AFP World

Sri Lanka: festin de fruits pour les éléphants du premier orphelinat pour pachydermes du monde

Bananes, ananas, melons et concombres étaient au menu du festin organisé pour les 68 éléphants du principal orphelinat pour pachydermes du Sri Lanka qui a fêté dimanche son 50e anniversaire. Premier centre de soins pour pachydermes abandonnés créée au monde, selon les autorités, il est très prisé des touristes. Ils ont été conviés à cette occasion à partager des desserts locaux avec quelques représentants des autorités tout en regardant quatre générations d’éléphants nés en captivité folâtrer  dans la rivière Maha Oya. “La première naissance dans cet orphelinat remonte à 1984, et depuis, il y en a eu 76 au total,” a expliqué le conservateur en chef Sanjaya Ratnayake. “Cela a été un programme de reproduction réussi, et aujourd’hui nous avons ici quatre générations d’éléphants, avec le plus jeune âgé de 18 mois et le plus vieux de 70 ans”, a-t-il détaillé à l’AFP. L’orphelinat, situé à 90 kilomètres au nord-est de la capitale Colombo, a enregistré en août 2021 sa première naissance de jumeaux, ce qui est rare pour des éléphants d’Asie. Deux ans avant que cet orphelinat ne devienne un organisme gouvernemental, en février 1975, cinq éléphants orphelins avaient été accueillis dans un centre plus petit de la ville touristique de Bentota au sud. “Depuis que l’orphelinat a été établi à Pinnawala en 1975, dans une cocoteraie, les animaux ont plus d’espace, un bon climat et il y a beaucoup de nourriture disponible autour”, a expliqué M. Ratnayake. Quelque 14.500 kilos de feuilles de cocotiers, de palmiers et d’autres feuillages sont nécessaires pour satisfaire la voracité des éléphants. Il faut également acheter des tonnes de fruits et de lait pour nourrir les éléphanteaux, au centre de tous les regards. Ce centre est également une importante source de de revenus pour l’État, la billetterie générant des millions de dollars par an. – Le massacre continue -Les touristes peuvent observer de loin comme de près les pachydermes et peuvent même participer à leur toilette à l’heure du bain. Au départ, le centre manquait d’eau courante et d’électricité mais c’est depuis cinq ans une référence internationale, se félicite K. G. Sumanabanda, un soigneur de 65 ans désormais retraité. “J’ai eu la chance d’être présent lors de la première naissance en captivité,” se souvient-il à l’occasion de ce jubilé. Au cours de ses plus de 30 ans de carrière, il a formé plus de 60 soigneurs et est toujours consulté par les responsables des temples et des particuliers qui possèdent des éléphants domestiqués. Il y a vingt ans, les autorités sri-lankaises ont créé un autre foyer pour éléphants dans le sud de l’île pour prendre soin des orphelins, abandonnés ou blessés et les ramener à la vie sauvage sans les retenir en captivité. Alors que Pinnawala est un succès, le Sri Lanka fait également face à un conflit majeur entre humains et éléphants dans certaines régions. Ainsi, 450 éléphants et 150 personnes ont été tués lors d’affrontements en 2023, soit un chiffre légèrement en hausse par rapport à 2022, ce qui traduit une tendance inquiétante, selon le ministre adjoint de l’Environnement, Anton Jayakody. Tuer ou blesser des éléphants est une infraction pénale au Sri Lanka, qui compte environ 7.000 éléphants sauvages et où ces mammifères sont considérés comme un trésor national, en partie en raison de leur importance dans la culture bouddhiste. Mais leur massacre continue, causé par des fermiers désespérés après le pillage ou la destruction de leurs récoltes, qui sont leur unique moyen de subsistance, par des éléphants. Le ministre a déclaré que le nouveau gouvernement pourrait mettre fin au problème en empêchant les éléphants de traverser les villages.”Nous prévoyons d’introduire plusieurs barrières – celles-ci peuvent inclure des clôtures électriques, des tranchées ou d’autres dispositifs de dissuasion – pour rendre plus difficile la possibilité pour les éléphants sauvages de s’aventurer dans les villages”, a déclaré Jayakody à l’AFP.

