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Accord Israël-Hamas sur la libération de six otages et le retour de quatre corps

Le Hamas et Israël ont annoncé mardi la libération prévue samedi de six Israéliens détenus à Gaza après la restitution, jeudi, des corps de quatre otages, parmi lesquels figurent selon le mouvement islamiste les deux derniers enfants otages. La famille des deux enfants, Ariel et Kfir, âgés de cinq et deux ans, et de leur mère Shiri Bibas, a déclaré n’avoir reçu aucune “confirmation officielle” de leur mort.Le Hamas a annoncé avoir “décidé de remettre quatre corps jeudi, parmi lesquels (ceux de) la famille Bibas”, en échange de la libération samedi par Israël de détenus palestiniens, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que quatre corps seraient remis à Israël jeudi, avant la libération de six otages vivants samedi.Le père des deux enfants, Yarden Bibas, âgé de 35 ans, avait été libéré le 1er février et le sort de ses enfants nourrit depuis des mois l’inquiétude des Israéliens.Toute la famille avait été enlevée lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, au kibboutz Nir Oz, à la lisière de la bande de Gaza, mais Yarden Bibas avait été détenu séparément.Les images alors diffusées par le Hamas de Shiri Bibas serrant contre elle ses deux petits garçons devant leur maison ont été l’un des symboles de l’effroi qui a saisi Israël ce jour-là. Kfir, alors âgé de huit mois et demi, était le plus jeune des 251 otages enlevés. “Nous avons été chamboulés par l’annonce du (…) Hamas sur le retour prévu de nos chers Shiri, Ariel et Kfir ce jeudi”, a écrit mardi la famille. “Tant que nous n’aurons pas de confirmation irréfutable, notre combat continuera”.- “Démilitarisation totale” -Un cessez-le-feu fragile a fait taire les armes dans la bande de Gaza le 19 janvier, après 15 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas.Les discussions, jusque-là retardées, sur la poursuite de la trêve vont commencer “cette semaine”, a assuré mardi le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar. Il a souligné que son pays exigeait “une démilitarisation totale de Gaza” pour l’après-guerre. Outre la restitution jeudi des quatre corps, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Haya, a annoncé que les libérations des derniers otages “en vie” prévues dans le cadre de la première phase de l’accord auraient lieu samedi.Le Forum des familles d’otages a publié les noms de ces six Israéliens, Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages à Gaza depuis une dizaine d’années.”Bien que nous ayons bon espoir, nous restons prudents et prions pour que Tal revienne sain et sauf”, a déclaré la famille de Tal Shoham.Au total, 33 otages israéliens, dont huit sont morts, doivent être libérés durant la première phase qui s’achève le 1er mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. Depuis le début de la trêve, 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens ont été libérés. Après plus de 500 jours de captivité, 70 personnes sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.- “Départ volontaire” -La deuxième phase de la trêve prévoit la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une étape finale consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines. Le président américain Donald Trump a soulevé un tollé international en annonçant son plan prévoyant de placer la bande de Gaza sous contrôle américain et d’en expulser les 2,4 millions d’habitants afin de reconstruire.L’Arabie saoudite doit accueillir vendredi un mini-sommet arabe pour répondre à ce projet, salué en Israël mais rejeté par les Palestiniens et les pays arabes, avant un sommet extraordinaire au Caire le 4 mars. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la création d’une “agence spéciale” pour le “départ volontaire” des Gazaouis. Le Qatar, médiateur entre Israël et le Hamas, a de son côté affirmé mardi que l’avenir de Gaza était “une question palestinienne”. L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne lancée en représailles a fait au moins 48.291 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Mardi, l’armée israélienne a annoncé avoir ouvert le feu sur un suspect qui avait ignoré des sommations dans le sud de la bande de Gaza. Selon une source hospitalière à Khan Younès, le corps d’un adolescent de 15 ans a été transporté dans un hôpital de cette ville.La trêve doit aussi permettre l’entrée d’une aide internationale accrue dans la bande de Gaza, assiégée par Israël. Mais le Hamas accuse Israël de bloquer l’entrée des préfabriqués et d’équipements de déblaiement des décombres.

