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Une grenade lancée dans un bar à Grenoble: une douzaine de blessés, dont deux graves

Une grenade lancée dans un bar d’un quartier sensible de Grenoble a fait une douzaine de blessés dont deux graves, mercredi soir, la piste terroriste étant pour l’instant écartée.”Une personne est rentrée, a lancé une grenade, n’a pas prononcé de mot, semble-t-il, et ensuite a pris la fuite”, a déclaré à la presse le procureur François Touret de Coucy, présent sur place. “Aucune hypothèse n’est privilégiée à ce stade”, a-t-il ajouté. L’enquête est confiée aux policiers de la DCOS, ex-PJ.Mais “on peut exclure l’attentat purement terroriste, puisqu’il n’y a rien qui nous permet de penser que c’est lié à du terrorisme”, a dit le magistrat, évoquant “un acte de violence extrême” qui “peut être lié à un règlement de compte, d’une manière ou d’une autre”. “Cette personne aurait été armée aussi d’une kalachnikov, mais ça reste à déterminer. Il n’est pas certain que cette kalachnikov ait été utilisée. A priori, les dégâts ont été causés par l’éclatement de la grenade”, a-t-il expliqué.”Beaucoup de clients” était présent au moment de l’explosion, selon lui.- Plan blanc déclenché -L’explosion est survenue un peu après 20H00 dans le quartier du Village olympique, classé prioritaire de la politique de la ville et situé dans le sud de Grenoble.Un lien avec le trafic de stupéfiants est l’une des hypothèses explorées, a indiqué le procureur.Le bilan vers 23H00 faisait état d’une douzaine de personnes prises en charge par les secours, toujours présents sur place en nombre, dont deux blessés graves, sans que leur pronostic vital ne soit “forcément” engagé, selon le procureur.L’hôpital de Grenoble a déclenché son plan blanc pour soigner les blessés, a précisé le maire de la ville Eric Piolle.”Je condamne avec la plus grande fermeté l’acte criminel d’une violence inouïe qui s’est produit dans un commerce du quartier du Village olympique”, a réagi l’édile sur X.”Nous suivons la situation de près. La Ville apportera son concours comme elle le fait toujours”, a-t-il ajouté.Le bar associatif visé est “un lieu de rassemblement des personnes du quartier et de l’extérieur, et surtout pour regarder des matchs de foot”, a expliqué à l’AFP Chloé Pantel, maire adjointe du secteur 6 de Grenoble, qui s’est rendue sur place. Un peu plus de deux heures après les faits, “on attend que les derniers blessés, les moins graves, puissent être orientés vers les hôpitaux”, explique l’élue. “Les forces de police vont rester présentes sur le quartier pendant un moment”, a-t-elle précisé.

En pleins préparatifs du carnaval, grave incendie dans une fabrique de costumes à Rio

