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Trump continue sa guerre commerciale avec des droits de douane sur l’aluminium et l’acier
La guerre commerciale promise par Donald Trump est entrée lundi dans une nouvelle phase avec la signature d’un décret imposant des droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, “sans exception”.”Aujourd’hui je simplifie nos droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin que tout le monde comprenne ce que cela signifie. C’est 25%, sans …
Trump continue sa guerre commerciale avec des droits de douane sur l’aluminium et l’acier
La guerre commerciale promise par Donald Trump est entrée lundi dans une nouvelle phase avec la signature d’un décret imposant des droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, “sans exception”.”Aujourd’hui je simplifie nos droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin que tout le monde comprenne ce que cela signifie. C’est 25%, sans exception ou exemption. Et c’est tous les pays”, a déclaré à la presse le président américain depuis la Maison Blanche.Donald Trump a cependant confirmé envisager une exemption pour l’Australie, après des déclarations en ce sens du Premier ministre Anthony Albanese, en raison selon le président américain d’un “excédent” commercial avec cet allié d’Océanie.”Nous ne voulons pas que cela nuise aux autres pays, mais ils tirent profit de nous depuis des années et des années”, a accusé le président américain dans le Bureau ovale.Ces mesures affecteraient particulièrement le Canada, principal fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis. – “Coup dévastateur” -Ces droits de douane “seraient totalement injustifiés”, a réagi François-Philippe Champagne, le ministre canadien de l’Industrie dans la soirée, promettant une réponse “claire et mesurée”, sans donner plus de détails.Le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud sont aussi d’importants fournisseurs d’acier.La fédération de l’acier au Royaume-Uni, UK Steel, s’est inquiétée d’un “coup dévastateur” pour un secteur déjà en perte de vitesse.L’annonce pourrait aussi avoir un effet délétère sur certains secteurs d’activité aux Etats-Unis.”L’acier, l’aluminium sont des matières premières cruciales pour les industriels américains, y compris à l’export”, a averti Maurice Obstfeld, expert au Peterson Institute for International Economics.- “Choc d’offre” -Les droits de douane pourraient provoquer “un choc d’offre majeur” côté américain, a-t-il dit à l’AFP.Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.Ces mesures avaient ensuite été levées, pour beaucoup, par lui-même ou par son successeur démocrate, Joe Biden.Donald Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait “mardi ou mercredi” des “droits de douane réciproques”, afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger. Les droits de douane sont le principal levier de la politique économique de Donald Trump, qui veut résorber le déficit commercial américain tout en mettant la pression sur ses partenaires économiques.Lesquels réagissent de manière variable, entres promesses de ripostes et tentatives d’apaisement.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a lui assuré que l’Union européenne “répliquerait” comme elle l’avait fait lors du premier mandat du président américain. L’UE avait ciblé à l’époque des produits emblématiques tels que le bourbon ou les motos Harley-Davidson.- France combative, Allemagne prudente -En Allemagne, première économie européenne, le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a appelé à “poursuivre la voie de la coopération avec les Etats-Unis”.La Commission européenne a elle annoncé lundi n’avoir reçu “aucune notification” de nouveaux droits de douane.Jusqu’ici, Donald Trump a davantage mis la pression sur les partenaires des Etats-Unis que sur la grande rivale chinoise, soumise depuis mardi à des droits de douane de 10% en plus de ceux déjà existants.Les mesures de rétorsion, à base de surtaxes ciblées sur certains produits américains, sont entrées en vigueur lundi. Elles portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par le président américain concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a souligné lundi que pour Pékin, il n’y avait “pas de gagnant dans une guerre commerciale ou douanière”.Il y a une semaine, Donald Trump avait menacé le Mexique et le Canada de droits de douane généralisés de 25%, avant de suspendre sa décision pour un mois avant même qu’elle n’entre en vigueur. S’agissant de la Chine, il a renoncé à taxer comme il l’avait annoncé les colis d’une valeur de moins de 800 dollars, ce qui aurait affecté des plateformes telles que Shein et Temu.
