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Grèce: Un aqueduc antique pour répondre aux besoins en eau d’Athènes
Dans une petite rue de la banlieue d’Athènes, des ouvriers viennent d’installer une pompe à eau sur les parois d’un puits en pierre de l’époque romaine qui passe quasiment inaperçu entre les immeubles et les véhicules garés.Dans une capitale grecque aux températures estivales caniculaires, l’eau recueillie sera utilisée dès l’été “pour nettoyer ou irriguer parcs …
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Grèce: Un aqueduc antique pour répondre aux besoins en eau d’Athènes
Dans une petite rue de la banlieue d’Athènes, des ouvriers viennent d’installer une pompe à eau sur les parois d’un puits en pierre de l’époque romaine qui passe quasiment inaperçu entre les immeubles et les véhicules garés.Dans une capitale grecque aux températures estivales caniculaires, l’eau recueillie sera utilisée dès l’été “pour nettoyer ou irriguer parcs et jardins”, dit Katerina Apostolopoulou, responsable du projet de la société publique de distribution d’eau d’Athènes, Eydap et de la mairie de Chalandri.Ce puits, de plus de 20m de profondeur, fait partie d’un réseau d’environ 300 puits de l’aqueduc d’Hadrien, achevé en 140 de notre ère, explique le géologue Yannis Dafnos en soulevant le lourd couvercle en fer.Lié à “un canal situé sous l’aquifère, ce puits recueille l’eau infiltrée du sol”, poursuit le scientifique. La pompe permet de transférer le liquide dans une citerne récemment construite.”C’est une façon d’économiser l’eau potable”, explique Katerina Apostolopoulou, rappelant que jusqu’ici il n’y avait pas de réseau d’eau non potable à Athènes.Comme d’autres pays méditerranéens, la Grèce est frappée chaque été par une sécheresse prolongée entraînant de violents incendies de forêt. Athènes, capitale de béton, souffre particulièrement de ces températures élevées qui peuvent dépasser les 40°C.L’an dernier, l’Eydap a multiplié les avertissements aux Athéniens pour économiser le précieux liquide face à la baisse inquiétante des réserves d’eau potable, utilisée aussi à des fins non potables. – “Un cadeau” -“L’un de plus grands problèmes d’Athènes est le manque d’espaces verts”, affirme à l’AFP George Sachinis, directeur de stratégie et d’innovation de l’Eydap.La réutilisation de cet “ouvrage emblématique” romain est un “cadeau” car elle favorise justement la création d’espaces verts, selon lui.”C’est l’un de plus importants aqueducs anciens en Europe”, souligne-t-il. Tombé en désuétude après l’époque romaine, l’aqueduc d’Hadrien, du nom de l’empereur romain qui a ordonné son édification, a été réutilisé à la fin du XIXe siècle et jusqu’au début du XXe.Il fut de nouveau abandonné après la construction du barrage de Marathon à 42km d’Athènes et ensuite de Mornos, à 200km de la capitale, pour répondre aux besoins accrus d’une capitale densément peuplée qui compte 4 millions d’habitants avec sa périphérie.Le projet de restauration d’une partie de l’aqueduc, co-financé par l’Union européenne, s’inscrit dans le cadre de “la promotion du développement viable à Athènes où le gaspillage de l’eau est fréquent”, relève Christos Giovanopoulos, qui dirige le projet Cultural Hidrant à la mairie de Chalandri.L’objectif est aussi de mettre en valeur l’importance archéologique et culturelle du monument.Il y a quelques années, les habitants du quartier devaient faire des zig-zags pour éviter le puits de l’aqueduc situé alors au milieu de la rue, rappelle Giovanopoulos.Quatre puits de l’aqueduc se trouvent dans l’enceinte même du stade Olympique d’Athènes, à un kilomètre du chantier.Actuellement, l’espace public a été agrandi en intégrant ce monument dans une place avec des zones vertes.A côté, un puits qui n’a pas d’eau est réservé à des visites archéologiques: une échelle permet au fond de l’édifice de découvrir des parties du conduit antique.Pendant l’occupation nazie (1941-1944) puis la guerre civile, ce puits servait d’abri, rappelle Giovanopoulos.- “Merveille” d’ingénierie -L’aqueduc d’Hadrien, long de 24km, démarre au pied du mont Parnés, l’une de trois montagnes qui entourent le bassin d’Athènes et aboutit au pied de la colline de Lycabette, dans le centre d’Athènes, où se trouvait le réservoir romain et dont il ne reste que quelques parties. En forme rectangulaire et d’une capacité de 500m3, ce bâtiment reconstruit en 1870 est décoré à l’intérieur d’une série de colonnes et d’arcs en pierre. Tout au fond, dans l’ancien canal, “il reste quelques parties du toit construit par les Romains pour empêcher la chute des rochers dans l’aqueduc”, explique Charalambos Sachinis. “C’est une infrastructure élégante qui respecte et collabore parfaitement avec la nature”, ajoute-t-il.Cette zone du centre-ville doit être transformée, selon lui, en espace vert pour mettre en valeur “cette merveille archéologique et d’ingénierie”.
