AFP World

Colère agricole: réveillon en vue sur les barrages du Sud-Ouest

Des agriculteurs mobilisés depuis une dizaine de jours contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), épizootie touchant les bovins, ont annoncé préparer leur réveillon de Noël sur les quelques barrages toujours maintenus dans le Sud-Ouest.”On espérait des avancées (…) L’État ne veut pas apporter de solutions. On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. On fera le réveillon sur l’autoroute”, a déclaré Jérôme Bayle, figure de la contestation et pilier du barrage de Carbonne (Haute-Garonne), dressé sur l’A64 Toulouse-Bayonne le 12 décembre.”Je pense que si (le gouvernement) demande une trêve de Noël, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas envie de travailler (…) On traite les conséquences de la DNC mais on n’a toujours pas trouvé la cause”, a-t-il dit en sortant d’une réunion avec le préfet.En Haute-Garonne, un nouveau cas de DNC a été annoncé par le ministère de l’Agriculture, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Les 72 vaches du troupeau ont été abattues mardi. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude. À la veille du 24 décembre, journée très “chargée” sur les routes selon Bison Futé, des blocages ont persisté mardi sur plusieurs autoroutes, comme sur l’A63 au sud de Bordeaux ou sur l’A64 à Carbonne et Briscous (Pyrénées-Atlantiques).Avec 53 actions et 1.600 manifestants mardi, selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation reste en baisse comparée à la semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi), mais en progression par rapport à la veille (35 actions mobilisant 1.200 personnes) et à un week-end plus calme.Au Pays basque, le syndicat agricole ELB, affilié à la Confédération paysanne et représentant environ la moitié des effectifs sur le barrage de Briscous, a annoncé mardi “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir (ses) forces intactes”, mais la Coordination rurale, elle, compte rester sur place.La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a chiffré à “plus d’un million d’euros” le coût global des blocages dans le département, selon “une première évaluation” intégrant le nettoyage et la remise en état des routes, les pertes des sociétés d’autoroutes ou encore la réparation de radars endommagés, mais pas les impacts sur l’activité économique comme par exemple le manque à gagner des stations de ski.À Cestas au sud de Bordeaux, les manifestants de la Coordination rurale de Gironde (CR33) ont pour leur part annoncé l’organisation d’un réveillon “façon auberge espagnole” et d’une messe de Noël mercredi soir sur leur barrage, à l’instar des agriculteurs mobilisés à Carbonne près de Toulouse.À Héricourt (Haute-Saône), une cinquantaine d’agriculteurs ont mis en place mardi un barrage filtrant sur une route nationale, arrêtant les camions pour inspecter leur chargement en quête de produits d’origine étrangère, a indiqué à l’AFP la préfecture.Le maintien de blocages et déviations laisse entrevoir des complications sur les routes pour la veille de Noël mercredi, “l’une des journées les plus chargées” de la période des fêtes selon Bison Futé.Dans le sens des départs, l’agence publique d’information routière a classé la journée rouge en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, orange ailleurs.bur-mk-gag-mer-jed/jco

La loi spéciale adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

Le Parlement a adopté mardi le projet de loi spéciale qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Le projet de loi, déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026, a été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/jco

La “loi spéciale” en passe d’être adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, le projet de loi spéciale a été transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive mardi soir. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/frd/

