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Israël attend la libération de trois otages du Hamas

Le Hamas doit annoncer vendredi aux autorités israéliennes les noms des trois otages qu’il compte libérer samedi contre des détenus palestiniens, après des échanges de menaces entre les deux camps qui ont fait craindre la reprise des combats.Après plusieurs jours d’incertitude, le mouvement islamiste palestinien s’est dit prêt vendredi à respecter le calendrier convenu dans l’accord de trêve, laissant présager un nouvel échange de prisonniers contre otages, qui sera le sixième depuis que les armes se sont tues le 19 janvier.Selon la télévision Extra News, proche de l’Etat égyptien, une médiation menée par l’Egypte et le Qatar a permis de “surmonter les obstacles” qui mettaient en danger le cessez-le-feu.Cette trêve était entrée en vigueur après 15 mois de guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël.Elle a été soumise à rude épreuve par des échanges de menaces entre le Hamas et Israël.- Menaces réciproques -L’accord “stipule clairement que trois otages vivants doivent être relâchés samedi par les terroristes du Hamas”, a déclaré jeudi David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.”Nous avons déjà amassé des forces à l’intérieur et autour de Gaza, donc si ces trois-là ne sont pas relâchés (…) d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin”, a-t-il averti.Le Hamas avait menacé de bloquer ces libérations en accusant Israël de plusieurs violations de l’accord, notamment d’entraver l’entrée de l’aide humanitaire dans le territoire en ruines.Selon des sources palestiniennes, les médiateurs ont obtenu une “promesse israélienne de mettre en oeuvre les dispositions du protocole humanitaire” prévues, ce qui devrait permettre l’entrée dans Gaza de préfabriqués, tentes, carburant, équipements lourds, médicaments et matériaux de rénovation des hôpitaux.Les otages ont été enlevés en Israël par le Hamas lors de son attaque du 7 octobre 2023. Sur 251 personnes alors emmenées de force à Gaza, 73 s’y trouvent toujours, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.Depuis le 19 janvier, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l’être durant les 42 jours de la première phase de l’accord.- Deuxième phase incertaine -Mais la suite de l’application de l’accord reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, censée prendre effet début mars, n’ont toujours pas commencé.Cette deuxième phase doit permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier chiffré par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Au pied de squelettes d’immeubles, entre les débris et les flaques d’eau boueuse, des habitants de Gaza veulent croire à la fin des hostilités.- “Solution immobilière” -“La guerre ne va pas reprendre, car personne n’y a intérêt”, a affirmé à l’AFP Abdel Nasser Abou al-Omrain.Des centaines de milliers de déplacés ont déjà regagné le nord du territoire palestinien, pour retrouver leurs maisons en ruines.Pour M. Abou al-Omrain, “Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre”.Le sort du territoire palestinien est au centre des interrogations, après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un projet de le placer sous contrôle américain pour en faire une “Côte d’Azur du Moyen-Orient” dont les Palestiniens seraient chassés et n’auraient pas le droit de revenir.Donald Trump a menacé l’Egypte et la Jordanie de représailles si ces deux pays n’acceptaient pas d’accueillir les 2,4 millions de Gazaouis qui seraient déplacés en application de son projet, décrié à travers le monde mais applaudi par Israël.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, qui s’apprête à entamer une tournée au Moyen-Orient, a déclaré jeudi que les Etats-Unis étaient ouverts à toute autre proposition des pays arabes.”Pour l’instant le seul plan – ils ne l’aiment pas – mais le seul plan, c’est celui de Trump. Donc s’ils en ont un meilleur, le moment est venu de le présenter”, a-t-il dit.Expulser les habitants de Gaza serait “extrêmement dangereux”, a jugé le président français Emmanuel Macron dans une interview au Financial Times parue vendredi. “Pour moi, la solution n’est pas une solution immobilière. C’est une solution politique”, a-t-il ajouté.

