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Liban: Israël se maintient sur cinq positions dans le sud à l’expiration du délai pour son retrait

L’armée israélienne s’est retirée mardi des villages du sud Liban mais a confirmé s’y maintenir sur cinq positions, quelques heures après le délai fixé pour le retrait de ses troupes du secteur dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah.”L’armée israélienne s’est retirée de tous les villages frontaliers à l’exception de cinq points” et “l’armée libanaise se déploie progressivement, en raison de la présence d’explosifs dans certaines zones et de dommages causés aux routes”, a déclaré à l’AFP une source de sécurité libanaise sous couvert d’anonymat.Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a ensuite confirmé le maintien de forces dans “cinq postes”. Israël avait prévenu lundi compter “laisser temporairement un petit nombre de soldats déployés sur cinq points stratégiques le long de la frontière libanaise”, malgré la volonté des autorités libanaises de pousser à un retrait total.L’armée libanaise a elle annoncé s’être déployée dans des villages frontaliers après le retrait des troupes israéliennes. Selon la chaîne libanaise LBCI, elle s’était déployée “pendant la nuit” dans les localités de “Yaroun, Maroun, Blida, Mahbib et Maïs al-Jabal”.Entré en vigueur le 27 novembre, l’accord de cessez-le-feu a mis fin à deux mois de guerre ouverte entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien, pendant lesquels les troupes israéliennes ont pris position dans le sud du Liban, à la frontière du nord d’Israël.Environ 100.000 Libanais, parmi plus d’un million de déplacés, restent toujours exilés, selon l’ONU. Malgré l’ampleur des destructions, notamment dans les villages frontaliers, les déplacés attendent de rentrer chez eux pour constater l’état de leurs biens et récupérer les corps de combattants parmi leurs proches, laissés depuis des mois.Parmi eux, Fatima Choukeir, une sexagénaire ayant fui Maïs al-Jabal, à la frontière, il y a un an et demi. “Mon plus grand souhait est de m’asseoir devant ma maison, près de mes fleurs, et de savourer un café le matin”, confie-t-elle à l’AFP. Plusieurs municipalités ont appelé les habitants à attendre que l’armée libanaise se déploie dans leurs villages pour garantir leur “sécurité”.- “Points stratégiques” -Aux termes de l’accord, Israël était censé avoir achevé le 26 janvier son retrait du sud du Liban, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU devaient être déployés. Le Hezbollah devait pour sa part démanteler ses infrastructures et se retirer au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne. Fin janvier, l’échéance avait été repoussée au 18 février.Puissant mouvement armé ayant dominé pendant des années la vie politique au Liban, le Hezbollah a été fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël. Au début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël, tirant des roquettes en direction du territoire israélien depuis le sud du Liban, son fief.Il disait agir “en soutien aux Palestiniens” et au Hamas, son allié. Les tirs transfrontaliers ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024. Le Hezbollah en est sorti affaibli, sa direction largement décimée.- “Mesure temporaire” -L’armée israélienne a présenté sa décision de rester dans cinq points “stratégiques” comme “une mesure temporaire jusqu’à ce que les forces armées libanaises soient en mesure d’appliquer pleinement l’accord”.Cette annonce place les autorités libanaises dans une situation délicate vis-à-vis du Hezbollah, qui a estimé dimanche qu’il incombait au gouvernement libanais de pousser Israël à retirer ses troupes.”Le Hezbollah doit être désarmé, et Israël préférerait que l’armée libanaise s’en charge, mais personne ne doit douter qu’Israël fera ce qu’il a à faire pour que l’accord de cessez-le-feu soit respecté et pour défendre notre sécurité”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Le nouveau gouvernement libanais a affirmé lundi que l’Etat devrait détenir le monopole des armes dans le pays et promis de libérer “tout le territoire”, en plein débat au Liban sur le désarmement du Hezbollah.Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël mène des frappes aériennes qui ont fait plus de 60 morts. Une vingtaine de personnes ont été tuées le 26 janvier, alors que des habitants tentaient de retourner dans leurs villages frontaliers. Plus de 4.000 personnes ont été tuées au Liban depuis octobre 2023, selon le ministère de la Santé. Côté israélien, plusieurs dizaines de soldats et civils ont péri, d’après les autorités.lg-lk-lar-jos/cab/anr

Liban: Israël se maintient sur cinq positions dans le sud à l’expiration du délai pour son retrait