Accord Israël-Hamas sur la libération de six otages et le retour de quatre corps

Le Hamas et Israël ont annoncé mardi la libération prévue samedi de six Israéliens détenus à Gaza après la restitution, jeudi, des corps de quatre otages, parmi lesquels figurent selon le mouvement islamiste les deux derniers enfants otages. La famille des deux enfants, Ariel et Kfir, âgés de cinq et deux ans, et de leur mère Shiri Bibas, a déclaré n’avoir reçu aucune “confirmation officielle” de leur mort.Le Hamas a annoncé avoir “décidé de remettre quatre corps jeudi, parmi lesquels (ceux de) la famille Bibas”, en échange de la libération samedi par Israël de détenus palestiniens, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que quatre corps seraient remis à Israël jeudi, avant la libération de six otages vivants samedi.Le père des deux enfants, Yarden Bibas, âgé de 35 ans, avait été libéré le 1er février et le sort de ses enfants nourrit depuis des mois l’inquiétude des Israéliens.Toute la famille avait été enlevée lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, au kibboutz Nir Oz, à la lisière de la bande de Gaza, mais Yarden Bibas avait été détenu séparément.Les images alors diffusées par le Hamas de Shiri Bibas serrant contre elle ses deux petits garçons devant leur maison ont été l’un des symboles de l’effroi qui a saisi Israël ce jour-là. Kfir, alors âgé de huit mois et demi, était le plus jeune des 251 otages enlevés. “Nous avons été chamboulés par l’annonce du (…) Hamas sur le retour prévu de nos chers Shiri, Ariel et Kfir ce jeudi”, a écrit mardi la famille. “Tant que nous n’aurons pas de confirmation irréfutable, notre combat continuera”.- “Démilitarisation totale” -Un cessez-le-feu fragile a fait taire les armes dans la bande de Gaza le 19 janvier, après 15 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas.Les discussions, jusque-là retardées, sur la poursuite de la trêve vont commencer “cette semaine”, a assuré mardi le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar. Il a souligné que son pays exigeait “une démilitarisation totale de Gaza” pour l’après-guerre. Outre la restitution jeudi des quatre corps, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Haya, a annoncé que les libérations des derniers otages “en vie” prévues dans le cadre de la première phase de l’accord auraient lieu samedi.Le Forum des familles d’otages a publié les noms de ces six Israéliens, Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages à Gaza depuis une dizaine d’années.”Bien que nous ayons bon espoir, nous restons prudents et prions pour que Tal revienne sain et sauf”, a déclaré la famille de Tal Shoham.Au total, 33 otages israéliens, dont huit sont morts, doivent être libérés durant la première phase qui s’achève le 1er mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. Depuis le début de la trêve, 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens ont été libérés. Après plus de 500 jours de captivité, 70 personnes sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.- “Départ volontaire” -La deuxième phase de la trêve prévoit la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une étape finale consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines. Le président américain Donald Trump a soulevé un tollé international en annonçant son plan prévoyant de placer la bande de Gaza sous contrôle américain et d’en expulser les 2,4 millions d’habitants afin de reconstruire.L’Arabie saoudite doit accueillir vendredi un mini-sommet arabe pour répondre à ce projet, salué en Israël mais rejeté par les Palestiniens et les pays arabes, avant un sommet extraordinaire au Caire le 4 mars. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la création d’une “agence spéciale” pour le “départ volontaire” des Gazaouis. Le Qatar, médiateur entre Israël et le Hamas, a de son côté affirmé mardi que l’avenir de Gaza était “une question palestinienne”. L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne lancée en représailles a fait au moins 48.291 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Mardi, l’armée israélienne a annoncé avoir ouvert le feu sur un suspect qui avait ignoré des sommations dans le sud de la bande de Gaza. Selon une source hospitalière à Khan Younès, le corps d’un adolescent de 15 ans a été transporté dans un hôpital de cette ville.La trêve doit aussi permettre l’entrée d’une aide internationale accrue dans la bande de Gaza, assiégée par Israël. Mais le Hamas accuse Israël de bloquer l’entrée des préfabriqués et d’équipements de déblaiement des décombres.

