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Israël attend du Hamas qu’il libère samedi trois otages vivants pour sauver la trêve

Israël a déclaré jeudi attendre du Hamas qu’il libère trois otages “vivants” samedi pour garantir la poursuite du cessez-le-feu à Gaza, après que le mouvement islamiste palestinien s’est dit prêt à respecter ce calendrier convenu dans l’accord de trêve. Après plusieurs jours d’incertitude, l’annonce du Hamas disant être prêt à appliquer l’accord de trêve et libérer des otages israéliens “selon le calendrier”, laisse présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers palestiniens samedi. Le cadre de l’accord “stipule clairement que trois otages vivants doivent être relâchés samedi par les terroristes du Hamas”, a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.”Si le Hamas ne respecte pas l’accord […] s’ils violent l’accord et ne libèrent pas nos otages […] nous avons déjà amassé des forces à l’intérieur et autour de Gaza, donc si ces trois-là ne sont pas relâchés, si le Hamas ne rend pas nos otages, d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin”, a-t-il ajouté.Selon la télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, une médiation menée par l’Egypte et le Qatar a permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza entre Israël et le Hamas. La trêve a été mise à rude épreuve ces derniers jours et mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait averti que la guerre pourrait reprendre si les otages n’étaient pas libérés samedi.Sa menace faisait écho à celle du président américain Donald Trump, qui avait déclaré que “l’enfer” se déchaînerait si le Hamas ne libérait pas “tous” les otages israéliens d’ici samedi.- Incertaine -Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien en ruines.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” de l’accord, ce qui devrait permettre l’entrée à Gaza “de pré-fabriqués, tentes, carburant, équipement lourd, médicaments, et matériaux de rénovation des hôpitaux”.Selon des images de l’AFP, des dizaines d’engins de chantier et de semi-remorques transportant des préfabriqués attendent au poste-frontière de Rafah de pouvoir entrer à Gaza depuis l’Egypte.Israël a cependant affirmé qu’aucun “équipement lourd” n’était autorisé à traverser ce passage, réservé aux évacuations médicales selon l’accord de cessez-le-feu, tandis que l’aide humanitaire transite par le poste de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.La première phase de la trêve, pour une durée initiale de 42 jours, a permis jusqu’à présent cinq échanges d’otages contre des prisonniers palestiniens.Les otages ont été enlevés durant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes enlevées ce jour là, 73 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée.Mais la suite de l’accord de trêve reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, censée prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.- “Enfer insupportable” -Au pied de squelettes d’immeubles, entre les débris de munitions et les flaques d’eau boueuse, des habitants de Gaza veulent croire au maintien de la trêve.”A mon avis, la guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdel Nasser Abou al-Omrain, estimant que les menaces du Hamas n’étaient “qu’une manoeuvre pour faire pression sur Israël afin de permettre l’entrée d’aide, de carburant et de tentes”.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà pu regagner le nord du territoire palestinien, une région très densément peuplée avant la guerre où les combats ont été les plus destructeurs, pour retrouver leurs maisons en ruines.Mais pour M. Abou al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.- “Marches de solidarité” -Donald Trump avait soulevé la semaine dernière un tollé international, en annonçant un plan prévoyant de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte ou la Jordanie, afin de reconstruire le territoire.Le Hamas a appelé à des “marches de solidarité” dans le monde en fin de semaine pour protester contre ce projet, salué par Israël.Depuis le 19 janvier, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être durant la première phase de l’accord.Le 8 février, les circonstances de la libération de trois otages au visage émacié, très éprouvés physiquement, contraints de saluer la foule lors d’une mise en scène orchestrée par le Hamas, avaient provoqué la colère d’Israël.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier chiffré par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Un “grand jour” pour Trump déterminé à taxer davantage le reste du monde

