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Le texte d’Attal sur la justice des mineurs à l’épreuve de l’hémicycle

Comparution immédiate, sanction des parents, dérogations à l’excuse de minorité: l’examen d’un texte risqué de Gabriel Attal visant à durcir la justice des mineurs, soutenu par le gouvernement mais honni par la gauche, débute mercredi soir dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.La proposition de loi visant à “restaurer l’autorité” de la justice à l’égard des “mineurs délinquants” et de “leurs parents” reprend une série de mesures annoncées au printemps par Gabriel Attal, alors Premier ministre.Le texte se veut une réponse aux violences urbaines de l’été 2023 – après la mort du jeune Nahel, tué par un policier à Nanterre – selon l’ex-chef du gouvernement qui, après être redevenu député, a décidé de le porter dans l’hémicycle.”Je propose qu’on soit plus ferme dans la réponse pénale face à un certain nombre d’actes de délinquance, à des délits, à des crimes qui viennent des mineurs”, a résumé M. Attal mercredi matin sur RTL.Il bénéficie de l’appui de la coalition du Premier ministre, François Bayrou, qui a manifesté son soutien au texte dans la foulée du meurtre d’Elias, un adolescent de 14 ans mortellement poignardé à Paris pour son téléphone portable le 24 janvier.Les parents de l’adolescent ont encouragé mercredi le Parlement à légiférer sur la justice des mineurs, saluant la proposition.Mais son adoption est loin d’être assurée. La gauche est vent debout contre le texte “directement inspiré par les idées de l’extrême droite”, selon le député socialiste, Hervé Saulignac, qui défendra une motion de rejet préalable.- Le RN “plutôt favorable” -Lors de l’examen en commission des Lois, fin novembre, la gauche avait détricoté le texte, en l’absence d’un grand nombre de députés du centre, de la droite et de l’extrême droite.M. Attal a déposé des amendements pour rétablir les mesures supprimées, à commencer par la création d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans pour des faits graves.Il entend également “inverser les choses” sur “l’excuse de minorité” qui permet d’atténuer les peines judiciaires, afin “qu’elle ne soit plus automatique à partir de 16 ans, pour des faits particulièrement graves”.”Ce n’est pas en enfermant un enfant qu’on lui ouvre de nouvelles perspectives”, s’indigne le député écologiste Pouria Amirshahi dans une tribune publiée dans le journal Libération, appelant plutôt à s’inquiéter de la suppression de 500 postes envisagés à la protection judiciaire de la jeunesse. Le texte, dont l’examen débutera à 21H30 et devrait se poursuivre jeudi matin, prévoit en outre de durcir les sanctions envers les parents de mineurs délinquants.Une orientation qui convient au Rassemblement national. “On est plutôt favorable à tout cela”, a reconnu son vice-président, Sébastien Chenu, sur TF1.Le bloc central est, en revanche, partagé: si certains membres de l’aile droite se réjouissent de “propositions fortes et radicales”, d’autres ne cachent pas leur malaise.Comme le député macroniste, Ludovic Mendes, qui déplore que le texte ne soit “pas complet” et “ne traite qu’une partie du problème”, en l’absence notamment de mesures pour “protéger” les mineurs de l’exploitation des adultes, par exemple.Un élu redoute “qu’il ne passe qu’avec l’appui de l’extrême droite”. – Un test pour Attal -Plus largement, “dans la majorité, il n’y a pas un enthousiasme débordant”, confie à l’AFP un député LR, déçu par “un texte mal ficelé” et qui “rate un peu l’objectif”.Des voix s’élèvent toutefois à droite pour battre le rappel, à l’instar de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse: il “faut qu’on vote la proposition de loi Attal”, “elle est importante”, a-t-elle affirmé sur France 2.Le dossier a aussi valeur de test pour l’ancien Premier ministre, dans le creux de la vague après des revers essuyés par son parti Renaissance lors de récentes élections, et des critiques sur sa méthode employée comme chef du groupe, lui reprochant d’avoir manqué à “mobiliser” ses troupes ces derniers mois.En dehors de l’hémicycle, dans le monde judiciaire, le texte provoque une levée de bouclier.  “Nous, ce qu’on veut, ce qu’on sollicite, c’est plus de moyens pour la justice des mineurs. Vous avez des mesures éducatives qui ne sont pas du tout mises en œuvre (…) faute d’éducateurs suffisants”, dit à l’AFP Me Carole Sulli, membre du syndicat des avocats de France, qui a répondu à l’appel d’un rassemblement contre le texte devant le tribunal de Paris, par une dizaine de syndicats et organisations. parl-cma-gbh/sl/jmt/tes

