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Ouverture du sommet de l’Union africaine, éclipsé par la crise en RDC

L’escalade militaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), avec la prise vendredi d’une ville stratégique par le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, a bousculé l’agenda du sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine qui se tient ce week-end dans la capitale éthiopienne, en l’absence du président congolais Félix Tshisekedi.Dans l’Est de la RDC, le groupe armé M23 (“Mouvement du 23 mars”) soutenu par le Rwanda a pris fin janvier le contrôle de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, avant de progresser dans la région voisine du Sud-Kivu.Vendredi, le M23 et les troupes rwandaises ont pris le contrôle de l’aéroport de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, site stratégique, où étaient positionnées les forces armées congolaises. Puis, selon des sources sécuritaire et humanitaire, une avant-garde a pénétré dans la ville par ses quartiers nord-ouest.La chute imminente de Bukavu, déjà tombée en 2004 aux mains de soldats dissidents de l’armée congolaise, donnerait au M23 et aux troupes rwandaises le contrôle total du Lac Kivu, qui s’étire le long de la frontière rwandaise. En face, l’armée congolaise est notamment soutenue par des troupes sud-africaines et burundaises.Environ 4.000 militaires rwandais interviennent dans l’Est de la RDC, selon l’ONU.Ce conflit fait planer le risque d’une guerre régionale, plusieurs des voisins de la RDC, immense pays de l’Afrique centrale, ayant une présence militaire sur le sol congolais.- Lettres mortes -Depuis la récente intensification du conflit, et alors que Kinshasa réclame en vain des sanctions internationales contre Kigali, les appels de la communauté internationale à une désescalade et à un cessez-le-feu se sont multipliés, notamment de la part des dirigeants d’Afrique de l’Est. Mais ils sont restés lettres mortes.Les récents affrontements dans cette région, secouée par des violences depuis trente ans, ont fait au moins 2.900 morts, selon l’ONU.Félix Tshisekedi n’a pas pris part à une réunion du Conseil paix et sécurité de l’UA vendredi et était à une conférence sur la sécurité, organisée à Munich, d’où il a dénoncé les “velléités expansionnistes” du Rwanda et appelé à le “mettre à l’index”.Il était initialement annoncé présent au sommet des chefs d’Etats ce week-end, mais y a finalement renoncé.L’UA a été critiqué dans certaines de ses positions, jugées trop timorées et favorables à Kigali. Certains communiqués du président sortant de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui, s’ils appelaient à la fin des combats, ne mentionnaient pas le Rwanda.”L’UA n’a aucun pouvoir dans ce conflit et est spectatrice”, pointe du doigt auprès de l’AFP Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri).Pour Richard Moncrieff, expert de la région des Grands lacs pour l’International crisis group (ICG), “Kagame a clairement calculé que sa meilleure approche est d’avancer, et il a un certain soutien” de la part de ses homologues africains.- Trois candidats -Samedi, l’ouverture du 38e sommet des chefs d’Etats dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, ainsi que le président sortant de la Commission de l’UA feront un discours.Le président angolais João Lourenço, très impliqué depuis plusieurs années dans les tentatives de médiation entre RDC et Rwanda, prendra samedi, à la suite du chef de l’Etat mauritianien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la présidence tournante de l’UA, un rôle honorifique.A l’issue du sommet, un nouveau président de la Commission de l’UA sera désigné pour succéder au Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui a atteint la limite des deux mandats pour ce rôle exécutif. Trois candidats se disputent le poste tournant de plus haut représentant de l’organisation panafricaine, réservé cette fois à un représentant de l’Afrique de l’Est: le ministre des Affaires étrangères djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, le vétéran de l’opposition kényane Raila Odinga et l’ancien ministre des Affaires étrangères malgache Richard Randriamandrato.Pour nombre d’observateurs des arcanes de l’institution panafricaine, l’issue du scrutin est incertaine. Les chefs d’Etats du continent discuteront également des “réparations” des crimes de la colonisation, thème prévu de ce 38ème sommet. Mais jusqu’à présent, les dirigeants du continent divergent sur les montants et formes de ces réparations financières.