“C’est le grand jour” pour Donald Trump: le président américain va signer jeudi le décret attendu sur les droits de douane réciproques, nouvelle escalade dans la guerre commerciale ouverte contre les partenaires économiques des Etats-Unis.Ce furent “trois semaines extraordinaires, peut-être les meilleures jamais eues, mais aujourd’hui c’est le grand jour: droits de douane réciproques!!!”, a écrit le président sur son réseau Truth Social, accompagné de son célèbre slogan “Make America Great Again”.Il a annoncé peu après, en lettres capitales, qu’il tiendra une conférence de presse à 13H00 (18H00 GMT) dans le Bureau ovale.Le républicain compte, avec ces droits de douane réciproques, imposer aux produits qui arrivent aux Etats-Unis le même niveau de taxes que ce que le pays d’origine fait peser sur les produits américains.L’idée est donc d’aligner le niveau des droits de douane, ce qui pourrait représenter un coup sévère pour certaines économies émergentes qui, tels le Brésil ou la Thaïlande, fixent des barrières douanières plus élevées pour protéger leur économie respective.L’Inde, par exemple, dont le Premier ministre Narendra Modi est attendu jeudi à la Maison Blanche, applique des droits de douane de 25% sur les voitures américaines, ce qui voudrait dire que les Etats-Unis pourraient faire de même sur les véhicules indiens.Après les 10% de droits de douane supplémentaires annoncés sur les produits chinois, les 25% sur l’aluminium et l’acier… Donald Trump poursuit sa politique économique agressive, guidée par son agenda et un cap: “L’Amérique d’abord”. Le président répète qu’il utilise les droits de douane comme un outil à part entière “pour rendre notre pays à nouveau riche”.- Loi du Talion -L’idée de Donald Trump est de relever les droits de douane pour financer en partie des baisses d’impôts et résorber le déficit commercial croissant, mais aussi de les utiliser comme un moyen de pression sur les autres Etats.Il s’est approprié la loi du Talion “oeil pour oeil, dent pour dent”, en changeant les canines par les taxes douanières.Il a résumé sa vision “très simple” des droits de douane réciproques: “S’ils nous font payer, on les fait payer.””Ce que le président Trump pense, c’est qu’on peut tous au moins être d’accord sur le fait que si on nous taxe à 20%, on doit pouvoir aussi le faire. Ainsi, s’ils abaissent leurs droits de douane, nous les abaissons, c’est l’idée de réciprocité”, a détaillé son conseiller économique Kevin Hassett sur la chaîne de télévision CNBC lundi.Mais cet usage des droits de douane à géométrie variable pourrait agacer les Etats et entreprises étrangères et nuire à l’économie américaine, avertissent les économistes.De possibles représailles ou même des appels au boycott, comme observés au Canada, risquent d’affaiblir des secteurs déjà mal en point, comme l’agriculture.”Il est possible que l’on voie au final des pays chercher à se détacher du marché américain. C’est un marché énorme, très profitable mais également tellement risqué qu’il peut finir par être moins attirant d’un point de vue économique”, estime l’économiste Maurice Obstfeld.Nombre d’analystes s’attendent aussi à voir les prix augmenter pour les Américains, car les droits de douane sont réglés par les importateurs, qui les répercutent généralement à leurs acheteurs.Or le mécontentement des ménages face au renchérissement des biens de consommation courante a été analysé comme l’une des raisons de la victoire de Donald Trump lors de l’élection du 5 novembre.Après un pic d’inflation à +9,5% au printemps 2022 (selon l’indice CPI), les hausses de prix ont par la suite continué, mais à un rythme plus mesuré. Mais l’indice CPI publié mercredi a jeté une nouvelle ombre au tableau: les prix à la consommation ont augmenté en janvier de 3% sur un an, en accélération, et ce avant même l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane.

