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Trump promet des droits de douane “réciproques” avec le reste du monde

Le président américain, Donald Trump, a promis jeudi d’imposer des “droits de douane réciproques” pour rétablir l’”équité” dans les relations commerciales entre les Etats-Unis et le reste du monde, un durcissement de ton qui s’accompagne toutefois d’une échéance vague.”S’ils nous imposent un droit de douane ou une taxe, on leur impose exactement le même niveau …

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Un Afghan blesse trente personnes à la voiture-bélier en Allemagne

Un jeune Afghan a blessé trente personnes jeudi lors d’un attentat à la voiture-bélier visant une manifestation à Munich, qui a tendu un peu plus la campagne électorale en Allemagne, déjà dominée par les questions d’insécurité et d’immigration.Le gouvernement, accusé de laxisme par l’opposition, a annoncé qu’il allait “tout faire” pour expulser davantage d’Afghans vivant …

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Un Afghan blesse trente personnes à la voiture-bélier en Allemagne

Un jeune Afghan a blessé trente personnes jeudi lors d’un attentat à la voiture-bélier visant une manifestation à Munich, qui a tendu un peu plus la campagne électorale en Allemagne, déjà dominée par les questions d’insécurité et d’immigration.Le gouvernement, accusé de laxisme par l’opposition, a annoncé qu’il allait “tout faire” pour expulser davantage d’Afghans vivant en Allemagne et condamnés en justice. “Ceux qui viennent dans notre pays et commettent des crimes doivent être sévèrement punis et ensuite expulsés, même dans des pays difficiles”, a déclaré la ministre de l’Intérieur, Nancy Faeser. Et “cela va aussi arriver à cet homme”, a assuré dans la soirée à la télévision publique le chancelier social-démocrate Olaf Scholz. Il a dénoncé un “attentat terrible”. Ce drame survient à dix jours d’une élection législative dans le pays, le 23 février, pour laquelle les sondages promettent au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) une spectaculaire percée. Le mouvement anti-migrants est donné à plus de 20%, en deuxième position derrière l’opposition conservatrice.- Manifestation visée -Jeudi matin, le suspect de 24 ans a foncé à bord d’une Mini Cooper sur l’arrière du cortège d’une manifestation organisée par le syndicat des services Verdi, fauchant des dizaines de personnes, selon la police. Alexa Graef, une étudiante d’une vingtaine d’années, se trouvait non loin de là, et se dit “en état de choc” au milieu des objets éparpillés sur la chaussée par la course de la voiture. Une poussette gît renversée sur le bitume.”C’est la première fois que je vois quelque chose comme cela et j’espère bien la dernière”, ajoute-t-elle.Le dernier bilan des autorités dans la soirée fait état de trente blessés, parmi lesquels des enfants et plusieurs personnes toujours “entre la vie et la mort”, selon le maire de Munich, Dieter Reiter. Huit personnes sont “très grièvement blessées” et “huit autres gravement”, a-t-il dit.La police a stoppé le véhicule en tirant au moins un coup de feu, avant d’interpeller le jeune homme.- Islamisme? -Selon des médias allemands, il s’agit de Farhad N., né à Kaboul et arrivé en Allemagne fin 2016 à quinze ans. Sa demande d’asile avait été rejetée, mais comme il avait trouvé un emploi comme vigile dans un magasin il avait le droit de rester. Selon la chaîne de télévision publique bavaroise BR, l’homme, qui aurait participé à des compétitions de culturisme, a diffusé mercredi sur son compte Instagram une message – entretemps effacé – disant: “Oh Allah, protège nous toujours”. La police a parlé d'”indices d’un contexte extrémiste” concernant le jeune Afghan. Mais le ministre bavarois de l’Intérieur, Joachim Hermann, a affirmé qu’il était encore “trop tôt” pour se livrer à des “spéculations”.Les enquêteurs passent au peigne fin le téléphone du suspect et ses messages sur les réseaux sociaux. Ils ont aussi perquisitionné son logement. L’attentat survient dans le sillage de plusieurs attaques meurtrières en Allemagne, qui ont suscité une vive émotion dans l’opinion et placé la question de l’immigration et de la criminalité au premier rang des thèmes de la campagne électorale.Fin décembre, un Saoudien avec le statut de réfugié, souffrant de problèmes psychiatriques, avait déjà foncé à bord d’une voiture sur la foule d’un marché de Noël, faisant six morts et quelque 300 blessés.Le procès d’un Afghan, poursuivi pour une attaque au couteau à Mannheim (ouest) ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, s’est ouvert jeudi. Et une autre agression au couteau, dont l’auteur présumé était aussi un Afghan, en situation irrégulière et souffrant de troubles psychiatriques, a récemment fait deux morts en Bavière, dont un garçon de deux ans.”Est-ce que tout cela va continuer éternellement ?”, a demandé la cheffe de file de l’extrême droite en vue des élections, Alice Weidel, en exigeant un “tournant migratoire, maintenant!” Le favori des sondages pour remplacer Olaf Scholz à la chancellerie, le conservateur Friedrich Merz, a lui promis de rétablir “l’ordre et le droit de manière conséquente”. “La sécurité des gens en Allemagne sera la première des priorités”, a-t-il dit.