Trump continue sa guerre commerciale avec des droits de douane sur l’aluminium et l’acier
La guerre commerciale promise par Donald Trump est entrée lundi dans une nouvelle phase avec la signature d’un décret imposant des droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, “sans exception”.”Aujourd’hui je simplifie nos droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin que tout le monde comprenne ce que cela signifie. C’est 25%, sans exception ou exemption. Et c’est tous les pays”, a déclaré à la presse le président américain depuis la Maison Blanche.Donald Trump a cependant confirmé envisager une exemption pour l’Australie, après des déclarations en ce sens du Premier ministre Anthony Albanese, en raison selon le président américain d’un “excédent” commercial avec cet allié d’Océanie.”Nous ne voulons pas que cela nuise aux autres pays, mais ils tirent profit de nous depuis des années et des années”, a accusé le président américain dans le Bureau ovale.Ces mesures affecteraient particulièrement le Canada, principal fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis. – “Coup dévastateur” -Ces droits de douane “seraient totalement injustifiés”, a réagi François-Philippe Champagne, le ministre canadien de l’Industrie dans la soirée, promettant une réponse “claire et mesurée”, sans donner plus de détails.Le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud sont aussi d’importants fournisseurs d’acier.La fédération de l’acier au Royaume-Uni, UK Steel, s’est inquiétée d’un “coup dévastateur” pour un secteur déjà en perte de vitesse.L’annonce pourrait aussi avoir un effet délétère sur certains secteurs d’activité aux Etats-Unis.”L’acier, l’aluminium sont des matières premières cruciales pour les industriels américains, y compris à l’export”, a averti Maurice Obstfeld, expert au Peterson Institute for International Economics.- “Choc d’offre” -Les droits de douane pourraient provoquer “un choc d’offre majeur” côté américain, a-t-il dit à l’AFP.Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.Ces mesures avaient ensuite été levées, pour beaucoup, par lui-même ou par son successeur démocrate, Joe Biden.Donald Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait “mardi ou mercredi” des “droits de douane réciproques”, afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger. Les droits de douane sont le principal levier de la politique économique de Donald Trump, qui veut résorber le déficit commercial américain tout en mettant la pression sur ses partenaires économiques.Lesquels réagissent de manière variable, entres promesses de ripostes et tentatives d’apaisement.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a lui assuré que l’Union européenne “répliquerait” comme elle l’avait fait lors du premier mandat du président américain. L’UE avait ciblé à l’époque des produits emblématiques tels que le bourbon ou les motos Harley-Davidson.- France combative, Allemagne prudente -En Allemagne, première économie européenne, le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a appelé à “poursuivre la voie de la coopération avec les Etats-Unis”.La Commission européenne a elle annoncé lundi n’avoir reçu “aucune notification” de nouveaux droits de douane.Jusqu’ici, Donald Trump a davantage mis la pression sur les partenaires des Etats-Unis que sur la grande rivale chinoise, soumise depuis mardi à des droits de douane de 10% en plus de ceux déjà existants.Les mesures de rétorsion, à base de surtaxes ciblées sur certains produits américains, sont entrées en vigueur lundi. Elles portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par le président américain concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a souligné lundi que pour Pékin, il n’y avait “pas de gagnant dans une guerre commerciale ou douanière”.Il y a une semaine, Donald Trump avait menacé le Mexique et le Canada de droits de douane généralisés de 25%, avant de suspendre sa décision pour un mois avant même qu’elle n’entre en vigueur. S’agissant de la Chine, il a renoncé à taxer comme il l’avait annoncé les colis d’une valeur de moins de 800 dollars, ce qui aurait affecté des plateformes telles que Shein et Temu.
