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Le pape François hospitalisé à Rome pour une bronchite

Le pape François, qui a accumulé les problèmes de santé ces dernières années, a été hospitalisé vendredi dans un hôpital de Rome pour soigner une bronchite provoquant de fortes difficultés respiratoires.A l’issue de ses audiences du matin, au cours desquelles il a notamment reçu le Premier ministre slovaque Robert Fico, le souverain pontife argentin de 88 ans s’est rendu à l’hôpital Gemelli, a annoncé le Vatican dans un bref communiqué.Il doit “poursuivre en milieu hospitalier les soins pour la bronchite dont il souffre encore”, a-t-il expliqué.Le Vatican a par la suite indiqué qu’une audience prévue samedi était annulée, de même qu’une rencontre avec des artistes lundi, tandis qu’un cardinal le remplacerait lors d’une messe dimanche.Dans la soirée, le Vatican a précisé que le pape François a subi des examens qui ont montré “une infection des voies respiratoires” et qu’il avait “entamé une thérapie pharmacologique à l’hôpital”.Son état de santé est assez bon en dépit d’une “légère fièvre”, a assuré le Vatican dans son communiqué.”Le pape est serein, il est de bonne humeur et a lu quelques journaux”, a déclaré aux journalistes dans la soirée Matteo Bruni, directeur du service de presse du Saint-Siège.Surnommé “l’hôpital des papes”, le Gemelli dispose d’un petit appartement leur étant réservé au dixième et dernier étage. Il comprend un lit, une télévision, une salle de bain, une cuisine, et des équipements médicaux, ainsi qu’une petite chapelle.Un fidèle a déposé une bougie avec une photo du pape François au pied de la statue du pape Jean-Paul II, à l’entrée de l’hôpital.Le pape, qui souffre de cette bronchite depuis la semaine dernière, avait dû renoncer mercredi à lire sa catéchèse lors de son audience générale hebdomadaire. “Je me permets maintenant de demander au prêtre de lire. Moi avec ma bronchite je ne peux pas”, avait-il justifié après avoir lu quelques lignes.Lors de sa précédente audience générale, une semaine plus tôt, le pape avait déjà dû recourir à un assistant pour lire la catéchèse, disant qu’il avait un “méchant rhume” qui lui causait “des difficultés” pour parler. Le lendemain, le Vatican avait annoncé que François, élu en 2013, tiendrait à son domicile les audiences prévues lors des deux journées suivantes en raison de sa bronchite.Selon les médias italiens, le pape pourrait rester à l’hôpital pendant plusieurs jours.Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape a affiché ces dernières années une santé déclinante et subi plusieurs alertes, qui ne l’ont pas empêché de maintenir un agenda chargé au Vatican.- Fauteuil roulant -Le chef de l’Eglise catholique se déplace depuis 2022 en fauteuil roulant en raison de douleurs persistantes au genou et doit s’appuyer sur une canne lors des rares moments où il se tient debout. Il porte aussi depuis peu un appareil auditif.Il a été contraint à plusieurs reprises de déléguer la lecture de ses discours, voire d’annuler sa participation à des évènements pour raisons de santé.En mars 2004, le jésuite argentin avait dû annuler à la dernière minute sa participation au Chemin de Croix au Colisée de Rome, avant de présider les célébrations de Pâques deux jours plus tard.En décembre 2023, François, qui a subi une ablation partielle d’un poumon dans sa jeunesse, avait dû annuler, déjà à cause d’une bronchite, une visite à Dubaï pour participer à la COP28 de l’ONU sur le climat.En juin 2023, Jorge Bergoglio avait été hospitalisé pendant 10 jours à l’hôpital Gemelli après une opération d’une hernie abdominale sous anesthésie générale.Il y avait également été hospitalisé en mars de la même année pendant trois jours pour une bronchite, et une dizaine de jours en juillet 2021 après une opération du côlon.Malgré ces alertes médicales à répétition, François conserve un emploi du temps chargé, avec parfois une dizaine de rendez-vous dans la même matinée.Il continue aussi de voyager et a même effectué en septembre dernier le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l’Asie du sud-est et de l’Océanie.

