité et le respect des droits humains.”J’espère qu’en Equateur, ils crieront bientôt présidente avec un E et que les relations entre le Mexique et l’Equateur pourront être rétablies”, a commenté lundi la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum. Le Mexique a rompu ses relations diplomatiques avec l’Equateur à la suite d’une incursion policière ordonnée par Daniel Noboa dans l’ambassade du Mexique à Quito pour capturer l’ex-vice-président corréiste Jorge Glas, qui fait l’objet d’une enquête pour corruption.Cette irruption a été condamnée par des dizaines de pays et a valu à Quito une plainte devant la Cour internationale de justice.M. Noboa “s’est disputé avec tous ceux avec qui il a pu (…) Nous allons reconstruire la relation avec les différents pays, avec la présidente du Mexique (…) avec toute la communauté internationale”, a déclaré Mme Gonzalez lors d’un entretien à l’AFP samedi.”Que Luisa gagne, car je crois qu’il est temps d’avoir une femme présidente, et voyons ce qui se passe”, a réagi lundi Blanca Chicaiza, une vendeuse de tortillas de Quito.- Economie et droits humains -Fils d’un milliardaire entrepreneur dans la banane et tenant d’une ligne dure face aux cartels, Daniel Noboa est l’un des plus jeunes dirigeants du monde.Il avait créé la surprise en 2023 en se faisant élire après une campagne marquée par l’assassinat d’un candidat.M. Noboa se dit de centre-gauche mais incarne l’élite politique équatorienne issue du monde de l’entreprise et a triomphé avec le soutien d’une partie de la droite.Il avait séduit par son discours ferme, malgré sa maigre expérience en politique. Son bilan est toutefois assombri par des critiques d’organisations de défense des droits humains sur les dérives de sa politique sécuritaire.Malgré les mesures drastiques et notamment l’autorisation donnée aux militaires de patrouiller dans les rues, le taux d’homicides est resté élevé, à 38 pour 100.000 habitants en 2024, après un record de 47 en 2023.Concentré sur le financement de la coûteuse guerre contre le trafic de drogue, l’Etat affiche une dette publique atteignant environ 57% du PIB. Le taux de pauvreté s’élève à 28%.Le dirigeant aspirait à être réélu en un seul tour. Lundi, il a tenu à souligner les bons résultats de son parti ADN aux élections législatives qui se sont tenues en même temps que l’élection présidentielle de dimanche.

En Equateur, le président sortant poussé vers un second tour par sa rivale de gauche

Le chef de l’Etat sortant de l’Equateur Daniel Noboa devance toujours lundi d’une très courte tête sa rivale de gauche Luisa Gonzalez, dont le score est meilleur que prévu à l’issue du premier tour de la présidentielle, alors que le dépouillement se poursuit.Ce pays polarisé et frappé par la violence liée au trafic de drogue s’achemine vers un second tour en avril.Après que 94% des bulletins avaient été dépouillés lundi en fin d’après-midi, M. Noboa récolte 44,21% des voix et sa rivale 43,91%, selon des résultats officiels.Le leader indigène Leonidas Iza se classe troisième avec 5,29% des suffrages.”Nous avons gagné la première manche face à tous les partis du Vieil Equateur”, a lancé le président sortant de 37 ans, faisant allusion au fait que le mentor de Mme Gonzalez n’est autre que l’ex-président Rafael Correa, un socialiste resté dix ans à ce poste (2007-2017).Ces résultats “montrent que les gens veulent du changement”, a au contraire estimé Luisa Gonzalez, après avoir salué une “grande victoire (…), nous sommes presque à égalité technique”.Les Equatoriens, dont près de 14 millions étaient appelés aux urnes, espèrent que le prochain gouvernement pourra redresser leur pays en crise économique, divisé et qui a basculé dans la violence.Une lutte féroce fait rage entre une myriade de groupes criminels se disputant le contrôle des voies lucratives qui relient, via des ports équatoriens, les plantations de coca de Colombie et du Pérou à l’Europe ou aux Etats-Unis.- “Présidente avec un E” -Luisa Gonzalez, avocate et ex-députée de 47 ans, espère prendre sa revanche après un premier duel électoral remporté par M. Noboa en 2023.Le soutien qu’apporte à cette évangélique l’ex-président Rafael Correa, condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption et qui vit aujourd’hui en exil, divise les électeurs.Mme Gonzalez aspire à être la première présidente élue d’Equateur avec un programme promettant plus de sécurité et le respect des droits humains.”J’espère qu’en Equateur, ils crieront bientôt présidente avec un E et que les relations entre le Mexique et l’Equateur pourront être rétablies”, a commenté lundi la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum. Le Mexique a rompu ses relations diplomatiques avec l’Equateur à la suite d’une incursion policière ordonnée par Daniel Noboa dans l’ambassade du Mexique à Quito pour capturer l’ex-vice-président corréiste Jorge Glas, qui fait l’objet d’une enquête pour corruption.Cette irruption a été condamnée par des dizaines de pays et a valu à Quito une plainte devant la Cour internationale de justice.M. Noboa “s’est disputé avec tous ceux avec qui il a pu (…) Nous allons reconstruire la relation avec les différents pays, avec la présidente du Mexique (…) avec toute la communauté internationale”, a déclaré Mme Gonzalez lors d’un entretien à l’AFP samedi.”Que Luisa gagne, car je crois qu’il est temps d’avoir une femme présidente, et voyons ce qui se passe”, a réagi lundi Blanca Chicaiza, une vendeuse de tortillas de Quito.- Economie et droits humains -Fils d’un milliardaire entrepreneur dans la banane et tenant d’une ligne dure face aux cartels, Daniel Noboa est l’un des plus jeunes dirigeants du monde.Il avait créé la surprise en 2023 en se faisant élire après une campagne marquée par l’assassinat d’un candidat.M. Noboa se dit de centre-gauche mais incarne l’élite politique équatorienne issue du monde de l’entreprise et a triomphé avec le soutien d’une partie de la droite.Il avait séduit par son discours ferme, malgré sa maigre expérience en politique. Son bilan est toutefois assombri par des critiques d’organisations de défense des droits humains sur les dérives de sa politique sécuritaire.Malgré les mesures drastiques et notamment l’autorisation donnée aux militaires de patrouiller dans les rues, le taux d’homicides est resté élevé, à 38 pour 100.000 habitants en 2024, après un record de 47 en 2023.Concentré sur le financement de la coûteuse guerre contre le trafic de drogue, l’Etat affiche une dette publique atteignant environ 57% du PIB. Le taux de pauvreté s’élève à 28%.Le dirigeant aspirait à être réélu en un seul tour. Lundi, il a tenu à souligner les bons résultats de son parti ADN aux élections législatives qui se sont tenues en même temps que l’élection présidentielle de dimanche.