Un “grand jour” pour Trump déterminé à taxer davantage le reste du monde

“C’est le grand jour” pour Donald Trump: le président américain va signer jeudi le décret attendu sur les droits de douane réciproques, nouvelle escalade dans la guerre commerciale ouverte contre les partenaires économiques des Etats-Unis.Ce furent “trois semaines extraordinaires, peut-être les meilleures jamais eues, mais aujourd’hui c’est le grand jour: droits de douane réciproques!!!”, a écrit le président sur son réseau Truth Social, accompagné de son célèbre slogan “Make America Great Again”.Il a annoncé peu après, en lettres capitales, qu’il tiendra une conférence de presse à 13H00 (18H00 GMT) dans le Bureau ovale.Le républicain compte, avec ces droits de douane réciproques, imposer aux produits qui arrivent aux Etats-Unis le même niveau de taxes que ce que le pays d’origine fait peser sur les produits américains.L’idée est donc d’aligner le niveau des droits de douane, ce qui pourrait représenter un coup sévère pour certaines économies émergentes qui, tels le Brésil ou la Thaïlande, fixent des barrières douanières plus élevées pour protéger leur économie respective.L’Inde, par exemple, dont le Premier ministre Narendra Modi est attendu jeudi à la Maison Blanche, applique des droits de douane de 25% sur les voitures américaines, ce qui voudrait dire que les Etats-Unis pourraient faire de même sur les véhicules indiens.Après les 10% de droits de douane supplémentaires annoncés sur les produits chinois, les 25% sur l’aluminium et l’acier… Donald Trump poursuit sa politique économique agressive, guidée par son agenda et un cap: “L’Amérique d’abord”. Le président répète qu’il utilise les droits de douane comme un outil à part entière “pour rendre notre pays à nouveau riche”.- Loi du Talion -L’idée de Donald Trump est de relever les droits de douane pour financer en partie des baisses d’impôts et résorber le déficit commercial croissant, mais aussi de les utiliser comme un moyen de pression sur les autres Etats.Il s’est approprié la loi du Talion “oeil pour oeil, dent pour dent”, en changeant les canines par les taxes douanières.Il a résumé sa vision “très simple” des droits de douane réciproques: “S’ils nous font payer, on les fait payer.””Ce que le président Trump pense, c’est qu’on peut tous au moins être d’accord sur le fait que si on nous taxe à 20%, on doit pouvoir aussi le faire. Ainsi, s’ils abaissent leurs droits de douane, nous les abaissons, c’est l’idée de réciprocité”, a détaillé son conseiller économique Kevin Hassett sur la chaîne de télévision CNBC lundi.Mais cet usage des droits de douane à géométrie variable pourrait agacer les Etats et entreprises étrangères et nuire à l’économie américaine, avertissent les économistes.De possibles représailles ou même des appels au boycott, comme observés au Canada, risquent d’affaiblir des secteurs déjà mal en point, comme l’agriculture.”Il est possible que l’on voie au final des pays chercher à se détacher du marché américain. C’est un marché énorme, très profitable mais également tellement risqué qu’il peut finir par être moins attirant d’un point de vue économique”, estime l’économiste Maurice Obstfeld.Nombre d’analystes s’attendent aussi à voir les prix augmenter pour les Américains, car les droits de douane sont réglés par les importateurs, qui les répercutent généralement à leurs acheteurs.Or le mécontentement des ménages face au renchérissement des biens de consommation courante a été analysé comme l’une des raisons de la victoire de Donald Trump lors de l’élection du 5 novembre.Après un pic d’inflation à +9,5% au printemps 2022 (selon l’indice CPI), les hausses de prix ont par la suite continué, mais à un rythme plus mesuré. Mais l’indice CPI publié mercredi a jeté une nouvelle ombre au tableau: les prix à la consommation ont augmenté en janvier de 3% sur un an, en accélération, et ce avant même l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane.

Le “grand jour” de Trump sur les droits de douane réciproques

“C’est le grand jour” pour Donald Trump: le président américain va signer jeudi le décret attendu sur les droits de douane réciproques, nouvelle escalade dans la guerre commerciale ouverte contre les partenaires économiques des Etats-Unis.Ce furent “trois semaines extraordinaires, peut-être les meilleures jamais eues, mais aujourd’hui c’est le grand jour: droits de douane réciproques!!!”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, accompagné de son célèbre slogan “Make America Great Again”.Le républicain compte, avec l’application de ces droits de douane réciproques, imposer les produits qui arrivent aux Etats-Unis depuis un pays étranger au même niveau que ce pays impose les produits américains.L’idée est donc d’aligner le niveau des droits de douane, en particulier s’ils sont supérieurs sur les produits que les Etats-Unis exportent.Après les 10% de droits de douane supplémentaires annoncés sur les produits chinois, les 25% sur l’aluminium et l’acier… Donald Trump poursuit sa politique économique agressive, guidée par son agenda et un cap: “L’Amérique d’abord”. Le président utilise les droits de douane comme un outil à part entière “pour rendre notre pays à nouveau riche”, avait-il promis pendant la campagne électorale.