Un Afghan blesse trente personnes à la voiture-bélier en Allemagne

Un jeune Afghan a blessé trente personnes jeudi lors d’un attentat à la voiture-bélier visant une manifestation à Munich, qui a tendu un peu plus la campagne électorale en Allemagne, déjà dominée par les questions d’insécurité et d’immigration.Le gouvernement, accusé de laxisme par l’opposition, a annoncé qu’il allait “tout faire” pour expulser davantage d’Afghans vivant en Allemagne et condamnés en justice. “Ceux qui viennent dans notre pays et commettent des crimes doivent être sévèrement punis et ensuite expulsés, même dans des pays difficiles”, a déclaré la ministre de l’Intérieur, Nancy Faeser. Et “cela va aussi arriver à cet homme”, a assuré dans la soirée à la télévision publique le chancelier social-démocrate Olaf Scholz. Il a dénoncé un “attentat terrible”. Ce drame survient à dix jours d’une élection législative dans le pays, le 23 février, pour laquelle les sondages promettent au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) une spectaculaire percée. Le mouvement anti-migrants est donné à plus de 20%, en deuxième position derrière l’opposition conservatrice.- Manifestation visée -Jeudi matin, le suspect de 24 ans a foncé à bord d’une Mini Cooper sur l’arrière du cortège d’une manifestation organisée par le syndicat des services Verdi, fauchant des dizaines de personnes, selon la police. Alexa Graef, une étudiante d’une vingtaine d’années, se trouvait non loin de là, et se dit “en état de choc” au milieu des objets éparpillés sur la chaussée par la course de la voiture. Une poussette gît renversée sur le bitume.”C’est la première fois que je vois quelque chose comme cela et j’espère bien la dernière”, ajoute-t-elle.Le dernier bilan des autorités dans la soirée fait état de trente blessés, parmi lesquels des enfants et plusieurs personnes toujours “entre la vie et la mort”, selon le maire de Munich, Dieter Reiter. Huit personnes sont “très grièvement blessées” et “huit autres gravement”, a-t-il dit.La police a stoppé le véhicule en tirant au moins un coup de feu, avant d’interpeller le jeune homme.- Islamisme? -Selon des médias allemands, il s’agit de Farhad N., né à Kaboul et arrivé en Allemagne fin 2016 à quinze ans. Sa demande d’asile avait été rejetée, mais comme il avait trouvé un emploi comme vigile dans un magasin il avait le droit de rester. Selon la chaîne de télévision publique bavaroise BR, l’homme, qui aurait participé à des compétitions de culturisme, a diffusé mercredi sur son compte Instagram une message – entretemps effacé – disant: “Oh Allah, protège nous toujours”. La police a parlé d'”indices d’un contexte extrémiste” concernant le jeune Afghan. Mais le ministre bavarois de l’Intérieur, Joachim Hermann, a affirmé qu’il était encore “trop tôt” pour se livrer à des “spéculations”.Les enquêteurs passent au peigne fin le téléphone du suspect et ses messages sur les réseaux sociaux. Ils ont aussi perquisitionné son logement. L’attentat survient dans le sillage de plusieurs attaques meurtrières en Allemagne, qui ont suscité une vive émotion dans l’opinion et placé la question de l’immigration et de la criminalité au premier rang des thèmes de la campagne électorale.Fin décembre, un Saoudien avec le statut de réfugié, souffrant de problèmes psychiatriques, avait déjà foncé à bord d’une voiture sur la foule d’un marché de Noël, faisant six morts et quelque 300 blessés.Le procès d’un Afghan, poursuivi pour une attaque au couteau à Mannheim (ouest) ayant causé la mort d’un policier au printemps 2024, s’est ouvert jeudi. Et une autre agression au couteau, dont l’auteur présumé était aussi un Afghan, en situation irrégulière et souffrant de troubles psychiatriques, a récemment fait deux morts en Bavière, dont un garçon de deux ans.”Est-ce que tout cela va continuer éternellement ?”, a demandé la cheffe de file de l’extrême droite en vue des élections, Alice Weidel, en exigeant un “tournant migratoire, maintenant!” Le favori des sondages pour remplacer Olaf Scholz à la chancellerie, le conservateur Friedrich Merz, a lui promis de rétablir “l’ordre et le droit de manière conséquente”. “La sécurité des gens en Allemagne sera la première des priorités”, a-t-il dit.

