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Ukraine, défense: les Européens entre convergences et désaccords

Face à l’offensive diplomatique américano-russe visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, les Européens vivent une phase clé de leur histoire après une réunion à Paris marquée par des désaccords habituels, mais aussi certaines convergences.”C’est vraiment un moment où ça passe ou ça casse”, résume pour l’AFP une source européenne qui requiert l’anonymat. …

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JO: le comité d’organisation d’Alpes-2030 enfin lancé, Grospiron intronisé

Après des mois de retard en raison de bisbilles autour de la désignation de son président, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 dans les Alpes françaises a été officiellement lancé mardi, avec à sa tête l’ex-champion Edgar Grospiron, choisi après le retrait de Martin Fourcade. “Merci à Edgar d’avoir accepté ce défi”, a lancé le président du Comité olympique français (CNOSF) David Lappartient, l’une des cinq parties prenantes des JO d’hiver dans les Alpes françaises, lors d’une conférence de presse organisée au Groupama Stadium de Décines, dans l’agglomération de Lyon.”Ces JO doivent être un catalyseur qui permettra de définir une stratégie qui accompagne la transition de la montagne française”, a expliqué pour sa part Edgar Grospiron. “Ces JO seront un champ de bosses qui va durer cinq ans, il va falloir avoir les cuisses et les genoux, la gnaque”, a poursuivi le champion olympique de ski de bosses en 1992 à Albertville.D’abord prévue pour l’automne 2024 puis repoussée à la fin janvier, il aura donc fallu attendre la mi-février pour que le Cojo soit finalement lancé. “Il était temps”, selon l’un des cadres du mouvement olympique français.L’instance qui va piloter le dossier Alpes 2030 ces cinq prochaines années a été officiellement installée par le “G5” (les cinq acteurs du projet: ministère des Sports, CNOSF, Comité paralympique et sportif français et régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes) mardi après-midi au stade de l’Olympique Lyonnais à Décines-Charpieu. – “Lancer la machine” -En proposant le nom de Grospiron pour la présidence du Cojo, choix entériné mardi, le “G5” avait mis fin la semaine dernière seulement à un long feuilleton, qui commençait à faire mauvaise impression.Le psychodrame déclenché début février par le retrait inattendu du biathlète multiple champion olympique Martin Fourcade au nom de “ses convictions” avait plongé l’organisation dans une situation compliquée, exposant fragilité et tensions en interne. Même le CIO, d’ordinaire d’une discrétion papale sur ces dossiers, était sorti de sa réserve pour faire part de son “impatience”. “Ils apprennent. Ce n’est pas forcément simple de se mettre d’accord à cinq. Il fallait qu’un nom sorte, c’est fait. Ça devrait lancer la machine”, résumait alors pour l’AFP une source proche des discussions.Edgar Grospiron, qui fut un éphémère directeur général de la candidature malheureuse d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver de 2018, va avoir du pain sur la planche. “Il y a du travail”, a commenté David Lappartient mardi.Car si le projet n’a officiellement pas encore pâti de retards irréversibles, les sujets à traiter sont nombreux, et parfois complexes. D’autant qu’il faudra livrer ces JO dans les limites d’une enveloppe financière de 2 milliards d’euros, et le Cojo devrait bénéficier pour cela d’une mission d’appui de l’Inspection générale des finances, selon une source proche du mouvement olympique.Par essence, les JO d’hiver sont “plus déficitaires” que les JO d’été, avec des “recettes plus faibles (…) notamment de billetterie”, précise cette source. Une loi olympique devra également être votée pour encadrer l’événement (voies de recours, fiscalité, règles liées à la publicité…). La question environnementale va inévitablement constituer l’un des grands enjeux de ces JO, et des critiques sont déjà apparues sur la prise en compte du défi majeur que représente le réchauffement climatique, auquel les territoires de montagne sont particulièrement exposés. Les JO “cherchent encore à faire rêver autour des sports d’hiver, à faire perdurer ce modèle touristique et économique qui n’a malheureusement plus l’avenir qu’il a eu jusqu’ici”, expliquait Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness France, dans un entretien accordé récemment à l’AFP. – Ascenseur valléen ? -Par capillarité, la question des transports entre les sites devra aussi être tranchée par le Cojo. Car l’une des particularités du dossier Alpes-2030 réside dans l’éclatement des sites en quatre pôles allant du Grand-Bornand (Haute-Savoie) à Nice, distants de plus de 500 km par la route – aux antipodes de l’extrême compacité des JO d’Albertville. Mais là encore, la carte des sites n’est pas encore totalement dessinée, avec notamment en suspens la question de l’intégration ou non de la station de Val d’Isère dans le projet. L’interrogation concernant la construction ou non d’un “ascenseur valléen”, superstructure permettant d’accéder à la station de Courchevel pour fluidifier les accès, va devoir être tranchée, tout comme le lieu de la cérémonie d’ouverture, pas encore déterminé. A priori, la patinoire – à Nice – devrait être la seule structure spécifiquement construite pour ces Jeux. Edgar Grospiron, qui va se mettre en quête d’un directeur général dans les semaines à venir, devra “arriver à s’entendre et travailler avec les politiques”, prévient une source proche de l’organisation. Bref, les défis ne manquent pas.

