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RDC: le M23 entre dans Bukavu, Tshisekedi renonce au sommet de l’UA
Des combattants du M23 alliés à des troupes rwandaises sont entrés vendredi dans Bukavu, après avoir pris le contrôle de l’aéroport de cette grande ville de l’Est de la RDC, le président congolais renonçant à participer au sommet de l’Union africaine ce weekend en Ethiopie.Après s’être emparés fin janvier, au terme d’une offensive éclair, de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, les combattants du groupe armé antigouvernemental M23 (“Mouvement du 23 mars”) et les soldats rwandais ont poursuivi leur avancée dans la province voisine du Sud-Kivu.Selon des sources sécuritaire et humanitaire, le M23 est entré presque sans résistance dans les quartiers périphériques du nord-ouest de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. Quelques heures plus tôt, le groupe armé avait pris le contrôle de l’aéroport provincial, site stratégique où étaient positionnées les forces armées congolaises (FARDC) et situé à une trentaine de kilomètres de la ville.Les militaires congolais et leurs familles avaient reçu consigne dans la matinée de quitter les camps militaires situés en ville, selon des sources sécuritaires. Des motos chargées de matelas et d’affaires personnelles ont débarqué en début de journée dans les rues de Bukavu, a constaté un journaliste de l’AFP. Les magasins de la ville ont gardé le rideau baissé. Les représentants de la société civile, dans une lettre adressée ces derniers jours aux autorités locales, avaient appelé l’armée à ne pas “engager les affrontements dans la ville” pour éviter une “boucherie humaine”. Selon une source sécuritaire, FARDC et troupes burundaises déployées dans la région en soutien à Kinshasa se sont majoritairement repliés vers le sud-est de Bukavu en direction de la frontière avec le Burundi. Cette frontière a été brièvement fermée jeudi après-midi aux Congolais fuyant Goma et Bukavu, selon plusieurs sources locales.La chute imminente de Bukavu, déjà tombée en 2004 aux mains de soldats dissidents de l’armée congolaise, donnerait au M23 et aux troupes rwandaises le contrôle total du Lac Kivu, qui s’étire le long de la frontière rwandaise. Le président congolais Felix Tshishekedi, en déplacement en Allemagne jeudi et vendredi, et qui avait initialement prévu de participer au sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine (UA) samedi et dimanche dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, a finalement renoncé. “Il doit suivre la situation de terrain en RDC de près”, a expliqué vendredi à l’AFP une source gouvernementale précisant que le chef d’Etat, qui a dénoncé à Munich les “ambitions expansionnistes” du Rwanda voisin et réitéré son appel à des sanctions de la communauté internationale, sera de retour à Kinshasa dans la soirée. – Risque de guerre régionale -Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a appelé vendredi à observer “obligatoirement” un cessez-le-feu.La semaine dernière, les dirigeants d’Afrique australe et de l’Est réunis en sommet en Tanzanie avaient appelé à un cessez-le-feu “inconditionnel” et demandé à leurs états-majors d’en proposer cette semaine un plan d’application.Depuis la récente intensification du conflit dans l’Est congolais, les appels de la communauté internationale à une désescalade se sont en vain multipliés, sur fond de crainte d’une guerre régionale.L’Ouganda et le Burundi voisins, mais aussi l’Afrique du Sud, ont des troupes déployées dans l’est de RDC, en appui de l’armée congolaise.Les dernières violences ont déjà fait près de 3.000 morts selon l’ONU. A Goma, la situation humanitaire est alarmante. L’accès à l’eau est toujours partiellement coupé, certains habitants allant puiser dans le Lac Kivu où des corps ont été repêchés après les combats dans la ville. Le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a alerté cette semaine contre un risque de propagation du choléra. Les centaines de milliers de déplacés, qui ont fui leur village au fur et à mesure de l’avancée des combats vers Goma et qui vivaient entassés dans des camps insalubres dans la périphérie de la ville, ont été sommés par le M23 de partir. “La crise s’aggrave à mesure que les personnes fuient vers des zones où l’aide humanitaire ne peut pas les atteindre en raison de l’insécurité”, a alerté vendredi une porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Eujin Byun. Des dizaines de patients atteints par le virus du Mpox et à l’isolement à l’hôpital de Goma ont également fui les combats, a mis en garde l’OMS.
