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Birmanie: Aung San Suu Kyi et Min Aung Hlaing, deux figures des élections

Le général Min Aung Hlaing était à quelques mois de la retraite lorsqu’il a renversé, en février 2021, le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix en 1991.L’AFP dresse le portrait de ces deux personnages clés des élections législatives organisées par la junte à partir de dimanche.- Aung …

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La Birmanie organise des élections après cinq ans de guerre civile

La junte birmane organise à partir de dimanche des élections législatives qu’elle présente comme une étape vers la réconciliation, près de cinq ans après s’être emparée du pouvoir et avoir déclenché une guerre civile.   L’ancienne cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi est en prison depuis le coup d’état militaire de février 2021, qui …

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Venezuela: Trump affirme qu’il serait “sage” pour Maduro de partir

Donald Trump a affirmé lundi, dans un avertissement clair, qu’il serait “sage” pour le président vénézuélien Nicolas Maduro de partir, au moment où les Etats-Unis renforcent leur pression sur Caracas.Répondant à un journaliste lui demandant si l’objectif de Washington était de contraindre M. Maduro à quitter le pouvoir, le président américain a répondu: “C’est à …

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La Poste : la cyberattaque “a baissé en intensité” mais “se poursuit”

Le ministre de l’Economie Roland Lescure a affirmé mardi sur BFMTV/RMC que la cyberattaque qui a touché lundi La Poste et ses services en ligne de suivi du courrier et de banque a “baissé en intensité” mais “se poursuit”.”Elle a baissé en intensité mais ça reste une cyberattaque qui se poursuit”, a répondu Roland Lescure à une question sur l’attaque informatique qui a touché les services en ligne de La Poste lundi. La Poste a confirmé à l’AFP que l'”attaque est toujours en cours”.”Aucune donnée personnelle n’a été aspirée”, a par ailleurs déclaré Roland Lescure.”Si vous avez demandé un colis pour Noël, vous n’avez pas aujourd’hui les moyens d’aller voir sur le site où il en est mais le colis, lui, est en train d’arriver”, a-t-il assuré, expliquant que “la priorité des priorités, c’est de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël”.Les postiers “mettent les bouchées doubles pour y arriver et ils me disent que oui, ils vont y arriver”.La cyberattaque intervient au début de la semaine des fêtes de Noël, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, La Poste trie et distribue 180 millions de colis.C’est un “incident de type +déni de service+” selon les termes de La Poste, qui consiste à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Les paiements en ligne de La Banque Postale ne restaient possibles qu’avec une authentification par SMS, a expliqué lundi La Poste, précisant que la distribution du courrier et des colis était aussi affectée.Lundi matin, le groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d’épargne) a lui été victime “d’un dysfonctionnement interne” et “temporaire” sur les applications et les sites internet. 

