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Soigné pour une bronchite, le pape a assisté à la messe dominicale à l’hôpital
Le pape François a assisté dimanche à la messe à l’hôpital où il a été admis vendredi pour une bronchite, renonçant à la traditionnelle prière de l’Angélus depuis le balcon de la place Saint-Pierre de Rome, a annoncé le Vatican, qui souhaite que le pontife de 88 ans préserve ses forces pour l’année jubilaire. Le Vatican, qui a précisé samedi dans un communiqué que le pape souffrait d’une “infection des voies respiratoires” mais ne présentait pas de signes de fièvre, a ajouté que les médecins avaient prescrit un “repos absolu”, bien que des tests aient révélé certaines améliorations de son état. Pour cette raison, François n’a pas dirigé la prière hebdomadaire de l’Angélus après la messe de dimanche dans la basilique Saint-Pierre et s’en est excusé dans une lettre à un groupe d’artistes et d’autres figures culturelles qu’il aurait dû rencontrer. “J’aurais aimé être parmi vous mais, comme vous le savez, je suis ici à l’hôpital Gemelli car j’ai encore besoin de quelques traitements pour ma bronchite”, a écrit François. Pendant la messe dominicale à la basilique, habituellement présidée par le pape, le cardinal Jose Tolentino de Mendonça a lu l’homélie écrite par François. “Nous vivons une époque où de nouveaux murs sont érigés, où les différences deviennent un prétexte pour la division plutôt qu’une opportunité d’enrichissement mutuel”, a lu le cardinal. “Mais vous, hommes et femmes du monde de la culture, êtes appelés à construire des ponts”. Le chef du bureau de la santé de la Conférence des évêques italiens, Massimo Angelelli, a déclaré à l’AFPTV qu’il était “absolument nécessaire pour (le pape) de recouvrer ses forces” car “le Jubilé est encore long”. L’Église catholique a désigné 2025 comme “Année jubilaire”, ce qui devrait attirer plus de 30 millions de visiteurs à Rome. Se produisant tous les 25 ans, le Jubilé est censé être une période de réflexion et de pénitence, marquée par une longue liste d’événements culturels et religieux, dont beaucoup présidés par le pape. Malgré ses problèmes de santé, qui incluent des douleurs au genou et sa dépendance à un fauteuil roulant, le pape maintient un emploi du temps très chargé et a déclaré qu’il n’avait actuellement aucune intention de ralentir son rythme. Mais dans les jours précédant son hospitalisation, François, à qui on a retiré une partie de l’un de ses poumons quand il était jeune, a à plusieurs reprises demandé à ses assistants de lire ses discours publics à haute voix en son nom.
Soigné pour une bronchite, le pape a assisté à la messe dominicale à l’hôpital
Le pape François a assisté dimanche à la messe à l’hôpital où il a été admis vendredi pour une bronchite, renonçant à la traditionnelle prière de l’Angélus depuis le balcon de la place Saint-Pierre de Rome, a annoncé le Vatican, qui souhaite que le pontife de 88 ans préserve ses forces pour l’année jubilaire. Le Vatican, qui a précisé samedi dans un communiqué que le pape souffrait d’une “infection des voies respiratoires” mais ne présentait pas de signes de fièvre, a ajouté que les médecins avaient prescrit un “repos absolu”, bien que des tests aient révélé certaines améliorations de son état. Pour cette raison, François n’a pas dirigé la prière hebdomadaire de l’Angélus après la messe de dimanche dans la basilique Saint-Pierre et s’en est excusé dans une lettre à un groupe d’artistes et d’autres figures culturelles qu’il aurait dû rencontrer. “J’aurais aimé être parmi vous mais, comme vous le savez, je suis ici à l’hôpital Gemelli car j’ai encore besoin de quelques traitements pour ma bronchite”, a écrit François. Pendant la messe dominicale à la basilique, habituellement présidée par le pape, le cardinal Jose Tolentino de Mendonça a lu l’homélie écrite par François. “Nous vivons une époque où de nouveaux