Une usine à rêves ravagée par les flammes, et un coup dur pour le carnaval de Rio de Janeiro : un incendie dans une fabrique de costumes du célèbre spectacle a fait mercredi 21 blessés, dont une dizaine “dans un état grave”.À quelques semaines des festivités qui attirent des centaines de milliers de touristes du monde entier, les pompiers ont dû monter sur des échelles pour atteindre les fenêtres où des ouvriers appelaient à l’aide, selon des images de médias locaux.Les employés de la fabrique Maximus travaillaient à flux tendu ces derniers jours pour confectionner à temps les costumes utilisés pour les défilés des écoles de samba du carnaval, qui débutent le 28 février.Le secteur a été bouclé tandis que les pompiers opéraient sur le site de cette fabrique de quelque 500 m2, dans le nord de la ville, a constaté l’AFP. Une odeur de plastique brûlé persistait plusieurs heures après l’incendie.Selon les pompiers, 21 personnes ont été hospitalisées. Dix sont dans un état grave, a précisé le maire de Rio, Eduardo Paes.La secrétaire d’Etat à la santé de l’Etat de Rio de Janeiro, Claudia Mello, a fait état d’au moins huit patients “intubés et sous respiration artificielle”.- Conditions “précaires” -Le feu a été éteint, mais un risque d’effondrement du bâtiment demeure, a déclaré à des journalistes le major Fabio Contreiras, porte-parole des pompiers.”Il y a beaucoup de costumes, beaucoup de matériel que nous avons pu sauver”, a-t-il ajouté.Il a cependant relevé que “ce local n’était pas en règle” en termes de sécurité.Les ouvriers de cette fabrique travaillaient dans des conditions “précaires”, a dénoncé pour sa part le colonel Luciano Pacheco Sarmento, chef du corps des pompiers, évoquant d’autres incendies survenus sur les lieux par le passé.”J’entends encore dans ma tête les gens qui criaient”, a confié à l’AFP José Ricardo Braz Santos, 42 ans. Employé à l’entretien, il dit avoir aidé des victimes à échapper aux flammes.Selon des témoignages, des travailleurs dormaient sur place ces derniers jours. Ils “n’étaient pas obligés” mais “beaucoup vivaient loin” et le faisaient pour “éviter de perdre du temps et de l’argent” dans les transports, a expliqué M. Santos.La juridiction spécialisée dans les conditions de travail à Rio a annoncé l’ouverture d’une enquête. Les causes de l’incendie restent à éclaircir.- “Résilience” -Le carnaval de Rio est l’un des joyaux de la culture populaire brésilienne et a pour point d’orgue les défilés des écoles de samba dans l’enceinte du fameux Sambodrome. Il débutera cette année le 28 février pour s’achever le 8 mars. Mais les préparatifs commencent de longs mois auparavant pour ces écoles, enracinées dans les quartiers populaires.L’une des associations d’écoles de samba, la Liga RJ, a expliqué que “cet incident a un impact direct sur les préparatifs du carnaval et toute la chaîne de production liée à sa réalisation”.La fabrique confectionnait notamment des costumes pour les écoles de samba Imperio Serrano, Unidos da Ponte et Unidos da Bangu. Elles ne défilent pas au cours des trois soirées qui réunissent les écoles les plus prestigieuses du carnaval mais doivent montrer leur talent à un autre moment.Au Sambodrome, une longue avenue du centre-ville bordée de gradins où se massent plus de 70.000 spectateurs, les écoles défilent tour à tour, avec des chars majestueux et des danseurs aux costumes chatoyants. Elles sont jugées dans le cadre d’une compétition qui déchaîne les passions.Comme au football, il y a plusieurs divisions, avec des relégations et des promotions à chaque édition.”Nous avons décidé que les écoles (concernées par l’incendie) ne seraient pas reléguées cette année. Si elles peuvent défiler, elles le feront en dehors du concours”, a annoncé le maire de Rio.”Je suis sûr que le 1er mars Imperio Serrano entrera au Sambodrome comme si elle disputait le titre, montrant au peuple de Rio notre résilience”, a dit à l’AFP Paulo Santi, le dirigeant de cette école, une des plus traditionnelles du carnaval.Un incendie de grande ampleur avait touché le carnaval de Rio en 2011. Plusieurs écoles avaient perdu tout le matériel stocké dans les hangars de la Cité de la samba, où a lieu une grande partie des préparatifs.

En pleins préparatifs du carnaval, grave incendie dans une fabrique de costumes à Rio