Venezuela: Trump affirme qu’il serait “sage” pour Maduro de partir

Donald Trump a affirmé lundi, dans un avertissement clair, qu’il serait “sage” pour le président vénézuélien Nicolas Maduro de partir, au moment où les Etats-Unis renforcent leur pression sur Caracas.Répondant à un journaliste lui demandant si l’objectif de Washington était de contraindre M. Maduro à quitter le pouvoir, le président américain a répondu: “C’est à lui de décider ce qu’il veut faire. Je pense que ce serait sage de sa part”.”Il peut faire tout ce qu’il veut. Tout ce qu’il veut, ça ne nous dérange pas. S’il veut faire quelque chose, s’il joue les durs, ce sera la dernière fois qu’il pourra jouer les durs”, a-t-il encore dit lors d’une conférence de presse en Floride.Le président américain a par ailleurs souligné que les Etats-Unis avaient déployé une “gigantesque armada” dans les Caraïbes, avec notamment le plus grand porte-avions du monde.Nicolas Maduro, dans un discours dont on ne sait s’il a été prononcé avant ou après les déclarations de Donald Trump, a lui estimé que le président américain “s’en sortirait mieux (…) s’il s’occupait des affaires de son pays” plutôt que du Venezuela.Il a reçu dans la journée un soutien appuyé de la Russie, à la veille d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la crise entre Washington et Caracas.- “Il doit partir” -Donald Trump a réitéré lundi ses accusations selon lesquelles le Venezuela avait fait “des choses horribles aux Etats-Unis” en y envoyant notamment “(des) criminels, (des) prisonniers, (des) trafiquants de drogue, (des) malades mentaux et (des) incompétents”.Nicolas Maduro a quant à lui assuré que le président américain “pourrait faire mieux dans son pays et dans le monde. Il s’en sortirait mieux dans son propre pays sur les questions économiques et sociales, et il s’en sortirait mieux dans le monde s’il s’occupait des affaires de son pays”. “Il n’est pas possible qu’il consacre 70% de ses discours et déclarations, de son temps, au Venezuela. Et les Etats-Unis? Et les pauvres Etats-Unis, qui ont besoin de logements et d’emplois qu’il faut créer? Que chacun s’occupe de son pays!”, a-t-il ajouté.Les Etats-Unis ont récemment annoncé la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers qu’ils considèrent comme étant sous sanctions. Ils en ont déjà saisi deux qu’ils accusent de transporter illégalement du pétrole vénézuélien. Un troisième a été poursuivi dimanche sans être saisi. Les Etats-Unis procèdent par ailleurs depuis septembre à des frappes contre des bateaux qu’ils accusent de trafic de drogue, dans les Caraïbes et dans le Pacifique. Une nouvelle frappe dans l’est du Pacifique lundi a fait un mort, selon l’armée américaine, portant le bilan à au moins 105 personnes tuées sans forme de procès.- Soutien russe -Lundi, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Yvan Gil a annoncé avoir eu un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, assurant que les deux hommes avaient passé “en revue les agressions et les violations flagrantes du droit international”, citant les “attaques contre des embarcations, exécutions extrajudiciaires et actes illicites de piraterie commis par le gouvernement des Etats-Unis”.Moscou a diffusé de son côté un communiqué indiquant que les “ministres ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’escalade des actions de Washington (…) La partie russe a réaffirmé son soutien total et sa solidarité” avec le Venezuela.Nicolas Maduro, d’inspiration socialiste, est un fidèle allié de Vladimir Poutine, qu’il a notamment soutenu dès les premiers jours de l’offensive militaire russe en Ukraine.Dans une lettre aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, M. Maduro estime que “la piraterie d’Etat” des Etats-Unis “constitue une menace directe pour l’ordre juridique international et la sécurité mondiale”. Les Etats-Unis accusent le Venezuela de se servir du pétrole, sa principale ressource, pour financer “le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements”.Caracas dément toute implication dans le trafic de stupéfiants et assure que Washington cherche à renverser M. Maduro pour s’emparer des réserves pétrolières de son pays, les plus grandes de la planète.

