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En Autriche, l’extrême droite échoue aux portes de la chancellerie

Elle était pour la première fois aux portes de la chancellerie mais les divergences étaient trop grandes: l’extrême droite autrichienne a renoncé mercredi à former un gouvernement avec les conservateurs, mettant fin à plusieurs jours de tensions et d’invectives.”Malgré d’intenses efforts, il n’a pas été possible de parvenir à un accord”, a déclaré son chef Herbert Kickl dans la soirée, appelant à “de nouvelles élections au plus vite”.Il avait informé plus tôt le président Alexander Van der Bellen de son échec, “remettant le mandat” qui lui avait été confié le 6 janvier.Dans un communiqué, les conservateurs de l’ÖVP ont blâmé “sa soif de pouvoir et son intransigeance”. “Il n’était pas prêt à faire des compromis et à établir un partenariat d’égal à égal, développant des fantasmes de toute-puissance”, ont-ils fustigé.”Autriche forteresse”, “asile zéro”… le Parti autrichien de la liberté (FPÖ, extrême droite) n’a pas reculé d’un pouce sur sa volonté de renverser la table, faisant fi d’un système parlementaire basé sur le compromis.- Blocage sur la Russie -Les négociations avaient débuté il y a un peu plus d’un mois entre le FPÖ, arrivé pour la première fois en tête avec près de 29% des voix aux législatives de fin septembre, et l’ÖVP (26,3%), à la suite de l’échec des précédentes discussions.Après le coup de tonnerre du scrutin, la droite avait d’abord tenté de former une coalition “tout sauf Kickl” avec la gauche et les libéraux. Sans réussir à trouver un compromis. L’ÖVP affaiblie avait alors tendu la main à son ennemi mais les tensions ont rapidement affleuré, Herbert Kickl brusquant cette formation habituée au pouvoir depuis 1987. Le FPÖ voulait le ministère de l’Intérieur, une exigence inacceptable pour les conservateurs qui leur avaient cédé ce portefeuille fin 2017 et sont échaudés par l’expérience: les services de renseignement occidentaux avaient à l’époque pris leurs distances en raison des liens du parti d’extrême droite avec la Russie.Ce qui pose de graves “risques pour la sécurité” de l’Autriche, incapable seule de déjouer les projets d’attentats, avait averti l’ÖVP.Elle avait donc proposé de confier à Herbert Kickl uniquement les domaines de l’asile et de la migration. Une répartition des tâches “vouée à l’échec”, selon le FPÖ. Autre problème de taille: la droite réclamait un positionnement clair de la coalition contre la Russie, d’après un document confidentiel révélé par les médias. “Le FPÖ n’a rien lâché”, résume le politologue Thomas Hofer. “Je crois que cela ressemble un peu à la façon dont le président américain Donald Trump s’y prend, dans le sens où il veut vraiment tenir ses promesses électorales une par une”. “Si mon objectif avait été de devenir chancelier, alors oui, j’aurais pu saisir l’occasion maintes fois. Il aurait suffi que je trahisse les électeurs”, a lancé M. Kickl pour justifier l’échec des discussions.- Retour aux urnes? -La droite a déjà gouverné à deux reprises avec le FPÖ en Autriche. Mais c’était elle qui occupait la chancellerie et représentait le pays à Bruxelles, imposant un ordre du jour pro-européen. La perspective inédite de l’extrême droite aux manettes a cette fois suscité des inquiétudes pour l’État de droit. Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés ces dernières semaines à Vienne pour défendre les droits fondamentaux.Quels sont les scénarios désormais? Nouveau vote, reprise de pourparlers pour former une coalition majoritaire, gouvernement minoritaire, cabinet d’experts: le président Van der Bellen va “s’entretenir dans les jours à venir avec les responsables politiques” et esquisser une sortie de crise.Il compte agir “le plus rapidement possible” mais “aussi longtemps que nécessaire” pour déterminer la meilleure option, alors que l’Autriche d’après-guerre n’a jamais connu des négociations aussi longues.La gauche et les libéraux ont déjà proposé aux conservateurs de renouer le contact pour éviter un retour aux urnes. Car dans les sondages, le FPÖ a accentué son avance: il est crédité de 35% des intentions de vote. L’ÖVP a chuté à environ 18% et se trouve maintenant en troisième position, derrière les sociaux-démocrates. Les craintes grandissent sur les conséquences du blocage actuel pour l’économie, ce pays prospère de 9,2 millions d’habitants en mauvaise passe économique n’ayant toujours pas voté de budget pour 2025.