Grèce: Un aqueduc antique pour répondre aux besoins en eau d’Athènes
Dans une petite rue de la banlieue d’Athènes, des ouvriers viennent d’installer une pompe à eau sur les parois d’un puits en pierre de l’époque romaine qui passe quasiment inaperçu entre les immeubles et les véhicules garés.Dans une capitale grecque aux températures estivales caniculaires, l’eau recueillie sera utilisée dès l’été “pour nettoyer ou irriguer parcs et jardins”, dit Katerina Apostolopoulou, responsable du projet de la société publique de distribution d’eau d’Athènes, Eydap et de la mairie de Chalandri.Ce puits, de plus de 20m de profondeur, fait partie d’un réseau d’environ 300 puits de l’aqueduc d’Hadrien, achevé en 140 de notre ère, explique le géologue Yannis Dafnos en soulevant le lourd couvercle en fer.Lié à “un canal situé sous l’aquifère, ce puits recueille l’eau infiltrée du sol”, poursuit le scientifique. La pompe permet de transférer le liquide dans une citerne récemment construite.”C’est une façon d’économiser l’eau potable”, explique Katerina Apostolopoulou, rappelant que jusqu’ici il n’y avait pas de réseau d’eau non potable à Athènes.Comme d’autres pays méditerranéens, la Grèce est frappée chaque été par une sécheresse prolongée entraînant de violents incendies de forêt. Athènes, capitale de béton, souffre particulièrement de ces températures élevées qui peuvent dépasser les 40°C.L’an dernier, l’Eydap a multiplié les avertissements aux Athéniens pour économiser le précieux liquide face à la baisse inquiétante des réserves d’eau potable, utilisée aussi à des fins non potables. – “Un cadeau” -“L’un de plus grands problèmes d’Athènes est le manque d’espaces verts”, affirme à l’AFP George Sachinis, directeur de stratégie et d’innovation de l’Eydap.La réutilisation de cet “ouvrage emblématique” romain est un “cadeau” car elle favorise justement la création d’espaces verts, selon lui.”C’est l’un de plus importants aqueducs anciens en Europe”, souligne-t-il. Tombé en désuétude après l’époque romaine, l’aqueduc d’Hadrien, du nom de l’empereur romain qui a ordonné son édification, a été réutilisé à la fin du XIXe siècle et jusqu’au début du XXe.Il fut de nouveau abandonné après la construction du barrage de Marathon à 42km d’Athènes et ensuite de Mornos, à 200km de la capitale, pour répondre aux besoins accrus d’une capitale densément peuplée qui compte 4 millions d’habitants avec sa périphérie.Le projet de restauration d’une partie de l’aqueduc, co-financé par l’Union européenne, s’inscrit dans le cadre de “la promotion du développement viable à Athènes où le gaspillage de l’eau est fréquent”, relève Christos Giovanopoulos, qui dirige le projet Cultural Hidrant à la mairie de Chalandri.L’objectif est aussi de mettre en valeur l’importance archéologique et culturelle du monument.Il y a quelques années, les habitants du quartier devaient faire des zig-zags pour éviter le puits de l’aqueduc situé alors au milieu de la rue, rappelle Giovanopoulos.Quatre puits de l’aqueduc se trouvent dans l’enceinte même du stade Olympique d’Athènes, à un kilomètre du chantier.Actuellement, l’espace public a été agrandi en intégrant ce monument dans une place avec des zones vertes.A côté, un puits qui n’a pas d’eau est réservé à des visites archéologiques: une échelle permet au fond de l’édifice de découvrir des parties du conduit antique.Pendant l’occupation nazie (1941-1944) puis la guerre civile, ce puits servait d’abri, rappelle Giovanopoulos.- “Merveille” d’ingénierie -L’aqueduc d’Hadrien, long de 24km, démarre au pied du mont Parnés, l’une de trois montagnes qui entourent le bassin d’Athènes et aboutit au pied de la colline de Lycabette, dans le centre d’Athènes, où se trouvait le réservoir romain et dont il ne reste que quelques parties. En forme rectangulaire et d’une capacité de 500m3, ce bâtiment reconstruit en 1870 est décoré à l’intérieur d’une série de colonnes et d’arcs en pierre. Tout au fond, dans l’ancien canal, “il reste quelques parties du toit construit par les Romains pour empêcher la chute des rochers dans l’aqueduc”, explique Charalambos Sachinis. “C’est une infrastructure élégante qui respecte et collabore parfaitement avec la nature”, ajoute-t-il.Cette zone du centre-ville doit être transformée, selon lui, en espace vert pour mettre en valeur “cette merveille archéologique et d’ingénierie”.