Ciblés par Trump, le Canada et l’UE vantent la force de leurs liens

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et les dirigeants de l’Union européenne ont célébré mercredi à Bruxelles l’”amitié” qui les lie, en pleine offensive commerciale de Donald Trump, qui impose de nouveaux droits de douane aux partenaires économiques des Etats-Unis.Au lendemain de sa participation au sommet de l’IA à Paris, Justin Trudeau a été reçu …

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Ciblés par Trump, le Canada et l’UE vantent la force de leurs liens

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et les dirigeants de l’Union européenne ont célébré mercredi à Bruxelles l'”amitié” qui les lie, en pleine offensive commerciale de Donald Trump, qui impose de nouveaux droits de douane aux partenaires économiques des Etats-Unis.Au lendemain de sa participation au sommet de l’IA à Paris, Justin Trudeau a été reçu par Ursula von der Leyen et Antonio Costa, qui président respectivement la Commission européenne et le Conseil européen -l’instance représentant les 27 pays membres de l’UE-.Une manière, pour Ottawa comme pour le bloc européen, de montrer la solidité de leurs liens et l’importance de diversifier les relations commerciales pour compenser l’ambiance conflictuelle avec les Etats-Unis et leur président.”Les amis sont là pour les amis”, a lâché M. Trudeau devant la presse à son arrivée à la réunion à Bruxelles.”La confiance est indispensable dans un monde imprévisible”, a déclaré de son côté Mme von der Leyen, qualifiant l’UE et le Canada de “bons alliés” et d'”amis de confiance”.Dans une nouvelle étape de la guerre commerciale déclenchée depuis qu’il a pris ses fonctions le 20 janvier, Donald Trump a signé lundi un décret fixant au 12 mars la date d’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane de 25% sur l’acier et l’aluminium. “Sans exception”, a-t-il assuré.Ceux-ci viendront se cumuler aux 25% déjà imposés, mais actuellement en pause, sur les produits mexicains et canadiens, qui seront donc alors taxés à hauteur de 50% à compter du 12 mars, a précisé mercredi la Maison Blanche à l’AFP.Mardi, Justin Trudeau avait promis une réponse “ferme” si nécessaire, dans des termes similaires à ceux de Mme von der Leyen qui a dénoncé au nom de l’UE des droits de douane “injustifiés”.Pour Ignacio Garcia, du groupe de réflexion bruxellois Bruegel, “la situation ne va pas s’améliorer” avec Washington sous l’ère Trump et cela ne laisse à l’UE “aucune autre option” que d'”investir dans le développement de marchés alternatifs”.Tant l’UE qu’Ottawa ont de gros intérêts économiques à défendre aux Etats-Unis, ce pays absorbant 77% des exportations du Canada, un chiffre qui oscille autour de 20% pour celles de l’Union européenne.- Mexique, Inde, Afrique du Sud… – La perspective d’une guerre commerciale avec Washington a conduit l’UE à élargir ses horizons depuis la réélection du milliardaire républicain en novembre.Ces dernières semaines, le bloc européen a annoncé un accord commercial renforcé avec le Mexique, la reprise des négociations sur un accord de libre-échange avec la Malaisie et un nouvel accord avec le bloc sud-américain du Mercosur.L’UE a également adopté une position plus conciliante à l’égard de la Chine et promis d’approfondir ses relations avec l’Inde, qui sera la destination du premier voyage officiel du second mandat de Mme von der Leyen.Lundi, Antonio Costa a par ailleurs discuté avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa d’un renforcement des liens avec l’Afrique du Sud, elle-même empêtrée dans un différend avec Donald Trump à propos d’une loi prétendument raciste à l’égard des fermiers blancs.Dans cette conversation téléphonique, M. Costa a présenté l’UE comme un “partenaire fiable et prévisible”, dans une allusion assez claire au caractère imprévisible de l’occupant de la Maison blanche.Selon un haut responsable européen, le message envoyé par Bruxelles peut se résumer ainsi : “Nous pouvons commercer avec le monde entier. Si vous fermez vos marchés, nous avons d’autres partenaires.”Nouvelle illustration mardi : le président du Conseil européen a confirmé l’organisation en avril du premier sommet UE-Asie centrale, à Samarcande (Ouzbékistan), à l’occasion d’un échange au téléphone avec le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev. Cette région du monde est dans la sphère d’influence de Moscou et son sous-sol est riche en minerais, ce qui présente aussi un intérêt économique pour les Européens.Avec le Canada, l’UE dispose déjà d’un accord de libre-échange et les producteurs d’aluminium du Québec, très dépendants de leurs clients américains, pourraient voir en elle une issue de secours.”Nous pourrions déplacer certains volumes vers l’Union européenne, où il n’y a pas de droits de douane et où ils ont besoin de métal”, a dit à l’AFP Jean Simard, le patron de l’Association de l’aluminium du Canada.