Présidence LR: Wauquiez déterre à son tour la hache de guerre

Le patron des députés Les Républicains Laurent Wauquiez a taclé jeudi son rival Bruno Retailleau lors du lancement de sa campagne à la tête de la présidence de LR, en assurant que “la France a besoin d’un ministre de l’Intérieur à temps plein”.”J’ai tout fait pour qu’on reste en équipe”, a déclaré le patron des députés LR à Valence devant près de 350 personnes qui l’ont accueilli au cri de “Laurent président !” lors de son premier meeting de campagne mis sur pied en “trois jours” sur ses terres d’Auverge-Rhône-Alpes. “J’aurais tant aimé que jusqu’au bout on reste comme cela”, a-t-il déploré, en allusion à la décision la veille de Bruno Retailleau, en verve dans les sondages, de se lancer dans la course, ajoutant qu’en politique “il faut additionner et non diviser”.Laurent Wauquiez, au contraire, a plaidé pour la “complémentarité” entre le parti et les membres du gouvernement.”Notre mouvement a évidemment besoin de ministres totalement engagés à leur tâche pour obtenir les résultats qu’attendent les Français (et) d’un président qui donne toute son énergie et son temps à la refondation” de LR, a-t-il soutenu, se disant opposé à des primaires ouvertes à droite.  Au lendemain de l’annonce de la candidature du ministre de l’Intérieur, le chef des députés LR, chargé de mener à bien la refondation d’un parti qui a frôlé la disparition, a d’abord annoncé sa candidature dans un entretien accordé au Figaro. Il s’est ensuite rendu à Valence où il a distillé des petites piques contre son adversaire qui lui dispute une présidence qui peut le propulser dans la course à l’Elysée. “Je ne dois rien à François Bayrou. J’ai donc la liberté de porter la parole de la droite sans être lié par la solidarité gouvernementale”, a-t-il soutenu devant la presse, prenant clairement ses distances par rapport à l’exécutif et le camp macroniste. Promettant de “faire tout pour aider Bruno Retailleau à obtenir des résultats” à Beauvau s’il prend la tête des Républicains, Laurent Wauquiez assure que sa “première responsabilité” comme président de LR “sera de rassembler”.A l’issue d’un conseil stratégique où les deux candidats se sont retrouvés au petit matin au siège du parti, le ministre de l’Intérieur a rejeté les accusations du clan Wauquiez qui lui reproche de ne pas avoir respecté un accord passé entre les deux hommes sur la distribution des rôles, l’un prenant le parti et l’autre entrant au gouvernement. “Voter ce n’est pas diviser. La démocratie a été inventée pour éviter la guerre, avec des règles”, s’est défendu Bruno Retailleau à l’issue de la réunion, rappelant que son rival avait lui aussi essayé d’entrer au sein des exécutifs successifs de Michel Barnier et de François Bayrou.Bruno Retailleau espère surfer sur sa popularité pour s’emparer du parti, héritier du gaullisme et dépourvu de patron depuis la décision en juin de l’ancien président Eric Ciotti de faire alliance avec le RN aux législatives. – La bataille a commencé -Lors de la réunion du conseil stratégique, les deux candidats ont soigneusement évité de mettre de l’huile sur le feu, tout en lançant une première bataille autour du calendrier pour l’organisation du congrès qui devra désigner le nouveau président des Républicains.Une note de juristes a “préconisé” un délai de 90 jours pour la convocation du congrès et non celui de 45 jours qui figure dans les statuts. Les partisans de Bruno Retailleau étaient favorables à une accélération du processus, tandis que Laurent Wauquiez a défendu que le délai de 90 jours soit respecté. La haute autorité du parti s’est réunie dans la soirée afin de trancher pour que le processus électoral soit lancé dès dimanche, veille du bureau politique qui doit entériner la date du congrès, mais sa décision n’a pas encore été communiquée.”Elle va probablement préconiser un délai de 90 jours”, a affirmé un participant à l’issue de la réunion, estimant qu’elle ne peut se permettre de prendre le risque d’une bataille juridique qui retarderait tout le processus. Le congrès aurait donc lieu le 17 mai.Dans son intervention au conseil stratégique, le patron des députés a assuré que l’élection du président de LR ne devait pas être “l’antichambre de 2027”. Ce à quoi Bruno Retailleau a immédiatement répondu en disant qu’il était “d’accord”. “Je suis bien d’accord”, a insisté le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui a d’ores et déjà annoncé sa candidature à l’Elysée tout en soutenant la candidature Retailleau pour la présidence de LR.