Gaza: Trump promet un “enfer” si les otages israéliens ne sont pas libérés
Donald Trump a promis lundi un “enfer” si le Hamas ne relâchait pas tous les otages israéliens d’ici samedi après la menace du mouvement islamiste palestinien de reporter la prochaine libération prévue par la trêve en vigueur à Gaza, qui risque de voler en éclats.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a d’ores et déjà ordonné à …
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Gaza: Trump promet un “enfer” si les otages israéliens ne sont pas libérés
Donald Trump a promis lundi un “enfer” si le Hamas ne relâchait pas tous les otages israéliens d’ici samedi après la menace du mouvement islamiste palestinien de reporter la prochaine libération prévue par la trêve en vigueur à Gaza, qui risque de voler en éclats.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a d’ores et déjà ordonné à son armée de se préparer à “tous les scénarios” en réaction à l’annonce de la branche armée du Hamas, qui accuse Israël de violer l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice.Le mouvement a ensuite assuré que “la porte reste ouverte” pour que la libération d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens “se déroule selon le plan prévu”, soit samedi, “une fois qu'(Israël) se sera acquitté de ses obligations”. Le président américain Donald Trump, premier allié d’Israël, a qualifié de “terrible” cette menace de report.”En ce qui me concerne, si tous les otages ne sont pas ramenés d’ici samedi midi — je pense que c’est une date convenable — je dirais: +annulez-le et rien ne va plus, qu’un véritable enfer se déchaîne+”, a-t-il déclaré à la presse depuis la Maison Blanche. Cette exigence va plus loin que l’accord de trêve en vigueur depuis janvier.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du 7-Octobre, l’accord de cessez-le-feu en vigueur prévoit la libération de 33 otages, dont huit annoncés comme morts, en échange de 1.900 Palestiniens détenus par Israël, durant une première phase courant sur six semaines.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens ont été libérés, en plus de cinq Thaïlandais (hors accord), en échange de 765 prisonniers palestiniens.Soixante-treize otages sont toujours retenus à Gaza, dont au moins 34 sont morts selon l’armée.La deuxième phase du cessez-le-feu est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza. – Couper l’aide -Recevant la semaine dernière à Washington Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis allaient prendre le “contrôle” de Gaza afin de développer économiquement le territoire rendu inhabitable par la guerre, proposant de déplacer les Gazaouis en Jordanie ou en Egypte.Selon un extrait d’interview diffusé lundi, M. Trump a dit au journaliste de Fox News qui lui demandait si les Palestiniens auraient “le droit au retour” dans Gaza: “Non, ils n’en auraient pas car ils auront des logements bien meilleurs”.Devant la presse, il a martelé qu’il envisageait d’arrêter les aides à l’Egypte et à la Jordanie si elles n’accueillaient pas les Palestiniens de Gaza.Ces deux pays, parmi les plus importants bénéficiaires de l’aide américaine, de même que plusieurs Etats arabes et occidentaux ont rejeté cette idée.L’Egypte avait rejeté plus tôt lundi “tout compromis” portant atteinte aux droits des Palestiniens vivant à Gaza, selon un communiqué publié après la rencontre du ministre des Affaires étrangères égyptien avec son homologue américain à Washington.Le roi de Jordanie Abdallah II, qui doit rencontrer Donald Trump mardi à Washington, avait la semaine passée rejeté “toute tentative” visant à prendre le contrôle des Territoires palestiniens et déplacer ses habitants.- Renforts israéliens -L’attaque du Hamas le 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive de grande envergure menée par Israël en représailles a fait au moins 48.208 morts, en majorité des civils, à Gaza et provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a dénoncé les menaces du Hamas de reporter la libération des otages comme “une violation totale de l’accord de cessez-le-feu”, affirmant que l’armée avait reçu l’ordre “de se préparer à tous les scénarios”.L’armée israélienne a elle annoncé “renforcer la zone” autour de la bande de Gaza assiégée. “Après évaluation de la situation (…) il a été décidé de renforcer fortement la zone avec des troupes supplémentaires pour des missions défensives.”Pour expliquer ses menaces, le Hamas a accusé Israël d’avoir tardé à honorer ses engagements à chaque étape du processus prévu par l’accord de trêve, et, dans une référence à trois Palestiniens tués la veille à Gaza, d’avoir violé le cessez-le-feu.Le gouvernement israélien a en outre refusé jusqu’à présent que ses négociateurs envoyés à Doha discutent de la deuxième phase de la trêve, comme cela était prévu à partir du 16e jour du début de l’application de l’accord.Samedi, un responsable politique du Hamas, Bassem Naïm, a accusé Israël de mettre “en danger” le cessez-le-feu.Le jour même, trois otages israéliens, très éprouvés physiquement, ont été libérés lors d’une nouvelle mise en scène orchestrée par le Hamas, en échange de 183 Palestiniens, cinquième échange selon les termes de l’accord conclu sous l’égide des médiateurs qatari, égyptien et américain.Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié de “profondément perturbantes” les images d’ex-otages israéliens et d’anciens détenus palestiniens “émaciés”.