Le pape, hospitalisé, annule ses engagements du week-end

Le pape François, hospitalisé pour une infection respiratoire, a passé une “nuit tranquille” mais ses engagements prévus ce weekend ont été annulés, a annoncé mardi le Vatican, laissant entendre qu’il ne devrait pas sortir prochainement.Le jésuite de 88 ans est hospitalisé depuis vendredi à l’hôpital Gemelli de Rome pour une “infection polymicrobienne des voies respiratoires” et son bulletin de santé publié lundi, mentionnant un “tableau clinique complexe”, a suscité l’inquiétude autour de sa santé déclinante.Après avoir initialement libéré son agenda jusqu’à mercredi, le Vatican a annoncé mardi l’annulation de son audience jubilaire de samedi, précisant que le pape ne présiderait pas non plus la messe de dimanche.Le communiqué n’a cependant pas fait mention de la prière de l’Angélus, que le pape prononce chaque dimanche à 12H00 mais à laquelle il a dû renoncer le week-end dernier. Lors d’un point presse mardi à la mi-journée, le porte-parole du Vatican a déclaré que la situation du souverain pontife argentin était stable. François “s’est réveillé, a pris son petit-déjeuner et s’est consacré à la lecture de quelques journaux comme il le fait régulièrement”, a affirmé Matteo Bruni, ajoutant qu’un bulletin de santé serait publié en début de soirée. – Cadence effrénée – Malgré des alertes de santé à répétition ces dernières années – problèmes de hanche, douleurs au genou qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant, opérations, infections respiratoires – Jorge Bergoglio a maintenu un rythme effréné au Vatican, au grand dam de ses médecins qui ne cessent de lui répéter de ralentir la cadence.Son hospitalisation, la quatrième en moins de quatre ans, a relancé les interrogations sur sa santé fragile, d’autant qu’elle intervient au début de l’année jubilaire de l’Eglise catholique, marquée par une longue liste d’événements, dont beaucoup sont présidés par le pape.Lundi soir, le Vatican avait indiqué que François n’avait pas de fièvre, qu’il avait travaillé et remerciait les personnes lui envoyant des prières ou des marques d’affection.Mardi matin, sur la place Saint-Pierre au Vatican, fidèles et touristes affluaient sous un ciel couvert, accueillis par des agents aux gilets verts, chargés d’orienter les milliers de pèlerins pour le Jubilé 2025.”Je suis un peu inquiète pour la santé du pape et j’espère qu’il ira mieux bientôt”, a confié à l’AFP Birgit Jungreuthmayer, 48 ans, une touriste autrichienne catholique. “J’ai confiance dans le traitement médical des médecins de l’hôpital et (…) je sais qu’ils feront de leur mieux”. – “Je continue” -La santé du pape figure mardi à la une de tous les grands journaux italiens. “L’hospitalisation du pape François se prolonge”, titre Il Corriere della Sera qui revient sur l’agenda très chargé des jours précédents, affirmant que dix jours de perfusion à base d’antibiotiques et de cortisone n’avaient pas suffi à guérir le pape.Avant son hospitalisation, le chef de l’Eglise catholique, à qui on a retiré une partie d’un poumon quand il était jeune, était en effet apparu affaibli, le visage gonflé, la voix essoufflée, et avait à plusieurs reprises délégué la lecture de ses discours à ses assistants.Connu pour sa force de caractère, le pape préfère aller de l’avant, sans ralentir le rythme ni alléger son emploi du temps, au risque de mettre sa santé à rude épreuve.En septembre, il a même effectué le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l’Asie et de l’Océanie.Depuis son élection en 2013, le pape a toujours laissé ouverte la possibilité de renoncer à sa charge si sa santé l’empêchait d’exercer ses fonctions, à l’image de son prédécesseur Benoît XVI.Mais dans un livre publié en 2024, François assurait n’avoir “aucune raison suffisamment sérieuse pour penser à démissionner”. La démission est une “possibilité lointaine” qui ne se justifierait qu’en cas d'”empêchement physique grave”, a-t-il écrit. “Je continue”, a-t-il encore assuré dans une autobiographie publiée en janvier. “La réalité est tout simplement que je suis vieux”.