En Autriche, l’extrême droite échoue aux portes de la chancellerie

Elle était pour la première fois aux portes de la chancellerie mais les divergences étaient trop grandes: l’extrême droite autrichienne a renoncé mercredi à former un gouvernement avec les conservateurs, mettant fin à plusieurs jours de tensions et d’invectives.”Malgré d’intenses efforts, il n’a pas été possible de parvenir à un accord”, a déclaré son chef Herbert Kickl dans la soirée, appelant à “de nouvelles élections au plus vite”.Il avait informé plus tôt le président Alexander Van der Bellen de son échec, “remettant le mandat” qui lui avait été confié le 6 janvier.Dans un communiqué, les conservateurs de l’ÖVP ont blâmé “sa soif de pouvoir et son intransigeance”. “Il n’était pas prêt à faire des compromis et à établir un partenariat d’égal à égal, développant des fantasmes de toute-puissance”, ont-ils fustigé.”Autriche forteresse”, “asile zéro”… le Parti autrichien de la liberté (FPÖ, extrême droite) n’a pas reculé d’un pouce sur sa volonté de renverser la table, faisant fi d’un système parlementaire basé sur le compromis.- Blocage sur la Russie -Les négociations avaient débuté il y a un peu plus d’un mois entre le FPÖ, arrivé pour la première fois en tête avec près de 29% des voix aux législatives de fin septembre, et l’ÖVP (26,3%), à la suite de l’échec des précédentes discussions.Après le coup de tonnerre du scrutin, la droite avait d’abord tenté de former une coalition “tout sauf Kickl” avec la gauche et les libéraux. Sans réussir à trouver un compromis. L’ÖVP affaiblie avait alors tendu la main à son ennemi mais les tensions ont rapidement affleuré, Herbert Kickl brusquant cette formation habituée au pouvoir depuis 1987. Le FPÖ voulait le ministère de l’Intérieur, une exigence inacceptable pour les conservateurs qui leur avaient cédé ce portefeuille fin 2017 et sont échaudés par l’expérience: les services de renseignement occidentaux avaient à l’époque pris leurs distances en raison des liens du parti d’extrême droite avec la Russie.Ce qui pose de graves “risques pour la sécurité” de l’Autriche, incapable seule de déjouer les projets d’attentats, avait averti l’ÖVP.Elle avait donc proposé de confier à Herbert Kickl uniquement les domaines de l’asile et de la migration. Une répartition des tâches “vouée à l’échec”, selon le FPÖ. Autre problème de taille: la droite réclamait un positionnement clair de la coalition contre la Russie, d’après un document confidentiel révélé par les médias. “Le FPÖ n’a rien lâché”, résume le politologue Thomas Hofer. “Je crois que cela ressemble un peu à la façon dont le président américain Donald Trump s’y prend, dans le sens où il veut vraiment tenir ses promesses électorales une par une”. “Si mon objectif avait été de devenir chancelier, alors oui, j’aurais pu saisir l’occasion maintes fois. Il aurait suffi que je trahisse les électeurs”, a lancé M. Kickl pour justifier l’échec des discussions.- Retour aux urnes? -La droite a déjà gouverné à deux reprises avec le FPÖ en Autriche. Mais c’était elle qui occupait la chancellerie et représentait le pays à Bruxelles, imposant un ordre du jour pro-européen. La perspective inédite de l’extrême droite aux manettes a cette fois suscité des inquiétudes pour l’État de droit. Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés ces dernières semaines à Vienne pour défendre les droits fondamentaux.Quels sont les scénarios désormais? Nouveau vote, reprise de pourparlers pour former une coalition majoritaire, gouvernement minoritaire, cabinet d’experts: le président Van der Bellen va “s’entretenir dans les jours à venir avec les responsables politiques” et esquisser une sortie de crise.Il compte agir “le plus rapidement possible” mais “aussi longtemps que nécessaire” pour déterminer la meilleure option, alors que l’Autriche d’après-guerre n’a jamais connu des négociations aussi longues.La gauche et les libéraux ont déjà proposé aux conservateurs de renouer le contact pour éviter un retour aux urnes. Car dans les sondages, le FPÖ a accentué son avance: il est crédité de 35% des intentions de vote. L’ÖVP a chuté à environ 18% et se trouve maintenant en troisième position, derrière les sociaux-démocrates. Les craintes grandissent sur les conséquences du blocage actuel pour l’économie, ce pays prospère de 9,2 millions d’habitants en mauvaise passe économique n’ayant toujours pas voté de budget pour 2025.

