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Russes et Américains mardi à Ryad pour de premières discussions destinées à “rétablir” leurs relations

Hauts responsables russes et américains doivent se retrouver mardi en Arabie saoudite pour des pourparlers destinés à rétablir les relations entre Moscou et Washington, en posant officiellement les prémices de négociations sur l’Ukraine et d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump.La Russie, qui a notamment réclamé par le passé le retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, veut de longue date réorganiser l’architecture de la sécurité sur le continent européen. Le Kremlin considère que l’assaut contre l’Ukraine visait à repousser la menace existentielle que constitue à ses yeux l’Alliance atlantique.Le conflit en Ukraine ne devrait être que l’un des points au programme de ces discussions russo-américaines à Ryad, dont sont à l’heure actuelle exclus les Ukrainiens et les Européens.Cette rencontre, après trois années d’un gel quasi-total des relations, intervient en pleine effervescence diplomatique : les Européens se réunissent à Paris lundi pour se concerter sur leur stratégie, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu en Turquie mardi et en Arabie Saoudite mercredi et l’envoyé spécial américain pour l’Ukraine Keith Kellogg se rendra en Pologne mardi puis à Kiev jeudi.Côté américain, le secrétaire d’Etat Marco Rubio est arrivé lundi en Arabie Saoudite. Il doit être accompagné du conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, et de l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.Côté russe, Vladimir Poutine a dépêché deux négociateurs chevronnés : le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov.La réunion “sera principalement consacrée au rétablissement de l’ensemble des relations russo-américaines”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, au cours d’un briefing quotidien devant la presse auquel participait l’AFP.Selon lui, elle “sera également consacrée à la préparation d’éventuelles négociations sur le règlement (du conflit) ukrainien et à l’organisation d’une rencontre entre les deux présidents” Poutine et Trump.- “Relations anormales” -Le Moyen-Orient pourrait aussi être sur la table des pourparlers, a-t-il poursuivi, à un moment où Russes et Américains rivalisent dans la région et où Moscou a vu ses alliés Bachar al-Assad en Syrie et l’Iran essuyer des échecs ces derniers mois.”Poutine et Trump se sont entendus sur la nécessité de laisser derrière eux les relations absolument anormales. Les présidents ont décidé que le dialogue devait reprendre”, a résumé de son côté M. Lavrov.Face au désengagement américain, Volodymyr Zelensky a répété lundi que l’Ukraine “ne reconnaîtrait” aucun accord conclu sans elle. Il a regretté que son pays n’ait pas été informé officiellement des pourparlers de Ryad.M. Zelensky avait aussi appelé samedi les Européens à “agir” pour éviter un accord forgé dans leur dos, les encourageant à créer des “forces armées de l’Europe”.La décision de Donald Trump d’appeler Vladimir Poutine la semaine dernière et de proclamer l’ouverture de négociations pour mettre fin à la guerre a provoqué un malaise en Europe et à Kiev, car elle laisse craindre un abandon de l’Ukraine.Les puissances européennes, de facto mises à l’écart des échanges russo-américains après avoir essuyé à Munich de sévères critiques du vice-président américain JD Vance, doivent désormais définir une réponse commune pour la sécurité du Vieux continent.M. Lavrov a pour sa part asséné lundi que les dirigeants européens n’étaient pas convié à des négociations car ils ont “l’intention de poursuivre la guerre” en Ukraine.Interrogé dimanche, Marco Rubio a affirmé que “rien” n’avait “encore été finalisé” et que lorsque les “vraies négociations” commenceraient, l’Ukraine devrait “être impliquée”.Le Kremlin avait auparavant déclaré que Kiev participerait aux discussions sur son avenir “d’une manière ou d’une autre”.- Oléoduc ciblé en Russie -Vladimir Poutine réclame que l’Ukraine cède quatre régions de l’est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour Kiev, qui espère toujours récupérer les zones perdues.Or des responsables américains ont déjà jugé inévitables les concessions territoriales à la Russie et irréaliste une entrée de l’Ukraine dans l’Alliance atlantique. Sur le volet russo-américain, reste à voir si Moscou campe sur ses revendications de la fin 2021 : un engagement qu’aucun pays de l’ex-URSS ne rejoigne l’Otan et le retrait des troupes et des armements de cette organisation des Etats l’ayant rejointe après mai 1997, ce qui inclut les Pays baltes et la Pologne, frontaliers de la Russie, ou encore la Roumanie et la Bulgarie, riveraines de la mer Noire.Ces exigences avaient été rejetées par l’Otan et les Etats-Unis en janvier 2022, la Russie déclenchant un mois plus tard son assaut contre l’Ukraine.Loin de Ryad, les combats et les bombardements se poursuivent.Moscou a revendiqué la prise de Sverdlikovo, un village de la région russe frontalière de Koursk, dont les forces ukrainiennes affirment contrôler 500 kilomètres carrés, et de Figolivka, un village de la région ukrainienne de Kharkiv.L’Ukraine a, quant à elle, endommagé avec des drones une station de pompage d’un oléoduc acheminant le pétrole kazakh vers la mer Noire puis en Europe en passant par le sud de la Russie, a signalé la compagnie exploitante.