L’armée israélienne s’est retirée mardi des villages du sud Liban mais a confirmé s’y maintenir sur cinq positions, quelques heures après le délai fixé pour le retrait de ses troupes du secteur dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah.”L’armée israélienne s’est retirée de tous les villages frontaliers à l’exception de cinq points” et “l’armée libanaise se déploie progressivement, en raison de la présence d’explosifs dans certaines zones et de dommages causés aux routes”, a déclaré à l’AFP une source de sécurité libanaise sous couvert d’anonymat.Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a ensuite confirmé le maintien de forces dans “cinq postes”. Israël avait prévenu lundi compter “laisser temporairement un petit nombre de soldats déployés sur cinq points stratégiques le long de la frontière libanaise”, malgré la volonté des autorités libanaises de pousser à un retrait total.L’armée libanaise a elle annoncé s’être déployée dans des villages frontaliers après le retrait des troupes israéliennes. Selon la chaîne libanaise LBCI, elle s’était déployée “pendant la nuit” dans les localités de “Yaroun, Maroun, Blida, Mahbib et Maïs al-Jabal”.Entré en vigueur le 27 novembre, l’accord de cessez-le-feu a mis fin à deux mois de guerre ouverte entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien, pendant lesquels les troupes israéliennes ont pris position dans le sud du Liban, à la frontière du nord d’Israël.Environ 100.000 Libanais, parmi plus d’un million de déplacés, restent toujours exilés, selon l’ONU. Malgré l’ampleur des destructions, notamment dans les villages frontaliers, les déplacés attendent de rentrer chez eux pour constater l’état de leurs biens et récupérer les corps de combattants parmi leurs proches, laissés depuis des mois.Parmi eux, Fatima Choukeir, une sexagénaire ayant fui Maïs al-Jabal, à la frontière, il y a un an et demi. “Mon plus grand souhait est de m’asseoir devant ma maison, près de mes fleurs, et de savourer un café le matin”, confie-t-elle à l’AFP. Plusieurs municipalités ont appelé les habitants à attendre que l’armée libanaise se déploie dans leurs villages pour garantir leur “sécurité”.- “Points stratégiques” -Aux termes de l’accord, Israël était censé avoir achevé le 26 janvier son retrait du sud du Liban, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU devaient être déployés. Le Hezbollah devait pour sa part démanteler ses infrastructures et se retirer au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne. Fin janvier, l’échéance avait été repoussée au 18 février.Puissant mouvement armé ayant dominé pendant des années la vie politique au Liban, le Hezbollah a été fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël. Au début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël, tirant des roquettes en direction du territoire israélien depuis le sud du Liban, son fief.Il disait agir “en soutien aux Palestiniens” et au Hamas, son allié. Les tirs transfrontaliers ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024. Le Hezbollah en est sorti affaibli, sa direction largement décimée.- “Mesure temporaire” -L’armée israélienne a présenté sa décision de rester dans cinq points “stratégiques” comme “une mesure temporaire jusqu’à ce que les forces armées libanaises soient en mesure d’appliquer pleinement l’accord”.Cette annonce place les autorités libanaises dans une situation délicate vis-à-vis du Hezbollah, qui a estimé dimanche qu’il incombait au gouvernement libanais de pousser Israël à retirer ses troupes.”Le Hezbollah doit être désarmé, et Israël préférerait que l’armée libanaise s’en charge, mais personne ne doit douter qu’Israël fera ce qu’il a à faire pour que l’accord de cessez-le-feu soit respecté et pour défendre notre sécurité”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Le nouveau gouvernement libanais a affirmé lundi que l’Etat devrait détenir le monopole des armes dans le pays et promis de libérer “tout le territoire”, en plein débat au Liban sur le désarmement du Hezbollah.Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël mène des frappes aériennes qui ont fait plus de 60 morts. Une vingtaine de personnes ont été tuées le 26 janvier, alors que des habitants tentaient de retourner dans leurs villages frontaliers. Plus de 4.000 personnes ont été tuées au Liban depuis octobre 2023, selon le ministère de la Santé. Côté israélien, plusieurs dizaines de soldats et civils ont péri, d’après les autorités.lg-lk-lar-jos/cab/anr