L’Ukraine se retire d’une ville de l’est, la Russie poursuit ses frappes

L’armée ukrainienne a annoncé mardi s’être retirée de la petite ville de Siversk, dans l’est du pays, sous la pression des forces russes qui par ailleurs poursuivent leurs frappes meurtrières à deux jours de Noël, notamment sur le système énergétique du pays.”Afin de préserver la vie de nos soldats et la capacité de combat de nos unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés” de Siversk, a indiqué sur Telegram l’état-major de l’armée ukrainienne.Les troupes de Moscou “disposent d’un avantage significatif en termes d’effectifs et d’équipement et, malgré des pertes importantes, poursuivent leurs opérations offensives”, a ajouté l’état-major.La Russie avait revendiqué il y a deux semaines la prise de Siversk, l’un des derniers verrous avant les villes importantesde la région encore sous contrôle ukrainien, Kramatorsk et Sloviansk.Siversk, qui omptait environ 11.000 habitants avant la guerre, est aujourd’hui en grande partie détruite.Des frappes russes d’ampleur ont par ailleurs visé le secteur énergétique ukrainien, tuant trois personnes et provoquant de nouvelles coupures de courant.Ces derniers mois, la Russie a frappé à de multiples reprises les infrastructures électriques et gazières de l’Ukraine, mettant à rude épreuve le réseau énergétique en plein hiver.- 635 drones et 38 missiles -Dans la nuit de lundi à mardi, elle a visé le pays avec 635 drones et 38 missiles, dont respectivement 587 et 34 ont été abattus, selon les chiffres de l’armée de l’air ukrainienne.Le président Volodymyr Zelensky a fait état de treize régions du pays visées, dont la capitale Kiev, où l’alerte antiaérienne a sonné pendant plus de quatre heures mardi matin.Trois personnes ont été tuées: une dans la région de Kiev, une autre dans celle de Khmelnytsky (ouest) et une fillette dans celle de Jytomyr (centre-ouest), selon les autorités locales. Plus de dix personnes, dont des enfants, ont été blessées.Ces frappes ont déclenché des coupures de courant d’urgence dans plusieurs régions ukrainiennes.Mardi en début de soirée, le ministère de l’Energie a indiqué qu’après cette attaque “massive”, les services concernés “stabilisaient progressivement la situation”.”Les mesures de restriction de la consommation restent en vigueur dans toutes les régions”, a ajouté le ministère.- “Stratégie cynique” -“Le moment choisi pour cette attaque – deux jours avant Noël et pendant la première vague de froid prolongée de l’hiver – souligne la stratégie cynique de la Russie”, a dénoncé l’opérateur électrique privé DTEK.La région méridionale d’Odessa, frappée à plusieurs reprises ces dernières semaines en réponse à des attaques ukrainiennes sur des pétroliers liés à la Russie en mer Noire et en Méditerranée, a notamment été visée.Olena Dolkhatchova, une enseignante de mathématiques de 40 ans, a raconté à l’AFP devoir désormais travailler à la lumière des bougies.”Malgré tout, nous travaillons, nous faisons cours. (…) Nous n’abandonnons pas”, a-t-elle poursuivi.Selon Anastassia Koulakivska, gérante d’un salon de beauté, “sept jours sans électricité sont devenus la norme à Odessa”.Comme lors des précédentes frappes, le ministère russe de la Défense a indiqué avoir frappé “des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations énergétiques assurant leur fonctionnement”.Le directeur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, Sergiy Tarakanov, a mis en garde contre le risque qu’une frappe russe provoque l’effondrement du “sarcophage” de confinement du réacteur accidenté en 1986.”Personne ne peut garantir que l’abri restera debout après cela”, a-t-il dit à l’AFP.- “Signal extrêmement clair” -De son côté, le président Volodymyr Zelensky a estimé que ces frappes “envoient un signal extrêmement clair sur les priorités de la Russie”, au moment où Washington déploie des efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit.Une série de rencontres séparées entre négociateurs russe et ukrainien et les Américains ont eu lieu pendant le weekend aux Etats-Unis. Si Kiev et Washington ont salué des échanges “productifs”, Moscou a fait état seulement de “lents progrès” et critiqué la position des Européens.Dans son allocution quotidienne lundi soir, le président ukrainien a affirmé qu’il serait informé mardi des résultats détaillés de ces discussions par ses négociateurs, de retour de Floride.Ces derniers “ont effectué un gros travail, avant tout sur les documents concernant les garanties de sécurité” qui seraient apportées à Kiev en cas d’accord, a déclaré M. Zelensky.En attendant un accord, sur le terrain, l’armée russe a poursuivi ses avancées, outre la prise de Siversk. Elle a revendiqué mardi la prise de plusieurs localités dans les régions de Kharkiv (nord-est) et Dnipropetrovsk (centre-est).Les forces russes, qui occupent environ 19% du territoire ukrainien, ont accéléré leur progression sur le front ces derniers mois.

Vigilance crues: l’Hérault maintenu en rouge et l’Aveyron en orange

Le département de l’Hérault est placé en vigilance rouge jusqu’à mercredi pour des crues exceptionnelles, à la suite de fortes précipitations qui devraient cesser dans la nuit, selon Météo-France.L’Aveyron est désormais le seul département en vigilance orange pour crues, d’après le dernier bulletin de Météo-France publié à 16H00. Le Tarn et la Lozère sont repassés en vigilance jaune.En Aveyron, touché lundi par de très fortes chutes de neige, jusqu’à 50 cm sur les points les plus élevés, moins de 10.000 foyers étaient toujours privés d’électricité, contre 30.000 mardi matin, et 1.400 dans l’Hérault, selon Enedis mardi à 18H30.Sur la commune d’Agde, “la hausse du niveau du fleuve (Hérault) va se poursuivre ces prochaines heures pour atteindre, selon les prévisions, une cote médiane à 3,70 m. La décrue n’interviendra que demain matin” mercredi, a indiqué la préfecture dans un communiqué mardi après-midi. Toutefois, il y a eu “peu de maisons inondées sur la commune d’Agde”, a-t-elle souligné.C’est une crue “très impressionnante par rapport aux autres qui étaient beaucoup plus basses”, a confié à l’AFP Jean-Louis Taverne, résident d’Agde depuis plusieurs dizaines d’années.La crue de 1997, lors de laquelle l’eau était montée à 3,92 m reste aussi dans les mémoires. “Vous aviez la poste derrière qui était les pieds dans l’eau, vraiment”, se souvient le retraité de 72 ans, sous son parapluie. “Et là, on n’en est pas loin”, a-t-il ajouté.Le débit du fleuve, qui prend sa source en Lozère et traverse le département de l’Hérault du nord au sud – des régions où les pluies ont été intenses depuis la fin de la semaine dernière – avant de se jeter dans la Méditerranée près d’Agde, reste mardi très élevé sous une pluie continue.”Nous n’avons heureusement pas de victimes à déplorer, ça c’est le plus important”, a déclaré à Agde mardi matin la nouvelle préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, au lendemain de sa prise de fonction.Mardi matin, les sapeurs-pompiers sont intervenus à huit reprises dans l’Hérault, a indiqué la préfecture dans son dernier communiqué. Lundi, 80 opérations avaient dû être effectuées, dont 47 sauvetages ou mises en sécurité.Météo-France prévoit de maintenir l’Hérault au niveau maximum d’alerte pour les crues pour la journée de mercredi.Les conditions de circulation restent difficiles sur près de 45 axes routiers dans le département, selon la préfecture, qui réitère ses consignes de prudence.Dans le Gard, les pompiers “sont intervenus tout au long de la journée pour surveiller, sécuriser, nettoyer les zones impactées par les inondations. La décrue est en cours”, selon un communiqué du Codis 30, en fin d’après-midi.ega-siu-bb-las/so/jpa