Russes et Américains mardi à Ryad pour de premières discussions destinées à “rétablir” leurs relations

Hauts responsables russes et américains doivent se retrouver mardi en Arabie saoudite pour des pourparlers destinés à rétablir les relations entre Moscou et Washington, en posant officiellement les prémices de négociations sur l’Ukraine et d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump.La Russie, qui a notamment réclamé par le passé le retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, veut de longue date réorganiser l’architecture de la sécurité sur le continent européen. Le Kremlin considère que l’assaut contre l’Ukraine visait à repousser la menace existentielle que constitue à ses yeux l’Alliance atlantique.Le conflit en Ukraine ne devrait être que l’un des points au programme de ces discussions russo-américaines à Ryad, dont sont à l’heure actuelle exclus les Ukrainiens et les Européens.Cette rencontre, après trois années d’un gel quasi-total des relations, intervient en pleine effervescence diplomatique : les Européens se réunissent à Paris lundi pour se concerter sur leur stratégie, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu en Turquie mardi et en Arabie Saoudite mercredi et l’envoyé spécial américain pour l’Ukraine Keith Kellogg se rendra en Pologne mardi puis à Kiev jeudi.Côté américain, le secrétaire d’Etat Marco Rubio est arrivé lundi en Arabie Saoudite. Il doit être accompagné du conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, et de l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.Côté russe, Vladimir Poutine a dépêché deux négociateurs chevronnés : le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov.La réunion “sera principalement consacrée au rétablissement de l’ensemble des relations russo-américaines”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, au cours d’un briefing quotidien devant la presse auquel participait l’AFP.Selon lui, elle “sera également consacrée à la préparation d’éventuelles négociations sur le règlement (du conflit) ukrainien et à l’organisation d’une rencontre entre les deux présidents” Poutine et Trump.- “Relations anormales” -Le Moyen-Orient pourrait aussi être sur la table des pourparlers, a-t-il poursuivi, à un moment où Russes et Américains rivalisent dans la région et où Moscou a vu ses alliés Bachar al-Assad en Syrie et l’Iran essuyer des échecs ces derniers mois.”Poutine et Trump se sont entendus sur la nécessité de laisser derrière eux les relations absolument anormales. Les présidents ont décidé que le dialogue devait reprendre”, a résumé de son côté M. Lavrov.Face au désengagement américain, Volodymyr Zelensky a répété lundi que l’Ukraine “ne reconnaîtrait” aucun accord conclu sans elle. Il a regretté que son pays n’ait pas été informé officiellement des pourparlers de Ryad.M. Zelensky avait aussi appelé samedi les Européens à “agir” pour éviter un accord forgé dans leur dos, les encourageant à créer des “forces armées de l’Europe”.La décision de Donald Trump d’appeler Vladimir Poutine la semaine dernière et de proclamer l’ouverture de négociations pour mettre fin à la guerre a provoqué un malaise en Europe et à Kiev, car elle laisse craindre un abandon de l’Ukraine.Les puissances européennes, de facto mises à l’écart des échanges russo-américains après avoir essuyé à Munich de sévères critiques du vice-président américain JD Vance, doivent désormais définir une réponse commune pour la sécurité du Vieux continent.M. Lavrov a pour sa part asséné lundi que les dirigeants européens n’étaient pas convié à des négociations car ils ont “l’intention de poursuivre la guerre” en Ukraine.Interrogé dimanche, Marco Rubio a affirmé que “rien” n’avait “encore été finalisé” et que lorsque les “vraies négociations” commenceraient, l’Ukraine devrait “être impliquée”.Le Kremlin avait auparavant déclaré que Kiev participerait aux discussions sur son avenir “d’une manière ou d’une autre”.- Oléoduc ciblé en Russie -Vladimir Poutine réclame que l’Ukraine cède quatre régions de l’est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour Kiev, qui espère toujours récupérer les zones perdues.Or des responsables américains ont déjà jugé inévitables les concessions territoriales à la Russie et irréaliste une entrée de l’Ukraine dans l’Alliance atlantique. Sur le volet russo-américain, reste à voir si Moscou campe sur ses revendications de la fin 2021 : un engagement qu’aucun pays de l’ex-URSS ne rejoigne l’Otan et le retrait des troupes et des armements de cette organisation des Etats l’ayant rejointe après mai 1997, ce qui inclut les Pays baltes et la Pologne, frontaliers de la Russie, ou encore la Roumanie et la Bulgarie, riveraines de la mer Noire.Ces exigences avaient été rejetées par l’Otan et les Etats-Unis en janvier 2022, la Russie déclenchant un mois plus tard son assaut contre l’Ukraine.Loin de Ryad, les combats et les bombardements se poursuivent.Moscou a revendiqué la prise de Sverdlikovo, un village de la région russe frontalière de Koursk, dont les forces ukrainiennes affirment contrôler 500 kilomètres carrés, et de Figolivka, un village de la région ukrainienne de Kharkiv.L’Ukraine a, quant à elle, endommagé avec des drones une station de pompage d’un oléoduc acheminant le pétrole kazakh vers la mer Noire puis en Europe en passant par le sud de la Russie, a signalé la compagnie exploitante.