Attaque contre l’ONU à Beyrouth, les autorités promettent de punir les coupables
Les autorités libanaises ont promis samedi de punir les responsables d’une attaque contre un convoi de l’ONU à Beyrouth qui a fait deux blessés sur une route bloquée par des partisans du Hezbollah pro-iranien près de Beyrouth.Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité intérieure a été convoquée samedi matin par le ministre de l’Intérieur, le général Ahmad Al-Hajjar.Vendredi soir, un convoi de la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul) transportant des Casques bleus vers l’aéroport international de Beyrouth a été “violemment attaqué et un véhicule a été incendié. Le commandant adjoint sortant de la Finul (…) a été blessé”, a indiqué l’organisation.L’attaque a eu lieu sur une route bloquée, pour le deuxième jour consécutif, par des dizaines de partisans du Hezbollah protestant contre une décision d’interdire, selon des sources officielle et aéroportuaire, l’atterrissage de deux avions iraniens à l’aéroport de Beyrouth.Un journaliste de l’AFP a vu un véhicule calciné portant le sigle de l’ONU sur la route de l’aéroport, autour duquel l’armée s’est déployée en promettant elle aussi “d’interpeller les fauteurs de troubles”.On ignore pour le moment qui a mis le feu au véhicule.Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants, certains cagoulés et portant des drapeaux du Hezbollah, s’en prenant à un homme en tenue militaire et un autre en tenue civile près du véhicule de la Finul incendié.- “Punis” -Le général Hajjar a rendu visite à l’hôpital à deux officiers de la Finul blessés et souligné “le rejet par le gouvernement de cet attentat”, selon l’agence officielle libanaise ANI. Il a ordonné aux autorités compétentes de travailler à l’identification des agresseurs et de les arrêter.Le président libanais Joseph Aoun a lui aussi condamné sur X l’attaque et “souligné que les assaillants seraient punis”. “Les forces de sécurité ne feront preuve d’aucune indulgence envers quiconque tentera de perturber la stabilité et la paix civile.””Nous exigeons des autorités libanaises une enquête complète et immédiate et que tous les responsables soient traduits en justice”, a dit la Finul, déployée dans le sud du pays depuis 1978 pour faire tampon avec Israël.Elle a dénoncé une “violation flagrante du droit international” et s’est déclarée “choquée par cette attaque scandaleuse contre des soldats de la paix qui oeuvrent à restaurer la sécurité et la stabilité dans le sud du Liban en cette période difficile”.La représentante de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a condamné une “attaque inacceptable”.Lors d’une conversation avec Mme Hennis-Plasschaert et le commandant de la Finul, le général Aroldo Lazaro, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a condamné une “attaque criminelle” et promis “des mesures urgentes pour identifier les attaquants et les traduire” en justice.- “Eléments incontrôlés” -Le Hezbollah n’a pas réagi dans l’immédiat mais son allié, le mouvement Amal, dirigé par le chef du Parlement Nabih Berri, a estimé que “les blocages de routes constituaient une atteinte à la paix civile”.La chaîne Al Manar du Hezbollah, sans mentionner l’incendie du véhicule, a rapporté que “des éléments anarchiques et incontrôlés aux objectifs douteux provoquaient un chaos sur la route de l’aéroport, incluant des barrages routiers et l’incendie de panneaux publicitaires”.Jeudi, un responsable aéroportuaire a déclaré à l’AFP que les autorités libanaises avaient interdit l’atterrissage à Beyrouth de deux avions de la compagnie nationale iranienne Mahan Air, sans en préciser les raisons. “Les deux vols ont été reportés à la semaine prochaine.”Israël a accusé à plusieurs reprises le Hezbollah d’utiliser le seul aéroport du Liban pour transférer des armes depuis l’Iran, allié du mouvement libanais.Le Hezbollah et les responsables libanais ont démenti.Une guerre ouverte a opposé le Hezbollah et Israël de septembre à novembre 2024. Le mouvement libanais, qui dominait la vie politique du pays, en est sorti affaibli après que sa direction a été largement décimée par Israël.Une trêve entrée en vigueur fin novembre a été prolongée jusqu’au 18 février, date à laquelle Israël doit retirer ses troupes du sud du pays pour que l’armée libanaise, censée démanteler l’infrastructure du Hezbollah, se déploie en coordination avec la Finul.
