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Israël attend du Hamas la libération de trois otages vivants pour sauver la trêve

Israël a déclaré jeudi attendre du Hamas qu’il libère trois otages “vivants” samedi pour garantir la poursuite du cessez-le-feu à Gaza, après que le mouvement islamiste palestinien s’est dit prêt à respecter ce calendrier convenu dans l’accord de trêve. Après plusieurs jours d’incertitude, cette annonce du Hamas laisse présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers palestiniens samedi, le sixième depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 19 janvier. Le cadre de l’accord “stipule clairement que trois otages vivants doivent être relâchés samedi par les terroristes du Hamas”, a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.”Nous avons déjà amassé des forces à l’intérieur et autour de Gaza, donc si ces trois-là ne sont pas relâchés (…) d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin”, a-t-il averti.L’armée israélienne a ensuite annoncé, pour la première fois depuis le début de la trêve, avoir identifié un tir de roquette depuis Gaza. Le projectile a atterri dans le territoire palestinien, selon l’armée, qui a dit y avoir frappé un lanceur de roquettes. Selon la télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, une médiation menée par l’Egypte et le Qatar a permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu entré en vigueur après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste le 7 octobre 2023 contre Israël.La trêve a été mise à rude épreuve ces derniers jours par des échanges de menaces entre le Hamas et Israël, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait averti mardi que la guerre pourrait reprendre si les otages n’étaient pas libérés samedi.- “La catastrophe humanitaire se poursuit” -Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien en ruines.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” prévues, ce qui devrait permettre l’entrée à Gaza “de préfabriqués, tentes, carburant, équipement lourd, médicaments, et matériaux de rénovation des hôpitaux”.Selon des images de l’AFP, des dizaines d’engins de chantier et de camions transportant des préfabriqués se sont positionnés jeudi au poste-frontière de Rafah dans l’attente de pouvoir entrer à Gaza depuis l’Egypte.Israël a cependant affirmé qu’aucun “équipement lourd” n’était autorisé à traverser ce passage, réservé aux évacuations médicales selon l’accord de trêve. L’aide humanitaire transite par le poste de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.Dans ce contexte, le chef du Bureau de l’ONU pour les services d’appui au projet (Unops), relevant que la “catastrophe humanitaire se poursuit” à Gaza, a appelé à un accès “rapide”, et “sans entrave” de l’aide. Les otages ont été enlevés durant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes alors emmenées à Gaza, 73 y sont toujours retenues, dont au moins 35 mortes, selon l’armée.- Incertaine -Mais la suite de l’application de l’accord reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, censée prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.Depuis le 19 janvier, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être durant les 42 jours de la première phase de l’accord.Le 8 février, la mise en scène par le Hamas de la libération de trois otages, très éprouvés physiquement et contraints de saluer une foule de Gazaouis avait provoqué la colère d’Israël.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier chiffré par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- “Enfer insupportable” -Au pied de squelettes d’immeubles, entre les débris de munitions et les flaques d’eau boueuse, des habitants de Gaza veulent croire à la fin des hostilités. “La guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdel Nasser Abou al-Omrain.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà regagné le nord du territoire palestinien, une région très densément peuplée avant la guerre où les combats ont été les plus destructeurs, pour retrouver leurs maisons en ruines.Mais pour M. Abou al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.Le sort à terme du territoire palestinien est aussi au centre des interrogations, après l’annonce par  Donald Trump d’un projet de le placer sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte et la Jordanie. Le Hamas a appelé à des “marches de solidarité” dans le monde en fin de semaine pour protester contre ce projet, décrié à travers le monde mais salué par Israël.