murs sont érigés, où les différences deviennent un prétexte pour la division plutôt qu’une opportunité d’enrichissement mutuel”, a lu le cardinal. “Mais vous, hommes et femmes du monde de la culture, êtes appelés à construire des ponts”. Le chef du bureau de la santé de la Conférence des évêques italiens, Massimo Angelelli, a déclaré à l’AFPTV qu’il était “absolument nécessaire pour (le pape) de recouvrer ses forces” car “le Jubilé est encore long”. L’Église catholique a désigné 2025 comme “Année jubilaire”, ce qui devrait attirer plus de 30 millions de visiteurs à Rome. Se produisant tous les 25 ans, le Jubilé est censé être une période de réflexion et de pénitence, marquée par une longue liste d’événements culturels et religieux, dont beaucoup présidés par le pape. Malgré ses problèmes de santé, qui incluent des douleurs au genou et sa dépendance à un fauteuil roulant, le pape maintient un emploi du temps très chargé et a déclaré qu’il n’avait actuellement aucune intention de ralentir son rythme. Mais dans les jours précédant son hospitalisation, François, à qui on a retiré une partie de l’un de ses poumons quand il était jeune, a à plusieurs reprises demandé à ses assistants de lire ses discours publics à haute voix en son nom.
Est de la RDC: le M23 entre en colonnes dans le centre de Bukavu
Des colonnes de combattants du M23 alliés à des troupes rwandaises sont entrées dimanche dans le centre de Bukavu, grande ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), sous les acclamations d’une partie de la population qui a commencé à ressortir dans les rues.Le groupe armé antigouvernemental était entré vendredi soir dans les quartiers périphériques de la capitale du Sud-Kivu, peu après avoir pris le contrôle de l’aéroport provincial situé à une trentaine de kilomètres. La chute de la cité d’un million d’habitants, tombée sans résistance des forces armées congolaises (FARDC), donne au M23 et son allié rwandais le contrôle total du lac Kivu, après la prise fin janvier de Goma, capitale de la province voisine du Nord-Kivu. Débarqués dans la matinée dans le centre de Bukavu, les combattants du M23 ont été applaudis par certains habitants regroupés sur le bord des rues ou agglutinés sur des balcons, ont constaté des journalistes de l’AFP. Près du poste-frontière reliant la ville avec le Rwanda voisin, certains ont scandé: “C’est vous qu’on attendait, il nous faut un changement dans ce pays, nous voulons du travail”. D’autres se sont pris en photo avec “les libérateurs”, comme ils les surnomment.A bord d’un pickup arrêté sur la chaussée, un officier du M23 a appelé les civils à “collaborer en dénonçant partout où l’ennemi pourrait se cacher”.”J’aimerais savoir si vous allez rester où partir après cette étape?” a interrogé un habitant. “Vous voulez qu’on rentre?”, lui a rétorqué l’officier, recevant alors des appels des riverains à “aller jusqu’à Kinshasa”, la capitale congolaise.L’essentiel des forces armées congolaises avait quitté Bukavu vendredi, abandonnant des armes qui ont été récupérées par des civils et des bandits. Après le départ des autorités militaires et civiles, la ville a été livrée aux pillages à la tombée de la nuit et toute la journée de samedi.Des groupes de bandits ou de miliciens, la plupart en civils, circulaient encore dans les rues de Bukavu dans la nuit de samedi à dimanche, pillant des boutiques, tandis que la grande majorité des habitants sont restés terrés chez eux.- “Escalade régionale” -Le M23 avait indiqué samedi dans un communiqué attendre de la population de Bukavu qu’elle s’organise “en comités de vigilance pour assurer la sécurité”. Le groupe armé a également exigé “le retrait immédiat” des soldats burundais qui appuient l’armée congolaise dans la province. Dimanche, des tirs résonnent encore dans certains quartiers, notamment près d’une base militaire de la ville.”Des combattants du M23 pourchassent quelques militaires qui traînaient encore dans ce camp et quelques civils qui participaient aux pillages”, selon un habitant d’un quartier voisin joint par téléphone.Depuis la récente intensification du conflit, les appels de la communauté internationale à une désescalade et un cessez-le-feu se sont multipliés, jusqu’ici en vain, sur fond de crainte d’une guerre régionale.