Le pape François hospitalisé à Rome pour une bronchite

Le pape François, qui a accumulé les problèmes de santé ces dernières années, a été hospitalisé vendredi dans un hôpital de Rome pour soigner une bronchite provoquant de fortes difficultés respiratoires.A l’issue de ses audiences du matin, au cours desquelles il a notamment reçu le Premier ministre slovaque Robert Fico, le souverain pontife argentin de 88 ans s’est rendu à l’hôpital Gemelli, a annoncé le Vatican dans un bref communiqué.Il doit “poursuivre en milieu hospitalier les soins pour la bronchite dont il souffre encore”, a-t-il expliqué.Le Vatican a par la suite indiqué qu’une audience prévue samedi était annulée, de même qu’une rencontre avec des artistes lundi, tandis qu’un cardinal le remplacerait lors d’une messe dimanche.Dans la soirée, le Vatican a précisé que le pape François a subi des examens qui ont montré “une infection des voies respiratoires” et qu’il avait “entamé une thérapie pharmacologique à l’hôpital”.Son état de santé est assez bon en dépit d’une “légère fièvre”, a assuré le Vatican dans son communiqué.”Le pape est serein, il est de bonne humeur et a lu quelques journaux”, a déclaré aux journalistes dans la soirée Matteo Bruni, directeur du service de presse du Saint-Siège.Surnommé “l’hôpital des papes”, le Gemelli dispose d’un petit appartement leur étant réservé au dixième et dernier étage. Il comprend un lit, une télévision, une salle de bain, une cuisine, et des équipements médicaux, ainsi qu’une petite chapelle.Un fidèle a déposé une bougie avec une photo du pape François au pied de la statue du pape Jean-Paul II, à l’entrée de l’hôpital.Le pape, qui souffre de cette bronchite depuis la semaine dernière, avait dû renoncer mercredi à lire sa catéchèse lors de son audience générale hebdomadaire. “Je me permets maintenant de demander au prêtre de lire. Moi avec ma bronchite je ne peux pas”, avait-il justifié après avoir lu quelques lignes.Lors de sa précédente audience générale, une semaine plus tôt, le pape avait déjà dû recourir à un assistant pour lire la catéchèse, disant qu’il avait un “méchant rhume” qui lui causait “des difficultés” pour parler. Le lendemain, le Vatican avait annoncé que François, élu en 2013, tiendrait à son domicile les audiences prévues lors des deux journées suivantes en raison de sa bronchite.Selon les médias italiens, le pape pourrait rester à l’hôpital pendant plusieurs jours.Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape a affiché ces dernières années une santé déclinante et subi plusieurs alertes, qui ne l’ont pas empêché de maintenir un agenda chargé au Vatican.- Fauteuil roulant -Le chef de l’Eglise catholique se déplace depuis 2022 en fauteuil roulant en raison de douleurs persistantes au genou et doit s’appuyer sur une canne lors des rares moments où il se tient debout. Il porte aussi depuis peu un appareil auditif.Il a été contraint à plusieurs reprises de déléguer la lecture de ses discours, voire d’annuler sa participation à des évènements pour raisons de santé.En mars 2004, le jésuite argentin avait dû annuler à la dernière minute sa participation au Chemin de Croix au Colisée de Rome, avant de présider les célébrations de Pâques deux jours plus tard.En décembre 2023, François, qui a subi une ablation partielle d’un poumon dans sa jeunesse, avait dû annuler, déjà à cause d’une bronchite, une visite à Dubaï pour participer à la COP28 de l’ONU sur le climat.En juin 2023, Jorge Bergoglio avait été hospitalisé pendant 10 jours à l’hôpital Gemelli après une opération d’une hernie abdominale sous anesthésie générale.Il y avait également été hospitalisé en mars de la même année pendant trois jours pour une bronchite, et une dizaine de jours en juillet 2021 après une opération du côlon.Malgré ces alertes médicales à répétition, François conserve un emploi du temps chargé, avec parfois une dizaine de rendez-vous dans la même matinée.Il continue aussi de voyager et a même effectué en septembre dernier le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l’Asie du sud-est et de l’Océanie.