En Autriche, l’extrême droite échoue aux portes de la chancellerie

Elle était pour la première fois aux portes de la chancellerie mais les divergences étaient trop grandes: l’extrême droite autrichienne a renoncé mercredi à former un gouvernement avec les conservateurs, mettant fin à plusieurs jours de tensions et d’invectives.”Malgré d’intenses efforts, il n’a pas été possible de parvenir à un accord”, a déclaré son chef …

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Israël menace d’une “nouvelle guerre” à Gaza qui permettrait de réaliser le plan Trump

Israël a menacé mercredi de lancer une “nouvelle guerre” dans la bande de Gaza qui permettrait la réalisation du projet de Donald Trump visant à vider le territoire palestinien de ses habitants, si le Hamas ne libérait pas des otages avant samedi.Peu avant ces déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, le mouvement islamiste palestinien avait affirmé qu’il ne céderait pas aux “menaces” américaines et israéliennes d’une reprise de la guerre. L’Egypte et le Qatar mènent pendant ce temps des négociations pour tenter de sauver le cessez-le-feu, en place depuis le 19 janvier pour une durée initiale de 42 jours, tandis que le Hamas a envoyé une délégation au Caire.La trêve a permis jusqu’à présent un arrêt des combats après 15 mois de guerre et cinq échanges d’otages retenus à Gaza contre des prisonniers palestiniens.Mais des menaces du Hamas de ne pas libérer comme prévu un groupe d’otages le 15 février, puis des menaces d’Israël, soutenu par son allié américain, de reprendre la guerre, fragilisent le cessez-le-feu, dont les phases ultérieures restent à négocier.”Si le Hamas ne libère pas les otages israéliens d’ici à samedi, les portes de l’enfer s’ouvriront (…), comme l’a promis le président américain”, a déclaré mercredi Israël Katz.”La nouvelle guerre de Gaza sera d’une intensité différente de celle qui a précédé le cessez-le-feu (…) elle permettra également de donner corps au projet du président américain Trump pour Gaza”, a-t-il ajouté.Salué en Israël et décrié à travers le monde, le projet annoncé par Donald Trump prévoit de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte ou la Jordanie, afin de reconstruire le territoire.- “L’enfer” -Accusant Israël de plusieurs violations de l’accord de trêve, dont le blocage de l’entrée de l’aide humanitaire, le Hamas a menacé lundi de ne pas procéder aux libérations d’otages prévues samedi. Israël et les Etats-Unis l’ont sommé en retour de respecter ses engagements, sous peine d’une reprise de la guerre. Donald Trump a promis lundi “l’enfer” au Hamas s’il ne relâchait pas “tous les otages” retenus à Gaza avant samedi “à 12 heures”.Le président américain juge qu’il serait “bien mieux et plus majestueux” de déplacer les habitants de Gaza, a déclaré mercredi sa porte-parole en commentant la visite, la veille à la Maison Blanche, du roi de Jordanie Abdallah II, opposé au projet américain comme l’ensemble des dirigeants arabes.”Si le Hamas ne libère pas nos otages d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin” et l’armée “reprendra des combats intenses jusqu’à ce que le Hamas soit définitivement battu”, a averti mardi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.Selon les termes de l’accord, 33 otages doivent être libérés d’ici début mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. “Nous n’accepterons pas le langage des menaces américaines et israéliennes”, a déclaré mercredi le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, ajoutant qu’Israël devait “mettre en oeuvre intégralement l’accord de cessez-le-feu”.Le mouvement palestinien a appelé à des “marches de solidarité” à travers le monde en fin de semaine pour protester contre le projet américain.- “Des centaines de milliers de vies” -L’armée israélienne a depuis lundi envoyé des renforts autour de la bande de Gaza. Mercredi, elle a dit avoir mené un raid aérien contre deux personnes qui tentaient de récupérer un drone à Gaza, sans préciser leur sort. Les pourparlers pour préparer la deuxième phase de l’accord de trêve n’ont toujours pas commencé, ce que le Hamas a imputé à une “obstruction continue” d’Israël pour le “saboter”. Jusque là, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés. La libération, le 8 février, de trois hommes au visage émacié, très éprouvés physiquement, avait choqué Israël. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui intervient pour récupérer les otages lors de ces libérations, a appelé mercredi les deux camps à “préserver le cessez-le-feu”, ajoutant que “des centaines de milliers de vies en dépendent”.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre. Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 73 sont toujours otages à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.La troisième et dernière phase de l’accord doit être consacrée à la reconstruction de Gaza, un gigantesque chantier estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Israël “n’a pas été en mesure de nous pousser hors de ce pays, et Trump n’y parviendra pas non plus”, a affirmé Ismaïl Shehada, un habitant de Gaza-ville. L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël menace d’une “nouvelle guerre” à Gaza qui permettrait de réaliser le plan Trump

