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Trump fixe au 12 mars l’application des nouveaux droits de douane sur l’acier et l’aluminium

Nouvelle étape dans la guerre commerciale de Donald Trump: le président américain a signé lundi un décret fixant au 12 mars la date d’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, “sans exception”.”Aujourd’hui je simplifie nos droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin que tout le monde comprenne …

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Trump fixe au 12 mars l’application des nouveaux droits de douane sur l’acier et l’aluminium

Nouvelle étape dans la guerre commerciale de Donald Trump: le président américain a signé lundi un décret fixant au 12 mars la date d’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium, “sans exception”.”Aujourd’hui je simplifie nos droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin que tout le monde comprenne ce que cela signifie. C’est 25%, sans exception ou exemption. Et c’est tous les pays”, a déclaré à la presse le président américain, depuis la Maison Blanche.Evoquant des risques pour la “sécurité nationale”, le républicain a annoncé par la suite, dans des décrets, l’application des nouvelles règles “à partir du 12 mars”.”Toutes les importations d’articles en acier et d’articles dérivés de l’acier provenant d’Argentine, d’Australie, du Brésil, du Canada, des pays de l’Union européenne, du Japon, du Mexique, de la Corée du Sud et du Royaume-Uni” sont concernées, indique l’un de ces textes.Dans un autre décret, M. Trump vise “toutes les importations d’articles en aluminium et dérivés de l’aluminium provenant d’Argentine, d’Australie, du Canada, du Mexique, des pays de l’Union européenne et du Royaume-Uni”.Il avait cependant dit envisager une exemption pour l’Australie, après des déclarations en ce sens du Premier ministre Anthony Albanese, en raison selon le président américain d’un “excédent” commercial avec cet allié d’Océanie.”Nous ne voulons pas que cela nuise aux autres pays, mais ils tirent profit de nous depuis des années et des années”, avait accusé Donald Trump, dans le Bureau ovale.Ces mesures affecteraient particulièrement le Canada, principal fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis.- “Coup dévastateur” -Ces droits de douane “seraient totalement injustifiés”, avait réagi François-Philippe Champagne, le ministre canadien de l’Industrie dans la soirée, promettant une réponse “claire et mesurée”, sans donner plus de détails.Le Brésil, le Mexique et la Corée du Sud sont aussi d’importants fournisseurs d’acier.La fédération de l’acier au Royaume-Uni, UK Steel, s’est inquiétée d’un “coup dévastateur” pour un secteur déjà en perte de vitesse.L’annonce pourrait aussi avoir un effet délétère sur certains secteurs d’activité aux Etats-Unis.”L’acier, l’aluminium sont des matières premières cruciales pour les industriels américains, y compris à l’export”, a averti Maurice Obstfeld, expert au Peterson Institute for International Economics.- “Choc d’offre” -Les droits de douane pourraient provoquer “un choc d’offre majeur” côté américain, a-t-il dit à l’AFP.Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.Ces mesures avaient ensuite été levées, pour beaucoup, par lui-même ou par son successeur démocrate, Joe Biden.Donald Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait “mardi ou mercredi” des “droits de douane réciproques”, afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger. Les droits de douane sont le principal levier de la politique économique de Donald Trump, qui veut résorber le déficit commercial américain tout en mettant la pression sur ses partenaires économiques.Lesquels réagissent de manière variable, entres promesses de ripostes et tentatives d’apaisement.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a lui assuré que l’Union européenne “répliquerait” comme elle l’avait fait lors du premier mandat du président américain. L’UE avait ciblé à l’époque des produits emblématiques tels que le bourbon ou les motos Harley-Davidson.- France combative, Allemagne prudente -En Allemagne, première économie européenne, le ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a appelé à “poursuivre la voie de la coopération avec les Etats-Unis”.La Commission européenne a elle annoncé lundi n’avoir reçu “aucune notification” de nouveaux droits de douane.Jusqu’ici, Donald Trump a davantage mis la pression sur les partenaires des Etats-Unis que sur la grande rivale chinoise, soumise depuis mardi à des droits de douane de 10% en plus de ceux déjà existants.Les mesures de rétorsion, à base de surtaxes ciblées sur certains produits américains, sont entrées en vigueur lundi. Elles portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par le président américain concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a souligné lundi que pour Pékin, il n’y avait “pas de gagnant dans une guerre commerciale ou douanière”.Il y a une semaine, Donald Trump avait menacé le Mexique et le Canada de droits de douane généralisés de 25%, avant de suspendre sa décision pour un mois avant même qu’elle n’entre en vigueur. S’agissant de la Chine, il a renoncé à taxer comme il l’avait annoncé les colis d’une valeur de moins de 800 dollars, ce qui aurait affecté des plateformes telles que Shein et Temu.