Au Sahel, les conflits menacent la couverture vaccinale

Pour vacciner les enfants menacés par une épidémie de rougeole au centre du Mali, les agents de santé n’ont pas seulement affronté les routes boueuses lors de la dernière saison des pluies: ils ont dû négocier leur passage auprès des groupes jihadistes qui tiennent les villages sous leur coupe.”D’abord ils ont catégoriquement refusé. Pour eux, les vaccins sont des vecteurs de maladies”, raconte Moussa, responsable d’une ONG malienne dont l’AFP a changé l’identité pour des raisons de sécurité.Les groupes islamistes ou jihadistes s’opposent souvent aux campagnes de vaccination à cause des barrières religieuses, nourries parfois par un rejet de l’Occident et de sa lutte contre le terrorisme, indique une étude publiée fin janvier dans la revue BMJ Global Health et intitulée “Les implications du conflit sur la vaccination au Sahel.”Pour les agents de santé au centre du Mali, “ce n’était donc pas possible de vacciner les enfants dans les villages et leurs parents ne pouvaient pas non plus le faire dans les grandes villes. C’est pourquoi l’épidémie de rougeole s’est aggravée”, confirme Moussa qui a suivi l’affaire.Finalement face au “ravage” de la maladie, les jihadistes ont fini par céder. “Ils ont eux-mêmes sollicité les services de santé pour qu’ils viennent vacciner les enfants”, explique-t-il.Ces restrictions au centre du Mali illustrent une situation plus globale au Sahel, miné par des violences jihadistes et en proie à des instabilités politiques qui perturbent les campagnes de vaccination.- Pression accrue -La destruction des infrastructures de santé, les restrictions des humanitaires et le déplacement des populations ont rendu difficile le maintien des programmes de vaccination de routine.”Il y a eu une augmentation notable des attaques visant les agents de santé et les organisations humanitaires au Mali, au Niger et au Burkina Faso. En 2020, un tiers des enlèvements d’humanitaires dans le monde sont survenus dans ces régions”, explique à l’AFP Majdi Sabahelzain, chercheur associé à l’Ecole de santé publique de Sydney et coauteur de l’étude. Au Mali comme au Burkina, l’ONG Médecins sans frontières a dû suspendre en octobre ses activités à Nampala (centre du Mali) et Djibo (nord du Burkina), des foyers de violences jihadistes, après des brutalités contre ses personnels et ses locaux.Au Niger, les syndicats de la santé se plaignent parfois de “l’enlèvement” d’infirmiers par des “terroristes” vraisemblablement pour soigner leurs blessés dans l’ouest du pays.  Et aux violences des groupes armés, s’ajoutent les entraves des juntes sahéliennes.Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, dirigés par des régimes militaires issus de coups d’Etat entre 2020 et 2023, exercent une pression accrue sur les ONG, y compris humanitaires. Au Niger, les autorités ont demandé début février au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de quitter le pays. En novembre, elles avaient retiré l’autorisation d’exercer à l’ONG française Acted et à l’association nigérienne Action pour le bien-être (ABPE), sans préciser les motifs.La junte a également imposé aux ONG et associations de développement d’aligner désormais leurs activités sur sa “vision” et ses priorités stratégiques.Au Mali, les autorités ont interdit depuis novembre 2022 les activités de toutes les ONG financées ou soutenues par la France, y compris celles opérant dans le domaine humanitaire.- Enfants zéro dose -Plusieurs organisations humanitaires ont renoncé à se rendre dans des zones risquées, prises en étau entre les groupes armés et les juntes sahéliennes. “C’est risqué de se déplacer en véhicule pour atteindre les populations très éloignées. Le regroupement massif est aussi dangereux et souvent on fait face à des sabotages des chaînes de froid par des individus non identifiés”, témoigne un médecin, responsable d’une ONG humanitaire à Gao (nord du Mali).La perturbation des campagnes de vaccination a entraîné une accumulation du nombre d’enfants ayant reçu zéro dose ou peu immunisés.”Rien qu’en 2023, la plupart de ces pays avaient une proportion significative d’enfants non vaccinés, en particulier le Soudan (43%), le Mali (22%) et le Tchad (16%)”, explique le chercheur Majdi Sabahelzain.Selon son étude, l’accumulation du nombre d’enfants zéro dose et sous-immunisés ces cinq dernières années révèle “le risque persistant de polio, de diphtérie, de coqueluche, de tétanos et d’autres maladies évitables par la vaccination.”De 2022 à 2023, les cas de rougeole ont été multipliés par 5 au Tchad, de 2.158 à 11.862, et ceux de polio ont triplé (de 252 à 680) au Burkina Faso, selon cette même source.