Israël a menacé mercredi de lancer une “nouvelle guerre” dans la bande de Gaza qui permettrait la réalisation du projet de Donald Trump visant à vider le territoire palestinien de ses habitants, si le Hamas ne libérait pas des otages avant samedi.Peu avant ces déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, le mouvement islamiste palestinien avait affirmé qu’il ne céderait pas aux “menaces” américaines et israéliennes d’une reprise de la guerre. L’Egypte et le Qatar mènent pendant ce temps des négociations pour tenter de sauver le cessez-le-feu, en place depuis le 19 janvier pour une durée initiale de 42 jours, tandis que le Hamas a envoyé une délégation au Caire.La trêve a permis jusqu’à présent un arrêt des combats après 15 mois de guerre et cinq échanges d’otages retenus à Gaza contre des prisonniers palestiniens.Mais des menaces du Hamas de ne pas libérer comme prévu un groupe d’otages le 15 février, puis des menaces d’Israël, soutenu par son allié américain, de reprendre la guerre, fragilisent le cessez-le-feu, dont les phases ultérieures restent à négocier.”Si le Hamas ne libère pas les otages israéliens d’ici à samedi, les portes de l’enfer s’ouvriront (…), comme l’a promis le président américain”, a déclaré mercredi Israël Katz.”La nouvelle guerre de Gaza sera d’une intensité différente de celle qui a précédé le cessez-le-feu (…) elle permettra également de donner corps au projet du président américain Trump pour Gaza”, a-t-il ajouté.Salué en Israël et décrié à travers le monde, le projet annoncé par Donald Trump prévoit de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte ou la Jordanie, afin de reconstruire le territoire.- “L’enfer” -Accusant Israël de plusieurs violations de l’accord de trêve, dont le blocage de l’entrée de l’aide humanitaire, le Hamas a menacé lundi de ne pas procéder aux libérations d’otages prévues samedi. Israël et les Etats-Unis l’ont sommé en retour de respecter ses engagements, sous peine d’une reprise de la guerre. Donald Trump a promis lundi “l’enfer” au Hamas s’il ne relâchait pas “tous les otages” retenus à Gaza avant samedi “à 12 heures”.Le président américain juge qu’il serait “bien mieux et plus majestueux” de déplacer les habitants de Gaza, a déclaré mercredi sa porte-parole en commentant la visite, la veille à la Maison Blanche, du roi de Jordanie Abdallah II, opposé au projet américain comme l’ensemble des dirigeants arabes.”Si le Hamas ne libère pas nos otages d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin” et l’armée “reprendra des combats intenses jusqu’à ce que le Hamas soit définitivement battu”, a averti mardi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.Selon les termes de l’accord, 33 otages doivent être libérés d’ici début mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. “Nous n’accepterons pas le langage des menaces américaines et israéliennes”, a déclaré mercredi le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, ajoutant qu’Israël devait “mettre en oeuvre intégralement l’accord de cessez-le-feu”.Le mouvement palestinien a appelé à des “marches de solidarité” à travers le monde en fin de semaine pour protester contre le projet américain.- “Des centaines de milliers de vies” -L’armée israélienne a depuis lundi envoyé des renforts autour de la bande de Gaza. Mercredi, elle a dit avoir mené un raid aérien contre deux personnes qui tentaient de récupérer un drone à Gaza, sans préciser leur sort. Les pourparlers pour préparer la deuxième phase de l’accord de trêve n’ont toujours pas commencé, ce que le Hamas a imputé à une “obstruction continue” d’Israël pour le “saboter”. Jusque là, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés. La libération, le 8 février, de trois hommes au visage émacié, très éprouvés physiquement, avait choqué Israël. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui intervient pour récupérer les otages lors de ces libérations, a appelé mercredi les deux camps à “préserver le cessez-le-feu”, ajoutant que “des centaines de milliers de vies en dépendent”.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre. Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 73 sont toujours otages à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.La troisième et dernière phase de l’accord doit être consacrée à la reconstruction de Gaza, un gigantesque chantier estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Israël “n’a pas été en mesure de nous pousser hors de ce pays, et Trump n’y parviendra pas non plus”, a affirmé Ismaïl Shehada, un habitant de Gaza-ville. L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël menace d’une “nouvelle guerre” à Gaza qui permettrait de réaliser le plan Trump