Russes et Américains mardi à Ryad pour de premières discussions destinées à “rétablir” leurs relations

Hauts responsables russes et américains doivent se retrouver mardi en Arabie saoudite pour des pourparlers destinés à rétablir les relations entre Moscou et Washington, en posant officiellement les prémices de négociations sur l’Ukraine et d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump.La Russie, qui a notamment réclamé par le passé le retrait des forces de …

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Le budget de la Sécurité sociale proche de son adoption définitive

Le Sénat s’est emparé en nouvelle lecture du budget de la Sécurité sociale lundi et devrait l’approuver dans les mêmes termes que l’Assemblée nationale la semaine dernière, permettant son adoption définitive, et fermant pour 2025 une interminable et inédite page budgétaire.Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), à l’origine de la chute de Michel Barnier en décembre, a été adopté mercredi à la chambre basse, lorsque les députés ont repoussé une troisième motion de censure, la quatrième sur les textes budgétaires et la cinquième en tout pour le Premier ministre François Bayrou.En ouverture des débats lundi, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a appelé les sénateurs à “sortir le plus vite possible de cette période d’attente et d’instabilité” en adoptant ce budget de la Sécu, quelques jours après l’adoption définitive du budget de l’État et près de quatre mois après son dépôt au Parlement.Cela ne devrait pas poser problème dans une chambre haute qui soutient le gouvernement. Le texte a déjà passé sans heurts l’étape de la commission des Affaires sociales au Sénat jeudi, laissant présager une adoption conforme dès lundi soir, même si la rapporteure générale centriste Elisabeth Doineau a alerté sur la “note salée” du déficit. “Il est évident que ce texte n’est pas à la hauteur des enjeux”, a-t-elle noté. Mais “il est temps que la France se dote enfin d’un projet de loi de financement de la Sécurité sociale”, a-t-elle reconnu, appelant à faire “davantage pour réduire le déficit dans les textes à venir”.Si le texte était modifié, ce qui semble improbable, il devrait repasser par la chambre basse, avec selon toute vraisemblance un nouveau – et dernier – 49.3.- Déficit à 22,1 milliards -Passé à la moulinette de la censure et des concessions accordées aux oppositions comme à la majorité, le PLFSS prévoit une hausse des dépenses d’Assurance maladie de 3,4%, contre 2,8% initialement prévu, notamment parce que l’exécutif a rallongé d’un milliard d’euros l’enveloppe de l’hôpital.Le déficit devrait lui s’élever à 22,1 milliards d’euros, au lieu de 16 milliards, et des sources parlementaires s’inquiètent d’une facture réelle encore nettement en hausse d’ici la fin de l’année.”Nous avons pris en compte les priorités exprimées pour proposer un texte probablement imparfait et j’en ai conscience. Mais un texte qui a pour objectif d’essayer de nous réunir et de nous rassembler”, a estimé la ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin.Le gouvernement a dû renoncer à une hausse des tickets modérateurs (reste à charge du patient après le remboursement de l’assurance maladie), accepter de revoir à la baisse les efforts demandés aux entreprises concernant les exonérations de cotisations sociales, et faire le deuil de la désindexation des retraites sur l’inflation.L’idée adoptée au Sénat d’instaurer sept heures de travail annuelles supplémentaires non rémunérées n’a pas non plus fait florès.Mais le texte soumis à cet ultime vote conserve de nombreux apports du Sénat, seule chambre à l’avoir examiné en entier à l’automne. “Ce budget n’est pas satisfaisant, ne le cachons pas. Mais chaque jour qui passe sans budget aggrave la facture en millions: il nous faut le voter au plus vite”, a reconnu auprès de l’AFP la sénatrice LR Corinne Imbert, rapporteure de la branche maladie.