Ouverture du sommet de l’Union africaine, éclipsé par la crise en RDC

L’escalade militaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), avec la prise vendredi d’une ville stratégique par le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, a bousculé l’agenda du sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine qui se tient ce week-end dans la capitale éthiopienne, en l’absence du président congolais Félix Tshisekedi.Dans l’Est de la RDC, le groupe armé M23 (“Mouvement du 23 mars”) soutenu par le Rwanda a pris fin janvier le contrôle de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, avant de progresser dans la région voisine du Sud-Kivu.Vendredi, le M23 et les troupes rwandaises ont pris le contrôle de l’aéroport de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, site stratégique, où étaient positionnées les forces armées congolaises. Puis, selon des sources sécuritaire et humanitaire, une avant-garde a pénétré dans la ville par ses quartiers nord-ouest.La chute imminente de Bukavu, déjà tombée en 2004 aux mains de soldats dissidents de l’armée congolaise, donnerait au M23 et aux troupes rwandaises le contrôle total du Lac Kivu, qui s’étire le long de la frontière rwandaise. En face, l’armée congolaise est notamment soutenue par des troupes sud-africaines et burundaises.Environ 4.000 militaires rwandais interviennent dans l’Est de la RDC, selon l’ONU.Ce conflit fait planer le risque d’une guerre régionale, plusieurs des voisins de la RDC, immense pays de l’Afrique centrale, ayant une présence militaire sur le sol congolais.- Lettres mortes -Depuis la récente intensification du conflit, et alors que Kinshasa réclame en vain des sanctions internationales contre Kigali, les appels de la communauté internationale à une désescalade et à un cessez-le-feu se sont multipliés, notamment de la part des dirigeants d’Afrique de l’Est. Mais ils sont restés lettres mortes.Les récents affrontements dans cette région, secouée par des violences depuis trente ans, ont fait au moins 2.900 morts, selon l’ONU.Félix Tshisekedi n’a pas pris part à une réunion du Conseil paix et sécurité de l’UA vendredi et était à une conférence sur la sécurité, organisée à Munich, d’où il a dénoncé les “velléités expansionnistes” du Rwanda et appelé à le “mettre à l’index”.Il était initialement annoncé présent au sommet des chefs d’Etats ce week-end, mais y a finalement renoncé.L’UA a été critiqué dans certaines de ses positions, jugées trop timorées et favorables à Kigali. Certains communiqués du président sortant de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui, s’ils appelaient à la fin des combats, ne mentionnaient pas le Rwanda.”L’UA n’a aucun pouvoir dans ce conflit et est spectatrice”, pointe du doigt auprès de l’AFP Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri).Pour Richard Moncrieff, expert de la région des Grands lacs pour l’International crisis group (ICG), “Kagame a clairement calculé que sa meilleure approche est d’avancer, et il a un certain soutien” de la part de ses homologues africains.- Trois candidats -Samedi, l’ouverture du 38e sommet des chefs d’Etats dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, ainsi que le président sortant de la Commission de l’UA feront un discours.Le président angolais João Lourenço, très impliqué depuis plusieurs années dans les tentatives de médiation entre RDC et Rwanda, prendra samedi, à la suite du chef de l’Etat mauritianien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la présidence tournante de l’UA, un rôle honorifique.A l’issue du sommet, un nouveau président de la Commission de l’UA sera désigné pour succéder au Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui a atteint la limite des deux mandats pour ce rôle exécutif. Trois candidats se disputent le poste tournant de plus haut représentant de l’organisation panafricaine, réservé cette fois à un représentant de l’Afrique de l’Est: le ministre des Affaires étrangères djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, le vétéran de l’opposition kényane Raila Odinga et l’ancien ministre des Affaires étrangères malgache Richard Randriamandrato.Pour nombre d’observateurs des arcanes de l’institution panafricaine, l’issue du scrutin est incertaine. Les chefs d’Etats du continent discuteront également des “réparations” des crimes de la colonisation, thème prévu de ce 38ème sommet. Mais jusqu’à présent, les dirigeants du continent divergent sur les montants et formes de ces réparations financières.