RDC: le M23 entre dans Bukavu, Tshisekedi renonce au sommet de l’UA
Des combattants du M23 alliés à des troupes rwandaises sont entrés vendredi dans Bukavu, après avoir pris le contrôle de l’aéroport de cette grande ville de l’Est de la RDC, le président congolais renonçant à participer au sommet de l’Union africaine ce weekend en Ethiopie.Après s’être emparés fin janvier, au terme d’une offensive éclair, de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, les combattants du groupe armé antigouvernemental M23 (“Mouvement du 23 mars”) et les soldats rwandais ont poursuivi leur avancée dans la province voisine du Sud-Kivu.Selon des sources sécuritaire et humanitaire, le M23 est entré presque sans résistance dans les quartiers périphériques du nord-ouest de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. Quelques heures plus tôt, le groupe armé avait pris le contrôle de l’aéroport provincial, site stratégique où étaient positionnées les forces armées congolaises (FARDC) et situé à une trentaine de kilomètres de la ville.Les militaires congolais et leurs familles avaient reçu consigne dans la matinée de quitter les camps militaires situés en ville, selon des sources sécuritaires. Des motos chargées de matelas et d’affaires personnelles ont débarqué en début de journée dans les rues de Bukavu, a constaté un journaliste de l’AFP. Les magasins de la ville ont gardé le rideau baissé. Les représentants de la société civile, dans une lettre adressée ces derniers jours aux autorités locales, avaient appelé l’armée à ne pas “engager les affrontements dans la ville” pour éviter une “boucherie humaine”. Selon une source sécuritaire, FARDC et troupes burundaises déployées dans la région en soutien à Kinshasa se sont majoritairement repliés vers le sud-est de Bukavu en direction de la frontière avec le Burundi. Cette frontière a été brièvement fermée jeudi après-midi aux Congolais fuyant Goma et Bukavu, selon plusieurs sources locales.La chute imminente de Bukavu, déjà tombée en 2004 aux mains de soldats dissidents de l’armée congolaise, donnerait au M23 et aux troupes rwandaises le contrôle total du Lac Kivu, qui s’étire le long de la frontière rwandaise. Le président congolais Felix Tshishekedi, en déplacement en Allemagne jeudi et vendredi, et qui avait initialement prévu de participer au sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine (UA) samedi et dimanche dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, a finalement renoncé. “Il doit suivre la situation de terrain en RDC de près”, a expliqué vendredi à l’AFP une source gouvernementale précisant que le chef d’Etat, qui a dénoncé à Munich les “ambitions expansionnistes” du Rwanda voisin et réitéré son appel à des sanctions de la communauté internationale, sera de retour à Kinshasa dans la soirée. – Risque de guerre régionale -Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a appelé vendredi à observer “obligatoirement” un cessez-le-feu.La semaine dernière, les dirigeants d’Afrique australe et de l’Est réunis en sommet en Tanzanie avaient appelé à un cessez-le-feu “inconditionnel” et demandé à leurs états-majors d’en proposer cette semaine un plan d’application.Depuis la récente intensification du conflit dans l’Est congolais, les appels de la communauté internationale à une désescalade se sont en vain multipliés, sur fond de crainte d’une guerre régionale.L’Ouganda et le Burundi voisins, mais aussi l’Afrique du Sud, ont des troupes déployées dans l’est de RDC, en appui de l’armée congolaise.Les dernières violences ont déjà fait près de 3.000 morts selon l’ONU. A Goma, la situation humanitaire est alarmante. L’accès à l’eau est toujours partiellement coupé, certains habitants allant puiser dans le Lac Kivu où des corps ont été repêchés après les combats dans la ville. Le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a alerté cette semaine contre un risque de propagation du choléra. Les centaines de milliers de déplacés, qui ont fui leur village au fur et à mesure de l’avancée des combats vers Goma et qui vivaient entassés dans des camps insalubres dans la périphérie de la ville, ont été sommés par le M23 de partir. “La crise s’aggrave à mesure que les personnes fuient vers des zones où l’aide humanitaire ne peut pas les atteindre en raison de l’insécurité”, a alerté vendredi une porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Eujin Byun. Des dizaines de patients atteints par le virus du Mpox et à l’isolement à l’hôpital de Goma ont également fui les combats, a mis en garde l’OMS.