Israël attend du Hamas la libération de trois otages vivants pour sauver la trêve

Israël a déclaré jeudi attendre du Hamas qu’il libère trois otages “vivants” samedi pour garantir la poursuite du cessez-le-feu à Gaza, après que le mouvement islamiste palestinien s’est dit prêt à respecter ce calendrier convenu dans l’accord de trêve. Après plusieurs jours d’incertitude, cette annonce du Hamas laisse présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers palestiniens samedi, le sixième depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 19 janvier. Le cadre de l’accord “stipule clairement que trois otages vivants doivent être relâchés samedi par les terroristes du Hamas”, a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.”Nous avons déjà amassé des forces à l’intérieur et autour de Gaza, donc si ces trois-là ne sont pas relâchés (…) d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin”, a-t-il averti.L’armée israélienne a ensuite annoncé, pour la première fois depuis le début de la trêve, avoir identifié un tir de roquette depuis Gaza. Le projectile a atterri dans le territoire palestinien, selon l’armée, qui a dit y avoir frappé un lanceur de roquettes. Selon la télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, une médiation menée par l’Egypte et le Qatar a permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu entré en vigueur après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste le 7 octobre 2023 contre Israël.La trêve a été mise à rude épreuve ces derniers jours par des échanges de menaces entre le Hamas et Israël, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait averti mardi que la guerre pourrait reprendre si les otages n’étaient pas libérés samedi.- “La catastrophe humanitaire se poursuit” -Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien en ruines.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” prévues, ce qui devrait permettre l’entrée à Gaza “de préfabriqués, tentes, carburant, équipement lourd, médicaments, et matériaux de rénovation des hôpitaux”.Selon des images de l’AFP, des dizaines d’engins de chantier et de camions transportant des préfabriqués se sont positionnés jeudi au poste-frontière de Rafah dans l’attente de pouvoir entrer à Gaza depuis l’Egypte.Israël a cependant affirmé qu’aucun “équipement lourd” n’était autorisé à traverser ce passage, réservé aux évacuations médicales selon l’accord de trêve. L’aide humanitaire transite par le poste de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza.Dans ce contexte, le chef du Bureau de l’ONU pour les services d’appui au projet (Unops), relevant que la “catastrophe humanitaire se poursuit” à Gaza, a appelé à un accès “rapide”, et “sans entrave” de l’aide. Les otages ont été enlevés durant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes alors emmenées à Gaza, 73 y sont toujours retenues, dont au moins 35 mortes, selon l’armée.- Incertaine -Mais la suite de l’application de l’accord reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, censée prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.Depuis le 19 janvier, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être durant les 42 jours de la première phase de l’accord.Le 8 février, la mise en scène par le Hamas de la libération de trois otages, très éprouvés physiquement et contraints de saluer une foule de Gazaouis avait provoqué la colère d’Israël.La deuxième phase de la trêve est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier chiffré par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- “Enfer insupportable” -Au pied de squelettes d’immeubles, entre les débris de munitions et les flaques d’eau boueuse, des habitants de Gaza veulent croire à la fin des hostilités. “La guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdel Nasser Abou al-Omrain.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà regagné le nord du territoire palestinien, une région très densément peuplée avant la guerre où les combats ont été les plus destructeurs, pour retrouver leurs maisons en ruines.Mais pour M. Abou al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.Le sort à terme du territoire palestinien est aussi au centre des interrogations, après l’annonce par  Donald Trump d’un projet de le placer sous contrôle américain et de déplacer ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte et la Jordanie. Le Hamas a appelé à des “marches de solidarité” dans le monde en fin de semaine pour protester contre ce projet, décrié à travers le monde mais salué par Israël.

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Israël a déclaré jeudi attendre du Hamas qu’il libère trois otages “vivants” samedi pour garantir la poursuite du cessez-le-feu à Gaza, après que le mouvement islamiste palestinien s’est dit prêt à respecter ce calendrier convenu dans l’accord de trêve. Après plusieurs jours d’incertitude, cette annonce du Hamas laisse présager un nouvel échange d’otages contre des prisonniers …

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Attaque à la grenade dans un bar de Grenoble: l’auteur toujours en fuite