Climat: le Japon s’engage à réduire ses émissions de 60% d’ici 2035 par rapport à 2013

Le Japon s’est engagé mardi à réduire de 60% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035 par rapport à 2013, dans le cadre d’un plan climatique à l’ambition relevée, et qui s’accompagne d’une révision de sa stratégie énergétique.La quatrième économie mondiale, encore très dépendante des hydrocarbures et accusée d’avoir le mix énergétique le plus polluant des puissances du G7, s’est déjà fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.L’engagement dévoilé mardi s’inscrit dans le cadre de la nouvelle “contribution déterminée au niveau national” (NDC) que Tokyo, comme l’ensemble des pays signataires de l’Accord de Paris sur le climat de 2015, devait déposer à l’ONU au plus tard le 10 février dernier. Sur les presque 200 pays concernés, seuls dix l’ont fait à temps, selon les données des Nations unies.La cible doit être atteinte au cours de l’exercice budgétaire nippon 2035, qui s’achèvera fin mars 2036. L’archipel vise par ailleurs à diminuer ses émissions de 73% d’ici 2040, toujours par rapport à 2013, a précisé le ministère japonais de l’Environnement.”Ces objectifs ambitieux sont alignés sur l’objectif mondial” prévu par l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, et s’inscrivent dans la perspective de “la neutralité carbone”, a insisté le ministère.Dans sa précédente contribution nationale soumise à l’ONU, en mars 2020, le Japon s’engageait à réduire ses émissions de 26% seulement d’ici 2030, suscitant de vives critiques de la part d’ONG et d’experts du climat.Dans la foulée, un plan plus ambitieux, dévoilé en octobre 2021, fixait un objectif de réduction de 46% d’ici 2030 par rapport à 2013.- Dépendance aux fossiles -Le nouvel objectif “est une grande opportunité ratée de montrer au monde le leadership du Japon dans la lutte contre le changement climatique”, a cependant réagi auprès de l’AFP Masayoshi Iyoda, responsable pour le Japon de l’ONG environnementale 350.org.”Les scientifiques ont averti que le Japon devait réduire de 81% ses émissions d’ici 2035 pour s’aligner sur l’objectif de 1,5°C (…) Le Premier ministre Shigeru Ishiba a succombé à la pression du monde industriel redevable aux intérêts des combustibles fossiles”, s’est-il désolé, dénonçant “un échec majeur (…) pour une transition vers un avenir d’énergie renouvelable juste et équitable”.Les défis sont majeurs pour le Japon. En 2023, près de 70% de ses besoins en électricité étaient couverts par des centrales thermiques fonctionnant au charbon et aux hydrocarbures.Les importations de combustibles fossiles, 23% des importations totales du Japon, coûtent l’équivalent d’environ 470 millions de dollars par jour au pays, selon les chiffres des douanes nippones pour 2024.Soucieux d’y remédier, le gouvernement de Shigeru Ishiba avait annoncé mi-décembre un projet préliminaire visant à faire des énergies renouvelables la première source d’électricité du pays à l’horizon 2040 tout en dopant le recours au nucléaire.D’autant que Tokyo mise sur une augmentation de 10 à 20% de la production d’électricité du pays d’ici à 2040, en comparaison avec 2023, face à une demande croissante en lien notamment avec l’intelligence artificielle (IA) et la production de semi-conducteurs.- Retour en grâce de l’atome -Ce “Plan stratégique énergétique” a été affiné et détaillé mardi. D’ici 2040, selon les objectifs adoptés, les centrales thermiques ne devront plus représenter qu’entre 30 et 40% du mix électrique japonais.A l’inverse, la part des renouvelables dans la production d’électricité sera gonflée pour atteindre entre 40 et 50%, contre seulement 23% en 2023. L’objectif précédemment fixé était de 38%.La part du solaire dans le mix électrique devrait monter à 23-29% d’ici 2040, celle de l’éolien à 4-8%, et celle de l’hydroélectrique à 8-10%, selon les fourchettes détaillées.Par ailleurs, le nucléaire devrait compter pour 20% de la production électrique d’ici 2040, peu ou prou l’objectif déjà fixé pour 2030 – mais en deçà des 30% que l’atome civil représentait avant 2011.Quatorze ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon veut faire jouer à l’énergie nucléaire un rôle majeur pour répondre aux besoins énergétiques croissants.Le gouvernement avait fermé toutes les centrales nucléaires de l’archipel après ce triple désastre (séisme, tsunami, accident nucléaire). Mais il en a progressivement remis en service, en dépit de levées de boucliers, et prévoit que tous ses réacteurs existants soient actifs d’ici 2040.

