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Allemagne: début du procès d’un Afghan pour une attaque meurtrière au couteau

Un Afghan jugé pour une attaque au couteau ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024 a gardé le silence jeudi sur le motif de son acte présumé, dans une Allemagne à cran sur les questions d’immigration et de sécurité.Le premier jour de son procès, dans une salle sécurisée de la prison de Stuttgart-Stammheim …

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Ouganda: l’opposant emprisonné Kizza Besigye, en grève de la faim, dans un état “critique”

L’opposant ougandais Kizza Besigye, qui a commencé lundi une grève de la faim après des mois de détention dans son pays consécutifs à son enlèvement au Kenya, est dans un état de santé “critique”, a déclaré jeudi l’un de ses avocats. Jadis médecin personnel du président ougandais Yoweri Museveni, Kizza Besigye, 68 ans, est dans le collimateur du gouvernement depuis son ralliement à l’opposition il y a 25 ans. Il s’est présenté quatre fois à la présidentielle, sans succès.Enlevé en novembre dernier lors d’un déplacement au Kenya, il encourt la peine capitale pour trahison devant une cour martiale, une procédure qualifiée de “simulacre” par son épouse Winnie Byanyima, directrice de l’ONUSIDA, le programme des Nations unies de lutte contre le VIH.”Nous lui avons rendu visite hier en prison mais son état de santé est préoccupant. Il est dans un état de santé critique et a besoin de soins médicaux urgents”, a déclaré à l’AFP Erias Lukwago, appelant à ce que son client soit soigné en dehors de la prison. Le porte-parole des prisons ougandaises, Frank Baine, refusant de commenter l’état de santé de l’opposant, a jugé “alarmistes” les propos de la défense à ce sujet. Mercredi, Erias Lukwago a déclaré que son client avait cessé lundi de s’alimenter parce qu’il “estime n’avoir plus d’autre option qu’une grève de la faim” pour dénoncer sa “détention illégale”. Selon l’avocat, l’état de l’opposant, qui était déjà plus tôt cette semaine incapable de participer à certaines audiences, s’est dégradé.”Il est incapable de sortir de sa cellule. Sa tension artérielle a augmenté et il n’a pas été autorisé à consulter son médecin personnel”, a-t-il dit jeudi. “Les médecins de la prison n’ont pas l’équipement médical nécessaire (…) Nous demandons qu’il soit soigné à l’extérieur de la prison s’il veut survivre”, a-t-il poursuivi.- Avocat en prison -M. Besigye est actuellement jugé devant une cour martiale aux côtés d’un coaccusé, Obeid Lutale, notamment pour trahison. Lors de la reprise du procès début janvier, un autre de ses avocats, Eron Kiiza, a été à la surprise générale envoyé en prison pour neuf mois.Fin janvier, la Cour suprême du pays avait jugé inconstitutionnel le jugement de civils par des tribunaux militaires mais M. Museveni avait contesté cette décision, évoquant un “instrument utile pour la stabilité”. L’armée avait de son côté annoncé qu’elle continuerait le procès de M. Besigye.En réaction à la dégradation de l’état de santé de M. Besigye, Amnesty International a appelé au respect de la décision de la Cour Suprême et de la loi ougandaise. “La détention du trio n’a aucune base légale. Cette parodie de justice doit s’arrêter”, a déclaré l’ONG dans un communiqué.L’ONU et plusieurs organisations de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude concernant la répression de l’opposition en Ouganda à l’approche de l’élection présidentielle, prévue en janvier 2026. 