Attaque contre l’ONU à Beyrouth, les autorités promettent de punir les coupables
Les autorités libanaises ont promis samedi de punir les responsables d’une attaque contre un convoi de l’ONU à Beyrouth qui a fait deux blessés sur une route bloquée par des partisans du Hezbollah pro-iranien près de Beyrouth.Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité intérieure a été convoquée samedi matin par le ministre de l’Intérieur, le général Ahmad Al-Hajjar.Vendredi soir, un convoi de la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul) transportant des Casques bleus vers l’aéroport international de Beyrouth a été “violemment attaqué et un véhicule a été incendié. Le commandant adjoint sortant de la Finul (…) a été blessé”, a indiqué l’organisation.L’attaque a eu lieu sur une route bloquée, pour le deuxième jour consécutif, par des dizaines de partisans du Hezbollah protestant contre une décision d’interdire, selon des sources officielle et aéroportuaire, l’atterrissage de deux avions iraniens à l’aéroport de Beyrouth.Un journaliste de l’AFP a vu un véhicule calciné portant le sigle de l’ONU sur la route de l’aéroport, autour duquel l’armée s’est déployée en promettant elle aussi “d’interpeller les fauteurs de troubles”.On ignore pour le moment qui a mis le feu au véhicule.Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants, certains cagoulés et portant des drapeaux du Hezbollah, s’en prenant à un homme en tenue militaire et un autre en tenue civile près du véhicule de la Finul incendié.- “Punis” -Le général Hajjar a rendu visite à l’hôpital à deux officiers de la Finul blessés et souligné “le rejet par le gouvernement de cet attentat”, selon l’agence officielle libanaise ANI. Il a ordonné aux autorités compétentes de travailler à l’identification des agresseurs et de les arrêter.Le président libanais Joseph Aoun a lui aussi condamné sur X l’attaque et “souligné que les assaillants seraient punis”. “Les forces de sécurité ne feront preuve d’aucune indulgence envers quiconque tentera de perturber la stabilité et la paix civile.””Nous exigeons des autorités libanaises une enquête complète et immédiate et que tous les responsables soient traduits en justice”, a dit la Finul, déployée dans le sud du pays depuis 1978 pour faire tampon avec Israël.Elle a dénoncé une “violation flagrante du droit international” et s’est déclarée “choquée par cette attaque scandaleuse contre des soldats de la paix qui oeuvrent à restaurer la sécurité et la stabilité dans le sud du Liban en cette période difficile”.La représentante de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a condamné une “attaque inacceptable”.Lors d’une conversation avec Mme Hennis-Plasschaert et le commandant de la Finul, le général Aroldo Lazaro, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a condamné une “attaque criminelle” et promis “des mesures urgentes pour identifier les attaquants et les traduire” en justice.- “Eléments incontrôlés” -Le Hezbollah n’a pas réagi dans l’immédiat mais son allié, le mouvement Amal, dirigé par le chef du Parlement Nabih Berri, a estimé que “les blocages de routes constituaient une atteinte à la paix civile”.La chaîne Al Manar du Hezbollah, sans mentionner l’incendie du véhicule, a rapporté que “des éléments anarchiques et incontrôlés aux objectifs douteux provoquaient un chaos sur la route de l’aéroport, incluant des barrages routiers et l’incendie de panneaux publicitaires”.Jeudi, un responsable aéroportuaire a déclaré à l’AFP que les autorités libanaises avaient interdit l’atterrissage à Beyrouth de deux avions de la compagnie nationale iranienne Mahan Air, sans en préciser les raisons. “Les deux vols ont été reportés à la semaine prochaine.”Israël a accusé à plusieurs reprises le Hezbollah d’utiliser le seul aéroport du Liban pour transférer des armes depuis l’Iran, allié du mouvement libanais.Le Hezbollah et les responsables libanais ont démenti.Une guerre ouverte a opposé le Hezbollah et Israël de septembre à novembre 2024. Le mouvement libanais, qui dominait la vie politique du pays, en est sorti affaibli après que sa direction a été largement décimée par Israël.Une trêve entrée en vigueur fin novembre a été prolongée jusqu’au 18 février, date à laquelle Israël doit retirer ses troupes du sud du pays pour que l’armée libanaise, censée démanteler l’infrastructure du Hezbollah, se déploie en coordination avec la Finul.