Trump évoque la possibilité que l’Ukraine devienne russe

Donald Trump a évoqué lundi la possibilité que l’Ukraine devienne “russe un jour”, réclamant que soit compensée l’aide versée à Kiev, avant une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le vice-président américain J.D. Vance.Trois ans après le début de l’offensive russe, le retour au pouvoir du républicain, qui s’est engagé à mettre fin …

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Trump évoque la possibilité que l’Ukraine devienne russe

Donald Trump a évoqué lundi la possibilité que l’Ukraine devienne “russe un jour”, réclamant que soit compensée l’aide versée à Kiev, avant une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le vice-président américain J.D. Vance.Trois ans après le début de l’offensive russe, le retour au pouvoir du républicain, qui s’est engagé à mettre fin rapidement au “carnage”, a relancé les conjectures autour de pourparlers de paix.Volodymyr Zelensky a longtemps rejeté l’idée de négociations, affirmant vouloir battre la Russie sur le champ de bataille. Mais l’Ukraine est à la peine face à l’armée russe, qui avance dans l’est de son territoire. Et Kiev craint de voir tarir l’aide américaine.Alors que les contacts de haut niveau vont s’intensifier dans les jours à venir entre Washington et Kiev, le président américain a répété sur Fox News vouloir obtenir un accès aux terres rares ukrainiennes, expliquant que Washington devait “sécuriser” l’argent versé faute de certitude sur l’issue du conflit.”Ils pourraient arriver à un accord, ils pourraient ne pas arriver à un accord. Ils pourraient être russes un jour, comme ils pourraient ne pas être russes un jour”, a-t-il déclaré.”Je veux récupérer” cet argent, a-t-il poursuivi, ajoutant avoir réclamé à Kiev l’équivalent de 500 milliards de dollars de terres rares, des métaux notamment utilisés dans l’électronique. “Au moins comme ça on ne se sent pas idiot.”Le président ukrainien avait assuré la semaine dernière que son pays était prêt à recevoir des “investissements d’entreprises américaines” dans ses terres rares, soulignant toutefois qu'”une partie de nos ressources minérales” se trouve en zone occupée.La Russie contrôle environ 20% du territoire ukrainien.- Coupures de courant -M. Zelensky a indiqué lundi que l’organisation d’une rencontre avec M. Trump était en cours, mais que la date n’avait pas encore été fixée.Le président américain a confirmé de son côté une visite, le 20 février, en Ukraine de son émissaire spécial, Keith Kellogg, chargé d’élaborer un plan pour mettre fin au conflit.Dès vendredi, Volodymyr Zelensky sera présent vendredi à la conférence sur la sécurité de Munich (MSC) où il rencontrera le vice-président américain J. D. Vance, selon la présidence ukrainienne.Outre M. Vance, M. Kellogg et le secrétaire d’Etat Marco Rubio feront partie de la délégation américaine, a annoncé à la presse le président de la MSC, Christoph Heusgen.Ces contacts interviennent alors que la Russie progresse dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, où elle s’est emparée de plusieurs localités — pour la plupart complètement rasées par des mois de bombardements russes — au cours de l’année écoulée.Mardi matin, alors que la température était de -8 degrés Celsius à Kiev, le ministre ukrainien de l’Energie Guerman Galouchtchenko a fait état sur Facebook d’une attaque russe “sur les infrastructures gazières” du pays.Il a ajouté que les fournitures d’électricité avaient été limitées pour “minimiser les conséquences potentielles sur le secteur énergétique”.Pendant la nuit, l’armée ukrainienne a déclenché des alertes aériennes dans plusieurs zones du pays, évoquant des menaces de drones et armes balistiques.Les autorités locales ont fait état de frappes dans plusieurs régions dont Zaporijjia (est), Poltava (centre-est), ou encore Dnipropetrovsk (est), évoquant plusieurs blessés.- Garanties -A quelques jours du troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, M. Zelensky a appelé lundi à “une vraie paix et des garanties de sécurité efficaces” pour l’Ukraine.Kiev redoute tout règlement qui ne comprendrait pas d’engagements militaires fermes — comme une adhésion à l’Otan ou le déploiement de troupes de maintien de la paix –, estimant qu’il ne ferait que permettre au Kremlin de préparer sa prochaine attaque.Le président russe Vladimir Poutine a dit à plusieurs reprises être prêt à négocier, à condition que l’Ukraine se plie à ses revendications: céder quatre régions du sud et de l’est du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renoncer à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour Kiev.M. Zelensky a déclaré, au début du mois, être prêt à des négociations directes avec M. Poutine, “si c’est la seule configuration dans laquelle nous pouvons apporter la paix aux citoyens de l’Ukraine et ne plus perdre de gens”.Le New York Post avait fait état samedi d’un entretien téléphonique entre MM. Trump et Poutine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer ou démentir cet échange.burs-gmo/jnd