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réitéré samedi, à l’ouverture du sommet de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, un appel à “éviter à tout prix une escalade régionale”. Le gouvernement britannique a lui aussi dit dimanche sa crainte d’un “conflit régional plus large”.La diplomatie française a appelé dans une déclaration au “retrait sans délai” des forces rwandaises et s’est dite prête à prendre des “sanctions”. L’UE a de son côté indiqué dans un message sur X examiner “en urgence toutes les options à sa disposition”. La RDC, qui réclame depuis des mois des sanctions contre le Rwanda, s’est félicitée par la voix de sa Première ministre à Addis d’un “changement de narratif” de la communauté internationale. Environ 4.000 militaires rwandais sont présents dans l’est de la RDC, selon l’ONU.Dans le conflit qui dure depuis plus de trois ans, Kinshasa accuse Kigali de vouloir contrôler l’exploitation et le commerce de minerais utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, mais aussi de tenter de s’approprier des terres pour l’agriculture et l’élevage.Le Rwanda dément, et affirme que sa sécurité est menacée par certains groupes armés présents dans la région, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créées par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda.
Est de la RDC: le M23 entre en colonnes dans le centre de Bukavu
Des colonnes de combattants du M23 alliés à des troupes rwandaises sont entrées dimanche dans le centre de Bukavu, grande ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), sous les acclamations d’une partie de la population qui a commencé à ressortir dans les rues.Le groupe armé antigouvernemental était entré vendredi soir dans les quartiers périphériques de la capitale du Sud-Kivu, peu après avoir pris le contrôle de l’aéroport provincial situé à une trentaine de kilomètres. La chute de la cité d’un million d’habitants, tombée sans résistance des forces armées congolaises (FARDC), donne au M23 et son allié rwandais le contrôle total du lac Kivu, après la prise fin janvier de Goma, capitale de la province voisine du Nord-Kivu. Débarqués dans la matinée dans le centre de Bukavu, les combattants du M23 ont été applaudis par certains habitants regroupés sur le bord des rues ou agglutinés sur des balcons, ont constaté des journalistes de l’AFP. Près du poste-frontière reliant la ville avec le Rwanda voisin, certains ont scandé: “C’est vous qu’on attendait, il nous faut un changement dans ce pays, nous voulons du travail”. D’autres se sont pris en photo avec “les libérateurs”, comme ils les surnomment.A bord d’un pickup arrêté sur la chaussée, un officier du M23 a appelé les civils à “collaborer en dénonçant partout où l’ennemi pourrait se cacher”.”J’aimerais savoir si vous allez rester où partir après cette étape?” a interrogé un habitant. “Vous voulez qu’on rentre?”, lui a rétorqué l’officier, recevant alors des appels des riverains à “aller jusqu’à Kinshasa”, la capitale congolaise.L’essentiel des forces armées congolaises avait quitté Bukavu vendredi, abandonnant des armes qui ont été récupérées par des civils et des bandits. Après le départ des autorités militaires et civiles, la ville a été livrée aux pillages à la tombée de la nuit et toute la journée de samedi.Des groupes de bandits ou de miliciens, la plupart en civils, circulaient encore dans les rues de Bukavu dans la nuit de samedi à dimanche, pillant des boutiques, tandis que la grande majorité des habitants sont restés terrés chez eux.