Netanyahu s’engage à “respecter” le plan Trump pour Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré lundi “respecter” le projet de Donald Trump qui prévoit de vider de ses habitants la bande de Gaza en ruines, défendu par le chef de la diplomatie américaine en visite à Ryad.L’Arabie saoudite accueillera vendredi un sommet de plusieurs pays arabes, initialement prévu la veille, pour présenter une réponse commune au projet, qui a soulevé un tollé international.En visite dimanche en Israël, le secrétaire d’Etat Marco Rubio avait affiché un front uni avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et il devait rencontrer lundi le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.M. Netanyahu a affirmé qu’il se devait de “respecter” le plan du président américain Donald Trump, qui prévoit la prise de contrôle du territoire palestinien par les Etats-Unis et l’expulsion de ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte et la Jordanie.”Tout comme je me suis engagé à ce qu’au lendemain de la guerre à Gaza il n’y ait plus ni Hamas, ni Autorité palestinienne, je me dois de respecter le plan” de Donald Trump “pour la création d’un autre Gaza”, a-t-il déclaré.- 500 jours de captivité -Ce plan a été rejeté par les Palestiniens eux-mêmes et par l’ensemble des pays arabes, ajoutant aux tensions entourant le fragile cessez-le-feu qui a fait taire les armes à Gaza depuis le 19 janvier.Le cabinet de sécurité israélien doit discuter lundi de la deuxième phase de l’accord de trêve, censée permettre la libération de tous les otages retenus à Gaza et la fin définitive de la guerre.Israël a également annoncé l’envoi de négociateurs lundi au Caire, afin de discuter de la poursuite de la première phase de l’accord, qui s’achève le 1er mars.A Jérusalem, des dizaines de proches d’otages, captifs depuis 500 jours, ont défilé lundi jusqu’au Parlement, en brandissant leurs portraits. “Mes yeux sont brûlés par les larmes que je verse depuis 500 jours”, a lancé Einav Tzangauker, une femme dont le fils Matan avait été enlevé au kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Elle a demandé aux parlementaires “de tout faire pour ramener” son fils et les autres otages “en vie”.”Le Hamas ne peut pas rester une force militaire ou gouvernementale (…) Il doit être éliminé”, avait affirmé dimanche Marco Rubio, qui a aussi qualifié l’Iran de plus grande “source d’instabilité” dans la région.M. Netanyahu a fait écho à ces propos en menaçant d’ouvrir les “portes de l’enfer” au Hamas et de “finir le travail” avec l’Iran, allié du mouvement islamiste palestinien.Téhéran a rétorqué lundi que “menacer autrui constitue une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies”.L’année dernière, l’Iran et Israël se sont pour la première fois affrontés militairement de front, dans un contexte de tensions régionales croissantes provoquées par la guerre dans la bande de Gaza.Au Liban, une guerre ouverte a opposé pendant deux mois Israël au Hezbollah pro-iranien, allié du Hamas, avant un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. A la veille de la date-butoir pour le retrait israélien du sud du Liban, Israël a annoncé lundi avoir tué un commandant du Hamas dans cette région. L’armée a affirmé qu’elle se maintiendrait dans cinq “points stratégiques” du pays.- L’aide en attente” -A Gaza, la trêve a failli voler en éclats la semaine dernière après des menaces réciproques du Hamas et d’Israël.Après une médiation menée par le Qatar et l’Egypte, le Hamas a finalement libéré samedi trois otages israéliens et Israël 369 prisonniers palestiniens, lors du sixième échange depuis le début de la trêve.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 70 sont encore retenues à Gaza dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.La première phase de la trêve a déjà permis la libération de 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens, sur un total prévu de 33 otages et 1.900 détenus palestiniens. Elle doit aussi permettre l’entrée d’une aide humanitaire accrue dans la bande de Gaza, assiégée par Israël. Mais le Hamas accuse Israël de bloquer l’entrée de préfabriqués et d’équipements de déblaiement des décombres, alors que d’immenses convois attendent en Egypte de pouvoir pénétrer dans le territoire.Si le calendrier se déroule comme prévu, la phase finale de l’accord sera consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier titanesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.En représailles, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 48.271 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Netanyahu s’engage à “respecter” le plan Trump pour Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré lundi “respecter” le projet de Donald Trump qui prévoit de vider de ses habitants la bande de Gaza en ruines, défendu par le chef de la diplomatie américaine en visite à Ryad.L’Arabie saoudite accueillera vendredi un sommet de plusieurs pays arabes, initialement prévu la veille, pour présenter une réponse commune au projet, qui a soulevé un tollé international.En visite dimanche en Israël, le secrétaire d’Etat Marco Rubio avait affiché un front uni avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et il devait rencontrer lundi le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.M. Netanyahu a affirmé qu’il se devait de “respecter” le plan du président américain Donald Trump, qui prévoit la prise de contrôle du territoire palestinien par les Etats-Unis et l’expulsion de ses 2,4 millions d’habitants vers l’Egypte et la Jordanie.”Tout comme je me suis engagé à ce qu’au lendemain de la guerre à Gaza il n’y ait plus ni Hamas, ni Autorité palestinienne, je me dois de respecter le plan” de Donald Trump “pour la création d’un autre Gaza”, a-t-il déclaré.- 500 jours de captivité -Ce plan a été rejeté par les Palestiniens eux-mêmes et par l’ensemble des pays arabes, ajoutant aux tensions entourant le fragile cessez-le-feu qui a fait taire les armes à Gaza depuis le 19 janvier.Le cabinet de sécurité israélien doit discuter lundi de la deuxième phase de l’accord de trêve, censée permettre la libération de tous les otages retenus à Gaza et la fin définitive de la guerre.Israël a également annoncé l’envoi de négociateurs lundi au Caire, afin de discuter de la poursuite de la première phase de l’accord, qui s’achève le 1er mars.A Jérusalem, des dizaines de proches d’otages, captifs depuis 500 jours, ont défilé lundi jusqu’au Parlement, en brandissant leurs portraits. “Mes yeux sont brûlés par les larmes que je verse depuis 500 jours”, a lancé Einav Tzangauker, une femme dont le fils Matan avait été enlevé au kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Elle a demandé aux parlementaires “de tout faire pour ramener” son fils et les autres otages “en vie”.”Le Hamas ne peut pas rester une force militaire ou gouvernementale (…) Il doit être éliminé”, avait affirmé dimanche Marco Rubio, qui a aussi qualifié l’Iran de plus grande “source d’instabilité” dans la région.M. Netanyahu a fait écho à ces propos en menaçant d’ouvrir les “portes de l’enfer” au Hamas et de “finir le travail” avec l’Iran, allié du mouvement islamiste palestinien.Téhéran a rétorqué lundi que “menacer autrui constitue une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies”.L’année dernière, l’Iran et Israël se sont pour la première fois affrontés militairement de front, dans un contexte de tensions régionales croissantes provoquées par la guerre dans la bande de Gaza.Au Liban, une guerre ouverte a opposé pendant deux mois Israël au Hezbollah pro-iranien, allié du Hamas, avant un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. A la veille de la date-butoir pour le retrait israélien du sud du Liban, Israël a annoncé lundi avoir tué un commandant du Hamas dans cette région. L’armée a affirmé qu’elle se maintiendrait dans cinq “points stratégiques” du pays.- L’aide en attente” -A Gaza, la trêve a failli voler en éclats la semaine dernière après des menaces réciproques du Hamas et d’Israël.Après une médiation menée par le Qatar et l’Egypte, le Hamas a finalement libéré samedi trois otages israéliens et Israël 369 prisonniers palestiniens, lors du sixième échange depuis le début de la trêve.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas, 70 sont encore retenues à Gaza dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.La première phase de la trêve a déjà permis la libération de 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens, sur un total prévu de 33 otages et 1.900 détenus palestiniens. Elle doit aussi permettre l’entrée d’une aide humanitaire accrue dans la bande de Gaza, assiégée par Israël. Mais le Hamas accuse Israël de bloquer l’entrée de préfabriqués et d’équipements de déblaiement des décombres, alors que d’immenses convois attendent en Egypte de pouvoir pénétrer dans le territoire.Si le calendrier se déroule comme prévu, la phase finale de l’accord sera consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier titanesque estimé par l’ONU à plus de 53 milliards de dollars.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.En représailles, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 48.271 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.