Un attentat fait 28 blessés en Allemagne en pleine campagne électorale

Le chancelier Olaf Scholz a promis jeudi d’expulser un demandeur d’asile afghan, auteur présumé d’un attentat à la voiture-bélier à Munich qui a fait 28 blessés et électrisé la campagne électorale des législatives en Allemagne.”Ce criminel ne peut pas compter sur une quelconque clémence. Il doit être puni et doit quitter le pays”, a déclaré le chef du gouvernement, devant des journalistes à Fürth (sud), en dénonçant un “attentat terrible”.L’attaque survient à dix jours d’élections législatives dans le pays le 23 février, déjà dominées par les questions d’immigration et de sécurité après plusieurs attaques meurtrières récentes commises par des étrangers.L’extrême droite pourrait plus que doubler son score de 2021, à plus de 20%, selon les derniers sondages.Jeudi vers 10H30 heure locales (09H30 GMT), le suspect de 24 ans s’est approché par l’arrière, à bord d’une voiture de marque Mini Cooper, du cortège d’une manifestation organisée à l’appel du syndicat des services Verdi, selon la police.Il a alors doublé un véhicule de police qui fermait la marche et foncé sur l’arrière du cortège, fauchant des dizaines de personnes.- Connu de la police – La police a stoppé le véhicule en tirant au moins un coup de feu, avant d’interpeller le jeune homme, connu des services de police pour des affaires de drogue et de vol à l’étalage.Selon des médias allemands, il s’agirait de Farhad N., né à Kaboul, et arrivé en Allemagne fin 2016. Sa demande d’asile avait été rejetée, mais il bénéficiait d’une protection subsidiaire, suspendant son expulsion. Selon les informations du Spiegel, il aurait posté des messages à caractère islamiste avant de passer à l’acte.Le dernier bilan de la police fait état de 28 blessés, dont plusieurs “très grièvement”, certains entre la vie et la mort. Des enfants en font partie.Sur la chaussée, jonchée d’objets divers éparpillés, une poussette d’enfant renversée était visible. Un journaliste de l’AFP sur place a pu voir le véhicule Mini Cooper de couleur crème, de même qu’un blessé encore conscient transporté vers une ambulance avant d’être évacué.Le chef du gouvernement régional de Bavière, Markus Söder, a parlé de “circonstances similaires” à celles de Magdebourg fin décembre: un Saoudien avec le statut de réfugié, souffrant de problèmes psychiatriques, avait alors foncé à bord d’une voiture sur la foule d’un marché de Noël, faisant six morts et quelque 300 blessés.A Munich, le conducteur “a percuté les gens et emporté une quinzaine de personnes”, raconte Alexa Graef, une étudiante d’une vingtaine d’années travaillant dans les environs et qui s’est dit “en état de choc”.Selon les autorités locales, cet acte ne semble pas lié à la Conférence sur la Sécurité de Munich qui s’ouvre vendredi et rassemble comme chaque année le gotha mondial de la défense et de la diplomatie.- Campagne inflammable -Il est en revanche de nature à enflammer un peu plus la campagne électorale allemande, déjà marquée par une très forte polarisation sur les questions d’immigration et de sécurité intérieure.L’une des figures du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Björn Höcke, a dénoncé sur X, après l’attaque de Munich, la “décomposition de l’Etat” et appelé à “voter contre les partis du cartel”, comme il nomme les formations établies de l’actuel gouvernement de centre-gauche du chancelier Olaf Scholz ou de l’opposition conservatrice et libérale.L’AfD est en deuxième position dans les sondages pour le scrutin législatif des intentions de vote, derrière les conservateurs (30%).Ces deux formations dénoncent le laxisme, à leur yeux, du gouvernement face à l’insécurité, après plusieurs actes meurtriers récents, qui ont provoqué une vive émotion dans l’opinion.Le procès d’un autre Afghan, poursuivi pour une attaque au couteau à Mannheim (ouest) ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, s’est justement ouvert jeudi. Et une autre agression au couteau, dont l’auteur présumé était un Afghan en situation irrégulière et souffrant de troubles psychiatriques, a récemment fait deux morts en Bavière, dont un garçon de deux ans.