- Loi du Talion -Son idée est de les imposer pour financier en partie les baisses d’impôts et résorber le déficit commercial croissant, mais aussi de les utiliser comme un moyen de pression sur les autres Etats.Il s’est approprié la loi du Talion “oeil pour oeil, dent pour dent”, en changeant les canines par les droits de douane.Il résumait ceux réciproques en une chose “très simple: s’ils nous font payer, on les fait payer”.”Ce que le président Trump pense, c’est qu’on peut tous au moins être d’accord sur le fait que si on nous taxe à 20%, on doit pouvoir aussi le faire. Ainsi, s’ils abaissent leurs droits de douane, nous les abaissons, c’est l’idée de réciprocité”, a détaillé son conseiller économique Kevin Hassett sur CNBC lundi.L’application de ces droits de douane réciproques pourrait frapper des pays émergents comme l’Inde ou la Thaïlande, qui appliquent des niveaux de droits de douane plus élevés.L’Inde, par exemple, dont le Premier ministre Narendra Modi est attendu jeudi à la Maison Blanche, applique des droits de douane de 25% sur les voitures américaines, ce qui voudrait dire que les Etats-Unis pourraient en faire de même sur celles indiennes.Mais cet usage des droits de douane à géométrie variable pourrait agacer les Etats et entreprises étrangères et nuire à l’économie américaine, avertissent les économistes.De possibles représailles ou même des appels au boycott, comme observés au Canada, risquent d’affaiblir des secteurs déjà mal en point, comme l’agriculture.”Il est possible que l’on voie au final des pays chercher à se détacher du marché américain. C’est un marché énorme, très profitable mais également tellement risqué qu’il peut finir par être moins attirant d’un point de vue économique”, estime l’économiste Maurice Obstfeld.

Le Hamas se dit prêt à libérer des otages à Gaza “selon le calendrier” prévu

Le Hamas s’est dit prêt jeudi à appliquer l’accord de trêve avec Israël dans la bande de Gaza et libérer des otages “selon le calendrier” prévu, laissant présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers palestiniens samedi, après plusieurs jours d’incertitude.La télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, a affirmé que la médiation menée par l’Egypte et le Qatar avait permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu, et que les deux camps étaient désormais engagés à mettre en oeuvre pleinement l’accord.La trêve a été mise à rude épreuve ces derniers jours et mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait averti que les combats pourraient reprendre si les otages retenus à Gaza n’étaient pas libérés samedi.Sa menace faisait écho à celle du président américain Donald Trump, qui avait déclaré que “l’enfer” se déchaînerait si le Hamas ne libérait pas “tous” les otages israéliens d’ici samedi.Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire en ruines.Jeudi, le mouvement islamiste palestinien a confirmé “la poursuite de la mise en oeuvre de l’accord”, “y compris l’échange de prisonniers conformément au calendrier prévu”.Selon des images tournées par l’AFP, des dizaines de bulldozers et de semi-remorques transportant des préfabriqués attendaient au poste-frontière de Rafah de pouvoir entrer à Gaza depuis l’Egypte.Israël a cependant affirmé qu’aucun “équipement lourd” n’était autorisé à traverser ce poste-frontière, réservé aux évacuations médicales selon l’accord de cessez-le-feu, tandis que l’aide humanitaire transite par le poste de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.- “Enfer insupportable” -La trêve, en place depuis le 19 janvier pour une durée initiale de 42 jours, a permis jusqu’à présent un arrêt des combats après 15 mois de guerre et cinq échanges d’otages contre des Palestiniens détenus par Israël.Mais la suite reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, qui devrait prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu jeudi une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” de l’accord, qui devrait permettre, une fois confirmée, l’entrée à Gaza “de pré-fabriqués, de tentes, de carburant, d’équipement lourd, de médicaments, de matériaux de rénovation des hôpitaux”.Au pied des façades d’immeubles squelettiques, entre les débris de munitions et les flaques d’eau boueuse, des habitants du territoire voulaient croire au maintien de la trêve.”A mon avis, la guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdul-Nasser Abu al-Omrain, en estimant que les menaces du Hamas n’étaient “qu’une manoeuvre pour faire pression sur Israël afin de permettre l’entrée d’aide, de carburant et de tentes”.”Les choses vont de nouveau avancer dans la bonne direction, et les otages israéliens seront libérés”, a-t-il ajouté.