La Birmanie organise des élections après cinq ans de guerre civile

La junte birmane organise à partir de dimanche des élections législatives qu’elle présente comme une étape vers la réconciliation, près de cinq ans après s’être emparée du pouvoir et avoir déclenché une guerre civile.   L’ancienne cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi est en prison depuis le coup d’état militaire de février 2021, qui a mis fin à l’expérience démocratique d’une décennie dans le pays.De nombreux pays, ainsi que l’ONU, ont critiqué le processus électoral, vu comme une tentative de la junte de redorer son blason. L’élection, sur trois tours, doit s’étaler pendant un mois, et a été précédée par une vague de répression de tout semblant d’opposition.La Birmanie, qui compte quelque 50 millions d’habitants, est aux prises avec une guerre civile meurtrière et le scrutin ne se tiendra pas dans les zones contrôlées par les rebelles.”Les militaires essaient juste de légaliser le pouvoir qu’ils ont pris par la force”, a déclaré à l’AFP un habitant de la ville de Myitkyina, dans le nord. “Presque personne ne s’intéresse à cette élection. Mais certains craignent d’avoir des problèmes s’ils s’abstiennent”. Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, n’a pas répondu aux demandes d’entretien de l’AFP. Mais dans les médias d’Etat, il présente le scrutin comme une chance de réconciliation, tout en admettant que l’armée “continuera à jouer un rôle dans la conduite politique du pays”.- Aung San Suu Kyi emprisonnée – L’armée a dirigé la Birmanie depuis son indépendance, à part pendant un interlude démocratique entre 2011 et 2021, suscitant une vague de réformes et d’optimisme pour l’avenir du pays.Mais quand la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi a largement devancé les candidats proches des militaires aux élections de 2020, le général Min Aung Hlaing s’est emparé du pouvoir, invoquant une fraude électorale généralisée.Aung San Suu Kyi purge une peine de 27 ans de prison pour plusieurs condamnations, allant de la corruption à la violation de règles anti-Covid.”Je ne pense pas qu’elle considérerait ces élections comme significatives, pas du tout”, a déclaré son fils Kim Aris depuis la Grande-Bretagne. Le parti de la lauréate du prix Nobel de la paix a été dissous, comme la plupart de ceux qui avaient participé au scrutin de 2020.Le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (USDP), favorable aux militaires, représente plus d’un cinquième des candidats, selon le réseau Asian Network for Free Elections.La junte a annoncé poursuivre plus de 200 personnes pour avoir “tenté de saboter le processus électoral”, ciblant toute manifestation ou critique sur le scrutin, dans un pays qui compte environ 22.000 prisonniers politiques au total, selon l’Association birmane d’assistance aux prisonniers politiques.- Vote contesté -Après le coup d’Etat, de nombreux opposants pro-démocratie sont partis combattre dans des guérillas aux côtés de groupes ethniques armés.La junte mène depuis plusieurs mois une offensive militaire pour conquérir davantage de terrain avant les élections, mais reconnaît que le vote ne sera pas possible dans une circonscription sur sept.”Il existe de nombreuses façons de faire la paix dans le pays, mais ils ne les ont pas choisies (…) Ils ont préféré organiser des élections à la place”, a observé Zaw Tun, un officier de la Force de défense du peuple pro-démocratie dans la région de Sagaing. “Nous continuerons à nous battre”.Selon le groupe de surveillance Armed Conflict Location & Data (ACLED), qui recense les faits de violence rapportés par les médias, 90.000 personnes ont été tuées en Birmanie, tous camps confondus. La guerre civile a aussi fait 3,6 millions de déplacés, tandis que la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon l’ONU.”Je ne pense pas que quiconque croie que ces élections contribueront à résoudre les problèmes de la Birmanie”, a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. 

La “loi spéciale” au Parlement, rendez-vous en janvier pour reparler budget

Le Parlement pose une rustine sur ses désaccords budgétaires. L’Assemblée nationale et le Sénat devraient voter tour à tour mardi la “loi spéciale” présentée par le gouvernement pour continuer de financer provisoirement l’État et les administrations.Les votes des deux assemblées ponctuent deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour le Premier ministre Sébastien Lecornu.Le dialogue privilégié engagé par le Premier ministre avec le Parti socialiste a permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur les retraites et le financement de la Sécurité sociale.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, tenu par des partis de droite et du centre hostiles à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions budgétaires n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits. “Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi soir lors du Conseil des ministres, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.”L’Élysée commence à s’impatienter”, glissait lundi un cadre du camp gouvernemental.Rentré d’Abou Dhabi où il était allé célébrer Noël avec les troupes françaises, Emmanuel Macron a présidé lundi soir un Conseil des ministres de crise pour la présentation de la loi spéciale.- Pas de dépense nouvelle -Le texte reconduit temporairement le budget de 2025, il permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais il ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Ce projet de loi spéciale devrait être voté mardi en toute fin d’après-midi par l’Assemblée nationale, puis dans la soirée par le Sénat. A l’unanimité ou presque. Avant d’être promulgué dans les jours suivants par le chef de l’État.Déjà l’an dernier, l’exécutif avait dû y avoir recours après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés au mois de février, quelques semaines après l’arrivée de François Bayrou à Matignon.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de la France insoumise et du Rassemblement national. Un ballet devenu habituel de responsables politiques exprimant leurs exigences et lignes rouges rue de Varenne, à l’issue de ces entretiens.Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a appelé à un budget qui ne fasse pas “peser les efforts sur les plus modestes” et préserve les investissements en matière d’écologie.Quant à la cheffe des députés écologistes Cyrielle Châtelain, elle s’est inquiétée d’une copie budgétaire trop calquée sur les positions du Sénat. En cas de 49.3, les Ecologistes choisiront “la censure”, a-t-elle prévenu.Car on reparle de plus en plus de cet outil constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, qui le jugent brutal, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement trouver avec les socialistes des conditions de non-censure. Pour espérer enfin tourner la page du débat budgétaire.Mais pour l’heure, Sébastien Lecornu s’y refuse, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”, selon Mme Bregeon.