Le Hamas dit qu’il ne cédera pas aux menaces d’une reprise de la guerre à Gaza

Le Hamas et son allié du Jihad islamique ont affirmé mercredi qu’ils ne céderaient pas aux menaces américaines et israéliennes d’une reprise de la guerre dans la bande de Gaza s’ils ne libéraient pas des otages samedi, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu. “Nous n’accepterons pas le langage des menaces américaines et israéliennes”, a dit le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, alors que les médiateurs qataris et égyptiens mènent des négociations pour tenter de sauver la trêve. “Israël doit mettre en oeuvre intégralement l’accord de cessez-le-feu” pour débloquer la libération d’otages samedi, a déclaré M. Qassem. La branche armée du Jihad islamique a elle fait dépendre le sort des otages “des actions” du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, “pour le meilleur et pour le pire”. Après cinq échanges d’otages israéliens et de prisonniers palestiniens, l’accord entré en vigueur le 19 janvier après plus de 15 mois de guerre, pour une première phase de six semaines, est en pleines turbulences. Selon ses termes, 33 otages retenus à Gaza doivent être libérés d’ici début mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. Mais accusant Israël d’une série de violations, dont le blocage de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, le Hamas a menacé lundi de ne pas procéder aux libérations prévues samedi. Israël et les Etats-Unis l’ont sommé en retour de respecter ses engagements, sous peine d’une reprise des hostilités. La tension est encore montée après que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, attendu cette semaine au Moyen-Orient, a déclaré qu'”Israël ne peut pas permettre (…) au Hamas d’utiliser le cessez-le-feu pour reconstruire ses forces”.Des médiateurs du Qatar et d’Egypte “sont en contact avec la partie américaine” et “travaillent intensément pour résoudre la crise”, a indiqué mercredi à l’AFP une source palestinienne sous couvert de l’anonymat. Le Hamas a annoncé l’arrivée d’une délégation au Caire pour tenter de mettre fin à la crise. Les médiateurs sont engagés avec Israël et le Hamas pour résoudre la question, selon un diplomate au fait des négociations. – “L’enfer” -L’armée israélienne a entretemps envoyé des renforts supplémentaires autour de la bande de Gaza, dévastée par la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël. Mercredi, l’armée a dit avoir mené un raid aérien contre deux personnes qui tentaient de récupérer un drone à Gaza, sans préciser leur sort. Les pourparlers pour préparer la deuxième phase de l’accord de trêve n’ont toujours pas commencé contrairement au calendrier prévu, ce que le Hamas a imputé à une “obstruction continue” d’Israël pour le “saboter”. Jusque là, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés dans le cadre de la première phase de l’accord. La deuxième phase est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre. Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 73 sont toujours otages à Gaza, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.Principal allié d’Israël, Donald Trump a promis “l’enfer” au Hamas s’il ne relâchait pas “tous les otages” retenus à Gaza avant samedi “à 12 heures”.”Si le Hamas ne libère pas nos otages d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin” et l’armée “reprendra des combats intenses jusqu’à ce que le Hamas soit définitivement battu”, a ensuite averti Benjamin Netanyahu, sans préciser s’il parlait de tous les otages ou du seul groupe censé être libéré lors du sixième échange.- “Inacceptable” -Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a de son côté jugé mercredi “inacceptable pour le monde arabe” le projet de Donald Trump de placer Gaza sous contrôle américain pour reconstruire le territoire et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants notamment vers l’Egypte et la Jordanie. Après des entretiens avec M. Trump à Washington, le roi Abdallah II de Jordanie a réitéré mardi sa “ferme opposition” à tout déplacement des Palestiniens.Ce rejet a également été réaffirmé par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, attendu prochainement à la Maison Blanche.Le Hamas a salué mercredi les positions d’Amman et du Caire, ainsi que la perspective “d’un plan arabe pour reconstruire Gaza sans déplacer ses habitants”.Israël “n’a pas été en mesure de nous pousser hors de ce pays, et Trump n’y parviendra pas non plus”, a affirmé Ismaïl Shehada, un habitant de Gaza-ville, pour qui “les menaces” du président américain sont “irréalistes”. La troisième et dernière phase de l’accord de cessez-le-feu doit être consacrée à la reconstruction de Gaza, un gigantesque chantier estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.219 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Hamas dit qu’il ne cédera pas aux menaces d’une reprise de la guerre à Gaza