Violences conjugales: Stéphane Plaza condamné à un an de prison avec sursis

Le tribunal de Paris a condamné mardi Stéphane Plaza, agent immobilier vedette de M6, à un an de prison avec sursis pour violences conjugales récurrentes sur une ancienne compagne, une décision dont il va faire appel.L’animateur de 54 ans a également interdiction d’entrer en contact avec elle pendant trois ans. Il a en revanche été relaxé des chefs de violences psychologiques “habituelles”, c’est-à-dire récurrentes, sur une autre compagne.Après avoir écouté le jugement à la barre, Stéphane Plaza s’est dirigé vers la vitre du box des prévenus, où il s’est accoudé pour s’effondrer en larmes, avant de sortir du tribunal en évitant la presse, par un accès habituellement réservé aux professionnels.Ses avocats ont dénoncé une condamnation “inacceptable”. L’animateur “va faire appel”, a annoncé Me Hélène Plumet. Me Carlo Alberto Brusa a estimé que la “machine judiciaire” s’était “emballée” contre un homme dont “la gentillesse caractérise (la) vie”.M6, qui avait toujours exclu de cesser sa collaboration avec Stéphane Plaza, a annoncé mardi la déprogrammation “à compter de ce jour” des émissions “dans lesquelles l’animateur est “présent”. Une décision prise “dans l’attente des éventuelles suites juridiques”, a précisé le groupe audiovisuel dans un communiqué transmis à l’AFP.- Déclarations “corroborées” -Pour le tribunal correctionnel, la première plaignante, Amandine, a décrit de “manière constante” quatre scènes de violences, dont trois ont été “corroborées” lors de la procédure: témoignages, examens médico-légaux…Ces violences, qui ont eu lieu entre 2018 et 2022, étaient physiques (coup de poing à l’épaule, deux doigts luxés, un cassé) ou psychologiques (humiliation en public), a résumé le président.À l’audience, le 9 janvier, Stéphane Plaza avait vigoureusement démenti. Les doigts tordus d’Amandine, au printemps 2022? “Je ne contrôle pas ma force car je suis dyspraxique et maladroit”, avait affirmé le prévenu.Le parquet avait requis 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d’amende, en appelant le tribunal à prononcer la “juste peine” pour permettre de “replacer la responsabilité là où elle doit être”, dans un dossier où notamment “l’argent a été un élément central dans (les) mécanismes de domination”.Mardi, le tribunal a condamné Stéphane Plaza à verser 5.000 euros à Amandine au titre de son préjudice physique, 3.000 euros pour son préjudice moral et 3.000 euros pour les frais d’avocats.Amandine, éprouvée lors de l’audience et absente lors du délibéré, “est satisfaite d’avoir été reconnue et crue”, a déclaré son avocat, Me Benjamin Chouai.- “Reconnue en tant que victime” -Lors du procès, la seconde plaignante, Paola, avait dénoncé des violences psychologiques, caractérisées par un “comportement changeant” de M. Plaza: paroles douces le soir, insultes le matin… “Vieille pute! Bimbo!”, lui dit-il quand elle procède à une augmentation mammaire pour davantage lui plaire.Elle avait aussi raconté avoir dû changer sa serrure car M. Plaza refusait de lui rendre ses clefs – lui affirmait les avoir perdues.Si le tribunal a assuré ne “pas remettre en cause la parole” de la plaignante, il a souligné que les violences reprochées reposaient majoritairement “sur ses déclarations”.De même, si le “retentissement psychologique n’est pas contesté”, “il ne peut être relié avec certitude aux faits dénoncés”, la plaignante n’ayant “pas fait l’objet d’une expertise psychiatrique”, a poursuivi le président. M. Plaza a été relaxé pour ces chefs.”On a un souci avec les violences psychologiques”, a estimé l’avocate de Paola, Me Louise Beriot, qui la représente avec Me Clotilde Lepetit. “Quel est l’intérêt d’avoir une loi qui (les) définit, les réprime, si c’est pour constater son absence d’effectivité dans les dossiers?”, a demandé Me Beriot.”C’était un long chemin, épouvantable, mais aujourd’hui je suis satisfaite pour Amandine”, a réagi Paola auprès de l’AFP.Malgré la relaxe de Stéphane Plaza, “j’ai quand même le sentiment d’avoir été reconnue en tant que victime” et “j’espère que cela va servir à d’autres femmes dans le futur, contre ces hommes qui se sentent tout puissants”.L’affaire avait débuté en septembre 2023, avec la publication par Mediapart des témoignages de trois ex-compagnes. Le parquet avait ensuite ouvert une enquête.Agent immobilier, Stéphane Plaza est devenu une star quand M6 l’a propulsé en 2006 à la tête de l’émission “Recherche appartement ou maison”, suivie de “Maison à vendre” (2007) ou “Chasseurs d’appart'” (2015).La condamnation de Stéphane Plaza a accentué la dégradation de l’image de marque de son réseau d’agences immobilières, qui liste sur son site 560 agences, et dont M6 est l’actionnaire majoritaire. Elle “vient vider la marque Stéphane Plaza Immobilier de sa substance”, a ainsi estimé auprès de l’AFP Valentin Simonnet, avocat d’une trentaine d’agences qui souhaitent quitter la franchise. Cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer.clw-mby-jvi-ac/may/vk

