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Robert Kennedy Jr en passe d’être confirmé à la tête du ministère américain de la Santé

Les sénateurs américains doivent se prononcer jeudi sur la nomination de Robert Kennedy Jr à la tête du ministère de la Santé, une figure décriée par nombre de démocrates et de scientifiques pour ses positions antivaccins.Après une audition tendue puis un vote d’étape à l’issue positive, l’avenir du neveu du président assassiné “JFK” doit être décidé par l’ensemble des membres du Sénat, comme le veut la Constitution américaine.Une épreuve finale qui se présente bien pour cet ancien avocat en droit de l’environnement de 71 ans, qui malgré la forte opposition des élus démocrates devrait bénéficier du soutien de la majorité républicaine lors d’un vote prévu à partir de 10H30 locales (15H30 GMT).Sa désignation par Donald Trump suscite la vive inquiétude de nombreux scientifiques et professionnels de santé qui ont appelé les élus à l’empêcher, au moment où la circulation du virus de la grippe aviaire aux Etats-Unis ravive les craintes d’une pandémie.”C’est un homme terrifiant, dangereux, et je pense qu’il fera du mal”, alerte auprès de l’AFP Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center de l’hôpital pour enfants de Philadelphie.Pour ce pédiatre, son ascension “entraînerait une perte de confiance dans les vaccins” qui se traduirait par une diminution des taux de vaccination infantile dans le pays, déjà en baisse depuis la pandémie de Covid-19, faisant craindre le retour de maladies infectieuses quasiment éradiquées comme la rougeole ou la coqueluche.Face à ce risque, les élus “détournent le regard”, a tonné mercredi la sénatrice démocrate Patty Murray, appelant ses “collègues à faire preuve d’un peu de courage” et “à voter non”.- Vaccins et complot -Auditionné fin janvier par une commission de sénateurs, Robert Kennedy Jr avait été pressé de questions par des élus des deux bords sur ses multiples prises de position passées contre les vaccins et son soutien à des théories du complot.Ces dernières années, il s’est fait le relais de nombreuses théories du complot sur les vaccins contre le Covid-19 comme sur de prétendus liens entre vaccination et autisme, notamment par le biais de l’organisation Children’s Health Defense qu’il a cofondée.Il a également déclaré qu’aucun vaccin n’était “sûr et efficace” et suggéré que le sida pourrait être causé par autre chose que le virus du VIH.Attaqué par les démocrates sur le sujet, RFK Jr avait fortement minimisé ses propos passés, assurant ne pas être “antivaccin” mais “pour la sécurité”.Des sénateurs démocrates lui ont également reproché son revirement sur la question de l’avortement. Alors qu’il défendait encore il y a peu l’idée que les femmes puissent avorter tout au long de leur grossesse, RFK Jr a promis de se ranger derrière l’avis de Donald Trump.Bien que mis en difficulté, le septuagénaire avait obtenu la recommandation de cette mission, dont les 14 membres républicains ont voté pour, et les 13 démocrates contre.- Malbouffe -S’il était approuvé par le Sénat, RFK Jr prendrait la tête d’un ministère employant plus de 80.000 personnes avec comme programme de “rendre à l’Amérique sa santé”, calque du slogan “Make America Great Again” de Donald Trump.Pour ce faire, cet homme à la personnalité insaisissable, entend notamment s’attaquer au problème de la malbouffe, un combat qu’il mène de longue date et qui est salué par des personnalités des deux bords de l’échiquier politique.Ex-démocrate et avocat respecté en droit de l’environnement, Robert Kennedy Jr s’était rallié à Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle après avoir été candidat indépendant.Il s’est fait connaître pour sa lutte contre le climatoscepticisme et a notamment plaidé contre le groupe agrochimique Monsanto dans l’affaire du Roundup, un herbicide accusé d’être cancérogène.Le Sénat a jusqu’ici validé chacune des nominations de Donald Trump, malgré les critiques visant certaines d’entre eux, comme Pete Hegseth, devenu ministre de la Défense et visé par des accusations d’agression sexuelle et de consommation excessive d’alcool.Linda McMahon, l’ancienne patronne du catch américain choisie par le président américain pour prendre la tête du ministère de l’Education – qu’il souhaite par ailleurs démanteler – sera elle auditionnée jeudi matin en vue de sa confirmation.