La police recherche activement l’auteur de l’attaque à la grenade qui a fait une quinzaine de blessés mercredi soir dans un bar d’un quartier populaire de Grenoble, où les habitants se disent “choqués” mais pas totalement surpris par cette violence.Des agents sont restés postés jeudi devant l’Aksehir, un bar associatif du quartier du Village olympique, où le calme est revenu au lendemain de l’attaque, dont le mobile reste inconnu.”J’ai entendu un grand boum, j’ai regardé et je me suis dit que ce n’était pas un pétard ni un feu d’artifices”, raconte Agnès Lefebvre-Paquet, une septuagénaire croisée sur place par l’AFP. Sans se poser plus de questions pour autant: “Je me suis dit que c’était des problèmes du quartier”.”On est tous choqués, tous, tous”, ajoute une de ses voisines qui ne veut pas donner son nom. “Ca fait 30 ans qu’on habite là et c’est de pire en pire”, poursuit-elle.La veille, vers 20H15, un homme “cagoulé”, armé d’un fusil d’assaut “pouvant être de type kalachnikov”, est entré dans le bar où se trouvaient de nombreux clients. Sans dire un mot, il a jeté une grenade à fragmentation et a pris immédiatement la fuite à pied, avant l’explosion de la grenade, selon plusieurs sources judiciaires.La déflagration a fait une quinzaine de blessés, dont six ont été pris en charge en urgence absolue, et “au moins deux” restent encore avec un pronostic vital engagé, a déclaré le ministre de la Santé Yannick Neuder, en marge d’une visite jeudi matin aux soignants au CHU de Grenoble où les victimes ont été hospitalisées.- “techniques de guerre” -Evoquant un mode opératoire avec “une grenade extrêmement violente, c’est quasiment des techniques de guerre”, le ministre a fait état de blessures avec “des coupures et des perforations d’organes”.”Au regard de la gravité du préjudice subi et du mode opératoire”, la Juridiction interrégionale spécialisée dans la criminalité organisée (JIRS) du parquet de Lyon s’est saisie de l’enquête, a indiqué le procureur de Lyon dans un communiqué.Les investigations se poursuivent sous le chef notamment de “tentative de meurtre en bande organisée”, et l’assaillant reste activement recherché, a-t-il précisé.”On imagine mal un type solitaire faire ça”, a dit à l’AFP M. Dran, en soulignant la “rareté” des attaques à la grenade. Mais à ce stade “toutes les pistes sont envisageables”, a-t-il poursuivi.L’attaque peut être liée à “un règlement de comptes”, “au trafic de drogues, au trafic de cigarettes, à une inimitié exacerbée…”, avait indiqué auparavant le procureur adjoint de Grenoble François Touret de Coucy, en excluant “a priori” la piste terroriste.- “Tout est possible” -Le bar visé, dont le nom fait référence à une ville turque et fréquenté par une clientèle masculine, ne soulevait pas d”inquiétudes particulières”, a encore dit M. Touret de Coucy. Mi-janvier, cet établissement et quatre autres bars associatifs du quartier Village olympique avaient été contrôlés lors d’une opération de la police et des douanes. Au total, 10 personnes avaient été interpellées notamment pour séjour irrégulier ou blanchiment présumé, et 25 kg de tabac de contrebande saisis, avait indiqué à l’époque le parquet.Karim, un agent municipal qui ne souhaite pas donner son nom, est un habitué des lieux, où il prend un café tous les matins quand il nettoie la place adjacente.”D’habitude, c’est propre, c’est calme. Il n’y a rien. On boit un café là, on discute”, dit-il en faisant part de sa surprise. Mais “à Grenoble, tout est possible”, ajoute-t-il, désabusé, tandis que des parents se pressent pour accompagner leurs enfants à l’école.La ville connaît régulièrement des épisodes de violences, notamment par armes à feu, liés au trafic de drogues, les autorités ayant même évoqué l’été dernier une “guerre des gangs”.Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, doit effectuer vendredi un déplacement à Grenoble sur le thème de la sécurité du quotidien, une visite prévue avant l’explosion de mercredi soir.