Feu vert au Sénat sur la loi d’orientation agricole, une adoption visée avant le Salon

Engagé dans une course contre la montre, le gouvernement a obtenu mardi l’accord du Sénat sur son projet de loi d’orientation agricole, et espère désormais un compromis parlementaire sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.La loi sera-t-elle bouclée avant le Salon international de l’agriculture ? L’objectif affiché par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, avant l’ouverture samedi à Paris, a franchi une étape déterminante. Dominée par une alliance droite-centristes, le Sénat a adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée.Prochain “round” : une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept sénateurs et sept députés chargés de dégager, au pas de charge et à huis clos, un texte de compromis.La CMP s’est ouverte dans la soirée au Sénat, et plusieurs mesures ont déjà été adoptées, selon plusieurs participants, dont l’important article 1er qui érige l’agriculture au rang d’intérêt général majeur.Si un accord global est trouvé avant la fin de soirée mardi, la version commune devrait être soumise aux deux chambres avant samedi pour une adoption définitive. Si la CMP s’éternise, elle reprendra en revanche mercredi après-midi et l’adoption finale sera reportée en mars, selon une source gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, a déclaré Annie Genevard devant le Sénat.- “Pas d’accord à tout prix” -Présenté il y a près d’un an sous le gouvernement Attal en réaction à une crise agricole qui avait enflammé les ronds-points, les autoroutes et l’édition 2024 du Salon, le projet de loi avait été reporté par la dissolution puis la censure du gouvernement Barnier.Il va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, a espéré l’un des artisans du texte au Sénat, Laurent Duplomb (LR), appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Si plusieurs parlementaires au fait des tractations ont indiqué mardi qu’un accord en CMP était “en bonne voie”, l’issue reste incertaine: le texte est truffé de points irritants.Il n’y aura “pas d’accord à tout prix”, a indiqué le chef des députés MoDem Marc Fesneau, qui avait porté le texte devant l’Assemblée en tant que ministre de l’Agriculture, mais s’inquiète de certains durcissements opérés par la droite sénatoriale. L’absence d’accord repousserait néanmoins de plusieurs semaines supplémentaires la fin du parcours législatif de ce texte.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu en CMP à ce stade, selon un participant.- “Marche forcée” -La chambre haute a nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies.”Le Sénat a transformé le projet de loi en machine de guerre contre l’agriculture familiale et contre l’environnement”, s’est indignée la présidente LFI de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Aurélie Trouvé. Le président des députés communistes André Chassaigne a aussi fait part de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée” avant le Salon de l’agriculture, quand le sénateur écologiste Daniel Salmon a fustigé un texte “à contresens de l’histoire et de l’urgence écologique”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi critiqué le texte remanié au Sénat, qui causera “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

Le Liban en contact avec Washington et Paris pour obtenir un retrait total d’Israël