L’Ukraine met en garde sur le dessein de Poutine, qui selon Trump “veut la paix”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde jeudi les Occidentaux sur les intentions réelles de Vladimir Poutine et réclamé avant toute autre chose d’”arrêter” la Russie, malgré les assurances de Donald Trump selon lequel le président russe “veut la paix”.Les Européens, sous le choc après l’annonce d’un premier entretien téléphonique entre Donald Trump …

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La communauté internationale s’engage à soutenir la transition syrienne

Une vingtaine de pays arabes et occidentaux se sont engagés jeudi à Paris à œuvrer pour aider à reconstruire la Syrie et protéger la fragile transition face aux défis sécuritaires et aux ingérences étrangères, un peu plus de deux mois après la chute du président syrien Bachar al-Assad.Les participants veulent “travailler ensemble pour assurer le …

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La communauté internationale s’engage à soutenir la transition syrienne

Une vingtaine de pays arabes et occidentaux se sont engagés jeudi à Paris à œuvrer pour aider à reconstruire la Syrie et protéger la fragile transition face aux défis sécuritaires et aux ingérences étrangères, un peu plus de deux mois après la chute du président syrien Bachar al-Assad.Les participants veulent “travailler ensemble pour assurer le succès de la transition dans le cadre d’un processus mené par les Syriens”, indique la déclaration, signée par la Syrie, les principaux pays arabes de la région, la Turquie, des pays européens dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Grèce, des membres du G7 comme le Canada et le Japon.Les États-Unis n’ont pas signé, la position de l’administration Trump sur la question syrienne n’étant pas encore arrêtée, selon une source diplomatique française.La déclaration s’engage également à soutenir le gouvernement de transition syrien dans la lutte contre “toute forme de terrorisme et d’extrémisme”.A ce sujet, le président français Emmanuel Macron avait appelé un peu plus tôt les autorités de transition syriennes à s’associer à la lutte contre le groupe jihadiste État islamique, toujours actif dans ce pays.”La lutte contre Daech (acronyme arabe de l’État islamique) est une priorité absolue”, a-t-il déclaré, en encourageant Damas à avoir un “partenariat étroit” avec la coalition internationale Inherent Resolve, qui lutte contre les jihadistes depuis des années en Irak et en Syrie.La déclaration finale de la conférence “témoigne de la conviction des partenaires que la réussite de la Syrie est dans l’intérêt de tous”, s’est félicité le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.