Une usine à rêves ravagée par les flammes, et un coup dur pour le carnaval de Rio de Janeiro : un incendie dans une fabrique de costumes du célèbre spectacle a fait mercredi 21 blessés, dont une dizaine “dans un état grave”.À quelques semaines des festivités qui attirent des centaines de milliers de touristes du monde entier, les pompiers ont dû monter sur des échelles pour atteindre les fenêtres où des ouvriers appelaient à l’aide, selon des images de médias locaux.Les employés de la fabrique Maximus travaillaient à flux tendu ces derniers jours pour confectionner à temps les costumes utilisés pour les défilés des écoles de samba du carnaval, qui débutent le 28 février.Le secteur a été bouclé tandis que les pompiers opéraient sur le site de cette fabrique de quelque 500 m2, dans le nord de la ville, a constaté l’AFP. Une odeur de plastique brûlé persistait plusieurs heures après l’incendie.Selon les pompiers, 21 personnes ont été hospitalisées. Dix sont dans un état grave, a précisé le maire de Rio, Eduardo Paes.La secrétaire d’Etat à la santé de l’Etat de Rio de Janeiro, Claudia Mello, a fait état d’au moins huit patients “intubés et sous respiration artificielle”.- Conditions “précaires” -Le feu a été éteint, mais un risque d’effondrement du bâtiment demeure, a déclaré à des journalistes le major Fabio Contreiras, porte-parole des pompiers.”Il y a beaucoup de costumes, beaucoup de matériel que nous avons pu sauver”, a-t-il ajouté.Il a cependant relevé que “ce local n’était pas en règle” en termes de sécurité.Les ouvriers de cette fabrique travaillaient dans des conditions “précaires”, a dénoncé pour sa part le colonel Luciano Pacheco Sarmento, chef du corps des pompiers, évoquant d’autres incendies survenus sur les lieux par le passé.”J’entends encore dans ma tête les gens qui criaient”, a confié à l’AFP José Ricardo Braz Santos, 42 ans. Employé à l’entretien, il dit avoir aidé des victimes à échapper aux flammes.Selon des témoignages, des travailleurs dormaient sur place ces derniers jours. Ils “n’étaient pas obligés” mais “beaucoup vivaient loin” et le faisaient pour “éviter de perdre du temps et de l’argent” dans les transports, a expliqué M. Santos.La juridiction spécialisée dans les conditions de travail à Rio a annoncé l’ouverture d’une enquête. Les causes de l’incendie restent à éclaircir.- “Résilience” -Le carnaval de Rio est l’un des joyaux de la culture populaire brésilienne et a pour point d’orgue les défilés des écoles de samba dans l’enceinte du fameux Sambodrome. Il débutera cette année le 28 février pour s’achever le 8 mars. Mais les préparatifs commencent de longs mois auparavant pour ces écoles, enracinées dans les quartiers populaires.L’une des associations d’écoles de samba, la Liga RJ, a expliqué que “cet incident a un impact direct sur les préparatifs du carnaval et toute la chaîne de production liée à sa réalisation”.La fabrique confectionnait notamment des costumes pour les écoles de samba Imperio Serrano, Unidos da Ponte et Unidos da Bangu. Elles ne défilent pas au cours des trois soirées qui réunissent les écoles les plus prestigieuses du carnaval mais doivent montrer leur talent à un autre moment.Au Sambodrome, une longue avenue du centre-ville bordée de gradins où se massent plus de 70.000 spectateurs, les écoles défilent tour à tour, avec des chars majestueux et des danseurs aux costumes chatoyants. Elles sont jugées dans le cadre d’une compétition qui déchaîne les passions.Comme au football, il y a plusieurs divisions, avec des relégations et des promotions à chaque édition.”Nous avons décidé que les écoles (concernées par l’incendie) ne seraient pas reléguées cette année. Si elles peuvent défiler, elles le feront en dehors du concours”, a annoncé le maire de Rio.”Je suis sûr que le 1er mars Imperio Serrano entrera au Sambodrome comme si elle disputait le titre, montrant au peuple de Rio notre résilience”, a dit à l’AFP Paulo Santi, le dirigeant de cette école, une des plus traditionnelles du carnaval.Un incendie de grande ampleur avait touché le carnaval de Rio en 2011. Plusieurs écoles avaient perdu tout le matériel stocké dans les hangars de la Cité de la samba, où a lieu une grande partie des préparatifs.

En pleins préparatifs du carnaval, grave incendie dans une fabrique de costumes à Rio

Une usine à rêves ravagée par les flammes, et un coup dur pour le carnaval de Rio de Janeiro : un incendie dans une fabrique de costumes du célèbre spectacle a fait mercredi 21 blessés, dont une dizaine “dans un état grave”.À quelques semaines des festivités qui attirent des centaines de milliers de touristes du …

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Meurtre de Louise: “en colère”, le principal suspect aurait voulu “racketter” la collégienne