Le Liban a annoncé mardi être en contact avec Washington et Paris pour qu’Israël se retire totalement du sud du pays, estimant que le maintien de son armée dans cinq positions qualifiées de “stratégiques” constituait une “occupation”.Dans le sud du Liban, où Israël avait retiré le gros de ses troupes conformément à l’accord de trêve, des habitants rentraient dans leurs villages dévastés par plus d’un an de conflit armé.A Kfar Kila, près de la frontière avec le nord d’Israël, de nombreuses voitures étaient garées à l’entrée du village, les habitants revenant à pied après l’expiration de la date limite pour qu’Israël retire ses forces, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah pro-iranien entré en vigueur le 27 novembre.Mais beaucoup, dont Alaa al-Zein, découvraient des maisons détruites. Certains cherchaient à récupérer des corps, parmi les dépouilles de combattants laissées depuis des mois.La défense civile a annoncé mardi avoir découvert 23 corps dans les localités frontalières, après le retrait israélien.”Le village entier a été réduit en ruines. C’est une zone sinistrée, comme Hiroshima et Nagasaki”, a assuré M. Zein, en affirmant que les villageois sont malgré tout déterminés à se réinstaller: “Nous installerons des tentes et nous nous assoirons par terre”.D’autres attendaient à l’entrée du village, accompagnés de l’armée libanaise qui a annoncé s’être déployée mardi dans une dizaine de villages frontaliers après le retrait israélien. – “Temporaire” -“L’armée israélienne s’est retirée de tous les villages frontaliers à l’exception de cinq points”, a déclaré à l’AFP une source de sécurité libanaise. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a confirmé le maintien de forces dans cinq postes de contrôle.Israël avait prévenu lundi qu’il comptait “laisser temporairement un petit nombre de soldats déployés sur cinq points stratégiques le long de la frontière libanaise”.L’ONU a averti mardi que tout retard dans le retrait israélien violait la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui avait mis fin en 2006 à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah, et sur laquelle repose l’accord de trêve actuel.Le Liban, qui a dénoncé une “occupation”, a dit qu’il allait saisir le Conseil de sécurité pour “obliger Israël à un retrait immédiat”, ajoutant que son armée était prête à remplir son rôle dans la zone frontalière.La présidence libanaise a dit poursuivre ses contacts avec les Etats-Unis et la France pour sommer Israël de se retirer “totalement”.Quand l’armée libanaise sera entièrement déployée dans tout le sud du Liban, Israël “devrait achever son retrait du Liban, à condition que le Hezbollah continue de respecter l’accord” de cessez-le-feu, a expliqué à l’AFP Jonathan Conricus, ancien porte-parole de l’armée israélienne et analyste. Cet accord a mis fin à deux mois de guerre entre Israël et Hezbollah, pendant lesquels les troupes israéliennes ont pris position dans le sud du Liban.L’accord prévoyait qu’Israël achève le 26 janvier – une échéance ensuite reportée au 18 février – son retrait du sud du Liban, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU devront être déployés. Le Hezbollah devait pour sa part démanteler ses infrastructures et se retirer au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière. Le Hezbollah a dominé pendant des années la vie politique au Liban, mais plus d’un an d’échanges de tirs avec l’armée israélienne, “en soutien” au Hamas en guerre à Gaza, l’ont considérablement affaibli.Depuis le début du cessez-le-feu, Israël a mené des frappes aériennes au Liban qui ont fait plus de 60 morts. Une vingtaine de personnes ont été tuées le 26 janvier, alors que des habitants tentaient de retourner dans les villages frontaliers. Plus de 4.000 personnes ont été tuées au Liban depuis octobre 2023, selon le ministère de la Santé. Du côté israélien, plusieurs dizaines de soldats et civils ont péri, d’après les autorités.lg-lk-lar-jos/sg/vl

Le Liban en contact avec Washington et Paris pour obtenir un retrait total d’Israël

Le Liban a annoncé mardi être en contact avec Washington et Paris pour qu’Israël se retire totalement du sud du pays, estimant que le maintien de son armée dans cinq positions qualifiées de “stratégiques” constituait une “occupation”.Dans le sud du Liban, où Israël avait retiré le gros de ses troupes conformément à l’accord de trêve, …

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Le Liban en contact avec Washington et Paris pour obtenir un retrait total d’Israël