Le maire de New York s’enfonce dans la crise, son conseil municipal veut sa démission

New York s’enfonce un peu plus dans la crise: le conseil municipal a appelé lundi à la “démission” du maire de la ville américaine, empêtré depuis plusieurs jours dans une saga politico-judiciaire sur fond de rapprochement avec l’administration Trump au sujet de l’immigration.Le maire démocrate Eric Adams, ovni dans son propre camp dont il est issu de l’aile droite, est sous pression sur deux fronts. D’abord un feuilleton judiciaire avec des poursuites pour corruption qui rebondissent quasi quotidiennement depuis que le gouvernement du président Donald Trump tente de faire classer l’affaire. A cela s’ajoute une crise politique locale, l’aile gauche de la plus grande ville américaine lui reprochant sa connivence avec le nouveau pouvoir sur la question de l’immigration.Lundi, quatre influents adjoints au maire de New York ont encore plus fragilisé le fil sur lequel évolue l’édile, en indiquant qu’ils allaient démissionner.”En raison des événements extraordinaires des dernières semaines, et pour rester fidèles aux serments que nous avons prêtés aux New-Yorkais et à nos familles, nous avons pris la décision difficile de démissionner de nos fonctions”, ont écrit deux des quatre adjoints démissionnaires dans un courriel à leur équipe, consulté par le New York Times.”Ces démissions sont l’aboutissement des actions et des décisions du maire, qui ont conduit à des mois d’instabilité et compromettent désormais la souveraineté de la ville”, menacée “de chaos”, a estimé lundi dans un communiqué la présidente du conseil municipal de New York, Adrienne Adams.”Il doit désormais donner la priorité à la ville de New York et aux New-Yorkais, se mettre de côté et démissionner”, a-t-elle poursuivi.Est-ce le coup de grâce pour Eric Adams ? La gouverneure de l’Etat de New York Kathy Hochul, qui a la possibilité de destituer le maire, n’a pas exclu l’hypothèse dans la soirée, en annonçant dans un communiqué qu’elle allait convoquer mardi une réunion pour évoquer l’avenir. “En 235 ans dans l’histoire de l’Etat de New York, ces pouvoirs n’ont jamais été utilisés pour destituer un maire démocratiquement élu. (…) Cela dit, les faits reprochés à l’Hôtel de Ville ces deux dernières semaines sont troublants et ne peuvent être ignorés”, a-t-elle asséné.La démission collective, a-t-elle encore souligné, pose de “sérieuses questions sur l’avenir à long terme de cette administration municipale”.- “Déçu” -Les appels à la démission du maire – qui l’exclut catégoriquement tout comme il rejette les accusations de corruption dont il fait l’objet – se multiplient depuis que l’administration Trump met la pression sur la justice pour épargner à Eric Adams un procès dans une affaire de pots-de-vin impliquant la Turquie.Depuis une semaine, ces injonctions ont mené à des démissions en cascade d’au moins sept procureurs à New York et à Washington qui refusent de se plier aux ordres du ministère de la Justice.Le numéro 2 du ministère et ancien avocat de Donald Trump, Emil Bove, a dû se résoudre vendredi à transmettre lui-même la demande, formellement, afin de lever les poursuites auprès du juge de Manhattan chargé du dossier. Ce dernier doit encore décider de valider, ou non, la requête.Le ministère argue en substance qu’il s’agit de poursuites motivées politiquement et qu’elles empêchent Eric Adams d’appliquer dans la ville de 8 millions d’habitants la politique voulue par Donald Trump en matière de lutte contre l’immigration clandestine.Les détracteurs du maire, qui s’affiche ces derniers jours aux côtés du “tsar des frontières” Tom Homan – responsable du programme d’expulsions massives -, lui reprochent justement de rompre de plus en plus ostensiblement avec la tradition progressiste de New York.Le bastion démocrate, qui a vu plus de 200.000 migrants affluer ces deux dernières années, s’est doté d’un statut de “ville sanctuaire” pour les immigrés, voté par ses élus et qui prévoit une limitation de la coopération avec la police fédérale chargée de lutter contre l’immigration irrégulière.Or, la semaine dernière, Eric Adams s’est dit prêt à collaborer davantage avec le pouvoir central sur ce sujet, notamment en associant à la police fédérale de l’immigration des agents de la police locale, la NYPD.Comme depuis son inculpation en septembre, Eric Adams, un ancien capitaine de police, a encore botté en touche après les démissions dans son entourage.”Je suis déçu de les voir partir”, a-t-il tout juste concédé dans un communiqué. “Mais compte tenu des défis actuels, je comprends leur décision”.