Zelensky va rencontrer Vance à Munich vendredi, selon Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer le vice-président américain J.D. Vance vendredi à la conférence sur la sécurité de Munich, avant une visite en Ukraine de l’émissaire de Donald Trump qui pousse pour une fin rapide de la guerre.Le président américain a confirmé lundi la visite prochaine en Ukraine de son émissaire spécial, Keith …

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Zelensky va rencontrer Vance à Munich vendredi, selon Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer le vice-président américain J.D. Vance vendredi à la conférence sur la sécurité de Munich, avant une visite en Ukraine de l’émissaire de Donald Trump qui pousse pour une fin rapide de la guerre.Le président américain a confirmé lundi la visite prochaine en Ukraine de son émissaire spécial, Keith Kellogg, en charge d’élaborer un plan pour mettre fin au conflit, trois ans après l’invasion lancée par la Russie.Le retour au pouvoir de Donald Trump, qui s’est engagé à mettre fin rapidement au “carnage” de la guerre en Ukraine, a relancé les conjectures autour de pourparlers de paix pour mettre fin à l’offensive russe.Volodymyr Zelensky a longtemps rejeté l’idée de négociations, affirmant vouloir battre la Russie sur le champ de bataille.Mais l’Ukraine est à la peine face à l’armée russe, qui avance dans l’est de son territoire. Et Kiev craint de voir tarir l’aide américaine, Donald Trump ayant critiqué ces dépenses pendant sa campagne électorale.Kiev redoute tout règlement qui ne comprendrait pas d’engagements militaires fermes — comme une adhésion à l’Otan ou le déploiement de troupes de maintien de la paix –, estimant qu’il ne ferait que permettre au Kremlin de préparer sa prochaine attaque.- “Tout se décide maintenant” -La rencontre entre MM. Zelensky et Vance aura lieu vendredi en marge de la conférence sur la sécurité de Munich (MSC), a indiqué à l’AFP le porte-parole de la présidence ukrainienne, Serguiï Nykyforov.Une source du bureau du président ukrainien a, elle, indiqué à l’AFP que M. Kellogg allait se rendre en Ukraine le 20 février, sans préciser le lieu exact de sa visite.Ce voyage interviendrait quelques jours avant le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022.M. Zelensky a appelé lundi à “une vraie paix et des garanties de sécurité efficaces” pour l’Ukraine.”La sécurité des personnes, la sécurité de notre Etat, la sécurité des relations économiques et, bien sûr, la durabilité de nos ressources: non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour l’ensemble du monde libre”, a-t-il déclaré dans une allocution vidéo publiée dans la soirée sur les réseaux sociaux. “Tout ceci se décide maintenant”.M. Trump n’a pas présenté de proposition détaillée pour amener les deux parties à la table des négociations.Le président russe Vladimir Poutine a dit à plusieurs reprises être prêt à négocier, à condition que l’Ukraine se plie à ses revendications: céder quatre régions du sud et de l’est du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renoncer à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour Kiev.M. Zelensky a déclaré, au début du mois, être prêt à des négociations directes avec M. Poutine, “si c’est la seule configuration dans laquelle nous pouvons apporter la paix aux citoyens de l’Ukraine et ne plus perdre de gens”.- Rencontre avec Trump -M. Zelensky a indiqué lundi que l’organisation d’une rencontre avec M. Trump était en cours, mais que la date n’avait pas encore été fixée.Le président américain avait déclaré la semaine dernière qu’il rencontrerait “probablement” son homologue ukrainien dans les prochains jours, mais avait exclu de se rendre personnellement à Kiev.Le New York Post avait fait état samedi d’un entretien téléphonique entre MM. Trump et Poutine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer ou démentir cet échange.Outre M. Vance, M. Kellogg et le secrétaire d’Etat Marco Rubio feront également partie de la délégation américaine à la conférence de Munich, qui se tient du 14 au 16 février, a annoncé à la presse le président de la MSC, Christoph Heusgen.Il a également précisé qu’il n’y aurait pas de représentants du gouvernement russe.Cette réunion intervient au moment où la Russie progresse dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, où elle s’est emparée de plusieurs localités — pour la plupart complètement rasées par des mois de bombardements russes — au cours de l’année écoulée.burs-vl-jc/rr/tmt