Israël attend la libération samedi de trois otages à Gaza
Israël a annoncé vendredi avoir reçu les identités de trois otages israéliens, tous binationaux, devant être libérés samedi de la bande de Gaza, conformément aux termes de l’accord de cessez-le-feu, après plusieurs jours d’incertitude quant à la poursuite de la trêve. Le mouvement islamiste palestinien Hamas a confirmé que trois otages allaient être libérés, dont l’un aux mains de son allié du Jihad islamique, lors du sixième échange contre des prisonniers palestiniens depuis que les armes se sont tues le 19 janvier.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qui doit mener une tournée régionale, est par ailleurs attendu samedi soir en Israël pour des entretiens prévus dimanche notamment avec le Premier ministre Benjmain Netanyahu. L’annonce des libérations lève dans l’immédiat l’hypothèque qui pesait sur la trêve, fragilisée durant la semaine par des échanges de menaces entre le Hamas et Israël et des accusations réciproques de violations de ses termes. Sur le sort à plus long terme de la bande de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie voisines. Les trois hommes devant être libérés samedi après 16 mois de détention sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans, selon le bureau de Benjamin Netanyahu. Tous ont été enlevés au kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes alors emmenées à Gaza, 73 s’y trouvent toujours, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.- “Affamé et torturé” -Leur état à leur libération sera scruté, alors qu’un ex-otage, Keith Siegel, a témoigné des “conditions inimaginables” de sa captivité. “Je suis un survivant (…) chaque jour me semblait être le dernier”, a raconté dans un message vidéo cet Israélo-américain de 65 ans, libéré le 1er février. “Je vivais dans la peur constante (…) J’étais affamé et torturé, à la fois physiquement et émotionnellement. Quand la guerre s’est intensifiée, les terroristes qui me retenaient m’ont traité encore plus mal”, a-t-il ajouté. “Les terroristes m’ont donné des coups de pied, m’ont craché dessus et m’ont retenu sans eau, sans lumière et sans air à respirer.”Le CICR s’est dit vendredi “très inquiet des conditions de vie des otages”, soulignant “la nécessité urgente” qu’il y ait accès. Le 8 février, le Hamas avait remis à la Croix-Rouge trois otages très affaiblis physiquement lors d’une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.Sept détenus palestiniens alors libérés avaient pour leur part été hospitalisés en Cisjordanie occupée “en raison de la brutalité” de leur détention en Israël, selon le Club des prisonniers palestiniens.L’Egypte et le Qatar ont mené cette semaine une médiation pour débloquer la poursuite des libérations, après des menaces du Hamas de les suspendre et d’Israël de reprendre la guerre. La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.Durant sa première phase, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés au total. – Reprise prochaine des pourparlers – Mais la suite du cessez-le-feu reste incertaine, les négociations prévues sur la deuxième phase n’ayant toujours pas commencé. Le Hamas a dit vendredi soir s’attendre à ce que ces pourparlers débutent “en début de semaine prochaine”. Les médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Egypte – espèrent les entamer “la semaine prochaine à Doha”, a de son côté indiqué une source proche des négociations.La deuxième étape de l’accord est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière phase consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.M. Rubio, s’est déclaré jeudi ouvert à toute autre proposition des pays arabes sur l’après-guerre à Gaza, alors que la proposition de Donald Trump d’y créer une “Riviera du Moyen-Orient” vidée de ses habitants palestiniens a été décriée à travers le monde. “Ils ne l’aiment pas, mais le seul plan, c’est celui de Trump. S’ils en ont un meilleur, le moment est venu de le présenter”, a dit M. Rubio, qui doit également se rendre après Israël en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Israël attend la libération samedi de trois otages à Gaza