Trêve à Gaza: nouvel échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens samedi

Le mouvement islamiste Hamas et Israël doivent procéder samedi au sixième échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens en vertu de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui a frôlé cette semaine le point de rupture.Ces libérations de trois Israéliens, tous binationaux, captifs dans la bande de Gaza depuis 16 mois et de 369 prisonniers palestiniens doivent intervenir alors que le secrétaire d’Etat américain, Mario Rubio, est attendu samedi soir en Israël, pour des entretiens prévus dimanche. Les trois hommes devant d’abord être libérés à Gaza sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans. La branche armée du Jihad islamique a diffusé vendredi soir une vidéo montrant Sacha Trupanov sur le rivage de Gaza avec une canne à pêche.Les trois Israéliens ont été enlevés au kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes alors prises en otage, 73 sont toujours à Gaza, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.Parmi les détenus palestiniens qui doivent être relâchés samedi, 36 ont été “condamnés à la perpétuité”, dont 24 seront expulsés, selon le Club des prisonniers palestiniens. L’Egypte et le Qatar ont mené cette semaine une médiation pour que cet échange soit mené à bien, et la trêve sauvegardée, après des menaces du Hamas de suspendre les libérations, et d’Israël de reprendre la guerre, les deux parties s’accusant de violations de l’accord.- “Affamé et torturé” -En Israël, l’inquiétude est vive sur l’état physique et psychologique des trois hommes, alors qu’un ex-captif, Keith Siegel, a témoigné des “conditions inimaginables” de sa détention, vécue “dans la peur constante”.   “Chaque jour me semblait être le dernier”, a raconté dans un message vidéo cet Israélo-américain de 65 ans, libéré le 1er février. “J’étais affamé et torturé, à la fois physiquement et émotionnellement”, a-t-il ajouté. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit vendredi “très inquiet des conditions de vie” des captifs à Gaza. Il avait auparavant appelé à ce que les libérations se déroulent de façon “digne”. Lors de la précédente libération, le 8 février, le Hamas avait contraint trois otages très affaiblis physiquement à saluer une foule de Gazaouis, dans une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.Sept détenus palestiniens alors libérés ont pour leur part été hospitalisés en Cisjordanie occupée “en raison de la brutalité” de leur détention en Israël, selon le Club des prisonniers. “La remise en liberté du nouveau groupe (…) se fera de manière appropriée et sera diffusée en direct”, a affirmé vendredi soir le Hamas, protestant que les précédents échanges s’étaient déroulés “d’une manière civilisée”. La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.Durant sa première phase, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés au total. – Reprise prochaine des pourparlers – La suite du cessez-le-feu reste incertaine, les négociations prévues sur la deuxième phase n’ayant toujours pas commencé. Le Hamas a dit vendredi soir s’attendre à ce que ces pourparlers commencent “en début de semaine prochaine”. Les médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Egypte – espèrent les entamer “la semaine prochaine à Doha”, a de son côté indiqué une source proche des négociations.La deuxième étape de l’accord est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière phase consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Sur le sort à plus long terme de la bande de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump – décrié à l’international mais salué par Israël –  d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie voisines. L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Trêve à Gaza: nouvel échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens samedi

Le mouvement islamiste Hamas et Israël doivent procéder samedi au sixième échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens en vertu de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui a frôlé cette semaine le point de rupture.Ces libérations de trois Israéliens, tous binationaux, captifs dans la bande de Gaza depuis 16 mois et de 369 prisonniers palestiniens doivent intervenir alors que le secrétaire d’Etat américain, Mario Rubio, est attendu samedi soir en Israël, pour des entretiens prévus dimanche. Les trois hommes devant d’abord être libérés à Gaza sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans. La branche armée du Jihad islamique a diffusé vendredi soir une vidéo montrant Sacha Trupanov sur le rivage de Gaza avec une canne à pêche.Les trois Israéliens ont été enlevés au kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Sur 251 personnes alors prises en otage, 73 sont toujours à Gaza, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.Parmi les détenus palestiniens qui doivent être relâchés samedi, 36 ont été “condamnés à la perpétuité”, dont 24 seront expulsés, selon le Club des prisonniers palestiniens. L’Egypte et le Qatar ont mené cette semaine une médiation pour que cet échange soit mené à bien, et la trêve sauvegardée, après des menaces du Hamas de suspendre les libérations, et d’Israël de reprendre la guerre, les deux parties s’accusant de violations de l’accord.- “Affamé et torturé” -En Israël, l’inquiétude est vive sur l’état physique et psychologique des trois hommes, alors qu’un ex-captif, Keith Siegel, a témoigné des “conditions inimaginables” de sa détention, vécue “dans la peur constante”.   “Chaque jour me semblait être le dernier”, a raconté dans un message vidéo cet Israélo-américain de 65 ans, libéré le 1er février. “J’étais affamé et torturé, à la fois physiquement et émotionnellement”, a-t-il ajouté. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit vendredi “très inquiet des conditions de vie” des captifs à Gaza. Il avait auparavant appelé à ce que les libérations se déroulent de façon “digne”. Lors de la précédente libération, le 8 février, le Hamas avait contraint trois otages très affaiblis physiquement à saluer une foule de Gazaouis, dans une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.Sept détenus palestiniens alors libérés ont pour leur part été hospitalisés en Cisjordanie occupée “en raison de la brutalité” de leur détention en Israël, selon le Club des prisonniers. “La remise en liberté du nouveau groupe (…) se fera de manière appropriée et sera diffusée en direct”, a affirmé vendredi soir le Hamas, protestant que les précédents échanges s’étaient déroulés “d’une manière civilisée”. La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.Durant sa première phase, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés au total. – Reprise prochaine des pourparlers – La suite du cessez-le-feu reste incertaine, les négociations prévues sur la deuxième phase n’ayant toujours pas commencé. Le Hamas a dit vendredi soir s’attendre à ce que ces pourparlers commencent “en début de semaine prochaine”. Les médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Egypte – espèrent les entamer “la semaine prochaine à Doha”, a de son côté indiqué une source proche des négociations.La deuxième étape de l’accord est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière phase consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Sur le sort à plus long terme de la bande de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump – décrié à l’international mais salué par Israël –  d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie voisines. L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Vance assure à Zelensky chercher “une paix durable” en Ukraine

Le vice-président américain JD Vance a assuré vendredi que Washington cherchait une paix “durable” en Ukraine au cours de sa première rencontre avec Volodymyr Zelensky, lequel a estimé que son pays aurait “peu de chances de survivre” sans le soutien des Etats-Unis. Ces discussions entre le chef de l’Etat ukrainien et l’envoyé de Donald Trump étaient très attendues par Kiev après l’onde de choc qu’a provoquée la conversation téléphonique cette semaine entre le locataire de la Maison Blanche et Vladimir Poutine.Peu de détails ont filtré sur ces échanges qui ont eu lieu en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich, en Allemagne.”Nous voulons parvenir à une paix durable et non pas à une paix qui entraînera un conflit en Europe de l’Est dans quelques années”, a déclaré M. Vance à l’issue de la réunion.”Nous sommes prêts à avancer le plus rapidement possible vers une paix réelle et garantie”, a quant à lui confié le président ukrainien sur X, saluant la “détermination” de Donald Trump qui, a-t-il ajouté, “peut contribuer à mettre fin à la guerre”.MM. Vance et Zelensky ont assuré avoir eu une “bonne conversation” sur les moyens d’atteindre cet objectif et que d’autres entretiens suivraient, “dans les jours, les semaines et les mois à venir”, selon le vice-président américain.L’échange téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine et la volonté affichée de forcer à des négociations sur l’Ukraine font craindre à Kiev et aux Européens un règlement du conflit à leur détriment.Devant l’élite diplomatique mondiale réunie à Munich, le chef de l’Etat ukrainien a posé ses conditions pour un dialogue avec la Russie.”Je rencontrerai les Russes — un seul Russe, Poutine — mais seulement une fois que nous aurons un plan commun avec Trump, avec l’Europe”, a-t-il prévenu.A l’heure actuelle, Donald Trump n’a pas de “plan tout prêt” pour arrêter la guerre, a-t-il aussi affirmé.- Soutien américain “pas éternel” -Dans un discours très attendu, JD Vance a pris l’auditoire au dépourvu en effleurant à peine la question ukrainienne, préférant se livrer à une violente charge contre “la censure” et le “recul” de la liberté d’expression dans les pays européens.Le vice-président a en outre appelé l’Europe à prendre en main sa défense pour que les Etats-Unis puissent “se concentrer sur les régions du monde qui sont en grand danger”.Plus tôt, il a assuré aux Européens qu’ils avaient “bien sûr” leur place à la table d’éventuels pourparlers de paix, mais qu’ils devaient prendre davantage de responsabilités au sein de l’Otan pour “partager le fardeau” de la défense du continent.”Il est temps d’investir car vous ne pouvez pas supposer que la présence américaine durera éternellement”, a averti dans le même temps le chef du Pentagone Pete Hegseth, depuis Varsovie.- Le numéro de Trump -Après l’entretien téléphonique avec Trump qui replace Vladimir Poutine dans une relation d’égal à égal avec les Etats-Unis, la stratégie de négociation de Washington inquiète Européens et Ukrainiens.Kiev réclame des garanties de sécurité de la part des Européens et des Américains, notamment l’envoi de troupes pour assurer la paix.A Munich, M. Zelensky a affiché une certaine confiance, ironisant sur le fait que Donald Trump lui avait donné son numéro personnel lorsqu’ils se sont parlé cette semaine. “S’il choisit notre camp et s’il n’est pas au milieu, je pense qu’il fera pression et poussera Poutine à arrêter la guerre”, a-t-il estimé.Il a salué les propos du vice-président américain assurant que les Etats-Unis auront “à coeur (de garantir) l’indépendance souveraine de l’Ukraine” dans les négociations à venir.Mais dans une interview à NBC News, qui sera intégralement diffusée dimanche, M. Zelensky a averti que son pays aurait “peu de chances de survivre sans le soutien des Etats-Unis”.”Pour faire levier sur la Russie, il y a les moyens de pression économique” mais “il y a bien sûr les moyens de pression militaire”, a encore dit JD Vance au Wall Street Journal.Les alliés européens de l’Ukraine redoutent que la nouvelle administration américaine ne “cède tout” à la Russie.”Les Ukrainiens sont les seuls qui peuvent mener les échanges pour une paix solide et durable” avec la Russie, a réaffirmé le président français Emmanuel Macron sur X dans la soirée. M. Zelensky a immédiatement remercié son homologue français, après une “discussion constructive” pour continuer à défendre le principe de “Rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine”.”Nous avons discuté de nombreuses questions importantes, y compris des garanties de sécurité et des propositions spécifiques de la France”, a ajouté M. Zelensky, sans plus de précisions.Juste avant l’ouverture de la Conférence, l’Ukraine a accusé la Russie d’avoir attaqué avec un drone “l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, provoquant un incendie qui a été “éteint”. Le niveau de radiations n’a pas augmenté, selon Kiev.La frappe à Tchernobyl démontre que la Russie “ne veut pas la paix”, a déploré la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.