Trump évoque la possibilité que l’Ukraine devienne russe

Donald Trump a évoqué lundi la possibilité que l’Ukraine devienne “russe un jour”, réclamant que soit compensée l’aide versée à Kiev, avant une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le vice-président américain J.D. Vance.Trois ans après le début de l’offensive russe, le retour au pouvoir du républicain, qui s’est engagé à mettre fin rapidement au “carnage”, a relancé les conjectures autour de pourparlers de paix.Volodymyr Zelensky a longtemps rejeté l’idée de négociations, affirmant vouloir battre la Russie sur le champ de bataille. Mais l’Ukraine est à la peine face à l’armée russe, qui avance dans l’est de son territoire. Et Kiev craint de voir tarir l’aide américaine.Alors que les contacts de haut niveau vont s’intensifier dans les jours à venir entre Washington et Kiev, le président américain a répété sur Fox News vouloir obtenir un accès aux terres rares ukrainiennes, expliquant que Washington devait “sécuriser” l’argent versé faute de certitude sur l’issue du conflit.”Ils pourraient arriver à un accord, ils pourraient ne pas arriver à un accord. Ils pourraient être russes un jour, comme ils pourraient ne pas être russes un jour”, a-t-il déclaré.”Je veux récupérer” cet argent, a-t-il poursuivi, ajoutant avoir réclamé à Kiev l’équivalent de 500 milliards de dollars de terres rares, des métaux notamment utilisés dans l’électronique. “Au moins comme ça on ne se sent pas idiot.”Le président ukrainien avait assuré la semaine dernière que son pays était prêt à recevoir des “investissements d’entreprises américaines” dans ses terres rares, soulignant toutefois qu'”une partie de nos ressources minérales” se trouve en zone occupée.La Russie contrôle environ 20% du territoire ukrainien.- Coupures de courant -M. Zelensky a indiqué lundi que l’organisation d’une rencontre avec M. Trump était en cours, mais que la date n’avait pas encore été fixée.Le président américain a confirmé de son côté une visite, le 20 février, en Ukraine de son émissaire spécial, Keith Kellogg, chargé d’élaborer un plan pour mettre fin au conflit.Dès vendredi, Volodymyr Zelensky sera présent vendredi à la conférence sur la sécurité de Munich (MSC) où il rencontrera le vice-président américain J. D. Vance, selon la présidence ukrainienne.Outre M. Vance, M. Kellogg et le secrétaire d’Etat Marco Rubio feront partie de la délégation américaine, a annoncé à la presse le président de la MSC, Christoph Heusgen.Ces contacts interviennent alors que la Russie progresse dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, où elle s’est emparée de plusieurs localités — pour la plupart complètement rasées par des mois de bombardements russes — au cours de l’année écoulée.Mardi matin, alors que la température était de -8 degrés Celsius à Kiev, le ministre ukrainien de l’Energie Guerman Galouchtchenko a fait état sur Facebook d’une attaque russe “sur les infrastructures gazières” du pays.Il a ajouté que les fournitures d’électricité avaient été limitées pour “minimiser les conséquences potentielles sur le secteur énergétique”.Pendant la nuit, l’armée ukrainienne a déclenché des alertes aériennes dans plusieurs zones du pays, évoquant des menaces de drones et armes balistiques.Les autorités locales ont fait état de frappes dans plusieurs régions dont Zaporijjia (est), Poltava (centre-est), ou encore Dnipropetrovsk (est), évoquant plusieurs blessés.- Garanties -A quelques jours du troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, M. Zelensky a appelé lundi à “une vraie paix et des garanties de sécurité efficaces” pour l’Ukraine.Kiev redoute tout règlement qui ne comprendrait pas d’engagements militaires fermes — comme une adhésion à l’Otan ou le déploiement de troupes de maintien de la paix –, estimant qu’il ne ferait que permettre au Kremlin de préparer sa prochaine attaque.Le président russe Vladimir Poutine a dit à plusieurs reprises être prêt à négocier, à condition que l’Ukraine se plie à ses revendications: céder quatre régions du sud et de l’est du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renoncer à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour Kiev.M. Zelensky a déclaré, au début du mois, être prêt à des négociations directes avec M. Poutine, “si c’est la seule configuration dans laquelle nous pouvons apporter la paix aux citoyens de l’Ukraine et ne plus perdre de gens”.Le New York Post avait fait état samedi d’un entretien téléphonique entre MM. Trump et Poutine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer ou démentir cet échange.burs-gmo/jnd