Le pape, hospitalisé, annule ses engagements du week-end

Le pape François, hospitalisé pour une infection respiratoire, a passé une “nuit tranquille” mais ses engagements prévus ce weekend ont été annulés, a annoncé mardi le Vatican, laissant entendre qu’il ne devrait pas sortir prochainement.Le jésuite de 88 ans est hospitalisé depuis vendredi à l’hôpital Gemelli de Rome pour une “infection polymicrobienne des voies respiratoires” et son bulletin de santé publié lundi, mentionnant un “tableau clinique complexe”, a suscité l’inquiétude autour de sa santé déclinante.Après avoir initialement libéré son agenda jusqu’à mercredi, le Vatican a annoncé mardi l’annulation de son audience jubilaire de samedi, précisant que le pape ne présiderait pas non plus la messe de dimanche.Le communiqué n’a cependant pas fait mention de la prière de l’Angélus, que le pape prononce chaque dimanche à 12H00 mais à laquelle il a dû renoncer le week-end dernier. Lors d’un point presse mardi à la mi-journée, le porte-parole du Vatican a déclaré que la situation du souverain pontife argentin était stable. François “s’est réveillé, a pris son petit-déjeuner et s’est consacré à la lecture de quelques journaux comme il le fait régulièrement”, a affirmé Matteo Bruni, ajoutant qu’un bulletin de santé serait publié en début de soirée. – Cadence effrénée – Malgré des alertes de santé à répétition ces dernières années – problèmes de hanche, douleurs au genou qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant, opérations, infections respiratoires – Jorge Bergoglio a maintenu un rythme effréné au Vatican, au grand dam de ses médecins qui ne cessent de lui répéter de ralentir la cadence.Son hospitalisation, la quatrième en moins de quatre ans, a relancé les interrogations sur sa santé fragile, d’autant qu’elle intervient au début de l’année jubilaire de l’Eglise catholique, marquée par une longue liste d’événements, dont beaucoup sont présidés par le pape.Lundi soir, le Vatican avait indiqué que François n’avait pas de fièvre, qu’il avait travaillé et remerciait les personnes lui envoyant des prières ou des marques d’affection.Mardi matin, sur la place Saint-Pierre au Vatican, fidèles et touristes affluaient sous un ciel couvert, accueillis par des agents aux gilets verts, chargés d’orienter les milliers de pèlerins pour le Jubilé 2025.”Je suis un peu inquiète pour la santé du pape et j’espère qu’il ira mieux bientôt”, a confié à l’AFP Birgit Jungreuthmayer, 48 ans, une touriste autrichienne catholique. “J’ai confiance dans le traitement médical des médecins de l’hôpital et (…) je sais qu’ils feront de leur mieux”. – “Je continue” -La santé du pape figure mardi à la une de tous les grands journaux italiens. “L’hospitalisation du pape François se prolonge”, titre Il Corriere della Sera qui revient sur l’agenda très chargé des jours précédents, affirmant que dix jours de perfusion à base d’antibiotiques et de cortisone n’avaient pas suffi à guérir le pape.Avant son hospitalisation, le chef de l’Eglise catholique, à qui on a retiré une partie d’un poumon quand il était jeune, était en effet apparu affaibli, le visage gonflé, la voix essoufflée, et avait à plusieurs reprises délégué la lecture de ses discours à ses assistants.Connu pour sa force de caractère, le pape préfère aller de l’avant, sans ralentir le rythme ni alléger son emploi du temps, au risque de mettre sa santé à rude épreuve.En septembre, il a même effectué le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l’Asie et de l’Océanie.Depuis son élection en 2013, le pape a toujours laissé ouverte la possibilité de renoncer à sa charge si sa santé l’empêchait d’exercer ses fonctions, à l’image de son prédécesseur Benoît XVI.Mais dans un livre publié en 2024, François assurait n’avoir “aucune raison suffisamment sérieuse pour penser à démissionner”. La démission est une “possibilité lointaine” qui ne se justifierait qu’en cas d'”empêchement physique grave”, a-t-il écrit. “Je continue”, a-t-il encore assuré dans une autobiographie publiée en janvier. “La réalité est tout simplement que je suis vieux”.