Vance assure à Zelensky chercher “une paix durable” en Ukraine

Le vice-président américain JD Vance a assuré vendredi que Washington cherchait une paix “durable” en Ukraine au cours de sa première rencontre avec Volodymyr Zelensky, lequel a estimé que son pays aurait “peu de chances de survivre” sans le soutien des Etats-Unis. Ces discussions entre le chef de l’Etat ukrainien et l’envoyé de Donald Trump étaient très attendues par Kiev après l’onde de choc qu’a provoquée la conversation téléphonique cette semaine entre le locataire de la Maison Blanche et Vladimir Poutine.Peu de détails ont filtré sur ces échanges qui ont eu lieu en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich, en Allemagne.”Nous voulons parvenir à une paix durable et non pas à une paix qui entraînera un conflit en Europe de l’Est dans quelques années”, a déclaré M. Vance à l’issue de la réunion.”Nous sommes prêts à avancer le plus rapidement possible vers une paix réelle et garantie”, a quant à lui confié le président ukrainien sur X, saluant la “détermination” de Donald Trump qui, a-t-il ajouté, “peut contribuer à mettre fin à la guerre”.MM. Vance et Zelensky ont assuré avoir eu une “bonne conversation” sur les moyens d’atteindre cet objectif et que d’autres entretiens suivraient, “dans les jours, les semaines et les mois à venir”, selon le vice-président américain.L’échange téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine et la volonté affichée de forcer à des négociations sur l’Ukraine font craindre à Kiev et aux Européens un règlement du conflit à leur détriment.Devant l’élite diplomatique mondiale réunie à Munich, le chef de l’Etat ukrainien a posé ses conditions pour un dialogue avec la Russie.”Je rencontrerai les Russes — un seul Russe, Poutine — mais seulement une fois que nous aurons un plan commun avec Trump, avec l’Europe”, a-t-il prévenu.A l’heure actuelle, Donald Trump n’a pas de “plan tout prêt” pour arrêter la guerre, a-t-il aussi affirmé.- Soutien américain “pas éternel” -Dans un discours très attendu, JD Vance a pris l’auditoire au dépourvu en effleurant à peine la question ukrainienne, préférant se livrer à une violente charge contre “la censure” et le “recul” de la liberté d’expression dans les pays européens.Le vice-président a en outre appelé l’Europe à prendre en main sa défense pour que les Etats-Unis puissent “se concentrer sur les régions du monde qui sont en grand danger”.Plus tôt, il a assuré aux Européens qu’ils avaient “bien sûr” leur place à la table d’éventuels pourparlers de paix, mais qu’ils devaient prendre davantage de responsabilités au sein de l’Otan pour “partager le fardeau” de la défense du continent.”Il est temps d’investir car vous ne pouvez pas supposer que la présence américaine durera éternellement”, a averti dans le même temps le chef du Pentagone Pete Hegseth, depuis Varsovie.- Le numéro de Trump -Après l’entretien téléphonique avec Trump qui replace Vladimir Poutine dans une relation d’égal à égal avec les Etats-Unis, la stratégie de négociation de Washington inquiète Européens et Ukrainiens.Kiev réclame des garanties de sécurité de la part des Européens et des Américains, notamment l’envoi de troupes pour assurer la paix.A Munich, M. Zelensky a affiché une certaine confiance, ironisant sur le fait que Donald Trump lui avait donné son numéro personnel lorsqu’ils se sont parlé cette semaine. “S’il choisit notre camp et s’il n’est pas au milieu, je pense qu’il fera pression et poussera Poutine à arrêter la guerre”, a-t-il estimé.Il a salué les propos du vice-président américain assurant que les Etats-Unis auront “à coeur (de garantir) l’indépendance souveraine de l’Ukraine” dans les négociations à venir.Mais dans une interview à NBC News, qui sera intégralement diffusée dimanche, M. Zelensky a averti que son pays aurait “peu de chances de survivre sans le soutien des Etats-Unis”.”Pour faire levier sur la Russie, il y a les moyens de pression économique” mais “il y a bien sûr les moyens de pression militaire”, a encore dit JD Vance au Wall Street Journal.Les alliés européens de l’Ukraine redoutent que la nouvelle administration américaine ne “cède tout” à la Russie.”Les Ukrainiens sont les seuls qui peuvent mener les échanges pour une paix solide et durable” avec la Russie, a réaffirmé le président français Emmanuel Macron sur X dans la soirée. M. Zelensky a immédiatement remercié son homologue français, après une “discussion constructive” pour continuer à défendre le principe de “Rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine”.”Nous avons discuté de nombreuses questions importantes, y compris des garanties de sécurité et des propositions spécifiques de la France”, a ajouté M. Zelensky, sans plus de précisions.Juste avant l’ouverture de la Conférence, l’Ukraine a accusé la Russie d’avoir attaqué avec un drone “l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, provoquant un incendie qui a été “éteint”. Le niveau de radiations n’a pas augmenté, selon Kiev.La frappe à Tchernobyl démontre que la Russie “ne veut pas la paix”, a déploré la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.