Zelensky va rencontrer Vance à Munich vendredi, selon Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer le vice-président américain J.D. Vance vendredi à la conférence sur la sécurité de Munich, avant une visite en Ukraine de l’émissaire de Donald Trump qui pousse pour une fin rapide de la guerre.Le président américain a confirmé lundi la visite prochaine en Ukraine de son émissaire spécial, Keith Kellogg, en charge d’élaborer un plan pour mettre fin au conflit, trois ans après l’invasion lancée par la Russie.Le retour au pouvoir de Donald Trump, qui s’est engagé à mettre fin rapidement au “carnage” de la guerre en Ukraine, a relancé les conjectures autour de pourparlers de paix pour mettre fin à l’offensive russe.Volodymyr Zelensky a longtemps rejeté l’idée de négociations, affirmant vouloir battre la Russie sur le champ de bataille.Mais l’Ukraine est à la peine face à l’armée russe, qui avance dans l’est de son territoire. Et Kiev craint de voir tarir l’aide américaine, Donald Trump ayant critiqué ces dépenses pendant sa campagne électorale.Kiev redoute tout règlement qui ne comprendrait pas d’engagements militaires fermes — comme une adhésion à l’Otan ou le déploiement de troupes de maintien de la paix –, estimant qu’il ne ferait que permettre au Kremlin de préparer sa prochaine attaque.- “Tout se décide maintenant” -La rencontre entre MM. Zelensky et Vance aura lieu vendredi en marge de la conférence sur la sécurité de Munich (MSC), a indiqué à l’AFP le porte-parole de la présidence ukrainienne, Serguiï Nykyforov.Une source du bureau du président ukrainien a, elle, indiqué à l’AFP que M. Kellogg allait se rendre en Ukraine le 20 février, sans préciser le lieu exact de sa visite.Ce voyage interviendrait quelques jours avant le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022.M. Zelensky a appelé lundi à “une vraie paix et des garanties de sécurité efficaces” pour l’Ukraine.”La sécurité des personnes, la sécurité de notre Etat, la sécurité des relations économiques et, bien sûr, la durabilité de nos ressources: non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour l’ensemble du monde libre”, a-t-il déclaré dans une allocution vidéo publiée dans la soirée sur les réseaux sociaux. “Tout ceci se décide maintenant”.M. Trump n’a pas présenté de proposition détaillée pour amener les deux parties à la table des négociations.Le président russe Vladimir Poutine a dit à plusieurs reprises être prêt à négocier, à condition que l’Ukraine se plie à ses revendications: céder quatre régions du sud et de l’est du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renoncer à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour Kiev.M. Zelensky a déclaré, au début du mois, être prêt à des négociations directes avec M. Poutine, “si c’est la seule configuration dans laquelle nous pouvons apporter la paix aux citoyens de l’Ukraine et ne plus perdre de gens”.- Rencontre avec Trump -M. Zelensky a indiqué lundi que l’organisation d’une rencontre avec M. Trump était en cours, mais que la date n’avait pas encore été fixée.Le président américain avait déclaré la semaine dernière qu’il rencontrerait “probablement” son homologue ukrainien dans les prochains jours, mais avait exclu de se rendre personnellement à Kiev.Le New York Post avait fait état samedi d’un entretien téléphonique entre MM. Trump et Poutine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer ou démentir cet échange.Outre M. Vance, M. Kellogg et le secrétaire d’Etat Marco Rubio feront également partie de la délégation américaine à la conférence de Munich, qui se tient du 14 au 16 février, a annoncé à la presse le président de la MSC, Christoph Heusgen.Il a également précisé qu’il n’y aurait pas de représentants du gouvernement russe.Cette réunion intervient au moment où la Russie progresse dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, où elle s’est emparée de plusieurs localités — pour la plupart complètement rasées par des mois de bombardements russes — au cours de l’année écoulée.burs-vl-jc/rr/tmt