Gaza: nouvel échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens samedi
Le mouvement islamiste Hamas et Israël doivent procéder samedi au sixième échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens en vertu de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui a frôlé cette semaine le point de rupture.Ces libérations de trois Israéliens, tous binationaux, captifs dans la bande de Gaza depuis 16 mois et de 369 prisonniers palestiniens doivent intervenir alors que le secrétaire d’Etat Mario Rubio est attendu samedi soir en Israël. Les trois hommes devant d’abord être libérés à Gaza sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans. Ils ont été enlevés au kibboutz Nir Oz lors d’une attaque d’une ampleur et d’une violence sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas dans le sud d’Israël à partir de la bande de Gaza voisine et qui a déclenché la guerre dans le territoire palestinien. Sur 251 personnes alors prises en otage, 73 sont toujours à Gaza, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.L’Egypte et le Qatar ont mené une médiation pour que cet échange soit mené à bien, et la trêve sauvegardée, après des menaces du Hamas de suspendre les libérations, et d’Israël de reprendre la guerre, les deux parties s’accusant de violations de l’accord.Comme à chaque libération d’otages, des dizaines de combattants cagoulés et en armes du Hamas ont été déployés le matin autour d’un podium, cette fois-ci à Khan Younès, dans le sud de Gaza.Une large affiche y est accrochée portant le logo des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, et plusieurs messages politiques en arabe, en anglais et en hébreu, dont l’un affirme “Pas de déplacement sauf vers Jérusalem”, en allusion au refus des Palestiniens d’un projet américain de déplacer les Palestiniens hors de Gaza. Selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, un groupe armé palestinien allié à Gaza, environ 200 combattants ont été déployés pour cette nouvelle mise en scène. Des combattants de la branche armée du Fatah du président Mahmoud Abbas sont également présents.- “Très inquiet” -En Israël, l’inquiétude est vive sur l’état physique et psychologique des trois hommes, alors qu’un ex-captif, Keith Siegel, a témoigné des “conditions inimaginables” de sa détention, vécue “dans la peur constante”.”Chaque jour me semblait être le dernier”, a raconté dans un message vidéo cet Israélo-américain de 65 ans, libéré le 1er février. “J’étais affamé et torturé, à la fois physiquement et émotionnellement.”Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui transfère les otages du Hamas à l’armée israélienne à Gaza, s’est dit vendredi “très inquiet des conditions de vie” des captifs après avoir appelé à ce que les libérations se déroulent de façon “digne”.Lors de la précédente libération, le 8 février, le Hamas avait contraint trois otages très affaiblis physiquement à saluer une foule de Gazaouis, dans une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.Sept détenus palestiniens alors libérés ont pour leur part été hospitalisés en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, “en raison de la brutalité” de leur détention, selon le Club des prisonniers. Parmi les détenus palestiniens qui doivent être relâchés ce samedi, 36 ont été “condamnés à la perpétuité”, dont 24 seront expulsés, selon le Club des prisonniers palestiniens. La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.Durant sa première phase, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés au total. – Reprise prochaine des pourparlers – La suite du cessez-le-feu reste incertaine, les négociations prévues sur la deuxième phase n’ayant toujours pas commencé. Le Hamas a dit vendredi s’attendre à ce que ces pourparlers commencent “en début de semaine prochaine”. Les médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Egypte – espèrent les entamer “la semaine prochaine à Doha”, a de son côté indiqué une source proche des négociations.La deuxième étape de l’accord est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière phase consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Sur le sort à plus long terme de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump – décrié à l’international mais salué par Israël – d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie, ce que ces deux pays ont refusé. L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Gaza: nouvel échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens samedi