- “Escalade régionale” -Le M23 avait indiqué samedi dans un communiqué attendre de la population de Bukavu qu’elle s’organise “en comités de vigilance pour assurer la sécurité”. Le groupe armé a également exigé “le retrait immédiat” des soldats burundais qui appuient l’armée congolaise dans la province. Dimanche, des tirs résonnent encore dans certains quartiers, notamment près d’une base militaire de la ville.”Des combattants du M23 pourchassent quelques militaires qui traînaient encore dans ce camp et quelques civils qui participaient aux pillages”, selon un habitant d’un quartier voisin joint par téléphone.Depuis la récente intensification du conflit, les appels de la communauté internationale à une désescalade et un cessez-le-feu se sont multipliés, jusqu’ici en vain, sur fond de crainte d’une guerre régionale.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réitéré samedi, à l’ouverture du sommet de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, un appel à “éviter à tout prix une escalade régionale”. Le gouvernement britannique a lui aussi dit dimanche sa crainte d’un “conflit régional plus large”.La diplomatie française a appelé dans une déclaration au “retrait sans délai” des forces rwandaises et s’est dite prête à prendre des “sanctions”. L’UE a de son côté indiqué dans un message sur X examiner “en urgence toutes les options à sa disposition”. La RDC, qui réclame depuis des mois des sanctions contre le Rwanda, s’est félicitée par la voix de sa Première ministre à Addis d’un “changement de narratif” de la communauté internationale. Environ 4.000 militaires rwandais sont présents dans l’est de la RDC, selon l’ONU.Dans le conflit qui dure depuis plus de trois ans, Kinshasa accuse Kigali de vouloir contrôler l’exploitation et le commerce de minerais utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, mais aussi de tenter de s’approprier des terres pour l’agriculture et l’élevage.Le Rwanda dément, et affirme que sa sécurité est menacée par certains groupes armés présents dans la région, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créées par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda.
Avis de recherche: l’écologie, grande disparue du débat politique
C’est la grande disparue du débat public : où est passée l’écologie ? D’une volonté affichée de prendre à bras le corps en 2017 les questions environnementales, elle a été reléguée au second plan, y compris budgétairement. Même les Verts peinent à l’imposer.”On est rentrés dans une forme de déni climatique”, soupirait fin janvier le sénateur de Paris Yannick Jadot. En cause: la coupe claire subie par le budget de la transition écologique. “Un massacre”, souffle-t-il. De fait, sans être le seul à avoir subi le rabot dans un contexte financier tendu, le ministère de la macroniste Agnès Pannier-Runacher a de son propre aveu “subi une réfection de ses moyens” d’environ “un milliard d’euros par rapport à l’exécution de l’année 2024”.Quand Emmanuel Macron tançait le président américain Donald Trump en 2017 en lui intimant “make the Planet great again” (rendre à sa planète sa grandeur), son ministre de l’Écologie était une des personnalités préférées des Français. Nicolas Hulot était numéro 3 du gouvernement, ministre d’État. Aujourd’hui, Agnès Pannier-Runacher est au 12e rang de l’équipe gouvernementale, et la thématique a été expédiée en une centaine de mots dans la déclaration de politique générale de François Bayrou. Un symptôme ? “On a l’impression que l’écologie est dans les encombrants et qu’on s’en débarrasse”, constate Daniel Boy, directeur de recherche émérite à Science Po. “Il existe depuis longtemps une opposition entre écologie et économie”, explique-t-il, évoquant la formule “la fin du mois avant la fin du monde”. “Quand les politiques parlent transition écologique, ils doivent avancer l’idée qu’il va falloir que le public en prenne sa part, à l’aide de l’horrible mot