Israël a annoncé vendredi avoir reçu les identités de trois otages israéliens, tous binationaux, devant être libérés samedi de la bande de Gaza, conformément aux termes de l’accord de cessez-le-feu, après plusieurs jours d’incertitude quant à la poursuite de la trêve. Le mouvement islamiste palestinien Hamas a confirmé que trois otages allaient être libérés, dont l’un aux mains de son allié du Jihad islamique, lors du sixième échange contre des prisonniers palestiniens depuis que les armes se sont tues le 19 janvier.Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qui doit mener une tournée régionale, est par ailleurs attendu samedi soir en Israël pour des entretiens prévus dimanche notamment avec le Premier ministre Benjmain Netanyahu. L’annonce des libérations lève dans l’immédiat l’hypothèque qui pesait sur la trêve, fragilisée durant la semaine par des échanges de menaces entre le Hamas et Israël et des accusations réciproques de violations de ses termes. Sur le sort à plus long terme de la bande de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie voisines. Les trois hommes devant être libérés samedi après 16 mois de détention sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans, selon le bureau de Benjamin Netanyahu. Tous ont été enlevés au kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes alors emmenées à Gaza, 73 s’y trouvent toujours, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.- “Affamé et torturé” -Leur état à leur libération sera scruté, alors qu’un ex-otage, Keith Siegel, a témoigné des “conditions inimaginables” de sa captivité. “Je suis un survivant (…) chaque jour me semblait être le dernier”, a raconté dans un message vidéo cet Israélo-américain de 65 ans, libéré le 1er février. “Je vivais dans la peur constante (…) J’étais affamé et torturé, à la fois physiquement et émotionnellement. Quand la guerre s’est intensifiée, les terroristes qui me retenaient m’ont traité encore plus mal”, a-t-il ajouté. “Les terroristes m’ont donné des coups de pied, m’ont craché dessus et m’ont retenu sans eau, sans lumière et sans air à respirer.”Le CICR s’est dit vendredi “très inquiet des conditions de vie des otages”, soulignant “la nécessité urgente” qu’il y ait accès. Le 8 février, le Hamas avait remis à la Croix-Rouge trois otages très affaiblis physiquement lors d’une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.Sept détenus palestiniens alors libérés avaient pour leur part été hospitalisés en Cisjordanie occupée “en raison de la brutalité” de leur détention en Israël, selon le Club des prisonniers palestiniens.L’Egypte et le Qatar ont mené cette semaine une médiation pour débloquer la poursuite des libérations, après des menaces du Hamas de les suspendre et d’Israël de reprendre la guerre. La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.Durant sa première phase, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés au total. – Reprise prochaine des pourparlers – Mais la suite du cessez-le-feu reste incertaine, les négociations prévues sur la deuxième phase n’ayant toujours pas commencé. Le Hamas a dit vendredi soir s’attendre à ce que ces pourparlers débutent “en début de semaine prochaine”. Les médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Egypte – espèrent les entamer “la semaine prochaine à Doha”, a de son côté indiqué une source proche des négociations.La deuxième étape de l’accord est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière phase consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.M. Rubio, s’est déclaré jeudi ouvert à toute autre proposition des pays arabes sur l’après-guerre à Gaza, alors que la proposition de Donald Trump d’y créer une “Riviera du Moyen-Orient” vidée de ses habitants palestiniens a été décriée à travers le monde. “Ils ne l’aiment pas, mais le seul plan, c’est celui de Trump. S’ils en ont un meilleur, le moment est venu de le présenter”, a dit M. Rubio, qui doit également se rendre après Israël en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
L’Ukraine accuse la Russie d’avoir frappé l’arche de Tchernobyl