Cinq jours après le meurtre de Louise, 11 ans, dans l’Essonne, le principal suspect, qui avait tenté de “racketter” la victime, a été mis en examen pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans et placé en détention provisoire mercredi soir.Ce jeune homme de 23 ans, décrit par son entourage comme pouvant être “violent”, est soupçonné d’avoir tué la collégienne parce qu’il aurait paniqué devant ses cris alors qu’il voulait la “racketter”, a détaillé le procureur de la République d’Evry Grégoire Dulin lors d’une conférence de presse plus tôt mercredi.L’intention du suspect, qui avait déjà abordé une collégienne dans le même secteur le 4 février, était “de racketter une personne pour se calmer” après une altercation lors d’une partie du jeu vidéo en ligne “Fortnite”. Mais il a “paniqué” lorsque Louise s’est mise à crier, a ajouté M. Dulin.La petite amie du suspect, également âgée de 23 ans, a été mise en examen pour non-dénonciation de crime et placée sous contrôle judiciaire, a indiqué le procureur mercredi soir.- “Dispute” en ligne -Les gardes à vue des parents du jeune homme, interrogés aussi pour non-dénonciation de crime, ont elles été levées. Ils ont assuré ne jamais avoir eu connaissance de l’implication de leur fils dans la mort de Louise.Le procureur a précisé que le principal mis en cause avait avoué son crime mardi en fin d’après-midi après l’avoir nié pendant les 24 premières heures de sa garde à vue. Il a également été confondu par son ADN.Il a déclaré aux enquêteurs que, “très en colère après une dispute avec un joueur en ligne”, il était sorti de chez lui vêtu d’une doudoune noire “dans laquelle se trouvait habituellement selon lui un couteau de type Opinel”, a déclaré M. Dulin.L’autopsie, réalisée samedi après-midi à l’institut médico-légal de Corbeil-Essonne, a exclu la présence de violences sexuelles.Le suspect a expliqué avoir croisé en début d’après-midi Louise, élève au collège d’Epinay-sur-Orge qui portait son portable autour du cou, et avoir décidé de la suivre. Il l’a attirée dans le bois des Templiers, en prétextant avoir perdu un objet.”Arrivé dans un coin tranquille”, il lui a dit qu’il allait “fouiller ses affaires pour lui voler de l’argent en la menaçant avec un couteau”, a détaillé le procureur.Elle s’est mise “à crier” alors qu’il voulait fouiller son sac, a poursuivi le magistrat. “Paniqué par ses cris”, le jeune homme l’a fait “tomber à terre” et lui a porté “plusieurs coups de couteau”.Il est ensuite rentré à son domicile, où il a retrouvé sa petite amie, qui a remarqué une blessure à sa main et du sang sur son menton. Après avoir prétexté s’être blessé seul, il lui a avoué avoir porté des coups de couteau à une collégienne “qu’il disait ne pas connaître”.- Une autre collégienne abordée -Le procureur a expliqué que l’enquête de voisinage et des témoignages s’étaient révélés déterminants pour mener à l’interpellation du jeune homme au domicile familial.Un témoin a dit reconnaître formellement le suspect sur des images de vidéosurveillance aux abords du bois des Templiers, situé à Longjumeau, ce qu’ont plus tard confirmé sa soeur de 19 ans et sa petite amie.Actuellement étudiant en BTS informatique, le jeune homme “consacre la majeure partie de son temps libre à jouer aux jeux vidéo et reconnaît pouvoir être pris de violentes colères, ce que confirme son entourage”, a décrit M. Dulin, précisant qu’il n’avait toutefois jamais fait l’objet d’un suivi médical ou psychologique.Sa soeur, entendue comme témoin, l’a qualifié de “violent, nerveux, agressif”. Elle avait déposé une main courante à son encontre en avril 2023 après avoir subi des violences de sa part.Le jeune homme était connu pour une tentative de vol en juin 2021 et un vol en février 2022, deux affaires ayant fait l’objet d’alternatives aux poursuites.Il avait également abordé une collégienne de 12 ans mardi dernier “dans le même secteur, prétextant avoir perdu son téléphone dans la forêt et avoir des problèmes de vue”, a révélé le procureur de la République.Cette dernière avait refusé de le suivre, échappant à son agresseur.