Gaza: Trump promet un “enfer” si les otages israéliens ne sont pas libérés
Donald Trump a promis lundi un “enfer” si le Hamas ne relâchait pas tous les otages israéliens d’ici samedi après la menace du mouvement islamiste palestinien de reporter la prochaine libération prévue par la trêve en vigueur à Gaza, qui risque de voler en éclats.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a d’ores et déjà ordonné à son armée de se préparer à “tous les scénarios” en réaction à l’annonce de la branche armée du Hamas, qui accuse Israël de violer l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice.Le mouvement a ensuite assuré que “la porte reste ouverte” pour que la libération d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens “se déroule selon le plan prévu”, soit samedi, “une fois qu'(Israël) se sera acquitté de ses obligations”. Le président américain Donald Trump, premier allié d’Israël, a qualifié de “terrible” cette menace de report.”En ce qui me concerne, si tous les otages ne sont pas ramenés d’ici samedi midi — je pense que c’est une date convenable — je dirais: +annulez-le et rien ne va plus, qu’un véritable enfer se déchaîne+”, a-t-il déclaré à la presse depuis la Maison Blanche. Cette exigence va plus loin que l’accord de trêve en vigueur depuis janvier.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du 7-Octobre, l’accord de cessez-le-feu en vigueur prévoit la libération de 33 otages, dont huit annoncés comme morts, en échange de 1.900 Palestiniens détenus par Israël, durant une première phase courant sur six semaines.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens ont été libérés, en plus de cinq Thaïlandais (hors accord), en échange de 765 prisonniers palestiniens.Soixante-treize otages sont toujours retenus à Gaza, dont au moins 34 sont morts selon l’armée.La deuxième phase du cessez-le-feu est censée aboutir à la libération de tous les otages et à la fin définitive de la guerre, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza. – Couper l’aide -Recevant la semaine dernière à Washington Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis allaient prendre le “contrôle” de Gaza afin de développer économiquement le territoire rendu inhabitable par la guerre, proposant de déplacer les Gazaouis en Jordanie ou en Egypte.Selon un extrait d’interview diffusé lundi, M. Trump a dit au journaliste de Fox News qui lui demandait si les Palestiniens auraient “le droit au retour” dans Gaza: “Non, ils n’en auraient pas car ils auront des logements bien meilleurs”.Devant la presse, il a martelé qu’il envisageait d’arrêter les aides à l’Egypte et à la Jordanie si elles n’accueillaient pas les Palestiniens de Gaza.Ces deux pays, parmi les plus importants bénéficiaires de l’aide américaine, de même que plusieurs Etats arabes et occidentaux ont rejeté cette idée.L’Egypte avait rejeté plus tôt lundi “tout compromis” portant atteinte aux droits des Palestiniens vivant à Gaza, selon un communiqué publié après la rencontre du ministre des Affaires étrangères égyptien avec son homologue américain à Washington.Le roi de Jordanie Abdallah II, qui doit rencontrer Donald Trump mardi à Washington, avait la semaine passée rejeté “toute tentative” visant à prendre le contrôle des Territoires palestiniens et déplacer ses habitants.