RFK Jr promet de s’attaquer aux institutions qui “volent la santé” des Américains

Tout juste confirmé ministre américain de la Santé, Robert Kennedy Jr, décrié pour ses positions antivaccins, a promis jeudi de s’attaquer aux institutions qui “volent la santé” des Américains, suggérant une possible refonte des autorités sanitaires. Lors de sa prestation de serment dans le Bureau ovale, le neveu du président démocrate assassiné JFK a partagé quelques anecdotes familiales avant de chanter les louanges de Donald Trump, avec qui il a signé quelques mois plus tôt une alliance improbable.”Dieu m’a envoyé le président Trump”, a-t-il lancé sous son regard, évoquant “vingt ans” de prières quotidiennes pour trouver le moyen de “résoudre l’épidémie de maladies chroniques infantiles”.”Nous avons besoin de quelqu’un qui soit prêt à intervenir et qui ait la volonté, les tripes et la force de remettre en question les orthodoxies”, a-t-il asséné, estimant que le républicain avait “prouvé encore et encore qu’il était ce héros”.Le président a lui promis que “Bobby”, de son surnom, s’attaquerait aux problématiques de santé et restaurerait la confiance des Américains dans les autorités sanitaires.”Les États-Unis dépensent plus d’argent pour la santé que n’importe quel autre pays sur Terre. Mais nous sommes de plus en plus malades chaque année”, a-t-il tonné, assurant qu’il n’y avait “pas de meilleure personne” pour changer les choses.- “Bon sens” -Ancien démocrate, Robert Kennedy Jr s’est rallié à Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle après avoir été candidat indépendant.En raison de sa remise en cause de la sûreté des vaccins et de son soutien à des théories conspirationnistes, de nombreux scientifiques et professionnels de santé ainsi que des élus démocrates avaient appelé à ne pas le confirmer.Ces dernières années, RFK Jr s’est fait le relais de nombreuses théories du complot sur les vaccins contre le Covid-19 comme sur de prétendus liens entre vaccination et autisme, notamment par le biais de l’organisation Children’s Health Defense qu’il a cofondée.Depuis sa nomination, le septuagénaire a toutefois tâché de rassurer. Il a ainsi déclaré jeudi défendre des politiques de “bon sens” en faveur du “consentement éclairé” de tous.Avant de répéter sur Fox News qu’il ne “retirerait les vaccins de personne”, jugeant toutefois qu’il n’y avait “pas d’études de sécurité complètes sur la quasi-totalité des vaccins”.- Coupes  -Cet ancien avocat respecté en droit de l’environnement, qui a plaidé contre Monsanto dans l’affaire de l’herbicide Roundup, prend la direction d’un ministère employant plus de 80.000 personnes.A sa tête, il entend s’attaquer aux maladies chroniques dont l’obésité via la lutte contre l’alimentation ultratransformée, un combat qu’il mène de longue date et qui est salué par des personnalités des deux bords de l’échiquier politique.”Je crois en la liberté de choix. Si vous voulez manger des Twinkies (gâteau industriel américain), vous pouvez le faire, mais vous devez savoir ce qu’ils contiennent”, a-t-il détaillé sur la chaîne préférée des conservateurs, appelant à une “transparence radicale”.Il a aussi manifesté sa volonté d'”écarter” certains responsables sanitaires après avoir déclaré plus tôt devant Donald Trump vouloir “faire la même chose” que le quasi-démantèlement de l’Agence pour le développement (USAID) “avec les institutions qui volent la santé de nos enfants”.Bien que mis en difficulté au Sénat lors des auditions préalables à sa confirmation, ce personnage haut en couleur, accro à l’héroïne dans sa jeunesse, a réussi jeudi à être approuvé par la chambre haute du Congrès grâce à la majorité républicaine, et ce malgré la vive opposition des démocrates.A l’exception d’un républicain, Mitch McConnell, ancien chef de la majorité au Sénat et “survivant de la polio”, une maladie virale quasiment éradiquée grâce à la vaccination, tous les conservateurs l’ont soutenu, grâce notamment à son revirement sur la question de l’avortement.Alors qu’il défendait encore il y a peu l’idée que les femmes puissent avorter tout au long de leur grossesse, RFK Jr a promis aux élus de se ranger derrière l’avis de Donald Trump sur la question.Le Sénat a jusqu’ici validé chacune des nominations du président américain, malgré les critiques visant certaines d’entre eux, comme Pete Hegseth, devenu ministre de la Défense et visé par une accusation d’agression sexuelle en 2017, et par des suspicions de consommation excessive d’alcool.