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi la Russie d’avoir endommagé avec un drone explosif l’arche de confinement de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl, sans qu’une hausse des radiations soit constatée.M. Zelensky, rejoint sur ce point par la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, y a vu une preuve selon laquelle Vladimir Poutine “ne veut pas la paix”.Cet incident intervient en pleine effervescence diplomatique autour de la guerre en Ukraine. Le président américain Donald Trump a provoqué la stupeur en Europe en appelant mercredi son homologue russe et en proclamant vouloir oeuvrer “immédiatement” à la fin des hostilités, une initiative qui fait craindre un abandon de Kiev par Washington.”La nuit dernière, un drone d’attaque russe équipé d’une ogive hautement explosive a frappé l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, a affirmé M. Zelensky sur X, ajoutant qu’un incendie a été “éteint” et que “le niveau des radiations n’a pas augmenté”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sans démentir spécifiquement cette attaque, a assuré que l’armée russe ne visait pas les installations nucléaires.”Je ne dispose pas d’informations précises. Ce que je sais, c’est qu’il ne peut être question de frappe contre telles ou telles infrastructures nucléaires (…), les militaires russes ne font pas ça”, a-t-il martelé.L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a raconté sur X que son équipe sur place avait entendu “une explosion provenant de l’arche de confinement” et avoir été informée qu’il s’agissait d’un drone. – “Sous contrôle” -“À l’heure actuelle, la situation est sous contrôle”, a expliqué aux journalistes Grygoriï Ichtchenko, à la tête de l’agence qui gère la zone d’exclusion de Tchernobyl.Andriï Danyk, le chef du service ukrainien des Situations d’urgence, a de son côté souligné que des “mesures de nature militaire” avaient été prises pour sécuriser le site, sans vouloir fournir davantage de détails. De Munich, M. Zelensky a quant à lui déclaré que cette attaque était “un salut très clair” de Vladimir Poutine, qui, selon lui, “ne veut pas la paix”.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a fait le même analyse en arrivant à la conférence sur la sécurité de Munich.”La guerre continue, aujourd’hui, nous avons vu que la Russie bombarde la centrale nucléaire, ce qui montre clairement qu’elle ne veut pas la paix”, a-t-elle affirmé à la presse, jugeant que les Européens “doivent rester fermes et réaliser ce qui est en jeu”.La structure métallique touchée, inaugurée en 2019, recouvre le réacteur qui a explosé en avril 1986, le pire accident nucléaire de l’histoire, et protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques et les débris radioactifs qui s’y trouvent. L’explosion a eu lieu vers 01H50 vendredi (23H50 GMT jeudi), a précisé l’AIEA. M. Zelensky a diffusé des images du site, en particulier une vidéo montrant l’explosion et l’incendie. La déflagration sur ces images a eu lieu à 02H02 (00H02 GMT).Sur une des photos, on distingue un trou dans la grande enveloppe métallique et des traces de suie. Sur des images prises dans les combles de la structure on peut voir des tôles déchirées et des équipements endommagés.- Centrale occupée -L’arche, installée en 2016 puis officiellement mise en service en 2019 après des années de travaux financés par la communauté internationale, recouvre le sarcophage originel construit pour recouvrir le réacteur accidenté et ses débris.Des soldats russes ont occupé, au début de l’invasion il y a trois ans, le site de la centrale, nourrissant les craintes de fuites radioactives ou d’un nouvel accident. Les troupes russes s’en sont retirées fin mars 2022 après l’échec de leur assaut contre la capitale ukrainienne Kiev, qui est à moins de cent kilomètres à vol d’oiseau de Tchernobyl. En mars 2022, la Russie a aussi pris la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, située dans le sud de l’Ukraine.Depuis, Russes et Ukrainiens s’accusent régulièrement de raids de drones et de tirs d’artillerie sur le territoire de la centrale, qui se trouve toujours sous occupation russe.Mercredi, ils se sont encore mutuellement imputés la responsabilité d’attaques qui ont empêché la rotation du personnel de l’AIEA présent à la centrale de Zaporijjia. bur-alf-rco-pop/bds
L’Ukraine accuse la Russie d’avoir frappé l’arche de Tchernobyl