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà pu regagner le nord du territoire, une région très densément peuplée avant la guerre où les combats ont été les plus destructeurs, pour retrouver leurs maisons en ruines.Mais pour Abdul-Nasser Abu al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.- “Marches de solidarité” -Donald Trump avait soulevé la semaine dernière un tollé international, notamment dans les pays arabes, en annonçant un plan prévoyant de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte ou la Jordanie, afin de reconstruire le territoire.Le Hamas a appelé à des “marches de solidarité” à travers le monde en fin de semaine pour protester contre ce projet, salué par Israël.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être d’ici début mars.Le 8 février, les circonstances de la libération de trois otages au visage émacié, très éprouvés physiquement, contraints de saluer la foule lors d’une mise en scène orchestrée par le Hamas, avaient provoqué la colère d’Israël.Jeudi matin, entre 30 et 40 personnes ont bloqué l’autoroute urbaine Ayalon à Tel-Aviv, avec des banderoles pour exiger la libération de tous les otages.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas contre Israël, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, 73 sont toujours otages à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, estimée par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Hamas se dit prêt à libérer des otages à Gaza “selon le calendrier” prévu

Le Hamas s’est dit prêt jeudi à appliquer l’accord de trêve avec Israël dans la bande de Gaza et libérer des otages “selon le calendrier” prévu, laissant présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers palestiniens samedi, après plusieurs jours d’incertitude.La télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, a affirmé que la médiation menée par l’Egypte et le Qatar avait permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu, et que les deux camps étaient désormais engagés à mettre en oeuvre pleinement l’accord.La trêve a été mise à rude épreuve ces derniers jours et mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait averti que les combats pourraient reprendre si les otages retenus à Gaza n’étaient pas libérés samedi.Sa menace faisait écho à celle du président américain Donald Trump, qui avait déclaré que “l’enfer” se déchaînerait si le Hamas ne libérait pas “tous” les otages israéliens d’ici samedi.Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire en ruines.Jeudi, le mouvement islamiste palestinien a confirmé “la poursuite de la mise en oeuvre de l’accord”, “y compris l’échange de prisonniers conformément au calendrier prévu”.Selon des images tournées par l’AFP, des dizaines de bulldozers et de semi-remorques transportant des préfabriqués attendaient au poste-frontière de Rafah de pouvoir entrer à Gaza depuis l’Egypte.Israël a cependant affirmé qu’aucun “équipement lourd” n’était autorisé à traverser ce poste-frontière, réservé aux évacuations médicales selon l’accord de cessez-le-feu, tandis que l’aide humanitaire transite par le poste de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.- “Enfer insupportable” -La trêve, en place depuis le 19 janvier pour une durée initiale de 42 jours, a permis jusqu’à présent un arrêt des combats après 15 mois de guerre et cinq échanges d’otages contre des Palestiniens détenus par Israël.Mais la suite reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, qui devrait prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu jeudi une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” de l’accord, qui devrait permettre, une fois confirmée, l’entrée à Gaza “de pré-fabriqués, de tentes, de carburant, d’équipement lourd, de médicaments, de matériaux de rénovation des hôpitaux”.Au pied des façades d’immeubles squelettiques, entre les débris de munitions et les flaques d’eau boueuse, des habitants du territoire voulaient croire au maintien de la trêve.”A mon avis, la guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdul-Nasser Abu al-Omrain, en estimant que les menaces du Hamas n’étaient “qu’une manoeuvre pour faire pression sur Israël afin de permettre l’entrée d’aide, de carburant et de tentes”.”Les choses vont de nouveau avancer dans la bonne direction, et les otages israéliens seront libérés”, a-t-il ajouté.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà pu regagner le nord du territoire, une région très densément peuplée avant la guerre où les combats ont été les plus destructeurs, pour retrouver leurs maisons en ruines.Mais pour Abdul-Nasser Abu al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.