RFK Jr promet de s’attaquer aux institutions qui “volent la santé” des Américains

Tout juste confirmé ministre américain de la Santé, Robert Kennedy Jr, décrié pour ses positions antivaccins, a promis jeudi de s’attaquer aux institutions qui “volent la santé” des Américains, suggérant une possible refonte des autorités sanitaires. Lors de sa prestation de serment dans le Bureau ovale, le neveu du président démocrate assassiné JFK a partagé quelques anecdotes familiales avant de chanter les louanges de Donald Trump, avec qui il a signé quelques mois plus tôt une alliance improbable.”Dieu m’a envoyé le président Trump”, a-t-il lancé sous son regard, évoquant “vingt ans” de prières quotidiennes pour trouver le moyen de “résoudre l’épidémie de maladies chroniques infantiles”.”Nous avons besoin de quelqu’un qui soit prêt à intervenir et qui ait la volonté, les tripes et la force de remettre en question les orthodoxies”, a-t-il asséné, estimant que le républicain avait “prouvé encore et encore qu’il était ce héros”.Le président a lui promis que “Bobby”, de son surnom, s’attaquerait aux problématiques de santé et restaurerait la confiance des Américains dans les autorités sanitaires.”Les États-Unis dépensent plus d’argent pour la santé que n’importe quel autre pays sur Terre. Mais nous sommes de plus en plus malades chaque année”, a-t-il tonné, assurant qu’il n’y avait “pas de meilleure personne” pour changer les choses.- “Bon sens” -Ancien démocrate, Robert Kennedy Jr s’est rallié à Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle après avoir été candidat indépendant.En raison de sa remise en cause de la sûreté des vaccins et de son soutien à des théories conspirationnistes, de nombreux scientifiques et professionnels de santé ainsi que des élus démocrates avaient appelé à ne pas le confirmer.Ces dernières années, RFK Jr s’est fait le relais de nombreuses théories du complot sur les vaccins contre le Covid-19 comme sur de prétendus liens entre vaccination et autisme, notamment par le biais de l’organisation Children’s Health Defense qu’il a cofondée.Depuis sa nomination, le septuagénaire a toutefois tâché de rassurer. Il a ainsi déclaré jeudi défendre des politiques de “bon sens” en faveur du “consentement éclairé” de tous.Avant de répéter sur Fox News qu’il ne “retirerait les vaccins de personne”, jugeant toutefois qu’il n’y avait “pas d’études de sécurité complètes sur la quasi-totalité des vaccins”.- Coupes  -Cet ancien avocat respecté en droit de l’environnement, qui a plaidé contre Monsanto dans l’affaire de l’herbicide Roundup, prend la direction d’un ministère employant plus de 80.000 personnes.A sa tête, il entend s’attaquer aux maladies chroniques dont l’obésité via la lutte contre l’alimentation ultratransformée, un combat qu’il mène de longue date et qui est salué par des personnalités des deux bords de l’échiquier politique.”Je crois en la liberté de choix. Si vous voulez manger des Twinkies (gâteau industriel américain), vous pouvez le faire, mais vous devez savoir ce qu’ils contiennent”, a-t-il détaillé sur la chaîne préférée des conservateurs, appelant à une “transparence radicale”.Il a aussi manifesté sa volonté d'”écarter” certains responsables sanitaires après avoir déclaré plus tôt devant Donald Trump vouloir “faire la même chose” que le quasi-démantèlement de l’Agence pour le développement (USAID) “avec les institutions qui volent la santé de nos enfants”.Bien que mis en difficulté au Sénat lors des auditions préalables à sa confirmation, ce personnage haut en couleur, accro à l’héroïne dans sa jeunesse, a réussi jeudi à être approuvé par la chambre haute du Congrès grâce à la majorité républicaine, et ce malgré la vive opposition des démocrates.A l’exception d’un républicain, Mitch McConnell, ancien chef de la majorité au Sénat et “survivant de la polio”, une