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi la Russie d’avoir endommagé avec un drone explosif l’arche de confinement de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl, sans qu’une hausse des radiations soit constatée.M. Zelensky, rejoint sur ce point par la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, y a vu une preuve selon laquelle Vladimir Poutine “ne veut pas la paix”.Cet incident intervient en pleine effervescence diplomatique autour de la guerre en Ukraine. Le président américain Donald Trump a provoqué la stupeur en Europe en appelant mercredi son homologue russe et en proclamant vouloir oeuvrer “immédiatement” à la fin des hostilités, une initiative qui fait craindre un abandon de Kiev par Washington.”La nuit dernière, un drone d’attaque russe équipé d’une ogive hautement explosive a frappé l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, a affirmé M. Zelensky sur X, ajoutant qu’un incendie a été “éteint” et que “le niveau des radiations n’a pas augmenté”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sans démentir spécifiquement cette attaque, a assuré que l’armée russe ne visait pas les installations nucléaires.”Je ne dispose pas d’informations précises. Ce que je sais, c’est qu’il ne peut être question de frappe contre telles ou telles infrastructures nucléaires (…), les militaires russes ne font pas ça”, a-t-il martelé.L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a raconté sur X que son équipe sur place avait entendu “une explosion provenant de l’arche de confinement” et avoir été informée qu’il s’agissait d’un drone. – “Sous contrôle” -“À l’heure actuelle, la situation est sous contrôle”, a expliqué aux journalistes Grygoriï Ichtchenko, à la tête de l’agence qui gère la zone d’exclusion de Tchernobyl.Andriï Danyk, le chef du service ukrainien des Situations d’urgence, a de son côté souligné que des “mesures de nature militaire” avaient été prises pour sécuriser le site, sans vouloir fournir davantage de détails. De Munich, M. Zelensky a quant à lui déclaré que cette attaque était “un salut très clair” de Vladimir Poutine, qui, selon lui, “ne veut pas la paix”.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a fait le même analyse en arrivant à la conférence sur la sécurité de Munich.”La guerre continue, aujourd’hui, nous avons vu que la Russie bombarde la centrale nucléaire, ce qui montre clairement qu’elle ne veut pas la paix”, a-t-elle affirmé à la presse, jugeant que les Européens “doivent rester fermes et réaliser ce qui est en jeu”.La structure métallique touchée, inaugurée en 2019, recouvre le réacteur qui a explosé en avril 1986, le pire accident nucléaire de l’histoire, et protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques et les débris radioactifs qui s’y trouvent. L’explosion a eu lieu vers 01H50 vendredi (23H50 GMT jeudi), a précisé l’AIEA. M. Zelensky a diffusé des images du site, en particulier une vidéo montrant l’explosion et l’incendie. La déflagration sur ces images a eu lieu à 02H02 (00H02 GMT).Sur une des photos, on distingue un trou dans la grande enveloppe métallique et des traces de suie. Sur des images prises dans les combles de la structure on peut voir des tôles déchirées et des équipements endommagés.- Centrale occupée -L’arche, installée en 2016 puis officiellement mise en service en 2019 après des années de travaux financés par la communauté internationale, recouvre le sarcophage originel construit pour recouvrir le réacteur accidenté et ses débris.Des soldats russes ont occupé, au début de l’invasion il y a trois ans, le site de la centrale, nourrissant les craintes de fuites radioactives ou d’un nouvel accident. Les troupes russes s’en sont retirées fin mars 2022 après l’échec de leur assaut contre la capitale ukrainienne Kiev, qui est à moins de cent kilomètres à vol d’oiseau de Tchernobyl. En mars 2022, la Russie a aussi pris la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, située dans le sud de l’Ukraine.Depuis, Russes et Ukrainiens s’accusent régulièrement de raids de drones et de tirs d’artillerie sur le territoire de la centrale, qui se trouve toujours sous occupation russe.Mercredi, ils se sont encore mutuellement imputés la responsabilité d’attaques qui ont empêché la rotation du personnel de l’AIEA présent à la centrale de Zaporijjia. bur-alf-rco-pop/bds