- Renforts israéliens -L’attaque du Hamas le 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive de grande envergure menée par Israël en représailles a fait au moins 48.208 morts, en majorité des civils, à Gaza et provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a dénoncé les menaces du Hamas de reporter la libération des otages comme “une violation totale de l’accord de cessez-le-feu”, affirmant que l’armée avait reçu l’ordre “de se préparer à tous les scénarios”.L’armée israélienne a elle annoncé “renforcer la zone” autour de la bande de Gaza assiégée. “Après évaluation de la situation (…) il a été décidé de renforcer fortement la zone avec des troupes supplémentaires pour des missions défensives.”Pour expliquer ses menaces, le Hamas a accusé Israël d’avoir tardé à honorer ses engagements à chaque étape du processus prévu par l’accord de trêve, et, dans une référence à trois Palestiniens tués la veille à Gaza, d’avoir violé le cessez-le-feu.Le gouvernement israélien a en outre refusé jusqu’à présent que ses négociateurs envoyés à Doha discutent de la deuxième phase de la trêve, comme cela était prévu à partir du 16e jour du début de l’application de l’accord.Samedi, un responsable politique du Hamas, Bassem Naïm, a accusé Israël de mettre “en danger” le cessez-le-feu.Le jour même, trois otages israéliens, très éprouvés physiquement, ont été libérés lors d’une nouvelle mise en scène orchestrée par le Hamas, en échange de 183 Palestiniens, cinquième échange selon les termes de l’accord conclu sous l’égide des médiateurs qatari, égyptien et américain.Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié de “profondément perturbantes” les images d’ex-otages israéliens et d’anciens détenus palestiniens “émaciés”.
Premiers vols de rapatriement de migrants vénézuéliens en provenance des Etats-Unis
Caracas a envoyé lundi deux avions aux Etats-Unis pour rapatrier environ 190 ressortissants vénézuéliens expulsés, redisant espérer un “nouveau départ” dans les relations avec Washington, qui ne reconnaît pas Nicolas Maduro comme le président légitime du pays sud-américain.Les avions ont été envoyés après que M. Maduro, désireux de mettre fin aux sanctions américaines, a accepté …
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Premiers vols de rapatriement de migrants vénézuéliens en provenance des Etats-Unis
Caracas a envoyé lundi deux avions aux Etats-Unis pour rapatrier environ 190 ressortissants vénézuéliens expulsés, redisant espérer un “nouveau départ” dans les relations avec Washington, qui ne reconnaît pas Nicolas Maduro comme le président légitime du pays sud-américain.Les avions ont été envoyés après que M. Maduro, désireux de mettre fin aux sanctions américaines, a accepté fin janvier auprès d’un émissaire américain en visite le retour des migrants expulsés. “Deux avions sont actuellement en route vers le sol vénézuélien (…) pour transférer sur notre territoire des compatriotes migrants vénézuéliens qui se trouvaient aux Etats-Unis”, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères.”Le Venezuela a toujours clairement indiqué que tout transfert de Vénézuéliens devait se faire dans le respect absolu de leur dignité et de leurs droits humains”, a-t-il précisé.”Notre compagnie aérienne nationale, la puissante compagnie aérienne Conviasa (…) a récupéré une partie des près de 190 compatriotes qui volent à cette heure-ci vers le Venezuela”, a ensuite déclaré le président vénézuélien lors de son émission hebdomadaire à la télévision.Les vols, qui passent par le Mexique, devraient arriver en soirée au Venezuela, selon des sites de suivi de vols.Investi en janvier pour un deuxième mandat de quatre ans, Donald Trump a promis de mener la plus grande campagne d’expulsions de l’histoire des Etats-Unis, promettant de renvoyer des millions de migrants sans papiers, dont une grande partie proviennent d’Amérique latine.La Maison Blanche a réagi en publiant sur X le message “Reprise des vols vers le Venezuela d’étrangers en situation irrégulière”, avec une photo de personnes embarquant sous forte surveillance policière dans un avion de la compagnie Conviasa. La publication est accompagnée d’un des slogans de campagne de M. Trump : “MAKE AMERICA SAFE AGAIN” (Rendre l’Amérique à nouveau sûre).Pendant sa campagne, le président américain a constamment dénoncé une “invasion” de migrants, accusés d'”empoisonner le sang” des Etats-Unis et d’avoir provoqué une vague de criminalité – ce qu’aucune statistique officielle ne démontre.