L’amour est dans le prix: la Chine offre du cash pour inciter au mariage

Venus enregistrer leur mariage, deux jeunes Chinois posent tout sourire dans le bureau de la mairie… en exhibant fièrement dans leurs mains la liasse de billets reçus des autorités pour les inciter à se marier.La ville de Lüliang, dans la province du Shanxi (nord), est l’un des nombreux endroits en Chine qui, crise démographique oblige, …

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L’amour est dans le prix: la Chine offre du cash pour inciter au mariage

Venus enregistrer leur mariage, deux jeunes Chinois posent tout sourire dans le bureau de la mairie… en exhibant fièrement dans leurs mains la liasse de billets reçus des autorités pour les inciter à se marier.La ville de Lüliang, dans la province du Shanxi (nord), est l’un des nombreux endroits en Chine qui, crise démographique oblige, encouragent avec des primes incitatives les couples à se marier ou faire des bébés.La somme de 1.500 yuans (197 euros) que le couple a reçue s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour stimuler la natalité, avec la population chinoise qui a chuté pour la troisième année consécutive en 2024.Cette somme, toutefois modeste en Chine, représente environ la moitié du salaire moyen à Lüliang.”Je pense que cette politique a son efficacité” pour stimuler les mariages, déclare à l’AFP Zhang Gang, le marié.”Lorsque j’ai parlé de cette mesure à mes amis, ils ont tous trouvé ça très bien!”Le nombre de mariages a chuté de plus de 20% l’an passé en Chine, selon des statistiques officielles publiées lundi.Les jeunes Chinois sont de plus en plus réticents à convoler, en raison du coût économique, notamment de l’éducation des enfants, mais aussi d’un marché de l’emploi devenu plus difficile et qui repousse l’installation des couples.Quand la prime de Lüliang a été annoncée l’an passé, beaucoup d’internautes estimaient l’aide trop modeste comparée au coût de la vie.- Compteuse de billets -La récompense, réservée aux femmes de moins de 35 ans, fait partie d’un ensemble de mesures prises par la ville. Elle offre également des aides sociales lors de l’enregistrement des bébés et en matière de santé.Au bureau d’enregistrement des mariages de Lüliang mercredi, journée de fête traditionnelle en Chine, un flot ininterrompu de couples vient bénéficier de la prime – entrée en vigueur le 1er janvier.Les versements se font au son d’une compteuse de billets automatique, qui décompte les coupures de 100 yuans versées aux tourtereaux.Face à l’afflux, le bureau a parfois été à court d’argent, déclare à l’AFP Wang Yanlong, 36 ans, venu récupérer la prime après s’être marié début janvier.Mais cette mesure financière pourra-t-elle véritablement inverser la tendance au déclin des mariages? Dans son bureau à Lüliang, l’entremetteuse professionnelle Feng Yuping, qui fait se rencontrer hommes et femmes jugés compatibles, est dubitative.La plupart de ses clients sont des femmes. Et elle dit lutter pour leur trouver un mari.”Un homme titulaire d’un master et employé d’une entreprise d’Etat”, poste enviable en Chine, “ne s’intéressera pas à une femme qui travaille dans la fonction publique, même si elle est titulaire d’un master”, déclare Mme Feng, 48 ans.”La vision du mariage de certains hommes pose encore problème”, affirme-t-elle.Les femmes sont souvent mieux éduquées et bénéficient d’un meilleur emploi, mais sont rejetées en raison de leur âge.- “Peu d’hommes bien” -Certaines renoncent parfois à se marier. “Les femmes ont désormais un revenu stable” et peuvent assurer seules leur subsistance, explique Mme Feng,  “Elles sont donc parfois moins intéressées par un mariage. Et puis il y a peu d’hommes biens”. Le mariage étant une étape incontournable avant d’avoir des enfants en Chine, la chute du nombre de couples mariés entraîne mécaniquement celle des naissances.Selon Mme Feng, des écoles maternelles de Lüliang ont ainsi dû fermer, faute d’enfants.Dans toute la Chine, le vieillissement de la population est une préoccupation majeure du gouvernement, qui encourage les mesures incitatives.Le canton de Shangyou, dans la province du Jiangxi (centre), offre par exemple une aide financière à toute famille qui a un deuxième et un troisième enfant.A Tianmen, dans le Hubei voisin, les parents de trois enfants peuvent obtenir un maximum de 165.000 yuans (21.700 euros) d’aides. Selon des médias chinois locaux, ces mesures ont entraîné une hausse des naissances dans la ville en 2024.A Lüliang, on assure que la prime reste secondaire dans la décision de convoler.”Le coût du mariage pour un jeune couple est très élevé, donc ça peut jouer”, déclare Zhang Gang.”Mais du moment que deux personnes s’aiment, elles vont forcément se passer la bague au doigt.”