Le Hamas et son allié du Jihad islamique ont affirmé mercredi qu’ils ne céderaient pas aux menaces américaines et israéliennes d’une reprise de la guerre dans la bande de Gaza s’ils ne libéraient pas des otages samedi, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu. “Nous n’accepterons pas le langage des menaces américaines et israéliennes”, a dit le …

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Le Hamas dit qu’il ne cédera pas aux menaces d’une reprise de la guerre à Gaza

Le Hamas et son allié du Jihad islamique ont affirmé mercredi qu’ils ne céderaient pas aux menaces américaines et israéliennes d’une reprise de la guerre dans la bande de Gaza s’ils ne libéraient pas des otages samedi, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu. “Nous n’accepterons pas le langage des menaces américaines et israéliennes”, a dit le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, alors que les médiateurs qataris et égyptiens mènent des négociations pour tenter de sauver la trêve. “Israël doit mettre en oeuvre intégralement l’accord de cessez-le-feu” pour débloquer la libération d’otages samedi, a déclaré M. Qassem. La branche armée du Jihad islamique a elle fait dépendre le sort des otages “des actions” du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, “pour le meilleur et pour le pire”. Après cinq échanges d’otages israéliens et de prisonniers palestiniens, l’accord entré en vigueur le 19 janvier après plus de 15 mois de guerre, pour une première phase de six semaines, est en pleines turbulences. Selon ses termes, 33 otages retenus à Gaza doivent être libérés d’ici début mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. Mais accusant Israël d’une série de violations, dont le blocage de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, le Hamas a menacé lundi de ne pas procéder aux libérations prévues samedi. Israël et les Etats-Unis l’ont sommé en retour de respecter ses engagements, sous peine d’une reprise des hostilités. La tension est encore montée après que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, attendu cette semaine au Moyen-Orient, a déclaré qu'”Israël ne peut pas permettre (…) au Hamas d’utiliser le cessez-le-feu pour reconstruire ses forces”.Des médiateurs du Qatar et d’Egypte “sont en contact avec la partie américaine” et “travaillent intensément pour résoudre la crise”, a indiqué mercredi à l’AFP une source palestinienne sous couvert de l’anonymat. Le Hamas a annoncé l’arrivée d’une délégation au Caire pour tenter de mettre fin à la crise. Les médiateurs sont engagés avec Israël et le Hamas pour résoudre la question, selon un diplomate au fait des négociations. – “L’enfer” -L’armée israélienne a entretemps envoyé des renforts supplémentaires autour de la bande de Gaza, dévastée par la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël. Mercredi, l’armée a dit avoir mené un raid aérien contre deux personnes qui tentaient de récupérer un drone à Gaza, sans préciser leur sort. Les pourparlers pour préparer la deuxième phase de l’accord de trêve n’ont toujours pas commencé contrairement au calendrier prévu, ce que le Hamas a imputé à une “obstruction continue” d’Israël pour le “saboter”. Jusque là, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés dans le cadre de la première phase de l’accord. La deuxième phase est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre. Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 73 sont toujours otages à Gaza, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.Principal allié d’Israël, Donald Trump a promis “l’enfer” au Hamas s’il ne relâchait pas “tous les otages” retenus à Gaza avant samedi “à 12 heures”.”Si le Hamas ne libère pas nos otages d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin” et l’armée “reprendra des combats intenses jusqu’à ce que le Hamas soit définitivement battu”, a ensuite averti Benjamin Netanyahu, sans préciser s’il parlait de tous les otages ou du seul groupe censé être libéré lors du sixième échange.- “Inacceptable” -Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a de son côté jugé mercredi “inacceptable pour le monde arabe” le projet de Donald Trump de placer Gaza sous contrôle américain pour reconstruire le territoire et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants notamment vers l’Egypte et la Jordanie. Après des entretiens avec M. Trump à Washington, le roi Abdallah II de Jordanie a réitéré mardi sa “ferme opposition” à tout déplacement des Palestiniens.Ce rejet a également été réaffirmé par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, attendu prochainement à la Maison Blanche.Le Hamas a salué mercredi les positions d’Amman et du Caire, ainsi que la perspective “d’un plan arabe pour reconstruire Gaza sans déplacer ses habitants”.Israël “n’a pas été en mesure de nous pousser hors de ce pays, et Trump n’y parviendra pas non plus”, a affirmé Ismaïl Shehada, un habitant de Gaza-ville, pour qui “les menaces” du président américain sont “irréalistes”. La troisième et dernière phase de l’accord de cessez-le-feu doit être consacrée à la reconstruction de Gaza, un gigantesque chantier estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.219 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le chef du Pentagone trace les lignes rouges de Trump sur l’Ukraine et l’Otan