A Moscou, des Russes surmontent la peur et rendent hommage à Navalny

Près de la tombe d’Alexeï Navalny, Anna pleure, partagée entre la tristesse et l’heureuse surprise de voir des centaines de Russes venus rendre hommage au principal opposant à Vladimir Poutine un an après sa mort, malgré les risques.Par un temps glacial, plus d’un millier de personnes ont défilé dimanche à Moscou pour se recueillir dans …

A Moscou, des Russes surmontent la peur et rendent hommage à Navalny Read More »

A Moscou, des Russes surmontent la peur et rendent hommage à Navalny

Près de la tombe d’Alexeï Navalny, Anna pleure, partagée entre la tristesse et l’heureuse surprise de voir des centaines de Russes venus rendre hommage au principal opposant à Vladimir Poutine un an après sa mort, malgré les risques.Par un temps glacial, plus d’un millier de personnes ont défilé dimanche à Moscou pour se recueillir dans le cimetière où il repose.”Je ne m’attendais pas à voir autant de gens”, dit Anna à l’AFP, une psychologue de 63 ans. “J’aimerais pouvoir tous les prendre dans mes bras”.”La peur est présente chez tous à certains degrés, mais, dans une certaine mesure, nous la surmontons”, poursuit-elle, en se rappelant avec chaleur les milliers de personnes, dont elle faisait partie, venues pendant des jours sur la tombe de Navalny après ses funérailles, début mars 2024.Anna réfléchit puis confie, qu’aujourd’hui, elle n’a “pas peur”.Pourtant, évoquer en public l’opposant ou son organisation, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK), sans préciser qu’ils ont été décrétés “extrémistes” par la justice russe, expose les contrevenants à de lourdes sanctions.Cette menace reste en vigueur malgré la mort d’Alexeï Navalny dans des circonstances troubles dans une prison de l’Arctique, le 16 février 2024, et malgré l’exil hors de Russie de la quasi-totalité de ses collaborateurs.- “Comme un humain” -Alexandre, un étudiant de 18 ans, explique qu’il a vaincu sa crainte et est venu se recueillir “pour ne pas avoir honte” de lui-même et “muscler” ses convictions politiques.Pour sa part, Ivan, un retraité de 65 ans, accompagné de sa fille, raconte qu’il n’était “pas d’accord” avec Alexeï Navalny “sur tous les points”.Mais, face aux souffrances de l’opposant – son empoisonnement en 2020, puis sa mort en prison -, il affirme que sa relation avec lui est devenue “très personnelle”. “Je suis venu le voir ici pas comme un homme politique, mais comme un humain”, résume Ivan.Dans la foule, surveillée par une discrète présence policière, il y a l’espoir que son nom et ses épreuves ne soient pas effacés, malgré les persécutions qui visent ses partisans.”Je suis très heureuse de voir beaucoup de personnes ici aujourd’hui et je suis également très contente que la police ne s’en mêle pas, parce qu’en fait on ne sait jamais en Russie aujourd’hui”, témoigne Polina, une traductrice s’exprimant dans un français parfait. “Ça va rester dans notre mémoire, pour toujours, c’est déjà un nom qui va rester dans l’histoire de la Russie et, je pense, du monde entier”, ajoute-t-elle, tout en précisant qu’elle ne soutenait “pas vraiment” Alexeï Navalny et ses activités.Dans le même ordre d’idées, Anna, une vétérinaire de 30 ans, dit, elle, être venue avec ses deux enfants pour leur montrer “la tombe d’une personne qui nous était très chère”.”Sa mémoire est lumineuse, c’est une lumière qu’il nous a donnée et que nous essayons de préserver, pour qu’il reste au moins quelque chose de lumineux en Russie”, dit-elle.Puis de conclure: “grâce à tous les gens qui sont venus aujourd’hui, la Russie, d’une certaine manière, vit encore”.