Les hindous de Malaisie célèbrent la fête de Thaipusam avec ferveur

Des centaines de milliers d’hindous convergent mardi vers les temples de Malaisie pour célébrer la fête de Thaipusam, perçant pour certains leur corps de crochets et de piques pour manifester leur dévotion.La fête de Thaipusam est l’une des fêtes religieuses les plus importantes des hindous tamouls, en particulier en Malaisie, pays à majorité musulmane où …

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Les hindous de Malaisie célèbrent la fête de Thaipusam avec ferveur

Des centaines de milliers d’hindous convergent mardi vers les temples de Malaisie pour célébrer la fête de Thaipusam, perçant pour certains leur corps de crochets et de piques pour manifester leur dévotion.La fête de Thaipusam est l’une des fêtes religieuses les plus importantes des hindous tamouls, en particulier en Malaisie, pays à majorité musulmane où les personnes d’origine indiennes représentent quelque 7% de la population des 34 millions d’habitants.Ces festivités, qui ont aussi lieu en Inde ou encore à Singapour, se tiennent en souvenir du don d’une lance puissante par la déesse Parvathi à son fils, le dieu Murugan, pour combattre les démons.Comme depuis plus d’un siècle, elles se concentrent au niveau des grottes de Batu, en périphérie de la capitale, Kuala Lumpur, dans l’ouest du pays.Des fidèles y apportent des offrandes, tels que des pots à lait ou de lourdes structures métalliques appelées “kavadis”, et montent, pieds nus, les 272 marches permettant d’accéder au temple.Certains kavadis peuvent peser 100 kg. Les fidèles qui les transportent tournent régulièrement sur eux-mêmes au son des percussions et des chants religieux.Des croyants se percent par ailleurs le corps avec des piques ou suspendent des crochets et des chaînes à leur corps pour faire acte de pénitence.”Nous prierons chaque jour mais une fois que nos prières seront accomplies, nous dirons merci au Seigneur Murugan. Nous portons les kavadis et les pots à lait pour que nos vœux se réalisent”, explique Revathi Ramasundra, 45 ans.”Cette année, j’ai prié pour l’éducation de mes enfants et mes perspectives de carrière”, raconte Mahendran Masialamoney, un homme d’affaires présent au temple des grottes de Batu.

