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La Chine cible des produits laitiers européens, vive réaction de l’UE

Un nouveau front s’est ouvert dans les relations commerciales déjà tendues entre la Chine et l’UE: Pékin va imposer des taxes sur certains produits laitiers européens, une mesure vivement dénoncée par l’UE et les producteurs européens qui la jugent totalement injustifiée.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, a …

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La loi spéciale en Conseil des ministres, Macron veut un budget “au plus vite en janvier”

Le gouvernement a présenté lundi soir en Conseil des ministres un projet de loi spéciale budgétaire, probablement adoptée dès mardi par le Parlement, prélude à de nouvelles discussions à l’issue incertaine qui devront aboutir “au plus vite en janvier” selon Emmanuel Macron.Dernier recours après l’échec vendredi de la commission mixte paritaire députés-sénateurs pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, le projet de loi spéciale a été adopté en Conseil des ministres, qui s’est réuni lundi soir à l’Élysée après le retour du chef de l’État de son déplacement à Abou Dhabi.Mais “ce n’est pas satisfaisant” et “nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.La loi spéciale, qui sera examinée mardi au Parlement, “acte donc la volonté du gouvernement de donner leur chance à d’ultimes négociations”, a expliqué le président.L’exécutif écarte toujours l’hypothèse d’un retour au 49.3 pour l’adoption de ce budget, “encore votable sans intervention du gouvernement”, a déclaré lors de ce Conseil le Premier ministre, Sébastien Lecornu, selon Mme Bregeon.Comme l’année dernière, après la chute du gouvernement Barnier, il ne devrait y avoir “aucune voix contre”, a pronostiqué le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI).Mais ce texte, qui autorise à percevoir les impôts existants, sans nouvelles mesures fiscales, et s’accompagne d’un décret limitant les dépenses aux services votés l’année précédente et jugés indispensables, n’est qu’une mesure temporaire. Les discussions pour doter la France d’un budget de plein exercice devront reprendre en janvier.Le maintien de la loi spéciale “au-delà de janvier risquerait de fragiliser grandement l’économie française”, a assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale lundi, avant une nouvelle audition prévue mardi au Sénat. Cela pourrait entrainer des conséquences sur le déficit public.Avec une loi spéciale appliquée toute l’année, le déficit pourrait se situer entre 5,4% du PIB (le niveau de déficit public sur lequel le gouvernement table pour 2025) et 6% du PIB, soit le niveau du déficit “si on laissait tout dériver”, sans loi de finances, a précisé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- “Le plus tôt possible” -“L’Élysée commence à s’impatienter”, explicite un cadre du camp gouvernemental. “Ils veulent que ça s’arrête le plus tôt possible”, glisse un autre.Mais après avoir réussi à faire adopter le budget de la Sécurité sociale, au terme d’une négociation avec les socialistes, Sébastien Lecornu affronte une difficulté encore plus grande sur le budget de l’État, les discussions ayant achoppé entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires.Le Premier ministre a relancé un cycle de concertations des groupes politiques. Il a notamment reçu lundi les représentants socialistes, puis ceux du bloc central, avant de s’entretenir successivement avec les communistes, les écologistes et les représentants des Républicains (LR).”On voit qu’il est dans un objectif de partir de la version du Sénat et de voir comment la rendre un peu plus compatible avec ses soutiens à l’Assemblée nationale”, a regretté la présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui souhaiterait voir le processus budgétaire relancé à partir d’une “copie blanche”.Malgré les déclarations de Sébastien Lecornu, des voix s’élèvent, notamment au centre et à droite, pour réclamer que le Premier ministre revienne sur son abandon du 49.3, une exigence des socialistes. Le chef du gouvernement, selon un de ses interlocuteurs, “ne dit plus non” au 49.3, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. Mais “il craint la censure”‘, estime un cadre du bloc central.Les socialistes pourraient-ils accepter un revirement sur ce point ? “Quel que soit le mode d’emploi pour l’adoption du budget, la question qui est posée, c’est quel est le contenu du projet de loi de finances ?”, a éludé lundi le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget “responsable au pays”, avec “moins d’impôt et de dépenses”.Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget “des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble”.