En Ukraine, la Saint-Valentin des sanglots

Pour la Saint-Valentin, Natalia n’a que la tombe de son mari Vassyl, soldat ukrainien tombé au front puis enterré à Lviv. Et un beau livre de poèmes pourpre, qu’elle tient entre ses mains.”Je le lui avais offert comme cadeau d’anniversaire de mariage. Un mois plus tard, il était parti”, dit vendredi cette femme blonde, en larmes, au cimetière.Avec Vassyl, ils ont partagé 21 ans de leur vie, et fait trois enfants. Le plus jeune n’a que 6 ans.Son mari était un écrivain, un passionné de lecture. Comme il n’a pas eu le temps de profiter de ce dernier cadeau, “je viens le lui lire”, explique-t-elle.Natalia, cheveux blonds, doudoune noire et yeux rouges, lit un vers qu’elle lui répétait autrefois par coeur. “Donc, personne n’a aimé.”Dans le livre, une rose jaune séchée. La même couleur que celles qui décorent sa tombe.- “Je ne le verrai plus” -Dans ce cimetière de l’ouest de l’Ukraine, elle n’est pas la seule veuve de soldat.Des ballons rouges en forme de coeur et des peluches viennent décorer les tombes, en plus des drapeaux ukrainiens d’usage pour les militaires.Maria a perdu son mari, Andriï, le 24 décembre dernier.Ensemble, ils ne fêtaient jamais la Saint-Valentin, cette “ruse de marketing”, dit-elle. “Mais aujourd’hui, je ne sais pas, j’ai voulu venir”, reprend-elle.Tout ça est “injuste”, dit Maria.”Au lieu d’avoir une bonne et belle vie, comme avant cette guerre, maintenant, on n’a plus qu’une tombe au cimetière.”Une autre veuve, qui s’appelle aussi Natalia, attache un petit coeur aux fleurs déposées sur une tombe.Son mari est mort dans une frappe de drones, qui a brûlé sa voiture.”Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il n’est plus là, que je ne l’entendrai plus, que je ne le verrai plus”, dit Natalia.”Mon mari m’aimait beaucoup, il m’appelait tout le temps”, ajoute-t-elle. “Il m’aurait souhaité (la Saint-Valentin) aujourd’hui s’il était vivant”.- Macarons et roses -De l’autre côté du pays, dans la région orientale de Donetsk où l’essentiel des combats se déroulent, Iaroslav, soignant militaire de 30 ans, s’apprêtait lui jeudi à passer une troisième Saint-Valentin sans sa femme.Malgré la distance, il reste attaché à cette tradition. “Que ce soit un jour de fête, c’est tout. La guerre, c’est la guerre, il y aura toujours des temps difficiles”, dit le soldat aux yeux bleus perçants dans une rue de Kramatorsk.Son sac kaki contient des biens précieux. Des macarons débordants de ganache, envoyés depuis Kiev par sa compagne, qui sait qu’il s’agit de ses gourmandises préférées.Lui et ses camarades ont aussi envoyé en retour “des fleurs, des sucreries”. Par la poste ou par coursier, à défaut de pouvoir les donner en main propre.Iaroslav n’a pas vu sa femme depuis trois mois, et devra probablement encore attendre trois mois.Chaque au revoir est difficile. “C’est triste de la quitter, c’est triste de revenir ici”, dit-il pudiquement.Si elle était avec lui pour la Saint Valentin, “on ne parlerait probablement pas, on se prendrait juste dans les bras, c’est tout.”Un peu plus loin, Olga Volodiouk, fleuriste, attend les amoureux qui ne viennent pas.”Le marché est vide”, se désole cette coquette Ukrainienne, assise devant son magasin et emmitouflée dans sa doudoune rose. Elle accuse les frappes, de plus en plus fréquentes à Kramatorsk.Les magasins débordent pourtant d’oursons en peluche et de décorations colorées. Les autres années, ils avaient attiré plus de monde, selon Olga Volodiouk.Cette fois, hormis les macarons de Iaroslav et les roses solitaires d’Olga, la Saint-Valentin est loin des esprits.Kramatorsk, base de l’armée ukrainienne, est la cible d’attaques qui se multiplient. La grande ville est l’une des dernières du Donbass à rester sous contrôle ukrainien.”Il y a eu des explosions aujourd’hui”, reprend Olga Volodiouk. “Il n’y a déjà pas de file d’attente pour acheter le pain, donc pour acheter les fleurs, encore moins.”