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a clairement tracé mercredi à Bruxelles les lignes rouges de Donald Trump sur l’Otan et l’Ukraine, appelant l’Europe à s’engager avec plus de détermination.Dans une brève allocution à la tonalité résolument combative, il a jugé mercredi “irréaliste” d’envisager un retour de l’Ukraine à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire comprenant la Crimée. De même, une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique à l’issue de négociations de paix, n’est “pas réaliste”, a souligné l’ancien chroniqueur de Fox News. Le nouveau locataire de la Maison Blanche veut la paix en Ukraine et la fin du “massacre”, a rappelé Pete Hegseth devant les 31 autres ministres de la défense de l’Otan, et leur collègue ukrainien Roustem Oumerov. Mais pour cela, il faut que les Européens s’engagent beaucoup plus sur le terrain, mais aussi financièrement. Pas question par exemple pour les Etats-Unis de déployer des soldats en Ukraine dans le cadre d’un accord de paix, a-t-il souligné.Il appartiendra aux Européens et à d’autres pays de trouver les garanties de sécurité “robustes”, qui seront nécessaires au maintien d’une paix “durable” en Ukraine, a averti Pete Hegseth.”Si des troupes de maintien de la paix sont déployées à un certain moment, elles devront l’être dans le cadre d’une mission qui ne soit pas de l’Otan et non couvertes par l’article 5″ de l’Alliance, qui prévoit l’assistance des membres de l’Otan, en cas d’attaque contre l’un d’entre eux.Les pays européens devront à l’avenir assurer l'”écrasante” part de l’aide civile et militaire à l’Ukraine, a-t-il encore lancé.Les Etats-Unis comptent faire leur part, a-t-il expliqué, en contribuant à faire baisser le prix de l’énergie, principale ressource de la Russie, pour la contraindre à s’asseoir à la table de négociations.Avant même le début de cette réunion, le nouveau chef du Pentagone avait donné le ton: “l’Otan doit être plus forte (…) pas un club de diplomates”, avait-t-il lancé sur X.Les pays européens de l’Otan espéraient des indications sur l’engagement américain en Europe et aux côtés de l’Ukraine, et sur les conditions d’une paix durable. Ils ont obtenu en partie gain de cause. “Secrétaire Hegseth, nous vous entendons”, a déclaré le ministre britannique de la Défense, John Healey, qui présidait mercredi cette réunion du groupe de contact sur l’Ukraine.