Le Liban a annoncé mardi être en contact avec Washington et Paris pour qu’Israël se retire totalement du sud du pays, estimant que le maintien de son armée dans cinq positions qualifiées de “stratégiques” constituait une “occupation”.Dans le sud du Liban, où Israël avait retiré le gros de ses troupes conformément à l’accord de trêve, des habitants rentraient dans leurs villages dévastés par plus d’un an de conflit armé.A Kfar Kila, près de la frontière avec le nord d’Israël, de nombreuses voitures étaient garées à l’entrée du village, les habitants revenant à pied après l’expiration de la date limite pour qu’Israël retire ses forces, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah pro-iranien entré en vigueur le 27 novembre.Mais beaucoup, dont Alaa al-Zein, découvraient des maisons détruites. Certains cherchaient à récupérer des corps, parmi les dépouilles de combattants laissées depuis des mois.La défense civile a annoncé mardi avoir découvert 23 corps dans les localités frontalières, après le retrait israélien.”Le village entier a été réduit en ruines. C’est une zone sinistrée, comme Hiroshima et Nagasaki”, a assuré M. Zein, en affirmant que les villageois sont malgré tout déterminés à se réinstaller: “Nous installerons des tentes et nous nous assoirons par terre”.D’autres attendaient à l’entrée du village, accompagnés de l’armée libanaise qui a annoncé s’être déployée mardi dans une dizaine de villages frontaliers après le retrait israélien. – “Temporaire” -“L’armée israélienne s’est retirée de tous les villages frontaliers à l’exception de cinq points”, a déclaré à l’AFP une source de sécurité libanaise. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a confirmé le maintien de forces dans cinq postes de contrôle.Israël avait prévenu lundi qu’il comptait “laisser temporairement un petit nombre de soldats déployés sur cinq points stratégiques le long de la frontière libanaise”.L’ONU a averti mardi que tout retard dans le retrait israélien violait la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui avait mis fin en 2006 à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah, et sur laquelle repose l’accord de trêve actuel.Le Liban, qui a dénoncé une “occupation”, a dit qu’il allait saisir le Conseil de sécurité pour “obliger Israël à un retrait immédiat”, ajoutant que son armée était prête à remplir son rôle dans la zone frontalière.La présidence libanaise a dit poursuivre ses contacts avec les Etats-Unis et la France pour sommer Israël de se retirer “totalement”.Quand l’armée libanaise sera entièrement déployée dans tout le sud du Liban, Israël “devrait achever son retrait du Liban, à condition que le Hezbollah continue de respecter l’accord” de cessez-le-feu, a expliqué à l’AFP Jonathan Conricus, ancien porte-parole de l’armée israélienne et analyste. Cet accord a mis fin à deux mois de guerre entre Israël et Hezbollah, pendant lesquels les troupes israéliennes ont pris position dans le sud du Liban.L’accord prévoyait qu’Israël achève le 26 janvier – une échéance ensuite reportée au 18 février – son retrait du sud du Liban, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU devront être déployés. Le Hezbollah devait pour sa part démanteler ses infrastructures et se retirer au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière. Le Hezbollah a dominé pendant des années la vie politique au Liban, mais plus d’un an d’échanges de tirs avec l’armée israélienne, “en soutien” au Hamas en guerre à Gaza, l’ont considérablement affaibli.Depuis le début du cessez-le-feu, Israël a mené des frappes aériennes au Liban qui ont fait plus de 60 morts. Une vingtaine de personnes ont été tuées le 26 janvier, alors que des habitants tentaient de retourner dans les villages frontaliers. Plus de 4.000 personnes ont été tuées au Liban depuis octobre 2023, selon le ministère de la Santé. Du côté israélien, plusieurs dizaines de soldats et civils ont péri, d’après les autorités.lg-lk-lar-jos/sg/vl