Rubio et Netanyahu affichent un front uni sur Gaza et face à l’Iran

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont affiché un front uni dimanche face à leurs ennemis communs, menaçant “d’ouvrir les portes de l’enfer” au Hamas et de “finir le travail” avec l’Iran, première “source d’instabilité” régionale. A l’issue d’un entretien avec M. Rubio, qui entame sa première tournée au Moyen-Orient, M. Netanyahu, a fait état d’une “stratégie commune” avec Donald Trump pour l’avenir de la bande de Gaza, saluant la “vision audacieuse” du président américain, qui a proposé de prendre le contrôle du territoire palestinien et d’en déplacer ses habitants vers l’Egypte et la Jordanie. “Nous nous efforcerons de faire en sorte que cette vision devienne réalité”, a dit M. Netanyahu.M. Rubio a de son côté souligné que le Hamas devait être “éliminé” à Gaza, conformément aux objectifs fixés par M. Netanyahu au début de la guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023.M. Netanyahu a menacé d’ouvrir les “portes de l’enfer” à Gaza “si tous nos otages ne sont pas libérés, sans exception”, reprenant une expression de Donald Trump.Avant leur rencontre et alors qu’une trêve fragile est en vigueur depuis le 19 janvier entre Israël et le Hamas, l’armée israélienne a dit avoir mené une frappe aérienne visant des “individus armés” dans la bande de Gaza. Le mouvement palestinien y a fait de trois policiers tués par un raid israélien dans le sud.Le ministère israélien de la Défense a aussi annoncé l’arrivée d’une cargaison de “bombes lourdes” américaines, débloquée par l’administration Trump. Israël “finira le travail” contre la menace iranienne avec le soutien des Etats-Unis, a ajouté M. Netanyahu, dont le pays a porté des coups sévères aux alliés régionaux de Téhéran, dont le Hamas et le Hezbollah libanais.M. Rubio a souligné que l’Iran des “ayatollahs” était la plus grande “source d’instabilité” dans la région.- 70 otages toujours à Gaza -Les entretiens de M. Rubio à Jérusalem se tiennent au lendemain du sixième échange d’otages à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël depuis le début de la trêve. En échange de la sortie de prison de 369 Palestiniens, trois Israéliens binationaux ont été libérés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Ils avaient été enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre au kibboutz Nir Oz, dans le sud d’Israël. Sur 251 personnes alors emmenées à Gaza ce jour-là, 70 s’y trouvent toujours, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.211 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles à Gaza, où le Hamas est au pouvoir depuis 2007, a fait au moins 48.264 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. La première phase de la trêve, qui doit s’achever le 1er mars, a déjà permis la libération de 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens. L’accord prévoit qu’elle permette au total le retour en Israël de 33 otages, dont huit décédés, et la libération de 1.900 détenus palestiniens.- Espérer le “calme” -Une deuxième phase du processus est ensuite censée déboucher sur la libération de tous les otages et une fin définitive de la guerre.Selon une source proche des négociations, les médiateurs espèrent entamer “la semaine prochaine à Doha” les pourparlers en ce sens, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza, un chantier titanesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Dans l’immédiat, le Hamas continue à reprocher à Israël de bloquer l’entrée dans Gaza en ruines de préfabriqués et équipement de déblaiement des décombres. “Cela équivaut à une déclaration explicite d’échec de l’accord” de trêve, a affirmé dimanche le bureau de presse du gouvernement du Hamas.”Les préfabriqués et les équipements lourds ne seront pas autorisés” car Israël “veut détruire nos vies”, accuse Nasser al-Astal, un enseignant à la retraite, à Khan Younès. Il dit toutefois espérer “que le calme se maintiendra”. – “Seule garantie” -Sur le sort à terme du territoire palestinien, un sommet de cinq pays arabes est prévu le 20 février à Ryad, pour répondre au projet de Donald Trump. Son plan de faire du territoire palestinien une “Côte d’Azur” en déplaçant ses 2,4 millions d’habitants a suscité un tollé international.  Le président américain estime que les “mêmes idées usées” ne peuvent être répétées à Gaza, a mis en avant dimanche M. Rubio, qui doit poursuivre sa tournée en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.Pour régler le conflit israélo-palestinien, la communauté internationale est très largement en faveur de la solution à deux Etats, soit la création d’un Etat palestinien au côté d’Israël. Il s’agit de “la seule garantie” d’une paix durable au Moyen-Orient, a affirmé dimanche au Caire le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au président du Congrès juif mondial Ronald Lauder. M. Rubio doit ensuite rencontrer dimanche le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Saar, le président Isaac Herzog et le chef de l’opposition Yaïr Lapid.