- J.D Vance à Munich -Les Européens redoutent aussi qu’un éventuel accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, que Donald Trump a promis d’obtenir au plus vite, ne se fasse sans eux et au détriment de Kiev.”Il y a une convergence de vues sur le fait que nous devons être sûrs, tout d’abord que l’Ukraine arrive en position de force pour démarrer des négociations” de paix, a assuré mercredi devant la presse le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, après de premiers contacts avec la nouvelle administration Trump, dont M. Hegseth. Concernant l’engagement accru des Européens en Ukraine, certains y sont prêts, comme la France et le Royaume-Uni, y compris avec l’envoi de troupes pour garantir un éventuel accord de paix, selon un diplomate de l’Otan. Européens et Américains ont eu l’occasion de se jauger au cours de ce premier contact à l’Otan, qui sera suivi par le déplacement du vice-président américain J.D Vance à Munich, en Allemagne, où il rencontrera vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky en marge de la conférence sur la sécurité.Le nouveau chef du Pentagone a également mis la pression sur les Européens pour qu’ils partagent davantage le “fardeau” des dépenses militaires au sein de l’Alliance atlantique.Donald Trump a fixé la barre très haut en réclamant des Alliés européens qu’ils doublent, au minimum, leurs dépenses militaires.Pour le nouveau président américain, les pays de l’Otan doivent consacrer 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à ces dépenses, quand ils ne sont encore que 23 à dépenser 2% de leur PIB en armements. “Et je pense qu’il a raison”, a dit M. Hegseth devant ses collègues de l’Otan.Mais pour la plupart des Alliés européens, à l’exception de la Pologne, la “marche” est trop haute, selon un diplomate de l’Otan, même si la plupart d’entre eux ne contestent pas la nécessité de dépenser plus.Mark Rutte l’a maintes fois rappelé: il faut dépenser plus, probablement “au-dessus de 3%”, a-t-il dit mercredi, sans toutefois fixer un chiffre définitif. 

Le chef du Pentagone trace les lignes rouges de Trump sur l’Ukraine et l’Otan

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a clairement tracé mercredi à Bruxelles les lignes rouges de Donald Trump sur l’Otan et l’Ukraine, appelant l’Europe à s’engager avec plus de détermination.Dans une brève allocution à la tonalité résolument combative, il a jugé mercredi “irréaliste” d’envisager un retour de l’Ukraine à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire …

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Le chef du Pentagone trace les lignes rouges de Trump sur l’Ukraine et l’Otan