maladie virale quasiment éradiquée grâce à la vaccination, tous les conservateurs l’ont soutenu, grâce notamment à son revirement sur la question de l’avortement.Alors qu’il défendait encore il y a peu l’idée que les femmes puissent avorter tout au long de leur grossesse, RFK Jr a promis aux élus de se ranger derrière l’avis de Donald Trump sur la question.Le Sénat a jusqu’ici validé chacune des nominations du président américain, malgré les critiques visant certaines d’entre eux, comme Pete Hegseth, devenu ministre de la Défense et visé par une accusation d’agression sexuelle en 2017, et par des suspicions de consommation excessive d’alcool.

Trump et Modi affichent leur proximité et annoncent des négociations commerciales

Comme s’ils ne s’étaient jamais quittés: Donald Trump et  Narendra Modi ont affiché leur proximité jeudi à la Maison Blanche, dans la continuité du premier mandat du président américain, au moment où le Premier ministre indien tente d’échapper aux foudres commerciales de Washington.Les deux dirigeants sont convenus de démarrer des négociations sur le déséquilibre commercial entre leurs deux pays, a assuré Donald Trump lors d’une conférence de presse conjointe. Evoquant un déficit commercial des Etats-Unis avec l’Inde de “presque 100 milliards de dollars”, il a dit vouloir “remédier à cette disparité de longue date”.Le président américain a déjà annoncé que les Etats-Unis allaient augmenter leurs ventes militaires à l’Inde “à partir de cette année”, et que Washington allait “ouvrir la voie” à la vente d’avions de combat F35, bijoux onéreux de la technologie américaine de défense.Le Premier ministre indien a assuré de son côté que les deux pays allaient “travailler pour conclure très bientôt un accord commercial mutuellement bénéfique”.Au moment d’entamer sa réunion avec Narendra Modi dans le Bureau ovale, en présence entre autres du désormais incontournable Elon Musk, Donald Trump avait aussi évoqué des achats de pétrole et de gaz américain.Narendra Modi avait lui affirmé ressentir “le même attachement, la même confiance et le même enthousiasme” que lors du premier mandat de Donald Trump, marqué par une relation particulièrement amicale entre les deux dirigeants.”Traditionnellement, l’Inde est le pays qui a les plus hauts droits de douane”, avait toutefois déploré le milliardaire républicain.- Musk, Modi et les enfants -Donald Trump a dévoilé jeudi un plan visant à mettre en place des droits de douane “réciproques” et imposer aux produits qui arrivent aux Etats-Unis le même niveau de taxes que ce que le pays d’origine fait peser sur les produits américains.Avec Narendra Modi à ses côtés, il a ensuite expliqué que New Delhi n’en serait pas exempt: “Ce que l’Inde nous fait payer, on lui fait payer aussi!”.Le Premier ministre indien s’est aussi entretenu avec le milliardaire des technologies Elon Musk, dont les efforts agressifs en tant que bras droit de Donald Trump pour remanier la bureaucratie fédérale ont suscité de vives critiques.Le président américain, interrogé sur le sujet, n’a pas dit si l’homme le plus riche du monde avait rencontré Narendra Modi en tant que représentant du gouvernement américain ou à titre privé en tant qu’entrepreneur, à l’heure où les activités d’Elon Musk éveillent des soupçons de conflit d’intérêt.”Ma rencontre avec Elon Musk à Washington a été excellente”, a écrit jeudi le Premier ministre indien dans un post sur X, assorti de photos de la réunion.Sur l’un des clichés, les deux hommes se serrent la main devant des drapeaux américain et indien, dans un geste qui évoque une rencontre diplomatique officielle. Sur une autre photographie, l’on voit Narendra Modi et Elon Musk, avec d’un côté la délégation indienne, et face à elle trois jeunes enfants assis sur des chaises, dont le petit “X”, le fils du multimilliardaire.