Rubio et Netanyahu affichent un front uni sur Gaza et face à l’Iran

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont affiché un front uni dimanche face à leurs ennemis communs, menaçant “d’ouvrir les portes de l’enfer” au Hamas et de “finir le travail” avec l’Iran, première “source d’instabilité” régionale. A l’issue d’un entretien avec M. Rubio, qui entame sa première tournée au Moyen-Orient, M. Netanyahu, a fait état d’une “stratégie commune” avec Donald Trump pour l’avenir de la bande de Gaza, saluant la “vision audacieuse” du président américain, qui a proposé de prendre le contrôle du territoire palestinien et d’en déplacer ses habitants vers l’Egypte et la Jordanie. “Nous nous efforcerons de faire en sorte que cette vision devienne réalité”, a dit M. Netanyahu.M. Rubio a de son côté souligné que le Hamas devait être “éliminé” à Gaza, conformément aux objectifs fixés par M. Netanyahu au début de la guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023.M. Netanyahu a menacé d’ouvrir les “portes de l’enfer” à Gaza “si tous nos otages ne sont pas libérés, sans exception”, reprenant une expression de Donald Trump.Avant leur rencontre et alors qu’une trêve fragile est en vigueur depuis le 19 janvier entre Israël et le Hamas, l’armée israélienne a dit avoir mené une frappe aérienne visant des “individus armés” dans la bande de Gaza. Le mouvement palestinien y a fait de trois policiers tués par un raid israélien dans le sud.Le ministère israélien de la Défense a aussi annoncé l’arrivée d’une cargaison de “bombes lourdes” américaines, débloquée par l’administration Trump. Israël “finira le travail” contre la menace iranienne avec le soutien des Etats-Unis, a ajouté M. Netanyahu, dont le pays a porté des coups sévères aux alliés régionaux de Téhéran, dont le Hamas et le Hezbollah libanais.M. Rubio a souligné que l’Iran des “ayatollahs” était la plus grande “source d’instabilité” dans la région.- 70 otages toujours à Gaza -Les entretiens de M. Rubio à Jérusalem se tiennent au lendemain du sixième échange d’otages à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël depuis le début de la trêve. En échange de la sortie de prison de 369 Palestiniens, trois Israéliens binationaux ont été libérés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Ils avaient été enlevés lors de l’attaque du 7-Octobre au kibboutz Nir Oz, dans le sud d’Israël. Sur 251 personnes alors emmenées à Gaza ce jour-là, 70 s’y trouvent toujours, dont au moins 35 mortes, selon l’armée israélienne.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.211 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles à Gaza, où le Hamas est au pouvoir depuis 2007, a fait au moins 48.264 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. La première phase de la trêve, qui doit s’achever le 1er mars, a déjà permis la libération de 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens. L’accord prévoit qu’elle permette au total le retour en Israël de 33 otages, dont huit décédés, et la libération de 1.900 détenus palestiniens.- Espérer le “calme” -Une deuxième phase du processus est ensuite censée déboucher sur la libération de tous les otages et une fin définitive de la guerre.Selon une source proche des négociations, les médiateurs espèrent entamer “la semaine prochaine à Doha” les pourparlers en ce sens, avant une étape finale dédiée à la reconstruction de Gaza, un chantier titanesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.Dans l’immédiat, le Hamas continue à reprocher à Israël de bloquer l’entrée dans Gaza en ruines de préfabriqués et équipement de déblaiement des décombres. “Cela équivaut à une déclaration explicite d’échec de l’accord” de trêve, a affirmé dimanche le bureau de presse du gouvernement du Hamas.”Les préfabriqués et les équipements lourds ne seront pas autorisés” car Israël “veut détruire nos vies”, accuse Nasser al-Astal, un enseignant à la retraite, à Khan Younès. Il dit toutefois espérer “que le calme se maintiendra”. – “Seule garantie” -Sur le sort à terme du territoire palestinien, un sommet de cinq pays arabes est prévu le 20 février à Ryad, pour répondre au projet de Donald Trump. Son plan de faire du territoire palestinien une “Côte d’Azur” en déplaçant ses 2,4 millions d’habitants a suscité un tollé international.  Le président américain estime que les “mêmes idées usées” ne peuvent être répétées à Gaza, a mis en avant dimanche M. Rubio, qui doit poursuivre sa tournée en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.Pour régler le conflit israélo-palestinien, la communauté internationale est très largement en faveur de la solution à deux Etats, soit la création d’un Etat palestinien au côté d’Israël. Il s’agit de “la seule garantie” d’une paix durable au Moyen-Orient, a affirmé dimanche au Caire le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au président du Congrès juif mondial Ronald Lauder. M. Rubio doit ensuite rencontrer dimanche le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Saar, le président Isaac Herzog et le chef de l’opposition Yaïr Lapid.