Robert Kennedy Jr en passe d’être confirmé à la tête du ministère américain de la Santé

Les sénateurs américains doivent se prononcer jeudi sur la nomination de Robert Kennedy Jr à la tête du ministère de la Santé, une figure décriée par nombre de démocrates et de scientifiques pour ses positions antivaccins.Après une audition tendue puis un vote d’étape à l’issue positive, l’avenir du neveu du président assassiné “JFK” doit être décidé par l’ensemble des membres du Sénat, comme le veut la Constitution américaine.Une épreuve finale qui se présente bien pour cet ancien avocat en droit de l’environnement de 71 ans, qui malgré la forte opposition des élus démocrates devrait bénéficier du soutien de la majorité républicaine lors d’un vote prévu à partir de 10H30 locales (15H30 GMT).Sa désignation par Donald Trump suscite la vive inquiétude de nombreux scientifiques et professionnels de santé qui ont appelé les élus à l’empêcher, au moment où la circulation du virus de la grippe aviaire aux Etats-Unis ravive les craintes d’une pandémie.”C’est un homme terrifiant, dangereux, et je pense qu’il fera du mal”, alerte auprès de l’AFP Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center de l’hôpital pour enfants de Philadelphie.Pour ce pédiatre, son ascension “entraînerait une perte de confiance dans les vaccins” qui se traduirait par une diminution des taux de vaccination infantile dans le pays, déjà en baisse depuis la pandémie de Covid-19, faisant craindre le retour de maladies infectieuses quasiment éradiquées comme la rougeole ou la coqueluche.Face à ce risque, les élus “détournent le regard”, a tonné mercredi la sénatrice démocrate Patty Murray, appelant ses “collègues à faire preuve d’un peu de courage” et “à voter non”.- Vaccins et complot -Auditionné fin janvier par une commission de sénateurs, Robert Kennedy Jr avait été pressé de questions par des élus des deux bords sur ses multiples prises de position passées contre les vaccins et son soutien à des théories du complot.Ces dernières années, il s’est fait le relais de nombreuses théories du complot sur les vaccins contre le Covid-19 comme sur de prétendus liens entre vaccination et autisme, notamment par le biais de l’organisation Children’s Health Defense qu’il a cofondée.Il a également déclaré qu’aucun vaccin n’était “sûr et efficace” et suggéré que le sida pourrait être causé par autre chose que le virus du VIH.Attaqué par les démocrates sur le sujet, RFK Jr avait fortement minimisé ses propos passés, assurant ne pas être “antivaccin” mais “pour la sécurité”.Des sénateurs démocrates lui ont également reproché son revirement sur la question de l’avortement. Alors qu’il défendait encore il y a peu l’idée que les femmes puissent avorter tout au long de leur grossesse, RFK Jr a promis de se ranger derrière l’avis de Donald Trump.Bien que mis en difficulté, le septuagénaire avait obtenu la recommandation de cette mission, dont les 14 membres républicains ont voté pour, et les 13 démocrates contre.- Malbouffe -S’il était approuvé par le Sénat, RFK Jr prendrait la tête d’un ministère employant plus de 80.000 personnes avec comme programme de “rendre à l’Amérique sa santé”, calque du slogan “Make America Great Again” de Donald Trump.Pour ce faire, cet homme à la personnalité insaisissable, entend notamment s’attaquer au problème de la malbouffe, un combat qu’il mène de longue date et qui est salué par des personnalités des deux bords de l’échiquier politique.Ex-démocrate et avocat respecté en droit de l’environnement, Robert Kennedy Jr s’était rallié à Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle après avoir été candidat indépendant.Il s’est fait connaître pour sa lutte contre le climatoscepticisme et a notamment plaidé contre le groupe agrochimique Monsanto dans l’affaire du Roundup, un herbicide accusé d’être cancérogène.Le Sénat a jusqu’ici validé chacune des nominations de Donald Trump, malgré les critiques visant certaines d’entre eux, comme Pete Hegseth, devenu ministre de la Défense et visé par des accusations d’agression sexuelle et de consommation excessive d’alcool.Linda McMahon, l’ancienne patronne du catch américain choisie par le président américain pour prendre la tête du ministère de l’Education – qu’il souhaite par ailleurs démanteler – sera elle auditionnée jeudi matin en vue de sa confirmation.