- Gages de bonne volonté -Les Etats-Unis ont accusé en 2024 un déficit de 45,6 milliards de dollars dans les échanges de biens avec l’Inde, en hausse par rapport à 2023, selon le gouvernement américain.Autre source potentielle de tensions bilatérales: l’immigration. Mais l’Inde a déjà donné des gages de bonne volonté.New Delhi a par exemple accepté le rapatriement de migrants expulsés par les Etats-Unis.Lors de la conférence de presse, Narendra Modi s’est engagé à continuer. “Nous sommes totalement prêts à les reprendre en Inde”, a-t-il affirmé en parlant des ressortissants de son pays se trouvant “illégalement” aux Etats-Unis.Le même jour, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis extraderaient vers l’Inde l’une des personnes condamnées pour les attaques sanglantes de Bombay de novembre 2008.L’extradition de Tahawwur Rana, un homme d’affaires canadien d’origine pakistanaise, était attendue après qu’il a perdu un recours devant la Cour suprême américaine.A grand renfort d’accolades, d’effusions et de compliments publics, Narendra Modi et Donald Trump ont mis en scène leur complicité pendant le premier mandat du milliardaire américain, de 2017 à 2021.Le dirigeant indien avait en particulier accueilli un Donald Trump pour une visite d’Etat en 2020, durant laquelle il avait participé à un grand rassemblement dans le Gujarat, l’Etat natal de Narendra Modi.

“J’ai cru qu’elle m’avait avalé”: une baleine engloutit un kayakiste puis le recrache

Une baleine à bosse a brièvement avalé un kayakiste dans le détroit de Magellan, dans le sud du Chili, avant de le recracher indemne, une incroyable évasion filmée par le père du jeune homme et devenue virale. Adrian Simancas, 24 ans, pagayait le 8 février au large de Punta Arenas, en Patagonie, lorsque la baleine à bosse a surgi de l’eau et l’a avalé, lui et son kayak jaune. Quelques secondes plus tard, le jeune homme, abasourdi, remonte à la surface, alors que le dos de la baleine émerge à nouveau à la surface de l’eau. “Je sens quelque chose entre le bleu et le blanc passer près de mon visage, sur un côté et sur le dessus. Je n’ai pas compris ce qui se passait et j’ai coulé. J’ai cru que (la baleine) m’avait avalé”, a raconté Adrian Simancas, d’origine vénézuélienne, à la chaîne chilienne TVN.L’épisode a été filmé et posté sur les réseaux sociaux par son père, Dell Simancas, lui aussi à bord d’un kayak. Dans la vidéo on l’on entend crier à son fils : “Allez, allez viens, tranquillement”, alors que ce dernier vient d’être recraché par la baleine. “Quand je me suis retourné, je n’ai rien vu, je n’ai pas vu Adrian. C’est le seul moment où j’ai eu vraiment peur, parce que je ne l’ai pas vu pendant environ trois secondes. Et tout d’un coup, il est sorti”, a expliqué Dell Simancas à TVN.  Après l’incident, le jeune kayakiste a été ramené jusqu’au rivage par son père, qui a constaté qu’il n’était pas blessé. Les experts expliquent que la baleine n’aurait pas pu avaler le jeune homme, car il s’agit d’une espèce dotée d’un gosier de moins de 40 cm de diamètre. “Il semble que le kayak se trouvait en plein dans la zone d’alimentation de la baleine”, a expliqué à l’AFP Maria José Pérez, biologiste marine à l’Université du Chili. C’est pourquoi on la voit “émerger à la surface sur le côté, la bouche ouverte, comme si elle était en train de se nourrir”, a-t-elle poursuivi. Une telle histoire, à la Pinocchio, s’était déjà produite en 2021 lorsqu’un pêcheur de homard du Massachusetts avait été “avalé” brièvement par une baleine à bosse, avant d’être rejeté, vivant.”Je plongeais pour chercher des homards quand une baleine à bosse a essayé de me manger. J’étais dans sa bouche fermée pendant 30 à 40 secondes, avant qu’elle remonte à la surface et me recrache. J’ai des bleus partout, mais aucun os cassé”, avait relaté Michael Packard, après avoir été brièvement hospitalisé. 