Autriche: l’attaque mortelle au couteau perpétrée par un réfugié syrien est d’origine “islamiste”

L’attaque au couteau perpétrée dans le sud de l’Autriche par un demandeur d’asile syrien, qui a tué un adolescent et blessé cinq autres personnes, a une motivation “islamiste”, a affirmé dimanche le ministre de l’Intérieur.”C’est une attaque islamiste avec des liens avec l’EI”, a déclaré Gerhard Karner, faisant référence au groupe Etat islamique, lors d’un point presse à Villach, la commune de Carinthie où l’attaque a eu lieu samedi.Selon le ministre, le suspect, un demandeur d’asile syrien de 23 ans, s’était radicalisé en ligne “en peu de temps”.Ce drame a vivement secoué l’Autriche, où l’extrême droite est arrivée pour la première fois en tête des élections législatives en septembre mais a échoué cette semaine à former un gouvernement avec les conservateurs sortants, en raison de désaccords sur le droit d’asile et l’immigration notamment.Le meurtrier présumé, bénéficiant d’un permis de séjour valide et sans casier judiciaire, a été arrêté juste après l’attaque qui aurait pu faire beaucoup plus de victimes si un autre Syrien ne l’avait interrompu en le percutant en voiture, selon la police.Selon des témoignages recueillis par les enquêteurs, il aurait crié “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand).Lors d’une perquisition effectuée dans l’appartement du suspect, la police a trouvé “des preuves claires d’une pensée radicale islamiste”, comme des drapeaux de l’EI accrochés au mur, a déclaré Michaela Kohlweiss, cheffe de la police de Carinthie, lors de la conférence de presse. Elle a ajouté que la police n’avait pas trouvé d’armes ou “d’autres objets dangereux”.M. Karner a affirmé qu’il souhaitait organiser des “contrôles aléatoires massifs (…) ciblant des groupes particuliers, à savoir des demandeurs d’asile (…) d’origine syrienne ou afghane” pour tenter de prévenir de telles attaques, sans en préciser les modalités.”La police doit disposer de meilleurs moyens (…) pour assurer la sécurité des gens dans ce pays”, a-t-il ajouté.Parmi les habitants de Villach venus déposer des bougies sur le lieu du drame, Tanja Planinschek a confié avoir “peur pour (ses) enfants (…) Je crains pour l’avenir. Je crains où cela va nous mener. Je suis infiniment triste”. Selon elle, le pays “devrait ouvrir les yeux et voir à qui nous ouvrons nos portes, qui nous aidons, à qui nous laissons toutes sortes de libertés… Si rien n’est fait, cela deviendra encore pire.” – “Comme dans un film” -Selon la police locale, un homme a “au hasard” attaqué