- “Honnêtes” -Caracas a indiqué que parmi les passagers se trouvent des membres supposés du tentaculaire gang vénézuélien Tren de Aragua, que M. Trump a déclaré organisation terroriste.Le gouvernement vénézuélien, qui assure l’avoir démantelé, même si les chefs du gang ont pu fuir et que le groupe reste actif, promet que les personnes accusées d’y appartenir “feront l’objet d’une enquête rigoureuse dès qu’elles toucheront le sol vénézuélien”.Il estime néanmoins “qu’il existe un discours faux et malveillant autour de la question du Tren de Aragua (…) pour pénaliser tous les migrants vénézuéliens et stigmatiser notre pays (….) La majorité des migrants sont des personnes honnêtes et travailleuses”.Caracas a régulièrement organisé des vols de rapatriements de migrants depuis les Etats-Unis ou d’autres pays d’Amérique latine dans le cadre de son plan “Retour à la patrie”, souvent célébré avec force de propagande. Mais Caracas avait suspendu les vols depuis les Etats-Unis au début de l’année 2024. Le 31 janvier, un émissaire spécial de Donald Trump, Richard Grenell, avait rencontré le président Nicolas Maduro dans la capitale vénézuélienne avec pour mission d’exiger que Caracas accepte le retour “inconditionnel” des Vénézuéliens expulsés des Etats-Unis – y compris les membres du Tren de Aragua -, et d’obtenir la libération des “otages” américains détenus au Venezuela.M. Grenell était reparti avec six Américains libérés, et le président Trump avait ensuite assuré avoir obtenu satisfaction sur le premier point. Washington, qui ne reconnaît pas la réélection de M. Maduro, jugée frauduleuse par l’opposition, assure n’avoir fait aucune concession alors que M. Maduro a évoqué un “nouveau départ” dans les relations bilatérales entre deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 2019.Donald Trump a retiré le statut de protection temporaire contre l’expulsion dont bénéficiaient environ 600.000 Vénézuéliens en raison de la crise économique et sécuritaire dans leur pays.Plus de 7,8 millions de Vénézuéliens ont émigré au cours de la dernière décennie, selon l’ONU. Une partie se trouve aux Etats-Unis.La semaine dernière, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a assisté à la saisie sur le tarmac de l’aéroport de Saint-Domingue d’un deuxième avion appartenant au gouvernement vénézuélien en moins d’un an, dans le cadre des sanctions américaines imposées en 2019 et destinées à évincer M. Maduro. Cette saisie avait déclenché l’ire de Caracas, qui avait qualifié M. Rubio de “voleur”.Outre les Etats-Unis, une grande partie de la communauté internationale ne reconnaît pas la victoire de Nicolas Maduro à l’élection présidentielle de juillet 2024.Les troubles suivant l’annonce de la victoire de M. Maduro se sont soldés par 28 morts, 200 blessés et 2.400 arrestations. Près de 2.000 prisonniers ont été libérés, selon Caracas.
En Equateur, le président sortant poussé vers un second tour par sa rivale de gauche
Le chef de l’Etat sortant de l’Equateur Daniel Noboa devance toujours lundi d’une très courte tête sa rivale de gauche Luisa Gonzalez, dont le score est meilleur que prévu à l’issue du premier tour de la présidentielle, alors que le dépouillement se poursuit.Ce pays polarisé et frappé par la violence liée au trafic de drogue …
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