Le mouvement islamiste Hamas et Israël doivent procéder samedi au sixième échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens en vertu de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui a frôlé cette semaine le point de rupture.Ces libérations de trois Israéliens, tous binationaux, captifs dans la bande de Gaza depuis 16 mois et de 369 prisonniers palestiniens doivent intervenir alors que le secrétaire d’Etat Mario Rubio est attendu samedi soir en Israël. Les trois hommes devant d’abord être libérés à Gaza sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans. Ils ont été enlevés au kibboutz Nir Oz lors d’une attaque d’une ampleur et d’une violence sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas dans le sud d’Israël à partir de la bande de Gaza voisine et qui a déclenché la guerre dans le territoire palestinien. Sur 251 personnes alors prises en otage, 73 sont toujours à Gaza, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.L’Egypte et le Qatar ont mené une médiation pour que cet échange soit mené à bien, et la trêve sauvegardée, après des menaces du Hamas de suspendre les libérations, et d’Israël de reprendre la guerre, les deux parties s’accusant de violations de l’accord.Comme à chaque libération d’otages, des dizaines de combattants cagoulés et en armes du Hamas ont été déployés le matin autour d’un podium, cette fois-ci à Khan Younès, dans le sud de Gaza.Une large affiche y est accrochée portant le logo des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, et plusieurs messages politiques en arabe, en anglais et en hébreu, dont l’un affirme “Pas de déplacement sauf vers Jérusalem”, en allusion au refus des Palestiniens d’un projet américain de déplacer les Palestiniens hors de Gaza. Selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, un groupe armé palestinien allié à Gaza, environ 200 combattants ont été déployés pour cette nouvelle mise en scène. Des combattants de la branche armée du Fatah du président Mahmoud Abbas sont également présents.- “Très inquiet” -En Israël, l’inquiétude est vive sur l’état physique et psychologique des trois hommes, alors qu’un ex-captif, Keith Siegel, a témoigné des “conditions inimaginables” de sa détention, vécue “dans la peur constante”.”Chaque jour me semblait être le dernier”, a raconté dans un message vidéo cet Israélo-américain de 65 ans, libéré le 1er février. “J’étais affamé et torturé, à la fois physiquement et émotionnellement.”Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui transfère les otages du Hamas à l’armée israélienne à Gaza, s’est dit vendredi “très inquiet des conditions de vie” des captifs après avoir appelé à ce que les libérations se déroulent de façon “digne”.Lors de la précédente libération, le 8 février, le Hamas avait contraint trois otages très affaiblis physiquement à saluer une foule de Gazaouis, dans une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.Sept détenus palestiniens alors libérés ont pour leur part été hospitalisés en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, “en raison de la brutalité” de leur détention, selon le Club des prisonniers. Parmi les détenus palestiniens qui doivent être relâchés ce samedi, 36 ont été “condamnés à la perpétuité”, dont 24 seront expulsés, selon le Club des prisonniers palestiniens. La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.Durant sa première phase, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés au total. – Reprise prochaine des pourparlers – La suite du cessez-le-feu reste incertaine, les négociations prévues sur la deuxième phase n’ayant toujours pas commencé. Le Hamas a dit vendredi s’attendre à ce que ces pourparlers commencent “en début de semaine prochaine”. Les médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Egypte – espèrent les entamer “la semaine prochaine à Doha”, a de son côté indiqué une source proche des négociations.La deuxième étape de l’accord est censée permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une dernière phase consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Sur le sort à plus long terme de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump – décrié à l’international mais salué par Israël – d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie, ce que ces deux pays ont refusé. L’attaque du Hamas du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.