Crues: le département de l’Hérault en vigilance rouge, Agde sous l’eau

L’Hérault a été placé lundi en vigilance rouge par Météo-France pour des crues exceptionnelles avec des cumuls important de pluies qui font déborder le fleuve du département et menacent la ville côtière d’Agde.Cinq départements sont par ailleurs en vigilance orange pour crues jusqu’à mardi 6h00: Aveyron, Haute-Corse, Lozère, Tarn, Var.Sur le secteur d’Agde, la montée des eaux qui a débuté à la mi-journée de lundi est en cours de stabilisation lundi soir, indique le dispositif Vigicrue. Des débordements importants et dommageables sont toujours en cours et les niveaux devraient rester hauts dans la nuit de lundi à mardi. A Agde, où le pic de la crue a été atteint vers 20H00, le niveau de l’Hérault noyait en partie les promenades longeant le fleuve de part et d’autre du pont menant au coeur historique de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP. Si des rues proches du pont étaient fermées par des barrières sur lesquelles étaient placées des panneaux “route inondée”, le pont lui-même restait ouvert à la circulation, quelques mètres séparant encore le bas de son tablier des eaux tumultueuses qui passaient dessous.Une telle crue n’avait jamais été atteinte depuis novembre 1994, selon les prévisionnistes. “C’est la première fois qu’on voit ça, on habite ici depuis huit ans”, explique à l’AFP Arnaud Daufresne, sur le pas de sa porte située proche des quais où une trentaine de centimètres d’eau rend le passage difficile. “On a interdiction de sortir, on a reçu un SMS”, ajoute le chauffeur-livreur de 40 ans.De nombreux cours d’eau du Massif central et du pourtour méditerranéen et Corse subissent également des réactions modérées à importantes, avec souvent une succession de pics de crues générés par les différents épisodes pluvieux.Dans l’Hérault, depuis le début de journée, Météo-France a observé des cumuls de l’ordre de 70 à 100 mm sur l’est du département avec localement 90 à 120 mm sur le secteur de Montpellier, d’après son dernier bulletin météo de 22h00.La ville a fermé ses parcs et jardins ainsi que les cimetières, le zoo et le marché de Noël.Une partie du réseau de tramways est également à l’arrêt et plusieurs quais sont interdits d’accès le long du Lez dans le centre-ville.- 1.000 foyers sans électricité -Lundi soir, l’épisode n’avait pas fait de dégâts majeurs à ce stade. Le sapeurs-pompiers de l’Hérault ont reçu 1.082 appels, 61 opérations ont été effectuées, dont 36 sauvetages et une centaine de mises en sécurité à la mairie de Palavas-les-Flots et dans un gymnase de Montpellier.Près de 1.000 foyers sont privés électricité dont 520 à Montpellier, selon Enedis qui a mobilisé une quarantaine de techniciens.Le Service d’incendie et de secours (Sdis) de la Haute-Corse a réalisé dans le secteur de Corte une dizaine d’interventions sur les axes routiers liée aux conditions météorologiques, ainsi que quelques interventions liées à des inondations de caves et la réserve d’un commerce.En Haute-Corse, l’aval du fleuve Tavignano présente “un risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes”, selon un communiqué de la préfecture.Les pluies présentes en soirée vont se poursuivre en première partie de nuit sur les secteurs déjà touchés avec des intensités plus faibles que précédemment (5-10 mm/h). En seconde partie de nuit, les pluies vont progressivement s’affaiblir tout en se décalant vers le sud-ouest du département de l’Hérault, ce qui devrait permettre une sortie de la vigilance orange “pluie-inondations”, selon les prévisions de Météo-France.Les départements de l’Aveyron et du Tarn sont également en vigilance orange pour neige-verglas. L’épisode neigeux devrait se poursuivre jusque mardi matin et des cumuls importants sont attendus jusqu’à basse altitude.

Colère agricole: pas de “trêve” à l’approche de Noël, nouveau cas de dermatose

La mobilisation des agriculteurs, en baisse ces derniers jours, a connu un léger rebond lundi, des barrages et manifestations persistant notamment dans le Sud-Ouest, où un abattage lié à un nouveau cas de dermatose, apparu en dépit des mesures sanitaires, est venu rappeler la menace sur le cheptel français.L’abattage de quatre vaches a été ordonné à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection vendredi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), malgré la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache contaminée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose, mais dans un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture, qui a confirmé l’abattage.Cette vache avait été vaccinée, a indiqué “en toute transparence” le ministère de l’Agriculture à des journalistes, expliquant qu’une vache peut en effet contracter la DNC lors des trois semaines au cours desquelles le vaccin gagne en puissance, et présenter des symptômes encore plus tard.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie l’été dernier, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en appliquant trois règles: abattage systématique dès la détection d’un cas, vaccination et restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -La mobilisation des agriculteurs, qui contestent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté, a connu un léger regain lundi, avec 35 actions mobilisant 1.200 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. C’est plus que ce week-end (23 actions dimanche, 50 samedi), mais nettement mois qu’en fin de semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi).Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourra faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, a assuré Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs s’est encore pressée sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendaient des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.”Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Noël” sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.La circulation a toutefois encore été entravée lundi, notamment sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs poursuivent le blocage sous l’échangeur de l’A63. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, a estimé José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions ont encore fleuri lundi.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de la DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, NDLR), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant”, a-t-il critiqué.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, a-t-il promis.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/er