- “Joie” -“C’est une joie de renouer avec la Syrie après des années d’isolement international”, avait-il dit en ouvrant la conférence et en saluant la présence de son homologue syrien, Assaad al-Chaibani, qui effectuait sa première visite officielle dans un pays de l’Union européenne depuis la chute historique du régime Assad le 8 décembre.Ce dernier ne s’est pas exprimé devant la presse internationale.La vingtaine de pays réunis jeudi à Paris veulent voir émerger “une Syrie libre, souveraine, unifiée et stable”, selon M. Barrot, qui a confirmé que l’UE travaillait à une “levée rapide” des sanctions économiques sectorielles adoptées contre le régime Assad.Les 27 États membres de l’UE ont conclu fin janvier un accord de principe sur la levée progressive des sanctions, que demande désespérément le nouveau pouvoir syrien dirigé par l’ancien chef rebelle islamiste Ahmad al-Chareh.”Ces sanctions ne peuvent plus constituer un obstacle au relèvement et à la reconstruction de la Syrie”, a dit M. Barrot, en plaidant pour un “afflux rapide de l’aide humanitaire” et la facilitation “des flux financiers et commerciaux nécessaires à la reconstruction”.L’ONU a estimé à plus de 400 milliards de dollars (383 milliards d’euros) la reconstruction du pays, ravagé par 14 ans d’une guerre qui a fait plus de 500.000 morts et plus de 10 millions de réfugiés et déplacés syriens.Bailleurs multilatéraux et agences internationales se sont d’ailleurs réunis jeudi matin à Paris pour travailler à une “stratégie de coordination de l’aide internationale”, jusqu’ici fragmentée.- Cessez-le-feu -M. Barrot a également lancé un appel à un “cessez-le-feu global sur l’ensemble du territoire syrien” et “la fin des ingérences étrangères”.”Les armes doivent se taire partout en Syrie, notamment dans le nord et le nord-est”, où des combats meurtriers continuent à opposer les forces pro-turques aux Kurdes syriens.Longtemps terrain de guerre par procuration entre pays de la région, mais aussi plus lointains (Assad était soutenu par l’Iran et la Russie), le pays de 23 millions d’habitants reste morcelé et peut à tout moment retomber dans le chaos, souligne une source diplomatique, rappelant que les forces de sécurité de M. al-Chareh ne disposent que de quelque 30.000 hommes.Le président par intérim a dissous l’armée d’Assad et décrété l’intégration des groupes armés dans une future armée nationale.- Diversité et inclusivité -La déclaration finale insiste également sur la nécessité d’une transition incluant toutes les composantes de la société syrienne. Selon M. Barrot, le chef de la diplomatie syrienne a réitéré jeudi à ses interlocuteurs internationaux que le gouvernement annoncé pour le 1er mars en Syrie reflèterait “la diversité” du pays.M. Barrot a demandé “un calendrier de transition clair et engageant”, alors que le flou règne encore sur le processus et qu’Ahmad al-Chareh a estimé début février qu’il faudrait “entre quatre et cinq ans” avant d’organiser des élections en Syrie.En marge de la conférence, la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, qui s’était rendue à Damas avec M. Barrot début janvier, a insisté également sur un gouvernement “impliquant tous les acteurs”. “Il est essentiel que les femmes soient représentées”, a-t-elle déclaré.La conférence de Paris est la troisième du genre, après des réunions en Jordanie et en Arabie saoudite, depuis le renversement d’Assad. 