L’Ukraine met en garde sur le dessein de Poutine, qui selon Trump “veut la paix”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde jeudi les Occidentaux sur les intentions réelles de Vladimir Poutine et réclamé avant toute chose d'”arrêter” la Russie, malgré les assurances de Donald Trump que le président russe “veut la paix”.Les Européens, sous le choc après l’annonce d’un premier entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur la question, ont de leur côté multiplié les réactions, refusant de voir s’ouvrir des négociations sur l’Ukraine dans leur dos.Vladimir Poutine “veut la paix”, a affirmé le président américain à la presse jeudi.Il a également annoncé la tenue d’une réunion à Munich (Allemagne) vendredi entre “de hauts responsables de Russie, d’Ukraine et des Etats-Unis”. La Maison Blanche, contactée par l’AFP, n’a pas donné plus de précisions.Kiev a rétorqué ne pas vouloir y participer. “Une position commune convenue (avec les alliés de Kiev) doit être sur la table pour une conversation avec les Russes. (…) Pour le moment, il n’y a rien sur la table. Des discussions avec les Russes ne sont pas envisagées”, a déclaré à la presse Dmytro Lytvyn, un conseiller du président ukrainien.Plus tôt dans la journée, sur X, Volodymyr Zelensky avait dit avoir “mis en garde les dirigeants internationaux sur la confiance à accorder aux déclarations de Poutine disant être prêt à mettre fin à la guerre”.Le Kremlin a affirmé qu’il n’y avait pour le moment aucune décision sur la date de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine et que cela pourrait “prendre des mois”. Avant de consentir que l’Ukraine participerait aux pourparlers de paix “d’une manière ou d’une autre”.- “Arrêter Poutine” -Mais pour M. Zelensky, les réunions entre l’Ukraine et les Etats-Unis constituent “la priorité”. “Et ce n’est qu’après ces réunions, après l’élaboration d’un plan pour arrêter Poutine, que je pense qu’il sera juste de parler aux Russes”, a-t-il ajouté.Les Européens ont de leur côté souligné que seules de réelles négociations impliquant l’Ukraine et l’UE permettraient de parvenir à une paix véritable sur le continent.”Une paix qui serait une capitulation” serait “une mauvaise nouvelle pour tout le monde”, a averti le président français Emmanuel Macron dans une interview au Financial Times parue vendredi.”La seule question à ce stade, c’est: est-ce que de manière sincère, durable, soutenable, le président Poutine est prêt à un cessez le feu sur cette base-là”, a-t-il relevé.La paix doit être plus qu’un “simple cessez-le-feu”, a mis en garde jeudi Antonio Costa, le président du Conseil européen.Le chancelier allemand Olaf Scholz a mis en garde contre des négociations menant à une victoire russe et à un “effondrement” de l’Ukraine, qui “n’apporteraient pas la paix, au contraire”.”C’est la paix et la stabilité en Europe, et bien au-delà de l’Ukraine, qui seraient mises en danger”, a-t-il ajouté.- “Ni Yalta 2, ni Minsk 3″ -Parmi différentes lignes rouges tracées par l’administration Trump, les Etats-Unis ont martelé qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan n’était pas réaliste, tout comme un retour de ce pays à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire avec la Crimée, annexée cette année-là par Moscou.Autant d’annonces qui ont provoqué la satisfaction des dirigeants russes.”Les Russes tentent de prolonger la mentalité post-Yalta, quand une poignée de personnes autour d’une table divisaient le monde” en zones d’influence, a réagi à Paris le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, en référence à l’accord signé à Yalta en février 1945 entre Roosevelt, Staline et Churchill pour préparer l’après-Seconde Guerre mondiale et se répartir de facto des sphères d’influence.”Nous ne voulons ni Yalta 2, ni Minsk 3″, a-t-il ajouté. Il faisait également référence aux accords de Minsk de 2014 et 2015, qui avaient abouti à un fragile cessez-le-feu sans mettre fin durablement aux affrontements entre l’armée ukrainienne et des séparatistes soutenus par Moscou dans l’est du pays.