L’amour est dans le prix: la Chine offre du cash pour inciter au mariage

Venus enregistrer leur mariage, deux jeunes Chinois posent tout sourire dans le bureau de la mairie… en exhibant fièrement dans leurs mains la liasse de billets reçus des autorités pour les inciter à se marier.La ville de Lüliang, dans la province du Shanxi (nord), est l’un des nombreux endroits en Chine qui, crise démographique oblige, encouragent avec des primes incitatives les couples à se marier ou faire des bébés.La somme de 1.500 yuans (197 euros) que le couple a reçue s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour stimuler la natalité, avec la population chinoise qui a chuté pour la troisième année consécutive en 2024.Cette somme, toutefois modeste en Chine, représente environ la moitié du salaire moyen à Lüliang.”Je pense que cette politique a son efficacité” pour stimuler les mariages, déclare à l’AFP Zhang Gang, le marié.”Lorsque j’ai parlé de cette mesure à mes amis, ils ont tous trouvé ça très bien!”Le nombre de mariages a chuté de plus de 20% l’an passé en Chine, selon des statistiques officielles publiées lundi.Les jeunes Chinois sont de plus en plus réticents à convoler, en raison du coût économique, notamment de l’éducation des enfants, mais aussi d’un marché de l’emploi devenu plus difficile et qui repousse l’installation des couples.Quand la prime de Lüliang a été annoncée l’an passé, beaucoup d’internautes estimaient l’aide trop modeste comparée au coût de la vie.- Compteuse de billets -La récompense, réservée aux femmes de moins de 35 ans, fait partie d’un ensemble de mesures prises par la ville. Elle offre également des aides sociales lors de l’enregistrement des bébés et en matière de santé.Au bureau d’enregistrement des mariages de Lüliang mercredi, journée de fête traditionnelle en Chine, un flot ininterrompu de couples vient bénéficier de la prime – entrée en vigueur le 1er janvier.Les versements se font au son d’une compteuse de billets automatique, qui décompte les coupures de 100 yuans versées aux tourtereaux.Face à l’afflux, le bureau a parfois été à court d’argent, déclare à l’AFP Wang Yanlong, 36 ans, venu récupérer la prime après s’être marié début janvier.Mais cette mesure financière pourra-t-elle véritablement inverser la tendance au déclin des mariages? Dans son bureau à Lüliang, l’entremetteuse professionnelle Feng Yuping, qui fait se rencontrer hommes et femmes jugés compatibles, est dubitative.La plupart de ses clients sont des femmes. Et elle dit lutter pour leur trouver un mari.”Un homme titulaire d’un master et employé d’une entreprise d’Etat”, poste enviable en Chine, “ne s’intéressera pas à une femme qui travaille dans la fonction publique, même si elle est titulaire d’un master”, déclare Mme Feng, 48 ans.”La vision du mariage de certains hommes pose encore problème”, affirme-t-elle.Les femmes sont souvent mieux éduquées et bénéficient d’un meilleur emploi, mais sont rejetées en raison de leur âge.- “Peu d’hommes bien” -Certaines renoncent parfois à se marier. “Les femmes ont désormais un revenu stable” et peuvent assurer seules leur subsistance, explique Mme Feng,  “Elles sont donc parfois moins intéressées par un mariage. Et puis il y a peu d’hommes biens”. Le mariage étant une étape incontournable avant d’avoir des enfants en Chine, la chute du nombre de couples mariés entraîne mécaniquement celle des naissances.Selon Mme Feng, des écoles maternelles de Lüliang ont ainsi dû fermer, faute d’enfants.Dans toute la Chine, le vieillissement de la population est une préoccupation majeure du gouvernement, qui encourage les mesures incitatives.Le canton de Shangyou, dans la province du Jiangxi (centre), offre par exemple une aide financière à toute famille qui a un deuxième et un troisième enfant.A Tianmen, dans le Hubei voisin, les parents de trois enfants peuvent obtenir un maximum de 165.000 yuans (21.700 euros) d’aides. Selon des médias chinois locaux, ces mesures ont entraîné une hausse des naissances dans la ville en 2024.A Lüliang, on assure que la prime reste secondaire dans la décision de convoler.”Le coût du mariage pour un jeune couple est très élevé, donc ça peut jouer”, déclare Zhang Gang.”Mais du moment que deux personnes s’aiment, elles vont forcément se passer la bague au doigt.”