Piste “islamiste” derrière l’attentat à la voiture-bélier de Munich

L’auteur de l’attentat à la voiture-bélier à Munich pendant une manifestation a agi pour des motifs “religieux” et “islamistes”, ont annoncé vendredi les autorités, à la suite d’un drame qui polarise un peu plus la campagne électorale en Allemagne.Le dernier bilan de ce drame survenu en pleine rue, à la veille de l’ouverture dans la capitale bavaroise de la Conférence sur la Sécurité, une réunion annuelle du gotha mondial de la défense et de la diplomatie, est de 39 blessés, dont deux très grièvement. Un enfant en fait partie.Le suspect a été présenté vendredi après-midi à un juge qui a ordonné sa mise en examen. Il a été transféré dans un établissement pénitentiaire bavarois.”La brutalité de cet acte nous bouleverse, nous laisse sans voix”, a déclaré en se recueillant sur place le chef de l’Etat allemand Frank-Walter Steinmeier.”Nous avons pu identifier une certaine orientation islamiste” de l’Afghan de 24 ans arrêté sur les lieux, a dit à la presse un responsable de la police locale, Guido Limmer. L’homme, interpellé après avoir foncé au volant d’un véhicule sur le cortège d’un rassemblement du syndicat des services Verdi à Munich, a pu être auditionné.- Motivation religieuse -“Il a reconnu avoir percuté volontairement les participants à la manifestation et a pour cela donné une raison que je résumerais comme une motivation religieuse”, a ajouté une représentante du parquet local, Gabrielle Tillmann.L’enquête laisse en l’état “conclure à une motivation religieuse”, a-t-elle dit.Cet Afghan, arrivé en 2016 en Allemagne à l’âge de 15 ans, a également crié “Allah Akbar !” (Dieu est grand !) après son arrestation par les policiers et a ensuite prié, ont raconté les autorités.Par ailleurs, la police a découvert sur son téléphone portable plusieurs messages de nature religieuse. “Il était religieux et cherchait à le faire savoir à l’extérieur”, a dit M. Limmer. En revanche, “rien n’indique qu’il était lié à une quelconque organisation telle que par exemple l’Etat islamique”, a souligné Mme Tillmann.- Controverse politique -Le jeune homme s’était aussi fait connaître sur les réseaux sociaux en tant que culturiste, après avoir pris part à plusieurs compétitions en Bavière. Il se présentait comme étant un modèle à ses heures.Sur le plan administratif, sa demande d’asile en Allemagne avait été rejetée par les services de l’immigration mais il restait “toléré” en tant que résident, notamment car il affirmait avoir un travail, principalement celui de vigile.Ce point suscite une très grande controverse politique en Allemagne.Les partis d’opposition de droite et d’extrême droite se sont saisis du fait que l’auteur de l’attentat avait vu sa demande d’asile rejetée, sans pour autant être expulsé, pour dénoncer le laxisme à leurs yeux du gouvernement du chancelier social-démocrate Olaf Scholz.La cheffe de file du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Alice Weidel, a réclamé un “tournant migratoire” dans son pays, affirmant que le jeune Afghan ne serait avec son mouvement “jamais entré” sur le sol allemand.Le favori des sondages pour remplacer Olaf Scholz à la chancellerie, le conservateur Friedrich Merz, a quant à lui promis de remettre de “l’ordre” dans la politique migratoire.Il veut avec son parti démocrate-chrétien CDU, qu’il a droitisé pour mettre fin aux années centristes de l’ex-chancelière Angela Merkel (2005-2021), en particulier fermer les frontières à tous les étrangers sans documents valides, y compris les demandeurs d’asile. Une mesure très controversée car pouvant entrer en conflit avec la législation européenne.Les conservateurs allemands sont de très loin en tête des sondages, avec 31% des intentions de vote, selon la dernière enquête Infratest-dimap pour la chaîne de télévision ARD, devant l’AfD avec 21%.Les sociaux-démocrates du chancelier sont loin derrière, à seulement 14%, et se préparent à un vote sanction, notamment sur les question d’insécurité.La droite et l’extrême droite ont récemment créé une polémique nationale en amorçant un début de rapprochement au Parlement pour voter des textes limitant l’immigration, à la suite de plusieurs agressions meurtrières en Allemagne commises par des étrangers ayant suscité une vive émotion dans l’opinion.

