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Les Etats-Unis ont “besoin” du Groenland, martèle Trump malgré l’opposition de l’Europe

Les Etats-Unis ont “besoin” du Groenland pour assurer leur sécurité face à la Chine et à la Russie, a martelé lundi Donald Trump malgré l’opposition des pays de l’UE à toute mainmise américaine sur ce territoire danois.”Nous avons besoin du Groenland pour notre sécurité nationale”, a déclaré le président américain lors d’une intervention aux côtés du ministre de la Défense, Pete Hegseth, à Palm Beach en Floride.”Si on regarde les côtes du Groenland, il y a des bateaux russes et chinois partout. Nous en avons besoin pour notre sécurité nationale”, a-t-il insisté, soulignant que les Groenlandais “ne sont pas protégés militairement” par Copenhague.Ces propos interviennent après l’annonce par le chef d’Etat américain de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois qu’il menace régulièrement d’annexer.Cette nomination a provoqué une vive réaction de Copenhague et de l’Union européenne, qui a exprimé lundi sa “pleine solidarité avec le Danemark”.Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont rappelé dans une déclaration que “les frontières nationales et la souveraineté des Etats sont fondées sur le droit international”.”On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale”, ont souligné les deux dirigeants, ajoutant attendre “le respect de notre intégrité territoriale commune”.Copenhague a convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis. “Nous avons tracé très clairement une ligne rouge”, a indiqué le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen.”Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des Îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté”, a-t-il prévenu à la télévision publique DR.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont eux rappelé sur X que “l’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international”. M. Trump a annoncé dimanche la nomination du gouverneur de Louisiane, le républicain Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des Etats-Unis au Groenland.”Jeff comprend à quel point le Groenland est essentiel à notre sécurité nationale et il défendra avec force les intérêts de notre pays”, avait-t-il souligné sur son réseau Truth Social.Après son élection, Donald Trump avait déjà expliqué avoir “besoin” du Groenland pour la sécurité des Etats-Unis.- “Formidable” pour le Groenland -Jeff Landry a remercié M. Trump sur X pour cette mission visant à “faire du Groenland une partie des Etats-Unis”.Il avait déjà salué en début d’année l’intention du président américain d’annexer le Groenland. “Nous devons faire en sorte que le Groenland rejoigne les Etats-Unis. Ce serait formidable pour lui, formidable pour nous! Faisons-le!”, avait-il écrit sur X le 10 janvier.Le Groenland, une immense île arctique peuplée de 57.000 habitants, répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité.Face à l’ire déclenchée au Groenland, au Danemark et à travers l’Europe, il avait limité son déplacement à la base aérienne américaine de Pituffik, la plus septentrionale des Etats-Unis.Il avait profité de son séjour pour critiquer l’inaction supposée du Danemark au Groenland.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.

La “loi spéciale” au Parlement, rendez-vous début janvier pour reparler budget

Le Parlement pose une rustine sur ses désaccords budgétaires. L’Assemblée et le Sénat devraient voter tour à tour mardi la “loi spéciale” présentée par le gouvernement pour continuer de financer provisoirement l’État avant la reprise des débats en janvier.Les votes des deux assemblées ponctuent deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour Sébastien Lecornu.Le Premier ministre s’exprimera “en fin de journée”, afin de rendre compte “de l’action du gouvernement et notamment des travaux pour l’adoption d’un budget pour l’État”, a indiqué Matignon.Le dialogue privilégié engagé par M. Lecornu avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, tenu par des partis de droite et du centre hostiles à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.”Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% (de PIB) de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi soir lors du Conseil des ministres.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 7 ou le 8 avant l’hémicycle à partir du 12.- le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Adopté à l’unanimité par la Commission des finances de l’Assemblée, le texte devrait être voté mardi en toute fin d’après-midi au Palais Bourbon, puis dans la soirée par le Sénat.Déjà l’an dernier, l’exécutif avait dû y avoir recours après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés au mois de février.Cette loi spéciale est “instrumentalisée” par l’exécutif pour faire “pression” sur l’Assemblée afin d'”adopter au plus vite, cette fois-ci, un budget”, a jugé M. Coquerel mardi lors d’une conférence de presse.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, cet outil constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement trouver avec les socialistes des conditions de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour le gouvernement, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes pour l’emporter face au vote contre de LFI et du RN. Mais pour l’heure, Sébastien Lecornu s’y refuse, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”.”La priorité, c’est de se mettre d’accord sur un texte”, car de toute façon, “si vous passez un 49.3 sans accord sur un texte, vous n’aurez ni budget, ni gouvernement parce que le gouvernement tombera”, a fait remarquer le ministre de l’Economie Roland Lescure sur BFMTV/RMC. bur-hr-far-bpa/sde/sla