- “Trahison” -Par la voix du chef du Pentagone Pete Hegseth, plus tôt jeudi à Bruxelles, Washington avait pourtant affirmé que l’ouverture de ces discussions n’était en rien une “trahison” vis-à-vis de l’Ukraine, évoquant “une paix négociée”.Les Américains ont jugé qu’il appartenait désormais aux Européens d’assurer l’essentiel du soutien à Kiev et qu’il était impératif qu’ils musclent leurs investissements dans la défense.Les pays européens se sont toutefois montrés très sceptiques, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas faisant même le parallèle entre aujourd’hui et 1938, quand les accords de Munich avaient abouti à l’annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne hitlérienne.Cette “stratégie de l’apaisement ne fonctionne pas”, a-t-elle martelé.Le président américain a créé la stupeur lorsqu’il a annoncé qu’il rencontrerait Vladimir Poutine en Arabie Saoudite, peu après un échange téléphonique entre les deux hommes qui sont convenus d’engager “immédiatement” des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.”Toute solution rapide équivaut à un sale accord que nous avons déjà vu, à Minsk par exemple”, a averti jeudi Mme Kallas, pour qui rien ne peut se négocier “dans le dos” de l’Europe ou des Ukrainiens, sous peine d'”échec”. 

L’Ukraine met en garde sur le dessein de Poutine, qui selon Trump “veut la paix”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde jeudi les Occidentaux sur les intentions réelles de Vladimir Poutine et réclamé avant toute chose d'”arrêter” la Russie, malgré les assurances de Donald Trump que le président russe “veut la paix”.Les Européens, sous le choc après l’annonce d’un premier entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur la question, ont de leur côté multiplié les réactions, refusant de voir s’ouvrir des négociations sur l’Ukraine dans leur dos.Vladimir Poutine “veut la paix”, a affirmé le président américain à la presse jeudi.Il a également annoncé la tenue d’une réunion à Munich (Allemagne) vendredi entre “de hauts responsables de Russie, d’Ukraine et des Etats-Unis”. La Maison Blanche, contactée par l’AFP, n’a pas donné plus de précisions.Kiev a rétorqué ne pas vouloir y participer. “Une position commune convenue (avec les alliés de Kiev) doit être sur la table pour une conversation avec les Russes. (…) Pour le moment, il n’y a rien sur la table. Des discussions avec les Russes ne sont pas envisagées”, a déclaré à la presse Dmytro Lytvyn, un conseiller du président ukrainien.Plus tôt dans la journée, sur X, Volodymyr Zelensky avait dit avoir “mis en garde les dirigeants internationaux sur la confiance à accorder aux déclarations de Poutine disant être prêt à mettre fin à la guerre”.Le Kremlin a affirmé qu’il n’y avait pour le moment aucune décision sur la date de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine et que cela pourrait “prendre des mois”. Avant de consentir que l’Ukraine participerait aux pourparlers de paix “d’une manière ou d’une autre”.