La communauté internationale s’engage à soutenir la transition syrienne

Une vingtaine de pays arabes et occidentaux se sont engagés jeudi à Paris à œuvrer pour aider à reconstruire la Syrie et protéger la fragile transition face aux défis sécuritaires et aux ingérences étrangères, un peu plus de deux mois après la chute du président syrien Bachar al-Assad.Les participants veulent “travailler ensemble pour assurer le succès de la transition dans le cadre d’un processus mené par les Syriens”, indique la déclaration, signée par la Syrie, les principaux pays arabes de la région, la Turquie, des pays européens dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Grèce, des membres du G7 comme le Canada et le Japon.Les États-Unis n’ont pas signé, la position de l’administration Trump sur la question syrienne n’étant pas encore arrêtée, selon une source diplomatique française.La déclaration s’engage également à soutenir le gouvernement de transition syrien dans la lutte contre “toute forme de terrorisme et d’extrémisme”.A ce sujet, le président français Emmanuel Macron avait appelé un peu plus tôt les autorités de transition syriennes à s’associer à la lutte contre le groupe jihadiste État islamique, toujours actif dans ce pays.”La lutte contre Daech (acronyme arabe de l’État islamique) est une priorité absolue”, a-t-il déclaré, en encourageant Damas à avoir un “partenariat étroit” avec la coalition internationale Inherent Resolve, qui lutte contre les jihadistes depuis des années en Irak et en Syrie.La déclaration finale de la conférence “témoigne de la conviction des partenaires que la réussite de la Syrie est dans l’intérêt de tous”, s’est félicité le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.- “Joie” -“C’est une joie de renouer avec la Syrie après des années d’isolement international”, avait-il dit en ouvrant la conférence et en saluant la présence de son homologue syrien, Assaad al-Chaibani, qui effectuait sa première visite officielle dans un pays de l’Union européenne depuis la chute historique du régime Assad le 8 décembre.Ce dernier ne s’est pas exprimé devant la presse internationale.La vingtaine de pays réunis jeudi à Paris veulent voir émerger “une Syrie libre, souveraine, unifiée et stable”, selon M. Barrot, qui a confirmé que l’UE travaillait à une “levée rapide” des sanctions économiques sectorielles adoptées contre le régime Assad.Les 27 États membres de l’UE ont conclu fin janvier un accord de principe sur la levée progressive des sanctions, que demande désespérément le nouveau pouvoir syrien dirigé par l’ancien chef rebelle islamiste Ahmad al-Chareh.”Ces sanctions ne peuvent plus constituer un obstacle au relèvement et à la reconstruction de la Syrie”, a dit M. Barrot, en plaidant pour un “afflux rapide de l’aide humanitaire” et la facilitation “des flux financiers et commerciaux nécessaires à la reconstruction”.L’ONU a estimé à plus de 400 milliards de dollars (383 milliards d’euros) la reconstruction du pays, ravagé par 14 ans d’une guerre qui a fait plus de 500.000 morts et plus de 10 millions de réfugiés et déplacés syriens.Bailleurs multilatéraux et agences internationales se sont d’ailleurs réunis jeudi matin à Paris pour travailler à une “stratégie de coordination de l’aide internationale”, jusqu’ici fragmentée.- Cessez-le-feu -M. Barrot a également lancé un appel à un “cessez-le-feu global sur l’ensemble du territoire syrien” et “la fin des ingérences étrangères”.”Les armes doivent se taire partout en Syrie, notamment dans le nord et le nord-est”, où des combats meurtriers continuent à opposer les forces pro-turques aux Kurdes syriens.Longtemps terrain de guerre par procuration entre pays de la région, mais aussi plus lointains (Assad était soutenu par l’Iran et la Russie), le pays de 23 millions d’habitants reste morcelé et peut à tout moment retomber dans le chaos, souligne une source diplomatique, rappelant que les forces de sécurité de M. al-Chareh ne disposent que de quelque 30.000 hommes.Le président par intérim a dissous l’armée d’Assad et décrété l’intégration des groupes armés dans une future armée nationale.- Diversité et inclusivité -La déclaration finale insiste également sur la nécessité d’une transition incluant toutes les composantes de la société syrienne. Selon M. Barrot, le chef de la diplomatie syrienne a réitéré jeudi à ses interlocuteurs internationaux que le gouvernement annoncé pour le 1er mars en Syrie reflèterait “la diversité” du pays.M. Barrot a demandé “un calendrier de transition clair et engageant”, alors que le flou règne encore sur le processus et qu’Ahmad al-Chareh a estimé début février qu’il faudrait “entre quatre et cinq ans” avant d’organiser des élections en Syrie.En marge de la conférence, la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, qui s’était rendue à Damas avec M. Barrot début janvier, a insisté également sur un gouvernement “impliquant tous les acteurs”. “Il est essentiel que les femmes soient représentées”, a-t-elle déclaré.La conférence de Paris est la troisième du genre, après des réunions en Jordanie et en Arabie saoudite, depuis le renversement d’Assad.