Crise judiciaire et politique à New York, où des procureurs résistent à Trump

Les pressions de l’administration Trump sur la justice pour épargner au maire de New York un procès en corruption, avec les expulsions de migrants en toile de fond, se sont heurtées à la résistance des procureurs et provoqué une crise politique dans la plus grande ville américaine.Vendredi soir, dans un nouvel épisode de ce feuilleton, trois procureurs fédéraux basés à Washington, dont le numéro 2 du ministère de la Justice, Emil Bove, ont, enfin, formellement transmis au juge chargé du dossier à New York la demande de lever les poursuites contre le maire démocrate Eric Adams. Le juge fédéral Dale Ho devra valider cette requête, qui provoque depuis plusieurs jours une crise politique et judiciaire et a abouti à la démission de sept procureurs ayant refusé de se plier aux ordres à New York et à Washington. “Je veux être très clair avec les New Yorkais: je n’ai jamais offert – et personne ne l’a fait en mon nom – mon autorité de maire contre la fin de mon dossier judiciaire”, a assuré vendredi le maire de la mégapole de plus de 8 millions d’habitants, contre qui les appels à la démission dans son camp ont redoublé. Un peu plus tôt vendredi, son apparition, tout sourire, sur le plateau de la chaîne préférée des conservateurs Fox News, en compagnie du “tsar des frontières” Tom Homan, responsable du programme d’expulsions massives d’immigrés clandestins promis par Donald Trump, a de nouveau illustré son rapprochement avec la droite. La veille, il s’est dit prêt à collaborer davantage avec l’administration Trump sur le sujet des expulsions de migrants, alors que les associations qui les défendent craignent des violations des droits humains.- “Carotte et bâton” -Lundi, le ministère de la Justice a donné ordre aux procureurs fédéraux de Manhattan de lever l’inculpation pour corruption qui pèse sur Eric Adams, dans une vaste affaire de financement illégal de campagne et de pots-de-vin impliquant la Turquie.Mais cette intervention politique dans un dossier judiciaire s’est heurtée à la résistance du parquet de Manhattan, habitué aux dossiers sensibles. Refusant de s’exécuter devant le pouvoir, la procureure fédérale Danielle Sassoon a remis sa démission jeudi, suivie par l’un de ses adjoints et, d’après le New York Times, cinq autres responsables de l’unité chargée de la lutte contre la corruption au ministère de la Justice.Pour Danielle Sassoon, réputée conservatrice, suivre cette injonction lui imposerait de “rejeter un acte d’accusation établi par un grand jury (de citoyens) pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la solidité du dossier”.”Dans aucun régime de liberté, on ne peut permettre au gouvernement d’utiliser la carotte de l’abandon de poursuites, ou le bâton de la menace d’un nouveau procès, pour inciter un élu à soutenir ses objectifs politiques”, a renchéri son adjoint Hagan Scotten, un vétéran de l’armée américaine qui dirigeait l’enquête sur Eric Adams, dans un courriel de démission. Emil Bove, ancien avocat de Donald Trump, avait clairement indiqué que “les poursuites en cours ont indûment restreint la capacité du maire Adams à consacrer toute son attention et ses ressources à la lutte contre l’immigration illégale et la criminalité”.- Watergate -Ces refus sont “un affront et un acte de défiance extraordinaires et remarquables”, souligne à l’AFP l’ancien procureur de New York et professeur de droit à l’Université Pace, Bennett Gershman .L’épisode lui rappelle les démissions en cascade en 1973 de hauts magistrats, dont le ministre de la Justice de l’époque, pour refuser d’exécuter les ordres de l’ancien président Richard Nixon dans le scandale du Watergate.Donald Trump a relativisé les démissions des magistrats, assurant qu’ils auraient “de toute façon tous été limogés”. Dès son inculpation, en septembre, Eric Adams a refusé de démissionner, arguant que ses ennuis judiciaires étaient dus à ses désaccords sur l’immigration avec le président démocrate de l’époque, Joe Biden. New York, bastion démocrate et progressiste, a un statut de “ville sanctuaire” voté par ses élus, qui prévoit une limitation de la coopération avec les agents fédéraux chargés de lutter contre l’immigration clandestine. Mais les capacités d’accueil de la ville ont été durement mises à l’épreuve depuis le printemps 2022 avec l’arrivée en deux ans de plus de 200.000 migrants, logés en urgence dans des hôtels réquisitionnés ou des centres d’hébergement. Plusieurs élus démocrates, dont l’égérie de la gauche américaine et élue new-yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez,  ont demandé à la gouverneure de l’Etat de New York Kathy Hochul, de révoquer le maire en vertu de ses pouvoirs. Sa succession se jouera lors d’une primaire démocrate au printemps et lors de l’élection en novembre 2025.