A Ryad, Américains et Russes en pourparlers

De hauts responsables américains et russes, menés par les chefs de la diplomatie, se retrouvent, mardi à Ryad, pour tenter de relancer une relation au plus bas depuis l’invasion russe de l’Ukraine, et préparer un possible prochain sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine.Cet agenda ambitieux donne des frissons à Kiev et dans les capitales européennes inquiètes que ce rapprochement entre Washington et Moscou ne se fasse à leur insu.La rencontre, la première à ce niveau et dans un tel format depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022, doit se dérouler dans un grand hôtel de la capitale saoudienne, le Ritz-Carlton, mardi matin, a indiqué un responsable de la délégation américaine sous couvert d’anonymat.Y participent, côté américain, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, arrivé lundi à Ryad où il s’est entretenu avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, ainsi que le conseiller à la Sécurité nationale du président américain, Mike Waltz, et l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.La Russie sera pour sa part représentée par le chef de sa diplomatie Sergueï Lavrov et Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, selon la présidence russe.- Pas d’accord imposé -Les deux camps se sont efforcés de minimiser les attentes mais la rencontre marque un nouveau rebondissement spectaculaire dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie, que les Européens redoutent.A preuve, le président français Emmanuel Macron a convié à la hâte lundi à Paris des dirigeants de pays-clefs européens pour tenter d’afficher une posture commune sur la sécurité européenne et ne pas jouer aux spectateurs.Il s’est également entretenu avec Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.”Nous souhaitons une paix solide et durable en Ukraine. A cette fin la Russie doit cesser son agression et cela doit s’accompagner de garanties de sécurité fortes et crédibles pour les Ukrainiens”, a-t-il écrit sur X après cette série de discussions.M. Zelensky a de son côté déclaré que son homologue français l’avait informé des discussions avec les dirigeants européens et qu’ils partageaient une “vision commune” de la manière de parvenir à la paix.Le président ukrainien, qui se trouve en Turquie mardi, il est attendu mercredi en Arabie saoudite, au lendemain de la réunion entre Américains et Russes.Il a répété lundi que l’Ukraine “ne reconnaîtrait” aucun accord conclu sans elle et a regretté de ne pas avoir été informé en amont des pourparlers de Ryad.L’envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine, Keith Kellogg, a cependant assuré lundi à Bruxelles que les Etats-Unis n’imposeraient pas un accord à Kiev pour mettre fin à la guerre. Il doit lui-même se rendre à Kiev jeudi.La réunion de Ryad “sera principalement consacrée au rétablissement de l’ensemble des relations russo-américaines”, a déclaré lundi le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.Selon lui, elle “sera également consacrée à la préparation d’éventuelles négociations sur le règlement (du conflit) ukrainien et à l’organisation d’une rencontre entre les deux présidents” Poutine et Trump.”Je ne pense pas qu’il faille y voir quelque chose qui sera détaillé ni comme une avancée vers une sorte de négociation”, a nuancé de son côté la porte-parole du département d’Etat américain, Tammy Bruce.Elle a insisté sur le fait que Washington souhaite voir avant toute chose “si (les Russes) sont sérieux” dans leur volonté de renouer le dialogue.Le président américain a semé le désarroi en Europe en parlant avec son homologue russe la semaine, jusqu’alors considéré comme paria par l’Occident.Ils avaient convenu d'”immédiatement” entamer des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine et dit envisager une rencontre au sommet, également en Arabie saoudite, qui selon Donald Trump pourrait se dérouler “très prochainement”.- L’Arabie au centre -Pays hôte, l’Arabie saoudite s’impose ainsi dans une séquence diplomatique clef en tirant parti de sa neutralité dans la guerre en Ukraine.D’autant que dans la vision de Donald Trump pour le Moyen-Orient, le royaume saoudien à un rôle majeur à jouer, le président américain caressant l’espoir d’une normalisation des liens entre l’Arabie et Israël, encore très hypothétique.Car il lui faudra surmonter l’opposition des pays arabes à sa proposition de prendre le contrôle de la bande de Gaza en y déplaçant les Palestiniens vers l’Egypte et la Jordanie.Le Moyen-Orient pourrait ainsi être sur la table des pourparlers, selon le chef de la diplomatie russe, à un moment où Russes et Américains rivalisent dans la région et où Moscou a vu ses alliés Bachar al-Assad en Syrie et l’Iran essuyer des échecs ces derniers mois.