Piste “islamiste” derrière l’attentat à la voiture-bélier de Munich

L’auteur de l’attentat à la voiture-bélier à Munich pendant une manifestation a agi pour des motifs “religieux” et “islamistes”, ont annoncé vendredi les autorités, à la suite d’un drame qui polarise un peu plus la campagne électorale en Allemagne.Le dernier bilan de ce drame survenu en pleine rue, à la veille de l’ouverture dans la capitale bavaroise de la Conférence sur la Sécurité, une réunion annuelle du gotha mondial de la défense et de la diplomatie, est de 39 blessés, dont deux très grièvement. Un enfant en fait partie.Le suspect a été présenté vendredi après-midi à un juge qui a ordonné sa mise en examen. Il a été transféré dans un établissement pénitentiaire bavarois.”La brutalité de cet acte nous bouleverse, nous laisse sans voix”, a déclaré en se recueillant sur place le chef de l’Etat allemand Frank-Walter Steinmeier.”Nous avons pu identifier une certaine orientation islamiste” de l’Afghan de 24 ans arrêté sur les lieux, a dit à la presse un responsable de la police locale, Guido Limmer. L’homme, interpellé après avoir foncé au volant d’un véhicule sur le cortège d’un rassemblement du syndicat des services Verdi à Munich, a pu être auditionné.- Motivation religieuse -“Il a reconnu avoir percuté volontairement les participants à la manifestation et a pour cela donné une raison que je résumerais comme une motivation religieuse”, a ajouté une représentante du parquet local, Gabrielle Tillmann.L’enquête laisse en l’état “conclure à une motivation religieuse”, a-t-elle dit.Cet Afghan, arrivé en 2016 en Allemagne à l’âge de 15 ans, a également crié “Allah Akbar !” (Dieu est grand !) après son arrestation par les policiers et a ensuite prié, ont raconté les autorités.Par ailleurs, la police a découvert sur son téléphone portable plusieurs messages de nature religieuse. “Il était religieux et cherchait à le faire savoir à l’extérieur”, a dit M. Limmer. En revanche, “rien n’indique qu’il était lié à une quelconque organisation telle que par exemple l’Etat islamique”, a souligné Mme Tillmann.- Controverse politique -Le jeune homme s’était aussi fait connaître sur les réseaux sociaux en tant que culturiste, après avoir pris part à plusieurs compétitions en Bavière. Il se présentait comme étant un modèle à ses heures.Sur le plan administratif, sa demande d’asile en Allemagne avait été rejetée par les services de l’immigration mais il restait “toléré” en tant que résident, notamment car il affirmait avoir un travail, principalement celui de vigile.Ce point suscite une très grande controverse politique en Allemagne.Les partis d’opposition de droite et d’extrême droite se sont saisis du fait que l’auteur de l’attentat avait vu sa demande d’asile rejetée, sans pour autant être expulsé, pour dénoncer le laxisme à leurs yeux du gouvernement du chancelier social-démocrate Olaf Scholz.La cheffe de file du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Alice Weidel, a réclamé un “tournant migratoire” dans son pays, affirmant que le jeune Afghan ne serait avec son mouvement “jamais entré” sur le sol allemand.Le favori des sondages pour remplacer Olaf Scholz à la chancellerie, le conservateur Friedrich Merz, a quant à lui promis de remettre de “l’ordre” dans la politique migratoire.Il veut avec son parti démocrate-chrétien CDU, qu’il a droitisé pour mettre fin aux années centristes de l’ex-chancelière Angela Merkel (2005-2021), en particulier fermer les frontières à tous les étrangers sans documents valides, y compris les demandeurs d’asile. Une mesure très controversée car pouvant entrer en conflit avec la législation européenne.Les conservateurs allemands sont de très loin en tête des sondages, avec 31% des intentions de vote, selon la dernière enquête Infratest-dimap pour la chaîne de télévision ARD, devant l’AfD avec 21%.Les sociaux-démocrates du chancelier sont loin derrière, à seulement 14%, et se préparent à un vote sanction, notamment sur les question d’insécurité.La droite et l’extrême droite ont récemment créé une polémique nationale en amorçant un début de rapprochement au Parlement pour voter des textes limitant l’immigration, à la suite de plusieurs agressions meurtrières en Allemagne commises par des étrangers ayant suscité une vive émotion dans l’opinion.