La Force de l’ONU au Liban veut une enquête “immédiate” sur l’incendie d’un de ses véhicules près de Beyrouth

La Force de l’ONU au Liban (Finul) a exigé vendredi une enquête “immédiate” après qu’un officier a été blessé dans l’incendie d’un véhicule sur une route bloquée par des partisans du Hezbollah près de Beyrouth, une attaque condamnée “fermement” par les autorités libanaises.L’agression intervient alors que des dizaines de partisans du Hezbollah ont bloqué vendredi, pour le deuxième soir de suite, la route menant à l’aéroport de Beyrouth dans la banlieue sud de la capitale, un bastion du mouvement pro-iranien. Jeudi soir, ces partisans disaient protester contre une décision d’interdire l’atterrissage de deux avions iraniens, selon l’agence officielle ANI et un responsable de l’aéroport.”Ce soir (vendredi), un convoi de la Finul transportant des soldats de la paix vers l’aéroport de Beyrouth a été violemment attaqué, et un véhicule a été incendié. Le commandant adjoint sortant de la Force de la Finul, qui rentrait chez lui après la fin de sa mission, a été blessé”, a indiqué la Finul dans un communiqué.Un journaliste de l’AFP a vu un véhicule calciné portant le sigle de l’ONU sur la route de l’aéroport, autour duquel l’armée s’est déployée.”Nous exigeons une enquête complète et immédiate de la part des autorités libanaises et que tous les responsables soient traduits en justice”, a ajouté la Finul, déployée dans le sud du pays depuis 1978 pour faire tampon avec Israël. Elle a dénoncé une “violation flagrante du droit international” qui peut être assimilée à un “crime de guerre”.”Nous sommes choqués par cette attaque scandaleuse contre des soldats de la paix qui œuvrent à restaurer la sécurité et la stabilité dans le sud du Liban en cette période difficile”, a ajouté la Finul.La représentante des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a condamné une “attaque inacceptable qui menace la sécurité du personnel des Nations unies”.Lors d’une conversation avec Mme Hennis-Plasschaert et le commandant de l’Unifil, le général Aroldo Lazaro, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a fermement condamné cette “attaque criminelle” et leur a promis “des mesures urgentes pour identifier les attaquants, les arrêter et les traduire devant l’autorité judiciaire compétente”.- “Atteinte à la paix civile” -De son côté, l’armée libanaise a promis d’agir “avec fermeté pour empêcher toute atteinte à la paix civile et interpeller les fauteurs de troubles”.L’identité des personnes ayant mis le feu au véhicule n’est pas encore connue.Le Hezbollah n’a pas réagi dans l’immédiat mais son allié, le mouvement Amal dirigé par le chef du Parlement Nabih Berri, a dénoncé une “attaque contre le sud du Liban”.”Les blocages de routes, où qu’ils aient lieu, constituent une atteinte à la paix civile”, a ajouté le mouvement dans un communiqué.Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montraient des manifestants, certains cagoulés et portant des drapeaux du Hezbollah, s’en prenant à un homme en tenue militaire et un autre en tenue civile près du véhicule de la Finul incendié.La chaîne al Manar du Hezbollah, sans directement mentionner l’incendie du véhicule, a rapporté que “des éléments anarchiques et incontrôlés provoquent un chaos aux objectifs douteux sur la route de l’aéroport, incluant des barrages routiers et l’incendie de panneaux publicitaires”.Jeudi soir, un responsable aéroportuaire avait déclaré à l’AFP que les autorités libanaises avaient demandé à l’aéroport d’informer la compagnie nationale iranienne Mahan Air qu’il ne pouvait accueillir deux de ses vols à destination de Beyrouth, sans en préciser les raisons.Un vol était prévu jeudi et un autre vendredi, a dit le responsable qui a requis l’anonymat. “Les deux vols ont été reportés à la semaine prochaine.”Israël a accusé à plusieurs reprises le Hezbollah d’utiliser le seul aéroport du Liban pour transférer des armes depuis l’Iran.Le Hezbollah et les responsables libanais ont nié ces accusations.Une guerre ouverte a opposé le Hezbollah et Israël de septembre à novembre 2024. Le mouvement libanais, qui dominait la vie politique du pays, en est sorti affaibli après que sa direction a été largement décimée par Israël.Une trêve entrée en vigueur fin novembre a été prolongée jusqu’au 18 février, date à laquelle Israël doit retirer ses troupes du sud du pays pour que l’armée libanaise, censée démanteler l’infrastructure du Hezbollah, se déploie en coordination avec la Finul.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Gims, streamé comme jamais