Israël a menacé mercredi de lancer une “nouvelle guerre” dans la bande de Gaza qui permettrait la réalisation du projet de Donald Trump visant à vider le territoire palestinien de ses habitants, si le Hamas ne libérait pas des otages avant samedi.Peu avant ces déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, le mouvement …

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Retailleau se lance dans la course à la tête de LR, au bord d’une “guerre des chefs”

Nicolas Sarkozy avait utilisé le même tremplin pour se propulser à l’Elysée en 2007: le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est lancé mercredi dans la course à la présidence des Républicains, au risque de raviver une “guerre des chefs” à droite avec Laurent Wauquiez.Porté par les sondages où il a bondi depuis son arrivée au gouvernement en septembre, le ministre a choisi d’annoncer sa candidature dans un courrier adressé aux militants qui devraient être appelés à élire le nouveau président de LR lors d’un congrès ce printemps. “Aujourd’hui, je veux faire pour mon parti ce que je fais à la tête de mon ministère: parler vrai et agir vite”, écrit-il dans ce message dont l’AFP a obtenu une copie, confirmant une information du Figaro. Surfant sur les récentes victoires de la droite à la mairie de Villeneuve-Saint-Georges (94) et lors d’une législative partielle dans son fief de Boulogne-Billancourt (92), succès attribués à sa participation au gouvernement par ses partisans, Bruno Retailleau donne ainsi un coup d’accélérateur à sa campagne avant un bureau politique crucial prévu lundi pour fixer la date du congrès.Et prend également le risque de déclencher une “guerre des chefs dévastatrice” à droite. Laurent Wauquiez l’avait prévenu lors d’un dîner en tête-à-tête il y a une semaine à Beauvau, où le patron des députés LR lui avait rappelé un “accord” entre les deux hommes sur la distribution des rôles. “A toi d’incarner la droite au gouvernement, à moi de reconstruire notre famille politique”, l’avait mis en garde le patron des députés LR qui envisage également de se lancer dans la course pour 2027, avec l’intention lui aussi d’utiliser la présidence du parti de droite comme tremplin pour la présidentielle. Mais “la démocratie, une élection, c’est le contraire d’une guerre”, a répondu le ministre de l’Intérieur mercredi soir à son arrivée à une rencontre avec des jeunes LR dans un café parisien, à Montparnasse.”Je ne suis pas du tout dans cet état d’esprit. Je crois que l’on a beaucoup de militants qui nous sont restés fidèles. Ils ont été parfois déçus parce qu’il y a eu des défaites, des échecs. Mais ils ont tenu. Et cette fidélité là, elle