Trump et Poutine conviennent de négociations “immédiates” sur l’Ukraine

Rebattant complètement les cartes après trois années de guerre, Donald Trump a convenu avec Vladimir Poutine de lancer des négociations “immédiates” sur l’Ukraine, et promis une rencontre en personne avec son homologue russe.”Il viendra ici, et j’irai là-bas, et nous nous verrons probablement en Arabie Saoudite la première fois”, a-t-il affirmé lors d’un échange avec des journalistes à la Maison Blanche, sans donner de date, en prévoyant aussi un cessez-le-feu “dans un futur pas si lointain” en Ukraine.Donald Trump a par ailleurs jugé qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan, voulue par Kiev mais absolument rejetée par Moscou, ne serait “pas réaliste”. Il a également dit qu’il “faudrait des élections à un moment ou un autre” en Ukraine.Sans la loi martiale, en place depuis février 2022 et qui empêche la tenue de ce scrutin, l’élection présidentielle dans le pays aurait dû avoir lieu en mars 2024.- Une heure et demie -La Russie et les Etats-Unis vont commencer “immédiatement” à négocier en vue de mettre fin au conflit, a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, en vantant une conversation “très productive” avec son homologue russe.De son côté, Vladimir Poutine a dit à Donald Trump vouloir trouver une “solution de long terme” au conflit ukrainien via des “pourparlers de paix”, a annoncé le Kremlin, parlant d’un appel téléphonique de près d’une heure et demie.Dans la foulée, le président américain a informé son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.Cette chronologie – Vladimir Poutine d’abord, Volodymyr Zelensky ensuite – souligne la rupture, dans le ton et sur le fond, avec la politique de soutien à l’Ukraine de l’ancien président Joe Biden. Le démocrate, qui a fait des Etats-Unis le premier appui militaire de Kiev tout en orchestrant la réponse occidentale à l’invasion russe de février 2022, n’avait de cesse de dénoncer “l’agression” de la Russie, une terminologie totalement absente dans les déclarations de son successeur républicain.”La conversation s’est très bien passée. (Volodymyr Zelensky), comme le président Poutine, veut faire la PAIX”, a écrit Donald Trump dans une autre publication, ajoutant que le président ukrainien échangerait vendredi à Munich, en Allemagne, avec son vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Pour sa part, le chef d’Etat ukrainien a souligné qu’ils avaient “longuement parlé des possibilités de parvenir à la paix”.Les chefs de la diplomatie espagnole, allemande et française ont affirmé mercredi à Paris qu’aucune décision sur l’Ukraine ne pouvait se prendre “sans Kiev” et sans la participation des Européens.- Travailler ensemble -“Nous voulons mettre fin aux millions de morts liées à la guerre Russie/Ukraine. Le président Poutine a même utilisé mon très percutant slogan de campagne: +BON SENS+. Nous y croyons tous deux très fortement”, s’est-il félicité, en rapportant ce premier échange avec le président russe depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.Barack Obama est le dernier président à s’être rendu sur le sol russe, en 2013, pour participer au G20 de Saint-Pétersbourg.La dernière rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, particulièrement mémorable, avait eu lieu à Helsinki en Finlande en 2018.L’appel téléphonique survient au lendemain de la libération par la Russie d’un Américain, Marc Fogel, condamné pour possession de drogue. En retour, les Etats-Unis ont accepté de libérer le Russe Alexander Vinnik, condamné pour des délits liés aux cryptomonnaies.Mercredi, Washington a aussi annoncé la libération de trois personnes “détenues” au Bélarus, dont une de nationalité américaine.A Bruxelles où il a participé à une réunion de ses homologues de l’Otan, le ministre américain de la Défense avait déjà abattu les cartes de Washington.Pete Hegseth a en particulier jugé “irréaliste” un retour de l’Ukraine à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire comprenant la Crimée. Les pays européens devront à l’avenir assurer l'”écrasante” part de l’aide civile et militaire à l’Ukraine, a-t-il encore lancé, en assurant par ailleurs que si des troupes de maintien de la paix étaient déployées à un certain moment, cela ne pourra pas être fait sous l’égide de l’Otan.”Pourquoi l’administration Trump fait-elle des cadeaux à Poutine – des territoires ukrainiens et le refus d’une adhésion à l’Otan – avant même de commencer à négocier? J’ai négocié avec les Russes. Il ne faut jamais leur donner quelque chose gratuitement”, a critiqué sur X Michael McFaul, ambassadeur américain en Russie entre 2012 et 2014.burs-aue-lb/ph

Trump et Poutine conviennent de négociations “immédiates” sur l’Ukraine

Rebattant complètement les cartes après trois années de guerre, Donald Trump a convenu avec Vladimir Poutine de lancer des négociations “immédiates” sur l’Ukraine, et promis une rencontre en personne avec son homologue russe.”Il viendra ici, et j’irai là-bas, et nous nous verrons probablement en Arabie Saoudite la première fois”, a-t-il affirmé lors d’un échange avec …

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Trump et Poutine conviennent de négociations “immédiates” sur l’Ukraine