L’Ukraine réclame un plan pour “arrêter” la Russie avant de parler de paix

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté Washington à convenir d’un plan pour “arrêter” la Russie dans sa guerre avant des pourparlers que les Européens, sous le choc, refusent de voir s’ouvrir “dans leur dos”.Dans ce contexte explosif, le Kremlin a affirmé qu’il n’y avait pour le moment aucune décision sur la date de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine et que cela pourrait “prendre des mois”. Avant d’assurer que l’Ukraine participerait aux pourparlers de paix “d’une manière ou d’une autre”.Auparavant, M. Zelensky avait souligné que les réunions entre l’Ukraine et les Etats-Unis constituaient “la priorité” pour lui. “Et ce n’est qu’après ces réunions, après l’élaboration d’un plan pour arrêter Poutine, que je pense qu’il sera juste de parler aux Russes”, a-t-il ajouté.Les Européens considèrent quant à eux qu’une paix durable en Ukraine est inséparable de la sécurité du continent.La paix doit être plus qu’un “simple cessez-le-feu”, a mis en garde jeudi Antonio Costa, le président du Conseil européen, qui regroupe les dirigeants des 27 de l’UE.Parmi différentes lignes rouges tracées par l’administration Trump, les Etats-Unis ont martelé qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan n’était pas réaliste, tout comme un retour de ce pays à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire avec la Crimée, annexée cette année-là par Moscou.Autant d’annonces qui ont provoqué la satisfaction des dirigeants russes, pressés de vouloir élargir les discussions à la “sécurité en Europe”.- “Trahison” -Par la voix du chef du Pentagone, présent jeudi à Bruxelles, Washington a pourtant promis que l’ouverture de ces discussions n’était en rien une “trahison” vis-à-vis de l’Ukraine.”Il y a la reconnaissance (du fait) que le monde entier et les Etats-Unis sont investis dans la paix, une paix négociée”, a lancé le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth.Les Américains ont en outre jugé qu’il appartenait désormais aux Européens d’assurer l’essentiel du soutien à Kiev et qu’ils était impératif qu’ils musclent leurs investissements dans la défense.”Il faut rendre à l’Otan sa grandeur”, a insisté le chef du Pentagone en marge d’une réunion ministérielle de l’Alliance atlantique. Un clin d’oeil à la célèbre formule de Donald Trump.Les pays européens se sont toutefois montrés très sceptiques, le cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas faisant même le parallèle entre aujourd’hui et 1938, quand les accords de Munich avaient abouti à l’annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne hitlérienne.Cette “stratégie de l’apaisement ne fonctionne pas”, a-t-elle clamé.Le président américain a créé la stupeur lorsqu’il a annoncé qu’il rencontrerait son homologue russe Vladimir Poutine en Arabie Saoudite, peu après un échange téléphonique entre les deux hommes qui ont convenu d’engager “immédiatement” des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.”Toute solution rapide équivaut à un sale accord que nous avons déjà vu, à Minsk par exemple”, a averti jeudi Mme Kallas, pour qui rien ne peut se négocier “dans le dos” de l’Europe ou des Ukrainiens, sous peine d'”échec”. Les accords de Minsk conclus il y a dix ans avaient abouti à un cessez-le-feu en Ukraine, rompu à maintes reprises, jusqu’à l’invasion de ce pays par la Russie en février 2022.Le chancelier allemand Olaf Scholz a dit de son côté refuser une “paix imposée” à Kiev, tandis que, pour Premier ministre polonais Donald Tusk, l’Europe et les Etats-Unis “doivent être totalement unis” dans des pourparlers.- Les Ukrainiens sont “forts” –  Dans le camp ukrainien, la prudence est de mise, sur fond de grandes incertitudes.”Là, maintenant, le message est que nous continuons. Nous sommes forts, nous sommes capables”, a lancé, de Bruxelles, le ministre ukrainien de la Défense Roustem Oumarov, sans toutefois donner davantage de détails.A Moscou, un ancien combattant russe, interrogé par l’AFP, pense le contraire, résumant à sa façon la situation : “Nous gagnerons, c’est clair. Tôt ou tard, les Ukrainiens se rendront”, tranche-t-il, car “l’Europe les a en quelque sorte abandonnés” et “Trump est agacé parce qu’il ne veut pas les parrainer davantage”.L’annonce de l’ouverture “immédiate” de négociations de paix sur l’Ukraine et le discours de vérité du nouveau secrétaire américain à la Défense, exigeant des Européens qu’ils se prennent en main, a eu l’effet d’un coup de tonnerre au siège de l’Alliance.”C’est un grand moment de vérité” pour l’avenir de l’Otan, a noté le ministre français de la Défense Sébastien Lecornu. Balayant ces doutes, Pete Hegseth a proclamé jeudi que Donald Trump était le “meilleur négociateur de la planète” et le seul capable de permettre d’arriver à une paix “durable” en Ukraine.Et selon une source proche de la réunion jeudi du Conseil Otan-Ukraine, il a affirmé aux autres membres de l’Alliance atlantique que le soutien militaire américain serait maintenu tant que dureront les négociations.