Un attentat fait 28 blessés en Allemagne en pleine campagne électorale

Le chancelier Olaf Scholz a promis jeudi d’expulser un demandeur d’asile afghan, auteur présumé d’un attentat à la voiture-bélier à Munich qui a fait 28 blessés et électrisé la campagne électorale des législatives en Allemagne.”Ce criminel ne peut pas compter sur une quelconque clémence. Il doit être puni et doit quitter le pays”, a déclaré le chef du gouvernement, devant des journalistes à Fürth (sud), en dénonçant un “attentat terrible”.L’attaque survient à dix jours d’élections législatives dans le pays le 23 février, déjà dominées par les questions d’immigration et de sécurité après plusieurs attaques meurtrières récentes commises par des étrangers.L’extrême droite pourrait plus que doubler son score de 2021, à plus de 20%, selon les derniers sondages.Jeudi vers 10H30 heure locales (09H30 GMT), le suspect de 24 ans s’est approché par l’arrière, à bord d’une voiture de marque Mini Cooper, du cortège d’une manifestation organisée à l’appel du syndicat des services Verdi, selon la police.Il a alors doublé un véhicule de police qui fermait la marche et foncé sur l’arrière du cortège, fauchant des dizaines de personnes.- Connu de la police – La police a stoppé le véhicule en tirant au moins un coup de feu, avant d’interpeller le jeune homme, connu des services de police pour des affaires de drogue et de vol à l’étalage.Selon des médias allemands, il s’agirait de Farhad N., né à Kaboul, et arrivé en Allemagne fin 2016. Sa demande d’asile avait été rejetée, mais il bénéficiait d’une protection subsidiaire, suspendant son expulsion. Selon les informations du Spiegel, il aurait posté des messages à caractère islamiste avant de passer à l’acte.Le dernier bilan de la police fait état de 28 blessés, dont plusieurs “très grièvement”, certains entre la vie et la mort. Des enfants en font partie.Sur la chaussée, jonchée d’objets divers éparpillés, une poussette d’enfant renversée était visible. Un journaliste de l’AFP sur place a pu voir le véhicule Mini Cooper de couleur crème, de même qu’un blessé encore conscient transporté vers une ambulance avant d’être évacué.Le chef du gouvernement régional de Bavière, Markus Söder, a parlé de “circonstances similaires” à celles de Magdebourg fin décembre: un Saoudien avec le statut de réfugié, souffrant de problèmes psychiatriques, avait alors foncé à bord d’une voiture sur la foule d’un marché de Noël, faisant six morts et quelque 300 blessés.A Munich, le conducteur “a percuté les gens et emporté une quinzaine de personnes”, raconte Alexa Graef, une étudiante d’une vingtaine d’années travaillant dans les environs et qui s’est dit “en état de choc”.Selon les autorités locales, cet acte ne semble pas lié à la Conférence sur la Sécurité de Munich qui s’ouvre vendredi et rassemble comme chaque année le gotha mondial de la défense et de la diplomatie.- Campagne inflammable -Il est en revanche de nature à enflammer un peu plus la campagne électorale allemande, déjà marquée par une très forte polarisation sur les questions d’immigration et de sécurité intérieure.L’une des figures du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Björn Höcke, a dénoncé sur X, après l’attaque de Munich, la “décomposition de l’Etat” et appelé à “voter contre les partis du cartel”, comme il nomme les formations établies de l’actuel gouvernement de centre-gauche du chancelier Olaf Scholz ou de l’opposition conservatrice et libérale.L’AfD est en deuxième position dans les sondages pour le scrutin législatif des intentions de vote, derrière les conservateurs (30%).Ces deux formations dénoncent le laxisme, à leur yeux, du gouvernement face à l’insécurité, après plusieurs actes meurtriers récents, qui ont provoqué une vive émotion dans l’opinion.Le procès d’un autre Afghan, poursuivi pour une attaque au couteau à Mannheim (ouest) ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, s’est justement ouvert jeudi. Et une autre agression au couteau, dont l’auteur présumé était un Afghan en situation irrégulière et souffrant de troubles psychiatriques, a récemment fait deux morts en Bavière, dont un garçon de deux ans.