samedi des passants avec un couteau. Un garçon de 14 ans est décédé tandis que cinq personnes, dont la plus âgée a 36 ans, ont été blessées. Trois d’entre elles ont été admises en soins intensifs dans un état stable.Parmi les blessés se trouvent deux adolescents âgés de 15 ans. “J’ai vu une personne allongée au sol et un homme qui attaquait d’autres passants, je n’ai pas réfléchi à deux fois et je l’ai percuté”, a déclaré Alaaeddin Alhalabi, 42 ans, le livreur qui a stoppé l’attaquant, cité par le tabloïd Krone. “Il voulait se diriger vers le centre-ville, il y avait des enfants dans la rue, je ne pouvais pas laisser cela se produire”, a-t-il ajouté, exprimant ses regrets de ne pas avoir pu sauver l’adolescent de 14 ans.  Peter Kaiser, le gouverneur de la province de Carinthie, l’a remercié, affirmant aux journalistes que ce drame montrait “à quel point le mal, le terrorisme et le bien, l’humanisme, coexistent étroitement au sein de la même nationalité, ici en Autriche”.Selon un autre témoin, Mahir, 29 ans, “au début, (l’assaillant) se disputait avec des gens dans une rue adjacente, puis il a commencé à frapper autour de lui. Nous avons d’abord essayé de le maîtriser. Puis nous avons vu le couteau et nous nous sommes éloignés”, a-t-il raconté à Krone.- “Rapatriement et expulsion” -Le dirigeant d’extrême droite Herbert Kickl, dont le Parti de la Liberté (FPÖ) a remporté les élections législatives en septembre pour la première fois de son histoire, s’est dit “consterné” par l’attaque, appelant à “une réduction rigoureuse du droit d’asile”.L’Autriche accueille une importante population de réfugiés syriens, au nombre d’environ 100.000. Après la chute de Bachar al-Assad en décembre, l’Autriche et plusieurs pays européens ont gelé les demandes d’asile en cours émanant de Syriens pour réévaluer leur situation.De plus, l’Autriche a mis fin aux regroupements familiaux. Le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’il préparait “un programme cohérent de rapatriement et d’expulsion vers la Syrie”.L’Autriche n’a été jusqu’à présent touchée que par une seule attaque jihadiste, en 2020, lorsqu’un sympathisant de l’État islamique avait ouvert le feu dans le centre de Vienne, tuant quatre personnes. L’attaque de Villach survient deux jours après qu’un demandeur d’asile afghan a percuté des piétons avec une voiture à Munich, dans le sud de l’Allemagne, tuant une fillette de deux ans et sa mère, et blessant 37 autres personnes. 

Autriche: l’attaque mortelle au couteau perpétrée par un réfugié syrien est d’origine “islamiste”