Corée du Sud: le procès en destitution de Yoon entre dans sa dernière ligne droite

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk Yeol revient jeudi devant la Cour constitutionnelle, pour assister à ce qui pourrait être la dernière audience de son procès en destitution pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale en décembre.En détention provisoire depuis un mois, M. Yoon s’est montré combatif tout au long de son procès, rejetant la responsabilité de la crise politique actuelle sur l’opposition de gauche “malveillante”.Une fois les audiences terminées, les huit juges de la Cour constitutionnelle commenceront à délibérer à huis clos. Ils ont jusqu’au 10 juin pour confirmer ou infirmer la motion en destitution contre le président adoptée le 14 décembre par l’Assemblée nationale. Mais les observateurs s’attendent à un verdict beaucoup plus rapide.Parallèlement à cette procédure devant la Cour constitutionnelle, M. Yoon est visé par plusieurs enquêtes pénales, dont une pour “insurrection”, un crime passible de la peine de mort.Yoon Suk Yeol avait plongé la Corée du Sud dans le chaos politique le 3 décembre en décrétant la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement pour tenter de le museler. Il avait dû faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.Premier chef d’Etat en exercice à être arrêté et incarcéré en Corée du Sud, M. Yoon, 64 ans, reste officiellement le président du pays et n’est que suspendu en attendant la décision de la Cour.- Vers un verdict rapide -Jeudi, le fourgon transportant M. Yoon depuis sa prison est arrivé à la Cour constitutionnelle vers 09H00 (00H00 GMT), a constaté l’AFP.Au programme de l’audience: les témoignages de l’ancien chef des services de renseignement sud-coréens et de l’un des chefs du Commandement militaire de Séoul, dont les hommes avaient tenté de prendre d’assaut le Parlement le 3 décembre.En principe, la Cour devrait ensuite commencer à délibérer, même s’il n’est pas totalement exclu qu’elle décide de tenir de nouvelles audiences, comme l’exigent des partisans de M. Yoon.Si l’on se fie aux précédents, la Cour devrait rendre son arrêt après une à deux semaines de délibérations. Ses décisions sur des motions en destitution contre les présidents Park Geun-hye en 2017 et Roh Moo-hyun en 2004 avaient été annoncées respectivement au bout de 11 et 14 jours.Le temps presse pour la Cour constitutionnelle, qui doit rendre sa décision à la majorité des deux tiers. Or un de ses neuf sièges est actuellement vacant, et deux autres juges doivent partir à la retraite mi-avril. La nomination de leurs remplaçants étant du ressort du président, l’affaire tournerait au casse-tête juridique si le procès de M. Yoon devait s’achever après leur départ.La majeure partie du procès en destitution de M. Yoon s’est penchée sur la question de savoir s’il a violé la Constitution en déclarant la loi martiale, une mesure qui ne peut être prise que lorsqu’une intervention militaire est nécessaire pour préserver la sécurité et l’ordre public “en cas de conflit armé ou d’une urgence nationale similaire”.Le président avait justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.”De nombreux juristes et experts s’accordent à dire qu’un verdict unanime en faveur de la destitution sera rendu par les juges de la Cour constitutionnelle”, a déclaré à l’AFP Kim Hyun-jung, chercheur à l’Institut de droit de l’Université de Corée.Si la Cour confirme la destitution, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Dans le cas contraire, M. Yoon sera réinstallé dans ses fonctions, tout en restant sous le coup de poursuites pénales.

Corée du Sud: le procès en destitution de Yoon entre dans sa dernière ligne droite

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk Yeol revient jeudi devant la Cour constitutionnelle, pour assister à ce qui pourrait être la dernière audience de son procès en destitution pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale en décembre.En détention provisoire depuis un mois, M. Yoon s’est montré combatif tout au long de son procès, rejetant la responsabilité de la crise politique actuelle sur l’opposition de gauche “malveillante”.Une fois les audiences terminées, les huit juges de la Cour constitutionnelle commenceront à délibérer à huis clos. Ils ont jusqu’au 10 juin pour confirmer ou infirmer la motion en destitution contre le président adoptée le 14 décembre par l’Assemblée nationale. Mais les observateurs s’attendent à un verdict beaucoup plus rapide.Parallèlement à cette procédure devant la Cour constitutionnelle, M. Yoon est visé par plusieurs enquêtes pénales, dont une pour “insurrection”, un crime passible de la peine de mort.Yoon Suk Yeol avait plongé la Corée du Sud dans le chaos politique le 3 décembre en décrétant la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement pour tenter de le museler. Il avait dû faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.Premier chef d’Etat en exercice à être arrêté et incarcéré en Corée du Sud, M. Yoon, 64 ans, reste officiellement le président du pays et n’est que suspendu en attendant la décision de la Cour.- Vers un verdict rapide -Jeudi, le fourgon transportant M. Yoon depuis sa prison est arrivé à la Cour constitutionnelle vers 09H00 (00H00 GMT), a constaté l’AFP.Au programme de l’audience: les témoignages de l’ancien chef des services de renseignement sud-coréens et de l’un des chefs du Commandement militaire de Séoul, dont les hommes avaient tenté de prendre d’assaut le Parlement le 3 décembre.En principe, la Cour devrait ensuite commencer à délibérer, même s’il n’est pas totalement exclu qu’elle décide de tenir de nouvelles audiences, comme l’exigent des partisans de M. Yoon.Si l’on se fie aux précédents, la Cour devrait rendre son arrêt après une à deux semaines de délibérations. Ses décisions sur des motions en destitution contre les présidents Park Geun-hye en 2017 et Roh Moo-hyun en 2004 avaient été annoncées respectivement au bout de 11 et 14 jours.Le temps presse pour la Cour constitutionnelle, qui doit rendre sa décision à la majorité des deux tiers. Or un de ses neuf sièges est actuellement vacant, et deux autres juges doivent partir à la retraite mi-avril. La nomination de leurs remplaçants étant du ressort du président, l’affaire tournerait au casse-tête juridique si le procès de M. Yoon devait s’achever après leur départ.La majeure partie du procès en destitution de M. Yoon s’est penchée sur la question de savoir s’il a violé la Constitution en déclarant la loi martiale, une mesure qui ne peut être prise que lorsqu’une intervention militaire est nécessaire pour préserver la sécurité et l’ordre public “en cas de conflit armé ou d’une urgence nationale similaire”.Le président avait justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.”De nombreux juristes et experts s’accordent à dire qu’un verdict unanime en faveur de la destitution sera rendu par les juges de la Cour constitutionnelle”, a déclaré à l’AFP Kim Hyun-jung, chercheur à l’Institut de droit de l’Université de Corée.Si la Cour confirme la destitution, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Dans le cas contraire, M. Yoon sera réinstallé dans ses fonctions, tout en restant sous le coup de poursuites pénales.