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a clairement tracé mercredi à Bruxelles les lignes rouges de Donald Trump sur l’Otan et l’Ukraine, appelant l’Europe à s’engager avec plus de détermination.Dans une brève allocution à la tonalité résolument combative, il a jugé mercredi “irréaliste” d’envisager un retour de l’Ukraine à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire comprenant la Crimée. De même, une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique à l’issue de négociations de paix, n’est “pas réaliste”, a souligné l’ancien chroniqueur de Fox News. Le nouveau locataire de la Maison Blanche veut la paix en Ukraine et la fin du “massacre”, a rappelé Pete Hegseth devant les 31 autres ministres de la défense de l’Otan, et leur collègue ukrainien Roustem Oumerov. Mais pour cela, il faut que les Européens s’engagent beaucoup plus sur le terrain, mais aussi financièrement. Pas question par exemple pour les Etats-Unis de déployer des soldats en Ukraine dans le cadre d’un accord de paix, a-t-il souligné.Il appartiendra aux Européens et à d’autres pays de trouver les garanties de sécurité “robustes”, qui seront nécessaires au maintien d’une paix “durable” en Ukraine, a averti Pete Hegseth.”Si des troupes de maintien de la paix sont déployées à un certain moment, elles devront l’être dans le cadre d’une mission qui ne soit pas de l’Otan et non couvertes par l’article 5″ de l’Alliance, qui prévoit l’assistance des membres de l’Otan, en cas d’attaque contre l’un d’entre eux.Les pays européens devront à l’avenir assurer l'”écrasante” part de l’aide civile et militaire à l’Ukraine, a-t-il encore lancé.Les Etats-Unis comptent faire leur part, a-t-il expliqué, en contribuant à faire baisser le prix de l’énergie, principale ressource de la Russie, pour la contraindre à s’asseoir à la table de négociations.Avant même le début de cette réunion, le nouveau chef du Pentagone avait donné le ton: “l’Otan doit être plus forte (…) pas un club de diplomates”, avait-t-il lancé sur X.Les pays européens de l’Otan espéraient des indications sur l’engagement américain en Europe et aux côtés de l’Ukraine, et sur les conditions d’une paix durable. Ils ont obtenu en partie gain de cause. “Secrétaire Hegseth, nous vous entendons”, a déclaré le ministre britannique de la Défense, John Healey, qui présidait mercredi cette réunion du groupe de contact sur l’Ukraine.- J.D Vance à Munich -Les Européens redoutent aussi qu’un éventuel accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, que Donald Trump a promis d’obtenir au plus vite, ne se fasse sans eux et au détriment de Kiev.”Il y a une convergence de vues sur le fait que nous devons être sûrs, tout d’abord que l’Ukraine arrive en position de force pour démarrer des négociations” de paix, a assuré mercredi devant la presse le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, après de premiers contacts avec la nouvelle administration Trump, dont M. Hegseth. Concernant l’engagement accru des Européens en Ukraine, certains y sont prêts, comme la France et le Royaume-Uni, y compris avec l’envoi de troupes pour garantir un éventuel accord de paix, selon un diplomate de l’Otan. Européens et Américains ont eu l’occasion de se jauger au cours de ce premier contact à l’Otan, qui sera suivi par le déplacement du vice-président américain J.D Vance à Munich, en Allemagne, où il rencontrera vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky en marge de la conférence sur la sécurité.Le nouveau chef du Pentagone a également mis la pression sur les Européens pour qu’ils partagent davantage le “fardeau” des dépenses militaires au sein de l’Alliance atlantique.Donald Trump a fixé la barre très haut en réclamant des Alliés européens qu’ils doublent, au minimum, leurs dépenses militaires.Pour le nouveau président américain, les pays de l’Otan doivent consacrer 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à ces dépenses, quand ils ne sont encore que 23 à dépenser 2% de leur PIB en armements. “Et je pense qu’il a raison”, a dit M. Hegseth devant ses collègues de l’Otan.Mais pour la plupart des Alliés européens, à l’exception de la Pologne, la “marche” est trop haute, selon un diplomate de l’Otan, même si la plupart d’entre eux ne contestent pas la nécessité de dépenser plus.Mark Rutte l’a maintes fois rappelé: il faut dépenser plus, probablement “au-dessus de 3%”, a-t-il dit mercredi, sans toutefois fixer un chiffre définitif. 

L’Assemblée nationale près de clore la page budgétaire, mais pour quoi faire ?