Le co-créateur du jeu vidéo “Call of Duty” Vince Zampella meurt dans un accident de la route

Le co-créateur de “Call of Duty” Vince Zampella, figure majeure du jeu vidéo, est décédé dimanche à 55 ans dans un accident de voiture en banlieue de Los Angeles, a indiqué lundi l’éditeur Electronic Arts (EA).Vince Zampella était considéré comme un pionnier des jeux de tirs à la première personne, vendus à des centaines de millions d’exemplaires.”Il savait vraiment comment créer des histoires et des expériences qui touchent au cœur de l’expérience humaine — qu’il s’agisse de terreur, d’effroi, d’héroïsme”, a salué Gene Park, journaliste jeux vidéo au Washington Post, sur la chaîne NBC4. Le développeur et dirigeant du studio Respawn Entertainment conduisait sa Ferrari sur une route au nord de Los Angeles dimanche au moment de l’accident, selon NBC4.”Pour des raisons inconnues, le véhicule a quitté la route, a percuté une barrière en béton, et a été complètement englouti par les flammes”, a décrit la police autoroutière de Californie (California Highway Patrol) dans un communiqué. La police a précisé que le conducteur et le passager sont décédés des suites de leurs blessures, sans confirmer leurs identités.Le jeu “Call of Duty”, que Vince Zampella a co-créé, revendique plus de 100 millions de joueurs actifs par mois.Le sixième opus de jeu “Battlefield”, également issu de son écurie, a par ailleurs battu de nouveaux records pour cette autre franchise, qui a conquis plus de 100 millions de joueurs sur vingt ans. “L’influence de Vince sur l’industrie des jeux vidéo a été profonde et étendue”, a commenté EA. “Son travail a contribué à façonner” les jeux modernes, selon l’éditeur, et il a “inspiré des millions de joueurs et de développeurs dans le monde”.- “Un titan” -Vince Zampella avait par ailleurs fondé Respawn Entertainment, le studio qui a produit “Titanfall”, “Apex Legends” ou encore “Star Wars Jedi”.Ce passionné de jeux de rôle s’était fait connaître avec le jeu “Medal of Honor: Allied Assault”, sorti en 2002, dont il a été le principal développeur. Lors de la conception, il a collaboré avec le réalisateur Steven Spielberg, à l’origine de la franchise “Medal of Honor”.Vince Zampella avait fondé la même année son propre studio, Infinity Ward, avec deux autres designers de jeux vidéo, Jason West et Grant Collier.Leur premier titre sera “Call of Duty”, jeu de tir à la première personne qui marquera un renouvellement du genre. Le jeu et ses suites se sont depuis écoulés à plus de 500 millions d’exemplaires.Devenu propriétaire d’Infinity Ward, Activision a néanmoins licencié, en 2010, Vince Zampella et Jason West, qui ont attaqué l’éditeur pour licenciement abusif et obtenu un accord amiable en 2012.Les deux partenaires ont ensuite créé un nouveau studio, Respawn Entertainment, racheté par Electronic Arts en 2017.En 2021, EA lui a confié la franchise “Battlefield”, scellant sa réputation comme l’une des figures les plus influentes des jeux de tirs à la première personne.”C’était une méthode de narration audacieuse et transgressive, inscrite dans un moment politique, violent et percutant”, a souligné Gene Park. Le journaliste et animateur des récompenses Game Awards Geoff Keighley a lui salué sur X “un titan de l’industrie du jeu vidéo”.Le studio Respawn a rendu hommage à son fondateur sur le compte X de la franchise “Battlefield”, saluant “la manière dont il venait chaque jour, faisant confiance à ses équipes, encourageant les idées audacieuses, et croyant en Battlefield et ses créateurs”. 