Rebattant complètement les cartes après trois années de guerre, Donald Trump a convenu avec Vladimir Poutine de lancer des négociations “immédiates” sur l’Ukraine, et promis une rencontre en personne avec son homologue russe.”Il viendra ici, et j’irai là-bas, et nous nous verrons probablement en Arabie Saoudite la première fois”, a-t-il affirmé lors d’un échange avec des journalistes à la Maison Blanche, sans donner de date, en prévoyant aussi un cessez-le-feu “dans un futur pas si lointain” en Ukraine.Donald Trump a par ailleurs jugé qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan, voulue par Kiev mais absolument rejetée par Moscou, ne serait “pas réaliste”. Il a également dit qu’il “faudrait des élections à un moment ou un autre” en Ukraine.Sans la loi martiale, en place depuis février 2022 et qui empêche la tenue de ce scrutin, l’élection présidentielle dans le pays aurait dû avoir lieu en mars 2024.- Une heure et demie -La Russie et les Etats-Unis vont commencer “immédiatement” à négocier en vue de mettre fin au conflit, a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, en vantant une conversation “très productive” avec son homologue russe.De son côté, Vladimir Poutine a dit à Donald Trump vouloir trouver une “solution de long terme” au conflit ukrainien via des “pourparlers de paix”, a annoncé le Kremlin, parlant d’un appel téléphonique de près d’une heure et demie.Dans la foulée, le président américain a informé son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.Cette chronologie – Vladimir Poutine d’abord, Volodymyr Zelensky ensuite – souligne la rupture, dans le ton et sur le fond, avec la politique de soutien à l’Ukraine de l’ancien président Joe Biden. Le démocrate, qui a fait des Etats-Unis le premier appui militaire de Kiev tout en orchestrant la réponse occidentale à l’invasion russe de février 2022, n’avait de cesse de dénoncer “l’agression” de la Russie, une terminologie totalement absente dans les déclarations de son successeur républicain.”La conversation s’est très bien passée. (Volodymyr Zelensky), comme le président Poutine, veut faire la PAIX”, a écrit Donald Trump dans une autre publication, ajoutant que le président ukrainien échangerait vendredi à Munich, en Allemagne, avec son vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Pour sa part, le chef d’Etat ukrainien a souligné qu’ils avaient “longuement parlé des possibilités de parvenir à la paix”.Les chefs de la diplomatie espagnole, allemande et française ont affirmé mercredi à Paris qu’aucune décision sur l’Ukraine ne pouvait se prendre “sans Kiev” et sans la participation des Européens.- Travailler ensemble -“Nous voulons mettre fin aux millions de morts liées à la guerre Russie/Ukraine. Le président Poutine a même utilisé mon très percutant slogan de campagne: +BON SENS+. Nous y croyons tous deux très fortement”, s’est-il félicité, en rapportant ce premier échange avec le président russe depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.Barack Obama est le dernier président à s’être rendu sur le sol russe, en 2013, pour participer au G20 de Saint-Pétersbourg.La dernière rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, particulièrement mémorable, avait eu lieu à Helsinki en Finlande en 2018.L’appel téléphonique survient au lendemain de la libération par la Russie d’un Américain, Marc Fogel, condamné pour possession de drogue. En retour, les Etats-Unis ont accepté de libérer le Russe Alexander Vinnik, condamné pour des délits liés aux cryptomonnaies.Mercredi, Washington a aussi annoncé la libération de trois personnes “détenues” au Bélarus, dont une de nationalité américaine.A Bruxelles où il a participé à une réunion de ses homologues de l’Otan, le ministre américain de la Défense avait déjà abattu les cartes de Washington.Pete Hegseth a en particulier jugé “irréaliste” un retour de l’Ukraine à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire comprenant la Crimée. Les pays européens devront à l’avenir assurer l'”écrasante” part de l’aide civile et militaire à l’Ukraine, a-t-il encore lancé, en assurant par ailleurs que si des troupes de maintien de la paix étaient déployées à un certain moment, cela ne pourra pas être fait sous l’égide de l’Otan.”Pourquoi l’administration Trump fait-elle des cadeaux à Poutine – des territoires ukrainiens et le refus d’une adhésion à l’Otan – avant même de commencer à négocier? J’ai négocié avec les Russes. Il ne faut jamais leur donner quelque chose gratuitement”, a critiqué sur X Michael McFaul, ambassadeur américain en Russie entre 2012 et 2014.burs-aue-lb/ph