doit nous obliger à les respecter”, a-t-il également déclaré.Attendu par une centaine de personnes, M. Retailleau était accompagné par Élisabeth de Maistre, nouvelle députée LR de Boulogne-Billancourt, et Kristell Niasme, nouvelle maire de Villeneuve-Saint-Georges.”Je veux continuer de porter cette parole de vérité qu’attendent les Français”. Et “élargir la droite”, a ensuite expliqué le Vendéen.- “Voter ce n’est pas diviser” -Mercredi, l’entourage de Laurent Wauquiez a répété à l’AFP que Bruno Retailleau prenait la “lourde responsabilité d’ouvrir une guerre des chefs”.Fort de sa popularité, M. Retailleau – qui avait perdu fin 2022 l’élection interne LR contre Eric Ciotti, allié depuis à Marine Le Pen – a reçu récemment le soutien de plusieurs personnalités de droite.L’ex-chef du gouvernement Michel Barnier l’a qualifié de “grand ministre”, le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand soutient sa candidature, Louis Sarkozy, le fils de l’ancien président, le présente comme la “seule lumière” qui soit apparue dans “la triste séquence” de la dissolution…Et Xavier Bertrand a écarté sur BFMTV toute “contradiction” entre la présidence de LR et les fonctions de ministre de l’Intérieur, prenant l’exemple de Nicolas Sarkozy qui a conquis l’Elysée en 2007 en occupant ces deux postes.Le président des Hauts-de-France, qui s’est déjà déclaré candidat à la présidentielle, a toutefois réfuté le “caractère automatique” entre la présidence de LR et la course à l’Elysée.D’autres candidats potentiels de droite proposent d’ailleurs des primaires ouvertes pour désigner un seul candidat qui ne serait pas éliminé au premier tour comme lors des deux dernières présidentielles, à l’image du ministre de la Justice Gérald Darmanin ou de David Lisnard, le président de l’Association des maires de France (AMF).   Dans son courrier aux militants, Bruno Retailleau appelle à “agir vite”, estimant qu'”une nouvelle dissolution est possible et qu’il nous faut rapidement nous mettre en ordre de bataille”. L’éphémère secrétaire d’Etat du gouvernement Barnier Othman Nasrou sera son directeur de campagne.

En pleine préparation du carnaval, grave incendie dans une fabrique de costumes à Rio

Une usine à rêves ravagée par les flammes, et un coup dur pour le carnaval de Rio de Janeiro : un incendie dans une fabrique de costumes du célèbre spectacle a fait mercredi 21 blessés, dont 12 sont “dans un état grave”.À quelques semaines des festivités qui attirent des centaines de milliers de touristes du …

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En pleine préparation du carnaval, grave incendie dans une fabrique de costumes à Rio