Israël attend du Hamas qu’il libère samedi trois otages vivants pour sauver la trêve

Israël a déclaré jeudi attendre du Hamas qu’il libère trois otages “vivants” samedi pour garantir la poursuite du cessez-le-feu à Gaza, après que le mouvement islamiste palestinien s’est dit prêt à respecter ce calendrier convenu dans l’accord de trêve. Après plusieurs jours d’incertitude, l’annonce du Hamas disant être prêt à appliquer l’accord de trêve et libérer des otages israéliens “selon le calendrier”, laisse présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers palestiniens samedi. Le cadre de l’accord “stipule clairement que trois otages vivants doivent être relâchés samedi par les terroristes du Hamas”, a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.”Si le Hamas ne respecte pas l’accord […] s’ils violent l’accord et ne libèrent pas nos otages […] nous avons déjà amassé des forces à l’intérieur et autour de Gaza, donc si ces trois-là ne sont pas relâchés, si le Hamas ne rend pas nos otages, d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin”, a-t-il ajouté.Selon la télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, une médiation menée par l’Egypte et le Qatar a permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza entre Israël et le Hamas. La trêve a été mise à rude épreuve ces derniers jours et mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait averti que la guerre pourrait reprendre si les otages n’étaient pas libérés samedi.Sa menace faisait écho à celle du président américain Donald Trump, qui avait déclaré que “l’enfer” se déchaînerait si le Hamas ne libérait pas “tous” les otages israéliens d’ici samedi.- Incertaine -Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien en ruines.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” de l’accord, ce qui devrait permettre l’entrée à Gaza “de pré-fabriqués, tentes, carburant, équipement lourd, médicaments, et matériaux de rénovation des hôpitaux”.Selon des images de l’AFP, des dizaines d’engins de chantier et de semi-remorques transportant des préfabriqués attendent au poste-frontière de Rafah de pouvoir entrer à Gaza depuis l’Egypte.Israël a cependant affirmé qu’aucun “équipement lourd” n’était autorisé à traverser ce passage, réservé aux évacuations médicales selon l’accord de cessez-le-feu, tandis que l’aide humanitaire transite par le poste de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.La première phase de la trêve, pour une durée initiale de 42 jours, a permis jusqu’à présent cinq échanges d’otages contre des prisonniers palestiniens.Les otages ont été enlevés durant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes enlevées ce jour là, 73 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée.Mais la suite de l’accord de trêve reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, censée prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.- “Enfer insupportable” -Au pied de squelettes d’immeubles, entre les débris de munitions et les flaques d’eau boueuse, des habitants de Gaza veulent croire au maintien de la trêve.”A mon avis, la guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdel Nasser Abou al-Omrain, estimant que les menaces du Hamas n’étaient “qu’une manoeuvre pour faire pression sur Israël afin de permettre l’entrée d’aide, de carburant et de tentes”.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà pu regagner le nord du territoire palestinien, une région très densément peuplée avant la guerre où les combats ont été les plus destructeurs, pour retrouver leurs maisons en ruines.Mais pour M. Abou al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.- “Marches de solidarité” -Donald Trump avait soulevé la semaine dernière un tollé international, en annonçant un plan prévoyant de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte ou la Jordanie, afin de reconstruire le territoire.Le Hamas a appelé à des “marches de solidarité” dans le monde en fin de semaine pour protester contre ce projet, salué par Israël.Depuis le 19 janvier, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être durant la première phase de l’accord.Le 8 février, les circonstances de la libération de trois otages au visage émacié, très éprouvés physiquement, contraints de saluer la foule lors d’une mise en scène orchestrée par le Hamas, avaient provoqué la colère d’Israël.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier chiffré par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.