“Sapés comme jamais”, “Bella”, “Spider”: le chanteur et rappeur congolais Gims, sacré meilleur artiste masculin aux 40e Victoires de la musique, caracole depuis une dizaine d’années en haut des classements avec une recette éprouvée et ses inséparables lunettes noires. Sur les plateformes de streaming Spotify et Deezer, tout comme sur TikTok, Gims fait partie du top 10 des artistes les plus écoutés en France en 2024. Preuve que cette machine à tubes, 38 ans au compteur, maintient la cadence.Né en 1986 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pays pour qui il a eu une pensée vendredi soir sur la scène des Victoires, Gandhi Djuna, son nom à l’état civil, a la musique dans les veines. Son père, Djuna Djanana, est un musicien renommé dans son pays. Et dans la famille, son petit frère Dadju excelle aussi.Arrivé en France à deux ans avec sa famille qui fuit le régime, il connaît la pauvreté, les foyers d’accueil, la séparation de ses parents, puis les squats.C’est en suivant cette voie cabossée que Maître Gims – son premier alias – finit par intégrer le groupe de rappeurs parisiens Sexion d’Assaut, associé au label Wati B.La formation sort plusieurs projets dont l’album remarqué “L’école des points vitaux” (2010), mais essuie en parallèle des critiques après des propos homophobes décomplexés tenus dans la presse par Lefa, l’un de ses membres. Retour de bâton immédiat: leurs titres sont écartés de certaines radios, des concerts annulés.- Duos gagnants -En 2013, Gims s’envole en solo avec “Subliminal”, porté par “J’me tire” et “Bella”, des succès à travers lesquels le rappeur démontre sa facette de chanteur à la voix puissante de stentor, mixé à la sauce R’n’B. Plus consensuel que ses pairs, l’artiste se garde de paroles violentes et envoie des punchlines sans insultes. Oscillant entre rap et pop teintée de sonorités africaines en écho à la rumba congolaise, il ne séduit pas seulement la jeunesse, mais un large public de différentes générations et classes sociales. En 2019, il devient le premier rappeur francophone à remplir le Stade de France, avec 72.000 spectateurs.Derrière ses tubes se trouve notamment le compositeur Dany Synthé, artisan du carton “Sapés comme jamais” où Gims rend hommage à l’art de bien s’habiller, version luxe.”Je me dis +c’est ouf, on est encore là+”, confiait Gims au média en ligne Konbini en 2022. “Ça m’étonne encore toujours, parce que l’époque est différente, le marché est différent, les réseaux sociaux ont changé la donne.”Sa longévité tient aussi à ses multiples collaborations, de la chanteuse Vitaa au rappeur américain Lil Wayne en passant par Vianney (“La même”). Plus inattendu, il signe “Reste” avec Sting, figure du groupe de rock anglais The Police.Une seule n’a jamais existé: postée par un compte mystère sur YouTube, “Le navire” se présente comme un prétendu duo de Gims et du poids lourd Booba, mais s’avère être un mash-up (mélange de morceaux) bien ficelé.L’histoire est d’autant plus improbable que les rappeurs sont à couteaux tirés.- Polémiques électriques -Avec leur tempo dansant, les chansons de Gims intègrent sans difficulté des playlists de soirées ou de Nouvel An. Les voeux ne sont toutefois pas au goût de la star, qui provoque un tollé en 2022, après avoir demandé dans une vidéo de ne pas lui souhaiter la bonne année au motif que ce n’était pas musulman. Il a dit regretter cette vidéo, qualifiée d'”ovni”.Nouvelle volée de bois vert l’année suivante: dans une interview, le chanteur affirme que les Egyptiens disposaient d’un système électrique dès l’Antiquité, grâce aux pyramides au sommet desquelles “il y a de l’or”. “L’or, c’est le meilleur conducteur pour l’électricité…C’était des foutues antennes!”La théorie, farfelue et fausse, a été maintes fois démontée. Ces couacs éclairent la personnalité de Gims, mais n’ont jamais entamé sa réussite – plusieurs millions d’albums vendus – qui fait de lui l’un des rappeurs francophones les plus connus dans le monde.Il n’a toutefois jamais réussi à obtenir la nationalité française, malgré deux demandes.