Corsair obtient le feu vert de Bruxelles pour son plan de restructuration

Le ciel se dégage pour Corsair: la Commission européenne a donné mardi son feu vert à un plan de restructuration de la compagnie aérienne française attendu depuis plusieurs mois et crucial pour la poursuite de ses activités. Bruxelles a validé une aide de l’Etat français de 167,8 millions d’euros pour restructurer la compagnie qui dessert les territoires d’Outre-mer et certaines capitales africaines, la jugeant compatible avec les règles de la concurrence au sein de l’UE.Le plan de restructuration qui comprend une annulation de 80 millions d’euros sur des prêts approuvés par la Commission en décembre 2020 ainsi que 87,8 millions d’euros de financement supplémentaire “garantit le retour de Corsair à une viabilité à long terme d’ici la fin de la période de restructuration”, selon un communiqué.- Contraintes -L’Union européenne a toutefois fixé des conditions pour limiter toute distorsion de concurrence, avec une “réduction des rotations de vols et la libération de créneaux”. “Corsair prend acte de la décision positive rendue par la Commission européenne, qui clôture plus de deux années de procédures et d’enquête approfondie”, a réagi la compagnie interrogée par l’AFP. Elle a refusé à ce stade de préciser quelles lignes ou créneaux elle devrait abandonner en contrepartie. Fin 2020, dans le contexte de la crise du Covid-19, Bruxelles avait déjà approuvé un plan de restructuration de la compagnie alors en difficulté, assorti de mesures de soutien de l’Etat français pour un montant total de 136,9 millions d’euros. Mais ce plan a rapidement déraillé sous l’effet de la crise économique, de la guerre en Ukraine, des mouvements sociaux et de la flambée des prix du carburant, et l’Etat français a sollicité fin 2023 son ajustement auprès de Bruxelles. – Homard et caviar -Le feu vert de l’UE était très attendu pour mettre en place la nouvelle configuration d’actionnaires de la compagnie, depuis l’annonce en septembre 2024 de l’arrivée du PDG du groupe agro-industriel Advens, Abbas Jaber, avec 40% du capital.Outre M. Jaber, les autres actionnaires, dans cette configuration, seront un consortium d’entrepreneurs principalement ultramarins dont certains déjà présents au capital (52%) et une société d’économie mixte du département de la Guadeloupe (8%). Corsair a annoncé début décembre avoir plus que décuplé son bénéfice lors de son exercice décalé 2024-2025, y voyant la validation de sa stratégie de montée en gamme, marquée par l’acquisition de nouveaux appareils et l’amélioration du service. La compagnie, qui dessert au quotidien Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis-de-la-Réunion et Abidjan, veut poursuivre son repositionnement premium en étoffant ses services aux voyageurs comme l’enregistrement des bagages hors des aéroports.Elle propose également un “menu prestige” gastronomique – y compris en classe économique – avec du caviar, du homard et des desserts de traiteurs de luxe ainsi que des vins sélectionnés par le meilleur ouvrier de France sommellerie Antoine Pétrus. Corsair, qui exploitait encore avant la crise du Covid-19 de vieux Boeing 747, a aussi dit avoir amélioré sa performance opérationnelle en modernisant sa flotte grâce à l’ajout de neuf appareils long-courriers Airbus A330neo.

A Kiev, les réalités paradoxales d’un Noël en temps de guerre

Une jeune femme pose pour son petit ami devant un stand de vin chaud à côté d’enfants sur un manège illuminé et d’un sapin géant. A Kiev, comme dans les autres villes européennes, les célébrations de Noël sont présentes, mais elles s’accompagnent ici de sirènes et bombardements.Mardi, la capitale ukrainienne a été visée par de …

A Kiev, les réalités paradoxales d’un Noël en temps de guerre Read More »