Corée du Sud: le procès en destitution de Yoon entre dans sa dernière ligne droite

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk Yeol revient jeudi devant la Cour constitutionnelle, pour assister à ce qui pourrait être la dernière audience de son procès en destitution pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale en décembre.En détention provisoire depuis un mois, M. Yoon s’est montré combatif tout au long de son procès, rejetant …

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Venezuela: hommage à 320 personnes décédées lors de manifestations depuis 2014

Trois-cents-vingt noms écrits à la peinture blanche s’étalent sur l’une des voies d’entrée de l’Université centrale du Venezuela (UCV) à Caracas : ceux des personnes décédées depuis 2014 lors de manifestations contre le pouvoir du président Nicolas Maduro. “C’est une protestation pour se souvenir en cette Journée de la Jeunesse de tous ces jeunes qui ont …

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Venezuela: hommage à 320 personnes décédées lors de manifestations depuis 2014

Trois-cents-vingt noms écrits à la peinture blanche s’étalent sur l’une des voies d’entrée de l’Université centrale du Venezuela (UCV) à Caracas : ceux des personnes décédées depuis 2014 lors de manifestations contre le pouvoir du président Nicolas Maduro. “C’est une protestation pour se souvenir en cette Journée de la Jeunesse de tous ces jeunes qui ont perdu la vie (…) simplement pour avoir élevé la voix en faveur d’un pays dont ils rêvaient”, a expliqué à l’AFP Miguel Angel Suarez, président de la Fédération des centres universitaires de l’UCV, principale université du pays. La Journée de la Jeunesse est un rendez-vous annuel important au Venezuela. Le pouvoir a quant à lui organisé une marche dans la capitale vénézuélienne, un mois après l’investiture de Nicolas Maduro pour un troisième mandat à l’issue de la présidentielle de juillet dont l’opposition revendique la victoire.”Malheureusement, nous vivons cette réalité où ils (le pouvoir) cherchent à nous intimider, à nous réduire au silence. Mais nous ne renoncerons pas”, a déclaré pour sa part Miguel Angel Borsegui, 23 ans, dirigeant étudiant. La cérémonie s’est déroulée avec de nombreux policiers déployés à l’extérieur du campus de l’université dessinée par l’architecte Carlos Raul Villanueva et déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Lors de la marche du pouvoir organisée au centre de Caracas, les manifestants de tous âges ont rallié l’Assemblée nationale pour y déposer un document contenant des propositions pour légiférer sur des sujets liés à la jeunesse. “En premier lieu, nous sommes tous jeunes, soit en âge, soit de cœur”, a déclaré à l’AFP Barbara Falcon, 39 ans. “En second lieu, (nous sommes là) en défense de tout ce qui est notre processus révolutionnaire, tout ce qui a été les réussites que nous avons obtenues (…) c’est notre responsabilité en tant que jeunesse prolongée”. 