A Ryad, Américains et Russes en pourparlers

De hauts responsables américains et russes, menés par les chefs de la diplomatie, se retrouvent, mardi à Ryad, pour tenter de relancer une relation au plus bas depuis l’invasion russe de l’Ukraine, et préparer un possible prochain sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine.Cet agenda ambitieux donne des frissons à Kiev et dans les capitales européennes inquiètes que ce rapprochement entre Washington et Moscou ne se fasse à leur insu.La rencontre, la première à ce niveau et dans un tel format depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022, doit se dérouler dans un grand hôtel de la capitale saoudienne, le Ritz-Carlton, mardi matin, a indiqué un responsable de la délégation américaine sous couvert d’anonymat.Y participent, côté américain, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, arrivé lundi à Ryad où il s’est entretenu avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, ainsi que le conseiller à la Sécurité nationale du président américain, Mike Waltz, et l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.La Russie sera pour sa part représentée par le chef de sa diplomatie Sergueï Lavrov et Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, selon la présidence russe.- Pas d’accord imposé -Les deux camps se sont efforcés de minimiser les attentes mais la rencontre marque un nouveau rebondissement spectaculaire dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie, que les Européens redoutent.A preuve, le président français Emmanuel Macron a convié à la hâte lundi à Paris des dirigeants de pays-clefs européens pour tenter d’afficher une posture commune sur la sécurité européenne et ne pas jouer aux spectateurs.Il s’est également entretenu avec Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.”Nous souhaitons une paix solide et durable en Ukraine. A cette fin la Russie doit cesser son agression et cela doit s’accompagner de garanties de sécurité fortes et crédibles pour les Ukrainiens”, a-t-il écrit sur X après cette série de discussions.M. Zelensky a de son côté déclaré que son homologue français l’avait informé des discussions avec les dirigeants européens et qu’ils partageaient une “vision commune” de la manière de parvenir à la paix.Le président ukrainien, qui se trouve en Turquie mardi, il est attendu mercredi en Arabie saoudite, au lendemain de la réunion entre Américains et Russes.Il a répété lundi que l’Ukraine “ne reconnaîtrait” aucun accord conclu sans elle et a regretté de ne pas avoir été informé en amont des pourparlers de Ryad.L’envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine, Keith Kellogg, a cependant assuré lundi à Bruxelles que les Etats-Unis n’imposeraient pas un accord à Kiev pour mettre fin à la guerre. Il doit lui-même se rendre à Kiev jeudi.La réunion de Ryad “sera principalement consacrée au rétablissement de l’ensemble des relations russo-américaines”, a déclaré lundi le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.Selon lui, elle “sera également consacrée à la préparation d’éventuelles négociations sur le règlement (du conflit) ukrainien et à l’organisation d’une rencontre entre les deux présidents” Poutine et Trump.”Je ne pense pas qu’il faille y voir quelque chose qui sera détaillé ni comme une avancée vers une sorte de négociation”, a nuancé de son côté la porte-parole du département d’Etat américain, Tammy Bruce.Elle a insisté sur le fait que Washington souhaite voir avant toute chose “si (les Russes) sont sérieux” dans leur volonté de renouer le dialogue.Le président américain a semé le désarroi en Europe en parlant avec son homologue russe la semaine, jusqu’alors considéré comme paria par l’Occident.Ils avaient convenu d'”immédiatement” entamer des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine et dit envisager une rencontre au sommet, également en Arabie saoudite, qui selon Donald Trump pourrait se dérouler “très prochainement”.- L’Arabie au centre -Pays hôte, l’Arabie saoudite s’impose ainsi dans une séquence diplomatique clef en tirant parti de sa neutralité dans la guerre en Ukraine.D’autant que dans la vision de Donald Trump pour le Moyen-Orient, le royaume saoudien à un rôle majeur à jouer, le président américain caressant l’espoir d’une normalisation des liens entre l’Arabie et Israël, encore très hypothétique.Car il lui faudra surmonter l’opposition des pays arabes à sa proposition de prendre le contrôle de la bande de Gaza en y déplaçant les Palestiniens vers l’Egypte et la Jordanie.Le Moyen-Orient pourrait ainsi être sur la table des pourparlers, selon le chef de la diplomatie russe, à un moment où Russes et Américains rivalisent dans la région et où Moscou a vu ses alliés Bachar al-Assad en Syrie et l’Iran essuyer des échecs ces derniers mois.