Les migrants expulsés des Etats-Unis arrivent au Venezuela

Quelque 190 migrants expulsés des Etats-Unis ont atterri lundi soir au Venezuela à bord de deux avions affrétés par Caracas, un rapatriement qualifié par le président Nicolas Maduro de “premier pas” vers le rétablissement de relations avec Washington.Les ressortissants vénézuéliens ont atterri à l’aéroport de Maiquetia, au nord de Caracas, à bord de deux avions de la compagnie aérienne Conviasa.Certains sont sortis les deux bras levés, en signe de célébration, a observé un journaliste de l’AFP. Plusieurs portaient des menottes, qui leur ont été retirées avant de descendre sur le tarmac, où des centaines de policiers et militaires les attendaient.”Nous avons fait un pas favorable, positif”, s’est félicité à la télévision Nicolas Maduro, qui a réitéré son souhait de “bâtir” des relations de “respect, de communication et de compréhension” avec les Etats-Unis.A la suite de la visite fin janvier d’un émissaire américain,Caracas avait envoyé ces deux avions, redisant espérer un “nouveau départ” entre deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 2019.Washington ne reconnaît pas Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013 et investi en janvier pour un troisième mandat, comme le président légitime pays sud-américain, sous sanctions américaines.Investi en janvier pour un deuxième mandat de quatre ans, Donald Trump a promis de mener la plus grande campagne d’expulsions de l’histoire des Etats-Unis, promettant de renvoyer des millions de migrants sans papiers, dont une grande partie proviennent d’Amérique latine.Pendant sa campagne, le président américain a constamment dénoncé une “invasion” de migrants, accusés d'”empoisonner le sang” des Etats-Unis et d’avoir provoqué une vague de criminalité – ce qu’aucune statistique officielle ne démontre.- “Honnêtes” -Le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a indiqué que chaque appareil transportait 95 Vénézuéliens, âgés de 20 à 30 ans. Les journalistes ont pu assister depuis l’aéroport à leur retour, mais n’ont pas été autorisés à les interroger.Caracas a déclaré que parmi les passagers se trouvent des membres supposés du tentaculaire gang vénézuélien Tren de Aragua, que M. Trump a déclaré organisation terroriste.Le gouvernement vénézuélien, qui assure l’avoir démantelé même si les chefs du gang ont pu fuir et que le groupe reste actif, promet que les personnes accusées d’y appartenir “feront l’objet d’une enquête rigoureuse”.Il estime néanmoins “qu’il existe un discours faux et malveillant autour de la question du Tren de Aragua (…) pour pénaliser tous les migrants vénézuéliens et stigmatiser notre pays (…). La majorité des migrants sont des personnes honnêtes et travailleuses”.Caracas a organisé à plusieurs reprises des vols de rapatriements de migrants depuis les Etats-Unis ou d’autres pays d’Amérique latine dans le cadre de son plan “Retour à la patrie”, souvent célébré avec force de propagande. Mais Caracas avait suspendu les vols depuis les Etats-Unis au début de l’année 2024.Le 31 janvier, un émissaire spécial de Donald Trump, Richard Grenell, avait rencontré Nicolas Maduro dans la capitale vénézuélienne avec pour mission d’exiger que Caracas accepte le retour “inconditionnel” des Vénézuéliens expulsés des Etats-Unis – y compris les membres du Tren de Aragua -, et d’obtenir la libération des “otages” américains détenus au Venezuela.M. Grenell était reparti avec six Américains libérés, et le président Trump avait ensuite assuré avoir obtenu satisfaction sur le premier point.Washington assure n’avoir fait aucune concession.Donald Trump a retiré le statut de protection temporaire contre l’expulsion dont bénéficiaient environ 600.000 Vénézuéliens en raison de la crise économique et sécuritaire dans leur pays.Plus de 7,8 millions de Vénézuéliens ont émigré au cours de la dernière décennie, selon l’ONU. Une partie se trouve aux Etats-Unis.La semaine dernière, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a assisté à la saisie sur le tarmac de l’aéroport de Saint-Domingue d’un deuxième avion appartenant au gouvernement vénézuélien en moins d’un an, dans le cadre des sanctions américaines imposées en 2019 et destinées à évincer M. Maduro. Cette saisie avait déclenché l’ire de Caracas, qui avait qualifié M. Rubio de “voleur”.Outre les Etats-Unis, une grande partie de la communauté internationale ne reconnaît pas la victoire de Nicolas Maduro à l’élection présidentielle de juillet 2024.Les troubles suivant l’annonce de la victoire de M. Maduro se sont soldés par 28 morts, 200 blessés et 2.400 arrestations. Près de 2.000 prisonniers ont été libérés, selon Caracas.