Liban: des habitants découvrent un paysage de ruines après le retrait de l’armée israélienne

Rentré à pied mardi matin dans son village du sud du Liban, frontalier avec Israël, Ali Qachmar a découvert sa maison complètement détruite, au départ des forces israéliennes qui ont bataillé dans le secteur contre le Hezbollah. “Nous sommes venus respirer l’air frais de notre terre et de notre village” pour tomber sur une “destruction totale”, déplore cet homme de 74 ans, contrait de fuir son village au début des hostilités, en octobre 2023, entre le Hezbollah et Israël.Le village est “abandonné et complètement déserté (…) il n’y a nulle part où nous abriter”, ajoute-t-il à l’AFP.Ce sont les mêmes paysages de ruines que découvrent les habitants de l’ensemble des villages dont l’armée israélienne s’est retirée mardi, dans le cadre de l’accord de trêve avec le Hezbollah, selon les journalistes de l’AFP.De longues files de voitures se sont formées dès l’aube autour de ces localités, en attendant que l’armée libanaise autorise à y entrer. Des unités militaires se sont déployées dans la nuit dans 11 villages, déblayant les barrages de terres israéliens. Mais de nombreuses familles ont continué le chemin à pied. “C’est ma maison, c’était un bâtiment de trois étages, j’y vivais avec mes enfants. Tout a été nivelé”, raconte avec stupéfaction M. Qachmar, en montrant les ruines de son habitation. Autour, “ce sont les maisons de mes frères, toutes détruites”, ajoute-t-il. Ses fenêtres donnaient sur le village israélien de Misgav Am, où aucune activité militaire israélienne n’a été signalée mardi, selon un journaliste de l’AFP.- “Ne vous approchez pas” -Israël a maintenu sa présence dans cinq positions dans la zone, dont l’accord de trêve – négocié sous l’égide des Etats-Unis et de la France et entré en vigueur le 27 novembre  – prévoyait son retrait total. Mohammad Moueïssé ne semble pas se soucier de la présence des troupes israéliennes près de son village. “Nous rentrerons qu’ils le veuillent ou non, nous reviendrons malgré eux”, dit-il. Avant ces retours, l’armée libanaise s’est employé à ouvrir les routes, et prévenu les habitants des dangers laissés par les hostilités, qui ont déplacé des dizaines de milliers d’habitants, après l’ouverture par le Hezbollah d’un front de soutien au Hamas palestinien à Gaza. Sur les routes, l’armée a placardé des affiches avertissant: “Ne vous approchez pas, ne touchez pas, signalez immédiatement.”A Aadaïssé aussi, des habitants décrivent des lieux rendus méconnaissables par l’ampleur des destructions, qui ont également touché les étendues agricoles.Après le cessez-le-feu, les troupes israéliennes ont dynamité la quasi totalité des habitations frontalières.Selon un rapport de la Banque mondiale publié à la mi-novembre, les affrontements entre le Hezbollah et Israël ont endommagé environ 100.000 unités résidentielles, dont près de 18% totalement détruites.Plus de 4.000 personnes ont été tuées au Liban depuis octobre 2023, selon le ministère de la Santé. Côté israélien, plusieurs dizaines de soldats et civils ont péri, d’après les autorités.Les familles des centaines de combattants du Hezbollah morts dans le sud pendant le conflit attendent toujours que leurs corps ou restes soient retirés des décombres. Des photographes de l’AFP ont vu des ambulances entrer dans plusieurs villages frontaliers.Samira Jomaa est arrivée à Kfar Kila tôt mardi, aux côtés d’habitants qui pour certains portaient des photos de leurs proches tués et des drapeaux du Hezbollah.”Je suis venue chercher mon frère”, qui était dans le village “avec ses camarades”, confie-t-elle bouleversée. “Nous n’avons plus de nouvelles d’eux (…) nous sommes certains qu’ils sont morts en martyr”.