Piste “islamiste” derrière l’attentat à la voiture-bélier de Munich

L’auteur de l’attentat à la voiture-bélier à Munich pendant une manifestation a agi pour des motifs “religieux” et “islamistes”, ont annoncé vendredi les autorités, à la suite d’un drame qui polarise un peu plus la campagne électorale en Allemagne.Le dernier bilan de ce drame survenu en pleine rue, à la veille de l’ouverture dans la …

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Mondiaux de biathlon: toujours présente dans les grands rendez-vous, Braisaz-Bouchet sacrée en sprint

A Lenzerheide (Suisse), c’est toujours la Française Justine Braisaz-Bouchet qui gagne: la Savoyarde a remporté vendredi après-midi le sprint (7,5 km) aux Mondiaux de biathlon, décrochant à 28 ans son deuxième titre mondial individuel après l’or de la mass start l’an passé. La biathlète des Saisies est imbattable dans la station suisse. L’hiver dernier, elle y avait réalisé un rarissime triplé sprint/poursuite/mass start sur un week-end pour la première étape de Coupe du monde dans les Grisons.”Je ne sais pas si c’est chez moi, mais je prends”, savoure Braisaz-Bouchet, qui a devancé l’Allemande Franziska Preuss de neuf secondes et la Finlandaise Suvi Minkkinen de dix secondes.Dans des conditions dantesques, neige abondante et vents irréguliers, Justine Braisaz-Bouchet a été la plus rapide sur les skis, malgré une faute sur son premier tir couché. Elle est sortie du dernier pas de tir avec trois secondes de retard sur Preuss, leader de la Coupe du monde, après avoir blanchi les cinq cibles sur son tir debout. Mais sur la dernière boucle de 2,5 kilomètres, elle a repris quelque 13 secondes à l’Allemande, d’une redoutable régularité cet hiver.”Jusqu’à la dernière bosse, je n’y croyais pas. C’est dans la dernière descente que je me suis dit que ce serait une belle journée”, sourit “JBB”. Cette saison, la Française vit les montagnes russes, avec des trous comme à Kontiolahti (Finlande) ou Ruhpolding (Allemagne) et du très bon, comme sa victoire sur mass start au Grand-Bornand. – “Beaucoup de choses en tête” -“Je sais à quel point le tir m’a mis en difficulté et à chaque fois que je score à peu près sur le pas de tir, je sais que je peux jouer parmi les meilleures du jour”, analyse Justine Braisaz-Bouchet. Depuis trois jours, sa compatriote Océane Michelon (12e sur le sprint) la trouve “légère” et n’est pas surprise de la voir briller vendredi dans la station des Grisons à 1.400 mètres d’altitude. Autre atout à disposition: ses proches, dont son mari et sa fille, ont pu faire le déplacement pour la soutenir. Elle les a longuement serrés dans ses bras après son passage sur la ligne d’arrivée.  “J’étais particulièrement émue aujourd’hui, certainement parce que ces derniers jours, ces dernières semaines, il s’est passé beaucoup de choses dans ma tête”, résume-t-elle.  Avec ce sprint, cela fait 13 victoires individuelles pour Justine Braisaz-Bouchet (10 en Coupe du monde, 2 aux Mondiaux, 1 titre olympique). “Ce n’est pas si facile lorsque vous avez bien réussi l’année dernière, de le refaire l’année suivante. Je pense que Justine est une très bonne athlète. Elle le mérite”, affirme Franziska Preuss. Partie comme une fusée, la Bavaroise a fini par céder du temps, épuisée par son effort des premiers tours. Elle décroche sa deuxième médaille mondiale en individuelle, dix ans après l’argent de la mass start à Kontiolahti (Finlande). La tenante du titre Julia Simon, victime d’une chute sur le relais mixte mercredi, était toujours gênée par des maux de tête et n’a pas pu défendre sa couronne comme elle le voulait. La Savoyarde de 28 ans termine tout de même 7e (8/10) à 34 secondes et reste en lice pour la poursuite dimanche, sa spécialité (2 titres mondiaux en 2023 et 2024). “Vu mon état, honnêtement je ne pensais pas faire un temps de ski aussi bon, je pense que c’est mon meilleur temps de ski depuis le début de saison finalement”, soutient-elle. Les risques n’ont pas payé pour Lou Jeanmonnot, qui finit 6e (8/10, à 31 secondes), elle aussi en embuscade pour la poursuite (les biathlètes s’élanceront dimanche dans l’ordre et avec les écarts du sprint).