Aux Philippines, les militants pro-divorce veulent rompre avec le sacro-saint mariage

Avelina Anuran a été abandonnée par son mari violent il y a plus de dix ans. Mais en dépit de sa volonté, aux Philippines, son mariage demeure gravé dans le marbre.Cette femme de 50 ans garde les certificats médicaux attestant des blessures qu’elle a subies, dans l’espoir qu’ils servent un jour de preuves devant un tribunal.”Je veux juste être libérée de ce mariage”, implore-t-elle.Ce bastion du catholicisme en Asie est le dernier pays où le divorce reste illégal, avec le Vatican.Début février, un nouveau projet de loi l’autorisant a échoué au Sénat qui ne l’a même pas examiné.Seule une procédure d’annulation ou d’action en nullité de l’union, largement inabordable pour la majorité, peut ouvrir la voie à une séparation en bonne et due forme. Cependant, son taux de réussite est très bas.Environ la moitié des 117 millions d’habitants de l’archipel soutient fermement un changement des règles, d’après les sondages. Mais les demandes n’ont jamais franchi l’obstacle du Parlement.En 2019, Avelina Anuran, vendeuse de fruits de 50 ans, avait déjà témoigné lors d’une audience que son mari l’avait violentée. Ce dernier l’a quittée pour élever seul leurs deux enfants.Mais avec un revenu mensuel de 10.000 pesos philippins, soit 165 euros, Mme Anuran est loin d’avoir les moyens d’engager une procédure d’annulation, qui peut coûter jusqu’à près de 10.000 euros.Et même si elle y parvenait, son succès serait loin d’être garanti puisque rien de ce qu’elle reproche à son époux — maltraitances, abandon, infidélité — ne constitue aux Philippines une raison valable pour annuler un mariage.Contrairement à d’autres qui chercheraient à divorcer pour s’unir à quelqu’un d’autre, la quinquagénaire ne veut pas se remarier et désire seulement une rupture formelle.Car le patronyme de son mari apparaît toujours sur ses documents d’identité, et il demeure le bénéficiaire de son assurance-vie.”Si je meurs la première, sa nouvelle famille aura beaucoup de chance parce qu’il est mon bénéficiaire, même s’il n’a jamais travaillé dur pour moi et nos enfants”, déplore Mme Anuran auprès de l’AFP.- “Liberté” et “estime de soi” -Faute d’approbation par le Sénat, le processus recommencera à zéro lors de la convocation d’un nouveau Congrès en juillet, après les législatives prévues en mai.”Nous continuerons à nous battre pour la loi sur le divorce, quelle que soit la composition du Sénat et de la Chambre des représentants lors de la prochaine législature”, insiste la députée Arlene Brosas, élue du mouvement féministe “Gabriela” et co-autrice du projet de loi sur le divorce.Les violences conjugales et l’abandon figurent parmi les principaux arguments des partisans du divorce pour le faire légaliser.Le parlementaire à l’origine de la proposition, Edcel Lagman, est mort fin janvier après dix ans de combat sur ce sujet.Lors d’un entretien avec l’AFP en 2024, l’ancien avocat, défenseur des droits humains, évoquait un problème “urgent”.”Il y a tellement de femmes qui souffrent de relations violentes et sans amour. Elles doivent regagner leur liberté et leur estime de soi”, appelait-il.Sa proposition prévoit également des assistances légale et psychologique gratuites pour les demandeurs à faibles revenus, en plus de limiter les honoraires des avocats à 50.000 pesos (environ 835 euros) et à un an le délai pour traiter un dossier.- Enjeu électoral -En arrivant à la présidence en 2022, Ferdinand Marcos Jr. s’était dit enclin à appuyer cette cause, qui se heurte toujours à la puissante Eglise catholique et au Sénat, bien plus conservateur que la Chambres des représentants.Lorna Kapunan, avocate en affaires familiales, estime que l’approche des élections complique le combat: “Comme la plupart (des sénateurs) cherchent à être réélus, ils ont peur d’un retour de bâton de l’Eglise catholique”.Le président du Sénat, Francis Escudero, estime lui qu’une légalisation générerait “des dissensions”, préférant étendre la procédure d’annulation plutôt que de consacrer le mot “divorce”.Le révérend père Jerome Secillano, membre de la conférence épiscopale des Philippines, croit pour sa part que le divorce briserait la structure familiale.”Nous allons voir plus de couples se séparer. Nous allons voir des enfants qui ne sauront pas ou aller”, assure-t-il à l’AFP.Selon lui, le nombre de victimes de violences domestiques va “doubler” car les hommes divorcés “auront une autre occasion d’être violents” envers leurs nouvelles épouses.”Ce n’est pas l’existence d’une porte de sortie qui ruine une famille. C’est la maltraitance. C’est l’infidélité”, souligne auprès de l’AFP Onna Quizo, directrice exécutive de l’Observatoire du genre contre la violence et l’exploitation. “N’en privez pas ceux qui en ont réellement besoin”.