L’Ukraine réclame un plan pour “arrêter” la Russie avant de parler de paix

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté Washington à convenir d’un plan pour “arrêter” la Russie dans sa guerre avant des pourparlers que les Européens, sous le choc, refusent de voir s’ouvrir “dans leur dos”.Dans ce contexte explosif, le Kremlin a affirmé qu’il n’y avait pour le moment aucune décision sur la date de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine et que cela pourrait “prendre des mois”. Avant d’assurer que l’Ukraine participerait aux pourparlers de paix “d’une manière ou d’une autre”.Auparavant, M. Zelensky avait souligné que les réunions entre l’Ukraine et les Etats-Unis constituaient “la priorité” pour lui. “Et ce n’est qu’après ces réunions, après l’élaboration d’un plan pour arrêter Poutine, que je pense qu’il sera juste de parler aux Russes”, a-t-il ajouté.Les Européens considèrent quant à eux qu’une paix durable en Ukraine est inséparable de la sécurité du continent.La paix doit être plus qu’un “simple cessez-le-feu”, a mis en garde jeudi Antonio Costa, le président du Conseil européen, qui regroupe les dirigeants des 27 de l’UE.Parmi différentes lignes rouges tracées par l’administration Trump, les Etats-Unis ont martelé qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan n’était pas réaliste, tout comme un retour de ce pays à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire avec la Crimée, annexée cette année-là par Moscou.Autant d’annonces qui ont provoqué la satisfaction des dirigeants russes, pressés de vouloir élargir les discussions à la “sécurité en Europe”.- “Trahison” -Par la voix du chef du Pentagone, présent jeudi à Bruxelles, Washington a pourtant promis que l’ouverture de ces discussions n’était en rien une “trahison” vis-à-vis de l’Ukraine.”Il y a la reconnaissance (du fait) que le monde entier et les Etats-Unis sont investis dans la paix, une paix négociée”, a lancé le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth.Les Américains ont en outre jugé qu’il appartenait désormais aux Européens d’assurer l’essentiel du soutien à Kiev et qu’ils était impératif qu’ils musclent leurs investissements dans la défense.”Il faut rendre à l’Otan sa grandeur”, a insisté le chef du Pentagone en marge d’une réunion ministérielle de l’Alliance atlantique. Un clin d’oeil à la célèbre formule de Donald Trump.Les pays européens se sont toutefois montrés très sceptiques, le cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas faisant même le parallèle entre aujourd’hui et 1938, quand les accords de Munich avaient abouti à l’annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne hitlérienne.Cette “stratégie de l’apaisement ne fonctionne pas”, a-t-elle clamé.Le président américain a