Le pape, hospitalisé, souffre d’une pneumonie bilatérale

Le pape François, 88 ans, souffre d’une pneumonie bilatérale et continue d’afficher un tableau clinique “complexe”, a annoncé mardi le Vatican au cinquième jour de son hospitalisation.Le jésuite de 88 ans est hospitalisé depuis vendredi à l’hôpital Gemelli de Rome pour une “infection polymicrobienne des voies respiratoires”, une nouvelle alerte qui suscite l’inquiétude autour de sa santé déclinante.”Le scanner thoracique que le Saint-Père a subi cet après-midi (…) a démontré l’apparition d’une pneumonie bilatérale qui a nécessité un traitement médicamenteux supplémentaire. Le pape François est néanmoins de bonne humeur”, a indiqué le Vatican dans un bulletin médical mardi soir.”L’infection polymicrobienne, survenue dans un contexte de bronchectasies et de bronchite asthmatique, et qui a nécessité le recours à une antibiothérapie à base de cortisone, rend le traitement thérapeutique plus complexe”, précise le communiqué. Après avoir initialement libéré son agenda jusqu’à mercredi, le Vatican a annoncé mardi l’annulation de son audience jubilaire de samedi, précisant que le pape ne présiderait pas non plus la messe de dimanche.Lors d’un point presse à la mi-journée, le porte-parole du Vatican avait déclaré que la situation du souverain pontife argentin était stable.François “s’est réveillé, a pris son petit-déjeuner et s’est consacré à la lecture de quelques journaux comme il le fait régulièrement”, a affirmé Matteo Bruni.Le Vatican a précisé que le pape avait reçu l’Eucharistie dans la matinée, avant d’alterner dans la journée “repos, prière et lecture de textes”.- Cadence effrénée – Malgré des alertes de santé à répétition ces dernières années – problèmes de hanche, douleurs au genou qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant, opérations, infections respiratoires – Jorge Bergoglio a maintenu un rythme effréné au Vatican, au grand dam de ses médecins qui ne cessent de lui répéter de ralentir la cadence.Son hospitalisation, la quatrième en moins de quatre ans, a relancé les interrogations sur sa santé fragile, d’autant qu’elle intervient au début de l’année jubilaire de l’Eglise catholique, marquée par une longue liste d’événements, dont beaucoup sont présidés par le pape.Mardi matin, sur la place Saint-Pierre au Vatican, fidèles et touristes affluaient sous un ciel couvert, accueillis par des agents aux gilets verts, chargés d’orienter les milliers de pèlerins pour le Jubilé 2025.”Je suis un peu inquiète pour la santé du pape et j’espère qu’il ira mieux bientôt”, a confié à l’AFP Birgit Jungreuthmayer, 48 ans, une touriste autrichienne catholique. “J’ai confiance dans le traitement médical des médecins de l’hôpital et (…) je sais qu’ils feront de leur mieux”. Le Vatican n’a pas précisé si le pape pourrait présider dimanche sa traditionnelle prière de l’Angélus, à laquelle il a dû renoncer le week-end dernier. – “Je continue” -La santé du pape figure mardi à la une de tous les grands journaux italiens. “L’hospitalisation du pape François se prolonge”, titre Il Corriere della Sera qui revient sur l’agenda très chargé des jours précédents, affirmant que dix jours de perfusion à base d’antibiotiques et de cortisone n’avaient pas suffi à le guérir.Avant son hospitalisation, le chef de l’Eglise catholique, à qui on a retiré une partie d’un poumon quand il était jeune, était en effet apparu affaibli, le visage gonflé, la voix essoufflée, et avait à plusieurs reprises délégué la lecture de ses discours à ses assistants.Connu pour sa force de caractère, le pape préfère aller de l’avant, sans ralentir le rythme ni alléger son emploi du temps, au risque de mettre sa santé à rude épreuve.En septembre, il a même effectué le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l’Asie et de l’Océanie.Depuis son élection en 2013, le pape a toujours laissé ouverte la possibilité de renoncer à sa charge si sa santé l’empêchait d’exercer ses fonctions, à l’image de son prédécesseur Benoît XVI.Mais dans un livre publié en 2024, François assurait n’avoir “aucune raison suffisamment sérieuse pour penser à démissionner”. La démission est une “possibilité lointaine” qui ne se justifierait qu’en cas d'”empêchement physique grave”, a-t-il écrit. “Je continue”, a-t-il encore assuré dans une autobiographie publiée en janvier. “La réalité est tout simplement que je suis vieux”.