“Tueur en série”: l’effrayant portrait de Frédéric Péchier

Un “tueur en série” avec une clinique pour “terrain de jeu”. En condamnant Frédéric Péchier à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, la justice a peint un portrait psychologique accablant de l’anesthésiste de Besançon.Au terme d’un exceptionnel procès de trois mois et demi, le médecin de 53 ans a été reconnu coupable d’avoir pollué les poches de transfusion de patients venus subir des opérations bénignes dans deux cliniques privées de Besançon, entre 2008 et 2017.Il n’a cessé de clamer son innocence depuis le début de l’affaire, allant jusqu’à contester la présence d’un empoisonneur, avant de l’admettre dans plusieurs cas.Dans ses motivations récupérées mardi par l’AFP, la cour a repris la thèse de l’accusation selon laquelle l’anesthésiste s’en prenait aux patients de certains confrères afin de leur nuire. Il intervenait aussi parfois pour tenter de les réanimer et faire valoir ses compétences, sans succès pour 12 d’entre eux.- “Totale impunité” -La feuille de motivations de 57 pages, signée par la présidente de la cour, Delphine Thibierge, et par le premier juré, revient sur la personnalité de l’accusé.”La multiplicité des actes criminels conduit à évoquer le fonctionnement d’un tueur en série marqué par une personnalité divisée entre un moi adapté avec son entourage familial et un moi blessé dans son environnement professionnel”, estiment les juges.Ils s’attardent sur la jeunesse de Frédéric Péchier, lui-même fils d’un anesthésiste, dont le père avait été confronté dans les années 1980 à une affaire similaire au CHU de Poitiers, lorsqu’une patiente est morte sur fond de conflit entre médecins.Il était ensuite interne au CHU de Besançon lors de l’affaire des euthanasies, quand il a été reproché à des médecins d’avoir précipité le décès de patients. “Il en résulte que le jeune praticien en devenir a évolué et s’est formé dans un milieu où le règlement de comptes entre praticiens à travers les patients était possible, favorisant ainsi un sentiment de totale impunité”.- “Mal-être” -Les juges soulignent aussi que l’accusé était mû par “une recherche effrénée de la reconnaissance” paternelle, dans une famille où il faisait figure de “vilain petit canard”.”L’accusé a pu trouver au sein de la clinique Saint-Vincent (où la plupart des empoisonnements ont eu lieu) un terrain de jeu lui permettant d’obtenir la reconnaissance professionnelle qu’il attendait de son père, bénéficiant à ce titre d’une certaine aura au sein du bloc opératoire”, selon la cour. “Il est décrit comme l’homme providentiel par ses confrères”.Marié à une brillante cardiologue, Frédéric Péchier “semble s’être plié” aux exigences de réussite sociale de cette dernière en sacrifiant sa propre carrière.”Frédéric Péchier a ainsi utilisé ses connaissances médicales et anesthésiques à la fois pour régler des différends professionnels avec ses confrères et répondre à des tensions internes de son mal-être, attestées notamment par une tentative de suicide (en 2014) et des consultations ponctuelles avec un psychologue”.- “Déshumanisés” -Le texte revient dans le détail sur les 30 cas d’empoisonnement reprochés à l’anesthésiste.”Les patients, à propos desquels l’accusé a tenu des propos particulièrement méprisants et dénués d’empathie, étaient totalement objectivés et déshumanisés”, observent les juges.”Ces crimes se singularisent par leur caractère aveugle, les victimes n’ayant aucun lien entre elles ni avec l’accusé, mais (étant) visées au hasard d’un différent opposant celui-ci à ses confrères”, selon la cour.Frédéric Péchier “a démontré, à travers la sérialité de ses crimes, son absence totale de remise en cause et son déni de l’altérité, un risque majeur de récidive et de réitération des infractions”, ajoute-t-elle, pour justifier la période de sûreté maximale de 22 ans assortie à sa condamnation.Cette feuille de motivations a été saluée par l’avocat Frédéric Berna, défenseur de nombreuses parties civiles.”Elle débusque définitivement les mensonges qui ont été annonés par Frédéric Péchier et sa défense pendant huit ans et demi pour essayer de brouiller les pistes”, a-t-il déclaré à l’AFP. Frédéric Péchier, qui avait comparu libre, a été incarcéré à Besançon et s’est pourvu en appel. Il a été placé à l’isolement, sa prise en charge comportant une forte dimension de “prévention du risque suicidaire”, avait indiqué le directeur de la maison d’arrêt, Kamel Laghoueg, au journal L’Est Républicain.