Les députés s’apprêtent à rejeter mercredi une dernière motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale, un vote décisif avant de clore la page budgétaire 2025 et un nouveau succès à l’actif de François Bayrou, dans une Assemblée toujours guettée par la paralysie.Quatre mois après la présentation du budget en Conseil des ministres, une petite semaine après l’adoption définitive du budget de l’Etat, le rejet attendu de la motion de censure déposée par LFI permettra l’adoption en nouvelle lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), celui-là même qui avait fait chuter Michel Barnier en décembre.Comme lors des trois précédentes motions de censure sur le projet de loi de finances (PLF) et le PLFSS, le PS ne prévoit pas de joindre ses voix à celles des Insoumis, invoquant la nécessité de doter la France d’un budget, même si celui-ci n’est “pas juste”. Le RN ne devrait pas non plus censurer le texte.La pression est montée d’un cran sur François Bayrou mercredi lors des Questions au gouvernement, lorsque le député LFI Paul Vannier a appelé ses collègues à la censure, face aux “mensonges” de François Bayrou sur l’affaire des violences au collège-lycée Bétharram. Mais cela ne devrait pas influer sur le vote du PS, selon une source groupe.Le Sénat se saisira à son tour du texte en séance lundi et mardi, avec comme objectif pour le gouvernement une adoption conforme qui vaudrait adoption définitive. Dans le cas contraire, le PLFSS devrait revenir à l’Assemblée pour une ultime lecture.- “Tâche immense” -Passé à la moulinette de la censure, et des concessions accordées aux oppositions mais aussi à la majorité, le budget de la Sécu prévoit désormais une hausse des dépenses d’Assurance maladie de 3,4% en 2025, contre 2,6% initialement prévu, notamment parce que le gouvernement Bayrou a rallongé d’un milliard d’euros l’enveloppe de l’hôpital.Le déficit devrait lui s’élever à plus de 22 milliards d’euros, au lieu de 16 milliards. Le gouvernement a dû renoncer à une hausse des tickets modérateurs (reste à charge du patient après le remboursement de l’assurance maladie), accepter de revoir à la baisse les efforts demandés aux entreprises concernant les exonérations de cotisations sociales, et faire le deuil de la désindexation des retraites sur l’inflation.L’idée d’instaurer sept heures de travail annuelles supplémentaires non rémunérées n’a pas non plus fait florès, après avoir été adoptée au Sénat.Un budget qui in fine ne satisfait personne, ce qui a fait dire au Premier ministre lundi qu’il faudrait “dès le lendemain de l’adoption des budgets” trouver les voies et moyens d’un “retour à l’équilibre”, une “tâche immense” pour l’avenir.D’autant plus que l’objectif affiché de ramener le déficit public à 5,4% du PIB cette année “ne pourra pas être tenu”, a affirmé sur Public Sénat le député centriste Charles de Courson, rapporteur de la commission des Finances à l’Assemblée.- “Piège à retardement” -Dans la majorité, pas plus que dans les oppositions, la clôture de cette longue période d’incertitudes ne devrait donner lieu à des marques de joie excessives.A gauche, l’épisode a profondément divisé le Nouveau Front populaire, et laisse un goût amer aux socialistes qui ont renoncé à la censure, parfois “la mort dans l’âme” face à un gouvernement engagé dans un virage à droite, que ce soit sur le droit du sol ou la justice des mineurs.Le groupe PS déposera une motion de censure en début de semaine prochaine, pour protester contre la “trumpisation et la lepénisation des esprits”.Du côté du Rassemblement national, les cadres se réjouissent d’avoir obtenu “des victoires” grâce à la censure, tout en appelant plus que jamais à un “changement de dirigeants”. Si le parti de Marine Le Pen donne le sentiment de ne pas vouloir censurer le gouvernement avant qu’une nouvelle dissolution ne soit possible, c’est-à-dire à partir de cet été, un changement de pied est toujours possible.Dans la majorité, quelques-uns se félicitent que le PS ait renoué avec la “responsabilité”.Mais beaucoup craignent que la suite soit un purgatoire, avec une Assemblée toujours divisée en trois blocs et condamnée de ce fait à la paralysie. “Chacun a bien compris que cette législature ne servirait strictement à rien”, bougonne un cadre du groupe Ensemble pour la République.”Aujourd’hui, je ne vois pas quel texte structurant on peut mettre sur la table”, abonde un député LR, qui craint à l’inverse que le fait d’avoir rouvert le débat sur les retraites ne soit un “piège à retardement”.