L’Assemblée s’empare du texte d’Attal pour durcir la justice des mineurs

Comparution immédiate, sanction des parents, dérogations à l’excuse de minorité: l’examen d’un texte de Gabriel Attal visant à durcir la justice des mineurs, soutenu par le gouvernement mais honni par la gauche, a débuté mercredi soir dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.La proposition de loi visant à “restaurer l’autorité” de la justice à l’égard des “mineurs délinquants” et de “leurs parents” reprend une série de mesures annoncées au printemps par Gabriel Attal, alors Premier ministre.Le texte se veut une réponse aux violences urbaines de l’été 2023 – après la mort du jeune Nahel, tué par un policier à Nanterre – selon l’ex-chef du gouvernement qui, après être redevenu député, a décidé de le porter à l’Assemblée.Dans un hémicycle fourni, Gabriel Attal a évoqué un autre drame: le meurtre d’Elias, un adolescent de 14 ans mortellement poignardé à Paris pour son téléphone portable le 24 janvier. Deux mineurs de 16 et 17 ans ont été mis en examen.”Evidemment, ce texte n’a pas été rédigé ou déposé après ce drame, mais c’est un drame de plus. C’est un drame de trop”, a déclaré Gabriel Attal au cours d’une brève intervention, laissant le député Jean Terlier, rapporteur, défendre une proposition de loi au service “d’une justice plus réactive et mieux adaptée face à l’aggravation de la délinquance des mineurs”.Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a réitéré le soutien du gouvernement à ce texte saluant des mesures qui permettent “de répondre beaucoup plus rapidement à des faits inacceptables”. – Détricoté en commission -Son adoption est loin d’être assurée. La gauche est vent debout contre le texte “directement inspiré par les idées de l’extrême droite”, selon le député socialiste, Hervé Saulignac.  Lors de l’examen en commission des Lois, fin novembre, la gauche avait détricoté le texte, en l’absence d’un grand nombre de députés du centre, de la droite et de l’extrême droite.Mais la motion de rejet préalable du texte, déposée par les socialistes, n’a pas été adoptée à l’ouverture des débats mercredi (202 contre, 96 pour). M. Attal espère rétablir les mesures supprimées, à commencer par la création d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans pour des faits graves.Il entend également “inverser les choses” sur “l’excuse de minorité” qui permet d’atténuer les peines judiciaires, afin “qu’elle ne soit plus automatique à partir de 16 ans, pour des faits particulièrement graves”. Le texte prévoit en outre de durcir les sanctions envers les parents de mineurs délinquants.Il pourrait se durcir un peu plus au Sénat, le garde des Sceaux a annoncé, dans une interview au Parisien, vouloir introduire de nouvelles mesures lors de son examen prévu le 25 mars à la chambre haute (sous réserve de son adoption par les députés).  Gérald Darmanin souhaite notamment l’introduction de jurés populaires pour juger les délits commis par des mineurs, étendre une mesure judiciaire de couvre-feu aux mineurs délinquants “dès leur sortie des cours et les week-ends”, ou renforcer l’usage du bracelet électronique pour les mineurs. – Macronistes surmobilisés -Pour le député écologiste Pouria Amirshahi, lors des débats, ce texte “traduit la bascule triste de notre époque, celle par laquelle la répression devient le seul horizon d’un pouvoir en mal de solution de fond”.”Ce n’est pas en enfermant un enfant qu’on lui ouvre de nouvelles perspectives”, s’est-il indigné, appelant plutôt à s’inquiéter de la suppression de 500 postes envisagés à la protection judiciaire de la jeunesse.De l’autre côté de l’hémicycle, le Rassemblement national a salué le “message de fermeté” envoyé, selon les mots de la députée Sylvie Josserand.”Il faut rendre à César ce qui est à César”, a lancé l’élue d’extrême droite rappelant que “l’exclusion de l’excuse de minorité de plein droit” est “une mesure prônée de longue date” par le RN. Plus tôt, le député socialiste Hervé Saulignac avait appelé “à la conscience personnelle de chaque député du bloc central” pour faire barrage à ce texte. Avant l’examen, plusieurs élus avaient partagé leur malaise, déplorant un seul volet répressif. Le député macroniste, Ludovic Mendes, regrettait par exemple que le texte ne “ne traite qu’une partie du problème”.Le dossier a valeur de test pour l’ancien Premier ministre Gabriel Attal; dans le creux de la vague après un revers essuyé par son parti Renaissance lors de récentes élections, et des critiques sur sa méthode employée comme chef du groupe.Mercredi soir, la présence de la quasi-totalité des députés macronistes sur les bancs sonnait comme une première victoire. Avant la poursuite de l’examen des mesures jeudi matin, et un probable vote dans la foulée. parl-cma/lpa