JO: Alpes 2030 présente son comité d’organisation, Grospiron intronisé

Après des mois de retard en raison de bisbilles autour de la désignation de son président, le comité d’organisation des JO (Cojo) d’hiver 2030 dans les Alpes françaises est dévoilé mardi à Lyon, avec à sa tête l’ex-champion Edgar Grospiron, choisi après le retrait de Martin Fourcade. D’abord prévue pour l’automne 2024, puis fin janvier, l’intronisation du Cojo va finalement avoir lieu à la mi-février. “Il était temps”, selon l’un des cadres du mouvement olympique français.Le ministère des Sports, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Comité paralympique et sportif français, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Région Auvergne-Rhône-Alpes – un “G5” regroupant les parties prenantes – vont installer officiellement l’instance mardi après-midi au stade de l’Olympique lyonnais à Décines-Charpieu. Instance qui pilotera pendant cinq ans le dossier Alpes 2030.- “Lancer la machine” -Le “G5” a mis fin au feuilleton, qui commençait à faire mauvaise impression autour de la désignation du président du Cojo il y a seulement cinq jours, en choisissant Edgar Grospiron, le champion de ski de bosses des JO d’Albertville en 1992.Le psychodrame déclenché par le retrait inattendu du biathlète multiple champion olympique Martin Fourcade au nom de “ses convictions” il y a près de deux semaines, avait plongé l’organisation dans une situation compliquée, démontrant une certaine fragilité et des tensions en interne. Même le CIO, d’ordinaire d’une discrétion papale sur ces dossiers, était sorti de sa réserve pour faire part de son “impatience”. “Ils apprennent. Ce n’est pas forcément simple de se mettre d’accord à cinq. Il fallait qu’un nom sorte, c’est fait. Ca devrait lancer la machine”, avait résumé auprès de l’AFP une source proche des négociations.Edgar Grospiron, éphémère directeur général de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver 2018, va avoir du pain sur la planche. Car si le projet n’a officiellement pas encore pâti de retards irréversibles, les sujets à traiter sont nombreux, et parfois complexes. Il va falloir livrer ces JO dans une enveloppe contenue de 2 milliards d’euros, et le Cojo devrait bénéficier pour cela d’une mission d’appui de l’Inspection générale des finances, selon une source proche du mouvement olympique.Par essence, les JO d’hiver sont “plus déficitaires” que les JO d’été, avec des “recettes plus faibles (…) notamment de billetterie”, précise cette source. Une loi olympique devra également être votée pour encadrer l’évènement (voies de recours, fiscalité, règles liées à la publicité…). La question environnementale va inévitablement constituer l’un des grands enjeux de ces JO, et des critiques frémissent déjà sur la prise en compte de ce défi majeur que représente le réchauffement climatique auquel sont confrontés les territoires de montagne. Les JO “cherchent encore à faire rêver autour des sports d’hiver, à faire perdurer ce modèle touristique et économique qui n’a malheureusement plus l’avenir qu’il a eu jusqu’ici”, explique Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness France dans un entretien accordé à l’AFP. “Il va falloir affronter ces sujets”, anticipe une source proche de l’organisation.- Ascenseur valléen ? -Par capillarité, la question des transports entre les sites va devoir aussi être tranchée par le Cojo. Car l’une des particularités de ces JO d’hiver réside dans la multiplicité des sites, avec quatre pôles allant du Grand-Bornand (Haute-Savoie) à Nice, distants de plus de 500 km par la route, aux antipodes de l’extrême compacité des JO d’Albertville par exemple. Mais là aussi, cette carte des sites n’est pas encore totalement établie, avec notamment en suspens la question de l’intégration ou non de Val d’Isère dans le projet. L’interrogation concernant la construction ou non d’un ascenseur valléen permettant d’accéder à la station de Courchevel pour fluidifier la circulation va devoir être tranchée, tout comme le lieu de la cérémonie d’ouverture, pas encore déterminé. A priori, seule la patinoire pour ces JO devrait être construite à Nice. “Il faut qu’on ait un Cojo car il faut prendre des décisions”, insiste une source proche du mouvement olympique.Edgar Grospiron, qui se lance en quête d’un directeur général dans les semaines à venir, devra “arriver à s’entendre et travailler avec les politiques”, prévient une source proche de l’organisation. Bref, les défis ne manquent pas.