de +sobriété+”, développe l’universitaire. – Indifférence -Une notion que la montée du populisme, en France comme ailleurs, a accentué. La notion “d’écologie punitive est une grande trouvaille politique”, estime le chercheur. Repris par la droite et l’extrême droite, ce concept essaime, de même que la remise en cause des normes environnementales. Exemple: outre le doublement des forages, Donald Trump a récemment souhaité remettre en circulation les pailles en plastique. François Bayrou a lui critiqué certaines inspections de la police de l’environnement chez des agriculteurs.Face aux offensives notamment des médias conservateurs, une proposition de loi transpartisane (de LFI à Horizons) a été déposée fin 2024 pour “garantir le droit d’accès du public aux informations relatives aux enjeux environnementaux et de durabilité”. Dans une relative indifférence cependant : début janvier, seuls 5% des Français citent dans un sondage Elabe l’environnement comme première priorité d’action, loin derrière le pouvoir d’achat (22%), l’immigration (11%) et la santé ou la sécurité (10%). Le baromètre Cevipof de la confiance en politique publié cette semaine montre également que seuls 53% des Français jugent “urgente” la lutte contre le changement climatique. Et 54% seulement reconnaissent que les activités humaines sont à l’origine de ce bouleversement.Ceci alors même que des incendies monstres ont ravagé la région de Los Angeles ou que des régions françaises sont de plus en plus souvent et durement touchées par les inondations.Pour atténuer ce paradoxe, il faudrait, estime Daniel Boy, que “l’économie soit plus heureuse et les politiques plus convaincus”. – “Arriver à porter l’écologie” -Yannick Jadot se désespère d’une “forme de trumpisation du gouvernement”. “Au départ, pour éviter l’action, ils ont disqualifié les Écologistes, maintenant ils attaquent l’Ademe (Agence de la transition écologique), l’office de la biodiversité, l’Anses (sécurité sanitaire), l’Inrae (agriculture, alimentation et environnement), c’est une attaque de tous les outils de politique publique”, proteste-t-il. Les Écologistes semblent dépassés par cet effacement du débat politique. Aussi verte soit sa veste, Marine Tondelier, leur cheffe, peine à imposer le sujet sur les plateaux, et se retrouve davantage à disserter sur les soubresauts des alliances à gauche. “Elle a eu deux rôle importants: porter l’union et porter le front républicain”, décrypte un grand élu du parti. “Tout l’enjeu maintenant, c’est d’arriver à porter l’écologie” politique, reconnaît-il. Sur sept propositions de loi prévues lors de leur journée d’initiative parlementaire jeudi à l’Assemblée, les Ecologistes n’en proposent que trois concernant directement l’écologie.François Bayrou, qui s’était distingué en 2002 en menant sa campagne présidentielle à bord d’un bus roulant au colza, “n’en a rien à faire de l’écologie, politiquement ça ne rapporte rien et tous les gauchistes diront que ce n’est pas assez”, soupire un ancien ministre macroniste.
L’Autriche sous le choc après l’attaque mortelle au couteau perpétrée par un réfugié syrien
L’Autriche, où l’extrême droite a remporté à l’automne une victoire historique aux élections législatives, s’est réveillée dimanche sous le choc après l’attaque au couteau perpétrée samedi à Villach (sud), par un demandeur d’asile syrien, qui a coûté la vie à un adolescent et blessé cinq autres personnes.