- “Marches de solidarité” -Donald Trump avait soulevé la semaine dernière un tollé international, notamment dans les pays arabes, en annonçant un plan prévoyant de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte ou la Jordanie, afin de reconstruire le territoire.Le Hamas a appelé à des “marches de solidarité” à travers le monde en fin de semaine pour protester contre ce projet, salué par Israël.Depuis le début de la trêve, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être d’ici début mars.Le 8 février, les circonstances de la libération de trois otages au visage émacié, très éprouvés physiquement, contraints de saluer la foule lors d’une mise en scène orchestrée par le Hamas, avaient provoqué la colère d’Israël.Jeudi matin, entre 30 et 40 personnes ont bloqué l’autoroute urbaine Ayalon à Tel-Aviv, avec des banderoles pour exiger la libération de tous les otages.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas contre Israël, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, 73 sont toujours otages à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, estimée par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Un “probable attentat” à la voiture bélier à Munich fait près de 30 blessés

Un jeune demandeur d’asile afghan a été interpellé jeudi à Munich, soupçonné d’avoir blessé 28 personnes, dont plusieurs très grièvement, en fonçant en voiture sur une foule de manifestants, un acte qualifié de “probable attentat” par les autorités allemandes.La police a stoppé le véhicule en tirant au moins un coup de feu, avant d’interpeller le jeune homme.Cette attaque survient en pleine campagne électorale en vue des législatives allemandes du 23 février, déjà dominées par les questions d’immigration et d’insécurité, où l’extrême droite pourrait plus que doubler son score de 2021 à plus de 20%, selon les derniers sondages.Vers 10H30 heure locales (09H30 GMT), le suspect s’est approché par l’arrière, à bord d’une voiture de marque Mini Cooper, du cortège d’une manifestation organisée à l’appel du syndicat des services Verdi, selon la police.Il a alors doublé un véhicule de police qui fermait la marche et foncé sur l’arrière du cortège, semant sur son passage des scènes de désolation, ont ajouté les forces de l’ordre.- Enfants blessés -Selon le dernier bilan, 28 personnes ont été blessées, dont plusieurs “très grièvement”, certaines luttant encore entre la vie et la mort. Des enfants en font partie.Sur la chaussée, jonchée d’objets divers éparpillés, une poussette d’enfant renversée était visible. Un journaliste de l’AFP sur place a pu voir le véhicule Mini Cooper de couleur crème, de même qu’un blessé encore conscient être transporté dans une ambulance avant d’être évacué.”Il s’agit probablement d’un attentat”, a réagi le chef du gouvernement régional de Bavière, Markus Söder, parlant aussi de “circonstances similaires” à celles de Magdebourg fin décembre: un Saoudien avec le statut de réfugié, souffrant de problèmes psychiatriques, avait alors foncé à bord d’une voiture sur la foule d’un marché de Noël, faisant six morts et quelque 300 blessés.A Munich, le conducteur “a percuté les gens et emporté une quinzaine de personnes”, raconte Alexa Graef, une étudiante d’une vingtaine d’années qui travaille dans les environs et a assisté à la scène. “Il n’a pas eu énormément de temps pour accélérer, mais il allait à coup sûr à 50 ou 60 km/h, peut-être 80”, a-t-elle dit. “Je suis en état de choc, c’est la première fois et j’espère la dernière que j’assiste à quelque chose comme ça”, a ajouté l’étudiante.Selon les autorités locales, cet acte ne semble pas lié à la Conférence sur la Sécurité de Munich qui s’ouvre vendredi et rassemble comme chaque année le gotha mondial de la défense et de la diplomatie.- Campagne inflammable -L’acte est en revanche de nature à enflammer un peu plus la campagne électorale allemande, déjà marquée par une très forte polarisation sur les questions d’immigration et de sécurité intérieure.L’une des figures du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Björn Höcke, a déjà appelé sur X, après l’attaque de Munich, à “voter contre les partis du cartel”, comme il nomme les formations établies de l’actuel gouvernement de centre-gauche du chancelier Olaf Scholz ou de l’opposition conservatrice et libérale.”Il faut mettre un terme à la décomposition de l’Etat” allemand, a-t-il ajouté, en dénonçant la présence de centaines de milliers d’Afghans en Allemagne, venus pour beaucoup pour échapper aux talibans.L’AfD est en deuxième position dans les sondages pour le scrutin législatif avec 20% des intentions de vote, derrière les conservateurs (30%).L’extrême droite et les conservateurs allemands dénoncent le laxisme à leur yeux du gouvernement face à l’insécurité, après plusieurs actes meurtriers récents, qui ont provoqué une vive émotion dans l’opinion.Le procès d’un autre Afghan, poursuivi pour une attaque au couteau à Mannheim (ouest) ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, s’ouvre justement jeudi. A Solingen, une agression au couteau cette fois imputée à un Syrien au cours d’une fête communale l’été dernier avait coûté la vie à trois personnes.Et une autre agression au couteau, dont l’auteur présumé était un Afghan en situation irrégulière et souffrant de troubles psychiatriques, a récemment fait deux morts en Bavière, dont un garçon de deux ans.