Une usine à rêves ravagée par les flammes, et un coup dur pour le carnaval de Rio de Janeiro : un incendie dans une fabrique de costumes du célèbre spectacle a fait mercredi 21 blessés, dont 12 sont “dans un état grave”.À quelques semaines des festivités qui attirent des centaines de milliers de touristes du monde entier, les pompiers ont dû monter sur des échelles pour aller jusqu’aux fenêtres où des ouvriers appelaient à l’aide, selon des images de médias locaux.Les employés de la fabrique Maximus travaillaient à flux tendu ces derniers jours pour terminer de confectionner à temps les costumes utilisés pour les défilés des écoles de samba du carnaval, qui débutent le 28 février.Le secteur a été bouclé tandis que les pompiers opéraient sur le site de cette fabrique de quelque 500 m2, dans le nord de la ville, a constaté l’AFP. Une odeur de plastique brûlé persistait plusieurs heures après l’incendie.Selon le dernier bilan des pompiers, 21 personnes ont été hospitalisées, 12 d’entre elles “dans un état grave”. La secrétaire d’Etat à la santé de l’Etat de Rio de Janeiro, Claudia Mello, a fait état d’au moins huit patients “intubés et sous respiration artificielle”.- “Conditions précaires” -Les ouvriers de cette fabrique travaillaient dans des conditions “précaires” et sans “sécurité”, a dénoncé le colonel Luciano Pacheco Sarmento, du corps des pompiers de l’Etat de Rio de Janeiro.Dans le bâtiment, il y avait “beaucoup de matériaux hautement inflammables, comme du plastique et du papier”, a-t-il précisé.”Selon les informations que nous avons recueillies, il y avait eu d’autres incendies auparavant ici”, a-t-il ajouté.Une survivante, identifiée sous le nom de Roberta, a raconté à la presse locale qu’elle se trouvait dans la fabrique “depuis lundi” et qu’elle dormait sur place.”Le feu est venu de l’étage du dessous et nous n’avons pas pu descendre”, a-t-elle expliqué.La juridiction spécialisée dans les conditions de travail à Rio a annoncé l’ouverture d’une enquête. Les causes de l’incendie restent à éclaircir.- “Résilience” -Le carnaval de Rio est l’un des joyaux de la culture populaire brésilienne et attire des touristes du monde entier qui font le déplacement pour admirer les défilés des écoles de samba dans l’enceinte du fameux Sambodrome. Il commencera cette année le 28 février pour s’achever le 8 mars. Mais les préparatifs commencent de long mois auparavant et les dernières semaines sont les plus intenses.L’une des associations d’écoles de samba, la Liga RJ, a fait part de sa “profonde inquiétude” pour les blessés et a expliqué que la fabrique Maximus était “un lieu essentiel pour le carnaval”.”Cet incident a un impact direct sur les préparatifs du carnaval et toute la chaîne de production liée à sa réalisation”, a déploré sur Instagram cette association.La fabrique confectionnait notamment des costumes pour les écoles de samba Imperio Serrano, Unidos da Ponte et Unidos da Bangu. Elles ne défilent pas au cours des trois soirées qui réunissent les écoles les plus prestigieuses du carnaval mais doivent montrer leur talent à un autre moment.Au Sambodrome, une longue avenue du centre-ville bordée de gradins où se massent plus de 70.000 spectateurs, les écoles défilent tour à tour, avec des chars majestueux et plusieurs milliers de danseurs arborant des costumes chatoyants. Elles sont jugées selon des critères précis, dans le cadre d’une compétition qui déchaîne les passions.Comme au football, il y a plusieurs divisions, avec des relégations et des promotions à chaque édition.”Nous avons décidé que les écoles (concernées par l’incendie) ne seraient pas reléguées cette année. Si elles peuvent défiler, elles le feront en dehors du concours”, a annoncé le maire de Rio, Eduardo Paes, sur les réseaux sociaux.”Je suis sûr que le 1er mars Imperio Serrano entrera au Sambodrome comme si elle disputait le titre, montrant au peuple de Rio notre résilience”, a dit à l’AFP Paulo Santi, le dirigeant de cette école, une des plus traditionnelles du carnaval. Un autre incendie de grande ampleur avait touché le carnaval de Rio en 2011. Plusieurs écoles avaient perdu tout le matériel stocké dans les hangars de la Cité de la samba, où a lieu une grande partie des préparatifs.