Âgé de 23 ans, le meurtrier présumé a été arrêté juste après l’attaque survenue dans cette commune de la province de Carinthie, qui aurait pu faire beaucoup plus de victimes si un autre Syrien ne l’avait interrompue en percutant l’attaquant avec une voiture, selon la police.Un point-presse est prévu à 11h30 (10h30 GMT) en présence du ministre de l’Intérieur, Gerhard Karner. Les habitants de Villach déposaient dimanche matin des bougies devant les magasins de la rue du centre-ville où l’attaque a eu lieu, a constaté l’AFP. Parmi eux, Tanja Planinschek a confié avoir “peur pour (ses) enfants: j’ai peur pour ceux qui m’entourent. Je crains pour l’avenir. Je crains où cela va nous mener. Je suis infiniment triste”. “Non seulement moi, mais nous tous avions peur depuis longtemps qu’il ne se passe quelque chose de plus grave”, a-t-elle ajouté à l’AFP, précisant que le pays “devrait ouvrir les yeux et voir à qui nous ouvrons nos portes, qui nous aidons, à qui nous laissons toutes sortes de libertés… Si rien n’est fait, cela deviendra encore pire.” – “Comme dans un film” -Selon la police locale, un homme a “au hasard” attaqué samedi des passants avec un couteau. Un garçon de 14 ans est décédé, tandis que cinq autres hommes – le plus âgé ayant 36 ans – ont été blessés, dont deux grièvement. Un livreur, également originaire de Syrie, est intervenu, percutant avec une voiture l’attaquant, qui a été légèrement blessé, d’après la police. “J’ai vu une personne allongée au sol et un homme qui attaquait d’autres passants, je n’ai pas réfléchi à deux fois et je l’ai percuté”, a déclaré le livreur, Alaaeddin Alhalabi, 42 ans, cité par le tabloïd Krone. “Il voulait se diriger vers le centre-ville, il y avait des enfants dans la rue, je ne pouvais pas laisser cela se produire”, a-t-il ajouté, exprimant ses regrets de ne pas avoir pu sauver l’adolescent de 14 ans. L’auteur présumé de l’attaque est un demandeur d’asile syrien avec un permis de séjour valide et sans casier judiciaire, selon les premières informations récoltées la police.Les enquêteurs sont en cours de vérification des témoignages selon lesquels l’attaquant aurait crié “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand). “Au début, il se disputait avec des gens dans une rue adjacente, puis il a commencé à frapper autour de lui. Nous avons d’abord essayé de le maîtriser. Puis nous avons vu le couteau et nous nous sommes éloignés”, a déclaré un autre témoin, Mahir, 29 ans, à Krone. “C’était comme dans un film. Il s’en prenait à tout le monde”. – “Atrocité incroyable” -Le gouverneur de la Carinthie, Peter Kaiser, membre des sociaux-démocrates, a appelé à “des sanctions les plus sévères” pour cette “atrocité incroyable”. Le leader d’extrême droite Herbert Kickl, dont le Parti de la Liberté (FPÖ) a remporté les élections législatives en septembre pour la première fois de son histoire, s’est dit “consterné” par l’attaque, appelant à “une réduction rigoureuse du droit d’asile”.Le FPÖ a échoué cette semaine dans ses négociations pour former un gouvernement avec les conservateurs sortants, arrivés en deuxième position, notamment en raison de désaccords sur l’attribution au futur ministre de l’Intérieur des domaines de l’asile et de l’immigration.L’Autriche accueille une importante population de réfugiés syriens d’environ 100.000 personnes. Après la chute de Bachar al-Assad en décembre, l’Autriche et plusieurs pays européens ont gelé les demandes d’asile en cours émanant de Syriens pour réévaluer leur situation.De plus, l’Autriche a mis fin aux regroupements familiaux et envoyé au moins 2.400 lettres révoquant le statut de réfugié. Le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’il préparait “un programme cohérent de rapatriement et d’expulsion vers la Syrie”.L’Autriche n’a pour l’instant été touchée que par une seule attaque jihadiste, en 2020, lorsqu’un sympathisant condamné de l’État islamique a ouvert le feu dans le centre de Vienne, tuant quatre personnes. L’attaque de Villach survient juste deux jours après qu’un demandeur d’asile afghan a percuté des piétons avec une voiture à Munich, tuant une fillette de deux ans et sa mère, et blessant 37 autres personnes. Ce drame est survenu alors les Allemands doivent se rendre aux urnes pour des législatives très attendues le 23 février, dont l’immigration figure parmi les enjeux, après une série d’attaques imputées à des migrants.