Un “probable attentat” à la voiture bélier à Munich fait près de 30 blessés

Un jeune demandeur d’asile afghan a été interpellé jeudi à Munich, soupçonné d’avoir blessé 28 personnes, dont plusieurs très grièvement, en fonçant en voiture sur une foule de manifestants, un acte qualifié de “probable attentat” par les autorités allemandes.La police a stoppé le véhicule en tirant au moins un coup de feu, avant d’interpeller le jeune homme.Cette attaque survient en pleine campagne électorale en vue des législatives allemandes du 23 février, déjà dominées par les questions d’immigration et d’insécurité, où l’extrême droite pourrait plus que doubler son score de 2021 à plus de 20%, selon les derniers sondages.Vers 10H30 heure locales (09H30 GMT), le suspect s’est approché par l’arrière, à bord d’une voiture de marque Mini Cooper, du cortège d’une manifestation organisée à l’appel du syndicat des services Verdi, selon la police.Il a alors doublé un véhicule de police qui fermait la marche et foncé sur l’arrière du cortège, semant sur son passage des scènes de désolation, ont ajouté les forces de l’ordre.- Enfants blessés -Selon le dernier bilan, 28 personnes ont été blessées, dont plusieurs “très grièvement”, certaines luttant encore entre la vie et la mort. Des enfants en font partie.Sur la chaussée, jonchée d’objets divers éparpillés, une poussette d’enfant renversée était visible. Un journaliste de l’AFP sur place a pu voir le véhicule Mini Cooper de couleur crème, de même qu’un blessé encore conscient être transporté dans une ambulance avant d’être évacué.”Il s’agit probablement d’un attentat”, a réagi le chef du gouvernement régional de Bavière, Markus Söder, parlant aussi de “circonstances similaires” à celles de Magdebourg fin décembre: un Saoudien avec le statut de réfugié, souffrant de problèmes psychiatriques, avait alors foncé à bord d’une voiture sur la foule d’un marché de Noël, faisant six morts et quelque 300 blessés.A Munich, le conducteur “a percuté les gens et emporté une quinzaine de personnes”, raconte Alexa Graef, une étudiante d’une vingtaine d’années qui travaille dans les environs et a assisté à la scène. “Il n’a pas eu énormément de temps pour accélérer, mais il allait à coup sûr à 50 ou 60 km/h, peut-être 80”, a-t-elle dit. “Je suis en état de choc, c’est la première fois et j’espère la dernière que j’assiste à quelque chose comme ça”, a ajouté l’étudiante.Selon les autorités locales, cet acte ne semble pas lié à la Conférence sur la Sécurité de Munich qui s’ouvre vendredi et rassemble comme chaque année le gotha mondial de la défense et de la diplomatie.- Campagne inflammable -L’acte est en revanche de nature à enflammer un peu plus la campagne électorale allemande, déjà marquée par une très forte polarisation sur les questions d’immigration et de sécurité intérieure.L’une des figures du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Björn Höcke, a déjà appelé sur X, après l’attaque de Munich, à “voter contre les partis du cartel”, comme il nomme les formations établies de l’actuel gouvernement de centre-gauche du chancelier Olaf Scholz ou de l’opposition conservatrice et libérale.”Il faut mettre un terme à la décomposition de l’Etat” allemand, a-t-il ajouté, en dénonçant la présence de centaines de milliers d’Afghans en Allemagne, venus pour beaucoup pour échapper aux talibans.L’AfD est en deuxième position dans les sondages pour le scrutin législatif avec 20% des intentions de vote, derrière les conservateurs (30%).L’extrême droite et les conservateurs allemands dénoncent le laxisme à leur yeux du gouvernement face à l’insécurité, après plusieurs actes meurtriers récents, qui ont provoqué une vive émotion dans l’opinion.Le procès d’un autre Afghan, poursuivi pour une attaque au couteau à Mannheim (ouest) ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, s’ouvre justement jeudi. A Solingen, une agression au couteau cette fois imputée à un Syrien au cours d’une fête communale l’été dernier avait coûté la vie à trois personnes.Et une autre agression au couteau, dont l’auteur présumé était un Afghan en situation irrégulière et souffrant de troubles psychiatriques, a récemment fait deux morts en Bavière, dont un garçon de deux ans.