- “Arrêter Poutine” -Mais pour M. Zelensky, les réunions entre l’Ukraine et les Etats-Unis constituent “la priorité”. “Et ce n’est qu’après ces réunions, après l’élaboration d’un plan pour arrêter Poutine, que je pense qu’il sera juste de parler aux Russes”, a-t-il ajouté.Les Européens ont de leur côté souligné que seules de réelles négociations impliquant l’Ukraine et l’UE permettraient de parvenir à une paix véritable sur le continent.”Une paix qui serait une capitulation” serait “une mauvaise nouvelle pour tout le monde”, a averti le président français Emmanuel Macron dans une interview au Financial Times parue vendredi.”La seule question à ce stade, c’est: est-ce que de manière sincère, durable, soutenable, le président Poutine est prêt à un cessez le feu sur cette base-là”, a-t-il relevé.La paix doit être plus qu’un “simple cessez-le-feu”, a mis en garde jeudi Antonio Costa, le président du Conseil européen.Le chancelier allemand Olaf Scholz a mis en garde contre des négociations menant à une victoire russe et à un “effondrement” de l’Ukraine, qui “n’apporteraient pas la paix, au contraire”.”C’est la paix et la stabilité en Europe, et bien au-delà de l’Ukraine, qui seraient mises en danger”, a-t-il ajouté.- “Ni Yalta 2, ni Minsk 3″ -Parmi différentes lignes rouges tracées par l’administration Trump, les Etats-Unis ont martelé qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan n’était pas réaliste, tout comme un retour de ce pays à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire avec la Crimée, annexée cette année-là par Moscou.Autant d’annonces qui ont provoqué la satisfaction des dirigeants russes.”Les Russes tentent de prolonger la mentalité post-Yalta, quand une poignée de personnes autour d’une table divisaient le monde” en zones d’influence, a réagi à Paris le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, en référence à l’accord signé à Yalta en février 1945 entre Roosevelt, Staline et Churchill pour préparer l’après-Seconde Guerre mondiale et se répartir de facto des sphères d’influence.”Nous ne voulons ni Yalta 2, ni Minsk 3″, a-t-il ajouté. Il faisait également référence aux accords de Minsk de 2014 et 2015, qui avaient abouti à un fragile cessez-le-feu sans mettre fin durablement aux affrontements entre l’armée ukrainienne et des séparatistes soutenus par Moscou dans l’est du pays.- “Trahison” -Par la voix du chef du Pentagone Pete Hegseth, plus tôt jeudi à Bruxelles, Washington avait pourtant affirmé que l’ouverture de ces discussions n’était en rien une “trahison” vis-à-vis de l’Ukraine, évoquant “une paix négociée”.Les Américains ont jugé qu’il appartenait désormais aux Européens d’assurer l’essentiel du soutien à Kiev et qu’il était impératif qu’ils musclent leurs investissements dans la défense.Les pays européens se sont toutefois montrés très sceptiques, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas faisant même le parallèle entre aujourd’hui et 1938, quand les accords de Munich avaient abouti à l’annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne hitlérienne.Cette “stratégie de l’apaisement ne fonctionne pas”, a-t-elle martelé.Le président américain a créé la stupeur lorsqu’il a annoncé qu’il rencontrerait Vladimir Poutine en Arabie Saoudite, peu après un échange téléphonique entre les deux hommes qui sont convenus d’engager “immédiatement” des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.”Toute solution rapide équivaut à un sale accord que nous avons déjà vu, à Minsk par exemple”, a averti jeudi Mme Kallas, pour qui rien ne peut se négocier “dans le dos” de l’Europe ou des Ukrainiens, sous peine d'”échec”.