L’Autriche sous le choc après l’attaque mortelle au couteau perpétrée par un réfugié syrien
L’Autriche, où l’extrême droite a remporté à l’automne une victoire historique aux élections législatives, s’est réveillée dimanche sous le choc après l’attaque au couteau perpétrée samedi à Villach (sud), par un demandeur d’asile syrien, qui a coûté la vie à un adolescent et blessé cinq autres personnes.Âgé de 23 ans, le meurtrier présumé a été arrêté juste après l’attaque survenue dans cette commune de la province de Carinthie, qui aurait pu faire beaucoup plus de victimes si un autre Syrien ne l’avait interrompue en percutant l’attaquant avec une voiture, selon la police.Un point-presse est prévu à 11h30 (10h30 GMT) en présence du ministre de l’Intérieur, Gerhard Karner. Les habitants de Villach déposaient dimanche matin des bougies devant les magasins de la rue du centre-ville où l’attaque a eu lieu, a constaté l’AFP. Parmi eux, Tanja Planinschek a confié avoir “peur pour (ses) enfants: j’ai peur pour ceux qui m’entourent. Je crains pour l’avenir. Je crains où cela va nous mener. Je suis infiniment triste”. “Non seulement moi, mais nous tous avions peur depuis longtemps qu’il ne se passe quelque chose de plus grave”, a-t-elle ajouté à l’AFP, précisant que le pays “devrait ouvrir les yeux et voir à qui nous ouvrons nos portes, qui nous aidons, à qui nous laissons toutes sortes de libertés… Si rien n’est fait, cela deviendra encore pire.” – “Comme dans un film” -Selon la police locale, un homme a “au hasard” attaqué samedi des passants avec un couteau. Un garçon de 14 ans est décédé, tandis que cinq autres hommes – le plus âgé ayant 36 ans – ont été blessés, dont deux grièvement. Un livreur, également originaire de Syrie, est intervenu, percutant avec une voiture l’attaquant, qui a été légèrement blessé, d’après la police. “J’ai vu une personne allongée au sol et un homme qui attaquait d’autres passants, je n’ai pas réfléchi à deux fois et je l’ai percuté”, a déclaré le livreur, Alaaeddin Alhalabi, 42 ans, cité par le tabloïd Krone. “Il voulait se diriger vers le centre-ville, il y avait des enfants dans la rue, je ne pouvais pas laisser cela se produire”, a-t-il ajouté, exprimant ses regrets de ne pas avoir pu sauver l’adolescent de 14 ans. L’auteur présumé de l’attaque est un demandeur d’asile syrien avec un permis de séjour valide et sans casier judiciaire, selon les premières informations récoltées la police.Les enquêteurs sont en cours de vérification des témoignages selon lesquels l’attaquant aurait crié “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand). “Au début, il se disputait avec des gens dans une rue adjacente, puis il a commencé à frapper autour de lui. Nous avons d’abord essayé de le maîtriser. Puis nous avons vu le couteau et nous nous sommes éloignés”, a déclaré un autre témoin, Mahir, 29 ans, à Krone. “C’était comme dans un film. Il s’en prenait à tout le monde”. – “Atrocité incroyable” -Le gouverneur de la Carinthie, Peter Kaiser, membre des sociaux-démocrates, a appelé à “des sanctions les plus sévères” pour cette “atrocité incroyable”. Le leader d’extrême droite Herbert Kickl, dont le Parti de la Liberté (FPÖ) a remporté les élections législatives en septembre pour la première fois de son histoire, s’est dit “consterné” par l’attaque, appelant à “une réduction rigoureuse du droit d’asile”.Le FPÖ a échoué cette semaine dans ses négociations pour former un gouvernement avec les conservateurs sortants, arrivés en deuxième position, notamment en raison de désaccords sur l’attribution au futur ministre de l’Intérieur des domaines de l’asile et de l’immigration.L’Autriche accueille une importante population de réfugiés syriens d’environ 100.000 personnes. Après la chute de Bachar al-Assad en décembre, l’Autriche et plusieurs pays européens ont gelé les demandes d’asile en cours émanant de Syriens pour réévaluer leur situation.De plus, l’Autriche a mis fin aux regroupements familiaux et envoyé au moins 2.400 lettres révoquant le statut de réfugié. Le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’il préparait “un programme cohérent de rapatriement et d’expulsion vers la Syrie”.L’Autriche n’a pour l’instant été touchée que par une seule attaque jihadiste, en 2020, lorsqu’un sympathisant condamné de l’État islamique a ouvert le feu dans le centre de Vienne, tuant quatre personnes. L’attaque de Villach survient juste deux jours après qu’un demandeur d’asile afghan a percuté des piétons avec une voiture à Munich, tuant une fillette de deux ans et sa mère, et blessant 37 autres personnes. Ce drame est survenu alors les Allemands doivent se rendre aux urnes pour des législatives très attendues le 23 février, dont l’immigration figure parmi les enjeux, après une série d’attaques imputées à des migrants.