Vigilance crues: l’Hérault maintenu en rouge, trois départements en orange

Le département de l’Hérault est toujours placé en vigilance rouge mardi pour des crues exceptionnelles, survenues la veille à la suite de fortes précipitations qui s’éloignent, indique Météo-France.Le Tarn, l’Aveyron et la Lozère, également affectés par la pluie ou la neige, sont en vigilance orange pour crues, d’après le dernier bulletin de Météo-France peu après 10H00.Conséquence des intempéries, environ 30.000 foyers sont privés d’électricité en Aveyron, touché lundi par de très fortes chutes de neige, jusqu’à 50 cm sur les points les plus élevés, et près de 3.000 dans l’Hérault, selon Enedis mardi matin.Sur la commune d’Agde, le niveau du fleuve Hérault a atteint un seuil haut –plateau- de 3,55 m lundi à 20H00. Il faut remonter à novembre 1994 pour observer en Agde une crue aval similaire, a indiqué la préfecture.Les berges longeant le fleuve dans le coeur historique de la ville étaient toujours sous eau en début de matinée, mais à un niveau légèrement inférieur à celui de lundi soir, a effectivement constaté un journaliste de l’AFP-TV.Le débit du fleuve, qui prend sa source en Lozère et traverse le département de l’Hérault du nord au sud -des régions où les pluies ont été intenses depuis la fin de la semaine dernière- avant de se jeter dans la Méditerranée près d’Agde, reste très élevé et la pluie continue, selon la même source.”Nous n’avons heureusement pas de victimes à déplorer, ça c’est le plus important”, a déclaré à Agde mardi matin la nouvelle préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, au lendemain de sa prise de fonction.”Six familles ont dû être abritées au palais des sports”, a indiqué à ses côtés le maire d’Agde, Sébastien Frey, lors d’un point de presse.En 24 heures, les centre d’appel (18 et 112) ont reçu 1.700 appels et 80 opérations ont été effectuées, dont 47 sauvetages et mises en sécurité.Météo-France prévoit de maintenir l’Hérault au niveau maximum d’alerte (rouge) pour les crues pour la journée de mercredi dans la partie aval du bassin du fleuve.Le tronçon amont a quant à lui été rétrogradé en vigilance jaune pour crues, niveau de vigilance qui concerne également le cours d’eau de l’Orb, le Lez et le Vidourle. La vigilance pour pluie-inondation a été rétrogradée au niveau jaune et sera maintenue jusqu’à 18H00 dans le département, où une vigilance jaune pour orages sera par ailleurs effective entre 10H00 et 18H00.”Les pluies qui vont persister sont désormais d’une intensité ne relevant plus du niveau orange”, selon Météo-France. Les précipitations “commencent à nettement s’atténuer sur l’ensemble des secteurs déjà affectés” et “ne devraient plus générer de nouvelles reprises de crues sur les cours d’eau en vigilance”, estime également Vigicrues.Les conditions de circulation restent toutefois extrêmement difficiles sur l’ensemble du réseau routier de l’Hérault, avec de nombreux axes fermés, selon la préfecture, qui réitère ses consignes de prudence.

Mobilisation agricole: quelques blocages et rassemblements persistent

La mobilisation des agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) touchant les bovins, faiblit à l’approche de Noël mais se maintient, majoritairement dans le Sud-Ouest, avec toujours quelques blocages et rassemblements prévus mardi.A 06H00, la circulation était toujours entravée sur l’A63 au sud-ouest de Bordeaux, sur l’A64 qui longe les Pyrénées, au Pays basque et à Carbonne (Haute-Garonne), sur l’A75 en Lozère et dans l’Aveyron, et sur l’A51 en Isère, selon la gendarmerie.En Corrèze, la Confédération paysanne a lancé un appel à un rassemblement à 13H00 à Egletons, pour maintenir la pression sur la Chambre d’Agriculture du département qui organise une réunion sur la DNC avec les agriculteurs.”Espérons, après tous les efforts faits par les uns et les autres, que ce ne sera pas une leçon de morale qui nous sera assénée une fois de plus, étant donné le mépris qui est exprimé depuis des mois”, peut-on lire sur un message transmis par le syndicat.Depuis le début de l’épidémie en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la CR (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.A Cestas, près de Bordeaux, les agriculteurs de la CR prévoyaient de déverser des déchets avec leurs tracteurs devant une plateforme logistique de Lidl.Mardi également, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, a-t-il promis.La mobilisation des agriculteurs a connu un léger regain lundi (35 actions mobilisant 1.200 personnes) par rapport à dimanche (23 actions), mais elle est nettement en baisse comparée à la semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi).Lundi soir dans le Pas-de-Calais, la CR a ainsi bloqué un rond-point à proximité de Montreuil-sur-Mer avec “150 tracteurs-bennes et 300 personnes”, selon Olivier Sénéchal, coprésident de la CR62.