L’attaque au couteau perpétrée dans le sud de l’Autriche par un demandeur d’asile syrien, qui a tué un adolescent et blessé cinq autres personnes, a une motivation “islamiste”, a affirmé dimanche le ministre de l’Intérieur.”C’est une attaque islamiste avec des liens avec l’EI”, a déclaré Gerhard Karner, faisant référence au groupe Etat islamique, lors d’un point presse à Villach, la commune de Carinthie où l’attaque a eu lieu samedi.Selon le ministre, le suspect, un demandeur d’asile syrien de 23 ans, s’était radicalisé en ligne “en peu de temps”.Ce drame a vivement secoué l’Autriche, où l’extrême droite est arrivée pour la première fois en tête des élections législatives en septembre mais a échoué cette semaine à former un gouvernement avec les conservateurs sortants, en raison de désaccords sur le droit d’asile et l’immigration notamment.Le meurtrier présumé, bénéficiant d’un permis de séjour valide et sans casier judiciaire, a été arrêté juste après l’attaque qui aurait pu faire beaucoup plus de victimes si un autre Syrien ne l’avait interrompu en le percutant en voiture, selon la police.Selon des témoignages recueillis par les enquêteurs, il aurait crié “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand).Lors d’une perquisition effectuée dans l’appartement du suspect, la police a trouvé “des preuves claires d’une pensée radicale islamiste”, comme des drapeaux de l’EI accrochés au mur, a déclaré Michaela Kohlweiss, cheffe de la police de Carinthie, lors de la conférence de presse. Elle a ajouté que la police n’avait pas trouvé d’armes ou “d’autres objets dangereux”.M. Karner a affirmé qu’il souhaitait organiser des “contrôles aléatoires massifs (…) ciblant des groupes particuliers, à savoir des demandeurs d’asile (…) d’origine syrienne ou afghane” pour tenter de prévenir de telles attaques, sans en préciser les modalités.”La police doit disposer de meilleurs moyens (…) pour assurer la sécurité des gens dans ce pays”, a-t-il ajouté.Parmi les habitants de Villach venus déposer des bougies sur le lieu du drame, Tanja Planinschek a confié avoir “peur pour (ses) enfants (…) Je crains pour l’avenir. Je crains où cela va nous mener. Je suis infiniment triste”. Selon elle, le pays “devrait ouvrir les yeux et voir à qui nous ouvrons nos portes, qui nous aidons, à qui nous laissons toutes sortes de libertés… Si rien n’est fait, cela deviendra encore pire.” – “Comme dans un film” -Selon la police locale, un homme a “au hasard” attaqué samedi des passants avec un couteau. Un garçon de 14 ans est décédé tandis que cinq personnes, dont la plus âgée a 36 ans, ont été blessées. Trois d’entre elles ont été admises en soins intensifs dans un état stable.Parmi les blessés se trouvent deux adolescents âgés de 15 ans. “J’ai vu une personne allongée au sol et un homme qui attaquait d’autres passants, je n’ai pas réfléchi à deux fois et je l’ai percuté”, a déclaré Alaaeddin Alhalabi, 42 ans, le livreur qui a stoppé l’attaquant, cité par le tabloïd Krone. “Il voulait se diriger vers le centre-ville, il y avait des enfants dans la rue, je ne pouvais pas laisser cela se produire”, a-t-il ajouté, exprimant ses regrets de ne pas avoir pu sauver l’adolescent de 14 ans.  Peter Kaiser, le gouverneur de la province de Carinthie, l’a remercié, affirmant aux journalistes que ce drame montrait “à quel point le mal, le terrorisme et le bien, l’humanisme, coexistent étroitement au sein de la même nationalité, ici en Autriche”.Selon un autre témoin, Mahir, 29 ans, “au début, (l’assaillant) se disputait avec des gens dans une rue adjacente, puis il a commencé à frapper autour de lui. Nous avons d’abord essayé de le maîtriser. Puis nous avons vu le couteau et nous nous sommes éloignés”, a-t-il raconté à Krone.- “Rapatriement et expulsion” -Le dirigeant d’extrême droite Herbert Kickl, dont le Parti de la Liberté (FPÖ) a remporté les élections législatives en septembre pour la première fois de son histoire, s’est dit “consterné” par l’attaque, appelant à “une réduction rigoureuse du droit d’asile”.L’Autriche accueille une importante population de réfugiés syriens, au nombre d’environ 100.000. Après la chute de Bachar al-Assad en décembre, l’Autriche et plusieurs pays européens ont gelé les demandes d’asile en cours émanant de Syriens pour réévaluer leur situation.De plus, l’Autriche a mis fin aux regroupements familiaux. Le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’il préparait “un programme cohérent de rapatriement et d’expulsion vers la Syrie”.L’Autriche n’a été jusqu’à présent touchée que par une seule attaque jihadiste, en 2020, lorsqu’un sympathisant de l’État islamique avait ouvert le feu dans le centre de Vienne, tuant quatre personnes. L’attaque de Villach survient deux jours après qu’un demandeur d’asile afghan a percuté des piétons avec une voiture à Munich, dans le sud de l’Allemagne, tuant une fillette de deux ans et sa mère, et blessant 37 autres personnes.