Envoyé spécial américain au Groenland: l’UE “solidaire” du Danemark

Les responsables de l’Union européenne ont exprimé lundi leur “pleine solidarité avec le Danemark, après l’annonce par le président américain Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois qu’il a menacé d’annexer.Copenhague a de son côté convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis.”Je suis profondément indigné par cette nomination et par cette déclaration, que je trouve totalement inacceptables”, a commenté le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen dans un entretien avec la chaîne de télévision TV2 Danemark.”Nous avons convoqué aujourd’hui l’ambassadeur des Etats-Unis au ministère des Affaires étrangères pour une réunion, avec le représentant du Groenland, au cours de laquelle nous avons tracé très clairement une ligne rouge et demandé également des explications”, a-t-il indiqué plus tard à la radio-télévision publique DR.”Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté”, a-t-il prévenu.”L’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international”, ont quant à eux réaffirmé sur X la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.”Ces principes sont essentiels non seulement pour l’Union européenne mais aussi pour les nations du monde entier”, ont-ils réaffirmé.- “On ne peut pas annexer un autre pays” -Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont pour leur part rendu publique une déclaration commune rappelant que “les frontières nationales et la souveraineté des Etats sont fondées sur le droit international”.”On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale”, ont martelé les deux chefs de gouvernement, ajoutant attendre “le respect de notre intégrité territoriale commune”.Dans un message sur Facebook adressé aux Groenlandais, M. Nielsen a estimé que la nomination d’un envoyé spécial américain ne changeait “rien pour nous ici chez nous”. “Nous déterminerons notre avenir nous-mêmes. Le Groenland est notre pays”, a-t-il affirmé, rappelant que “le Groenland appartient aux Groenlandais”.Le président américain a annoncé dimanche la nomination du gouverneur de Louisiane (sud-est des Etats-Unis), le républicain Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des États-Unis au Groenland.”Je suis heureux d’annoncer que je nomme le grand gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des Etats-Unis au Groenland”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.”Jeff comprend à quel point le Groenland est essentiel à notre sécurité nationale et il défendra avec force les intérêts de notre pays pour la sûreté, la sécurité et la survie de nos alliés et, en fait, du monde entier. Félicitations, Jeff!”Après son élection, Donald Trump avait expliqué avoir “besoin” du Groenland, notamment pour la sécurité des États-Unis, répétant à plusieurs reprises son souhait de s’en emparer.Le Groenland, 57.000 habitants, soutenu par sa puissance de tutelle, a rétorqué ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.- “Formidable” pour le Groenland -Dans un message publié dimanche sur X, Jeff Landry a remercié M. Trump. “C’est un honneur de vous servir bénévolement pour faire du Groenland une partie des Etats-Unis”, a-t-il assuré, avant de préciser que sa nomination “n’affecte en rien” ses fonctions de gouverneur de la Louisiane.M. Landry avait salué en début d’année l’intention du président américain d’annexer le Groenland. Donald Trump “a tout à fait raison!”, avait-il écrit sur X le 10 janvier. “Nous devons faire en sorte que le Groenland rejoigne les Etats-Unis. Ce serait formidable pour lui, formidable pour nous! Faisons-le!”En janvier dernier, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux États-Unis, d’après un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.Pour Donald Trump, l’attrait du Groenland tient à sa richesse en minéraux et à sa position stratégique, à la croisée des océans Atlantique nord et Arctique.Fin mars, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant une visite dans cette immense île arctique sans y avoir été invité.Face à l’ire déclenchée au Groenland, au Danemark et à travers l’Europe, il avait limité son déplacement à la base aérienne américaine de Pituffik, la plus septentrionale des États-Unis.Il avait profité de son séjour pour critiquer l’inaction supposée du Danemark au Groenland.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.