créé la stupeur lorsqu’il a annoncé qu’il rencontrerait son homologue russe Vladimir Poutine en Arabie Saoudite, peu après un échange téléphonique entre les deux hommes qui ont convenu d’engager “immédiatement” des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.”Toute solution rapide équivaut à un sale accord que nous avons déjà vu, à Minsk par exemple”, a averti jeudi Mme Kallas, pour qui rien ne peut se négocier “dans le dos” de l’Europe ou des Ukrainiens, sous peine d'”échec”. Les accords de Minsk conclus il y a dix ans avaient abouti à un cessez-le-feu en Ukraine, rompu à maintes reprises, jusqu’à l’invasion de ce pays par la Russie en février 2022.Le chancelier allemand Olaf Scholz a dit de son côté refuser une “paix imposée” à Kiev, tandis que, pour Premier ministre polonais Donald Tusk, l’Europe et les Etats-Unis “doivent être totalement unis” dans des pourparlers.- Les Ukrainiens sont “forts” –  Dans le camp ukrainien, la prudence est de mise, sur fond de grandes incertitudes.”Là, maintenant, le message est que nous continuons. Nous sommes forts, nous sommes capables”, a lancé, de Bruxelles, le ministre ukrainien de la Défense Roustem Oumarov, sans toutefois donner davantage de détails.A Moscou, un ancien combattant russe, interrogé par l’AFP, pense le contraire, résumant à sa façon la situation : “Nous gagnerons, c’est clair. Tôt ou tard, les Ukrainiens se rendront”, tranche-t-il, car “l’Europe les a en quelque sorte abandonnés” et “Trump est agacé parce qu’il ne veut pas les parrainer davantage”.L’annonce de l’ouverture “immédiate” de négociations de paix sur l’Ukraine et le discours de vérité du nouveau secrétaire américain à la Défense, exigeant des Européens qu’ils se prennent en main, a eu l’effet d’un coup de tonnerre au siège de l’Alliance.”C’est un grand moment de vérité” pour l’avenir de l’Otan, a noté le ministre français de la Défense Sébastien Lecornu. Balayant ces doutes, Pete Hegseth a proclamé jeudi que Donald Trump était le “meilleur négociateur de la planète” et le seul capable de permettre d’arriver à une paix “durable” en Ukraine.Et selon une source proche de la réunion jeudi du Conseil Otan-Ukraine, il a affirmé aux autres membres de l’Alliance atlantique que le soutien militaire américain serait maintenu tant que dureront les négociations.

Allemagne: début du procès d’un Afghan pour une attaque meurtrière au couteau

Un Afghan jugé pour une attaque au couteau ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024 a gardé le silence jeudi sur le motif de son acte présumé, dans une Allemagne à cran sur les questions d’immigration et de sécurité.Le premier jour de son procès, dans une salle sécurisée de la prison de Stuttgart-Stammheim …

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