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Audience décisive mercredi dans l’affaire de corruption visant le maire de New York

Le juge en charge des poursuites pour corruption visant le maire de New York a convoqué le ministère de la Justice, sommé de venir expliquer mercredi les raisons pour lesquelles il a ordonné de classer l’affaire, provoquant un séisme politico-judiciaire dans la plus grande ville des Etats-Unis.L’injonction faite la semaine dernière par l’administration du président …

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RDC: le Rwanda suspend l’aide au développement belge

Le Rwanda a annoncé mardi la suspension des programmes d’aide au développement belges dans le pays, accusant l’ex-puissance coloniale d’avoir pris fait et cause pour Kinshasa et contre lui dans le conflit en cours dans l’Est de la RDC.La Belgique, ancienne puissance coloniale à la fois de la RDC (ex-Zaïre) et du Rwanda, plaide pour une approche plus ferme contre Kigali et aurait fini par prendre des mesures ici anticipées, a réagi le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot. Son pays avait notamment demandé fin janvier à l’Union européenne, alors que le M23 et les troupes rwandaises venaient de s’emparer de Goma, grande ville et nœud économique du Nord-Kivu, d’envisager des sanctions.Dimanche, le groupe armé et ses alliés se sont emparés de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu voisin du Nord-Kivu. Kigali a accusé la Belgique d’avoir mené une “campagne agressive, aux côtés de la RDC, visant à saboter l’accès du Rwanda au financement du développement, y compris auprès des institutions multilatérales”, a accusé le ministère rwandais des Affaires étrangères dans un communiqué.”Politiser le développement est fondamentalement inacceptable”, a ajouté la diplomatie rwandaise en dénonçant des mesures “qui ne peuvent être perçues que comme une ingérence extérieure injustifiée”. “En conséquence, le Rwanda suspend le reste du programme d’aide bilatérale 2024-2029 avec la Belgique”, a-t-elle conclu. Le budget de ce programme bilatéral est de 120 million d’euros selon le site de l’Agence belge de développement Enabel.M. Prévot a indiqué sur X avoir pris “acte” de la décision du Rwanda, soulignant que la Belgique avait de son côté entamé une revue de l’ensemble de son programme bilatéral, qui “aurait débouché sur des mesures relatives à notre coopération que le Rwanda anticipe à présent.”Interrogé par l’AFP sur une éventuelle rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, le ministre rwandais des Affaires étrangères Olivier Nduhungirehe a déclaré : “Nous avons suspendu la coopération au développement. Rien d’autre.”Les appels de la communauté internationale à une désescalade se sont en vain multipliés, sur fond de crainte d’une guerre régionale.L’UE avait annoncé samedi, après que le Parlement européen a appelé à suspendre un partenariat sur les matières premières avec le Rwanda, examiner “en urgence” toutes les options à sa disposition. Rien n’a été annoncé jusqu’ici.Kinshasa accuse notamment Kigali de vouloir contrôler l’exploitation et le commerce de minerais – dont le sous-sol de l’Est de la RDC est riche – utilisés dans les batteries et les équipements électroniques.Le Rwanda dément, et affirme que sa sécurité est menacée par certains groupes armés présents dans la région, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créées par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda.Au total, le Rwanda perçoit environ 1,3 milliard de dollars d’aide internationale, un revenu substantiel quand ses derniers budgets annuels avoisinaient les quatre milliards. 

Argentine : non-lieu confirmé pour les rugbymen français mais nouveau recours annoncé

La justice en Argentine a confirmé mardi en appel le non-lieu prononcé en première instance pour les rugbymen français Oscar Jegou et Hugo Auradou, initialement inculpés de viol aggravé en juillet en marge d’une tournée du XV de France dans ce pays sud-américain. Mais l’avocate de la plaignante a annoncé un nouveau recours.La chambre d’appel du tribunal de Mendoza, formée de trois magistrats, a décidé de “confirmer le non-lieu” prononcé le 10 décembre, selon le jugement auquel l’AFP a eu accès. Les juges concluent à un “manque d’éléments qui permettent de soutenir une accusation sérieuse”.Me Antoine Vey, l’avocat français des deux joueurs, a salué une décision “conforme aux précédentes”, qui rappelle “l’absence de preuves, le caractère mensonger des allégations et qu’il n’y a pas grand-chose a redire sur la façon dont la justice argentine a traité ce dossier”.A moins d’une “approche irrationnelle”, on peut “être serein ce soir sur le fait que cette affaire est définitivement jugée”.Mais, dans la foulée de cette décision, l’avocate de la plaignante, Natacha Romano, a confirmé à l’AFP, comme elle l’avait anticipé, un pourvoi “auprès de la Cour suprême” provinciale de Mendoza, la prochaine instance de recours. Elle a redit sa détermination à poursuivre ensuite sa démarche si nécessaire auprès d’instances supérieures.Elle n’a en revanche pas souhaité commenter dans un premier temps le jugement en appel ou ses attendus.A l’issue d’une audience de trois heures, le 10 février dernier, la décision en appel des juges avait été mise en délibéré à quelques jours. Elle n’a pas donné lieu à une nouvelle audience mardi mais a été directement communiquée aux parties.Le 10 décembre, à l’issue de cinq mois d’instruction, la juge en première instance Eleonora Arenas avait décidé l’abandon des poursuites contre les deux rugbymen de 21 ans, suivant en cela les réquisitions du parquet dès octobre et la demande de leurs avocats dès août. Excluant donc un procès.Cette décision marquait un tournant mais pas pour autant la fin de la procédure pour les deux Français.En juillet, ils avaient été inculpés de viol aggravé, car en réunion, d’une Argentine de 39 ans, dans leur chambre d’hôtel de Mendoza la nuit de 6 au 7 juillet, au terme d’une soirée alcoolisée après un match du XV de France contre l’Argentine.Relations sexuelles consenties selon leur défense, nullement selon la plaignante.- “Jusqu’au Costa Rica ou sur la Lune” -Sitôt après le non-lieu de décembre, Me Romano avait annoncé faire appel, déplorant que tous les éléments n’aient pas été “pleinement évalués”. Elle avait sollicité la révocation du non-lieu, “que l’enquête reprenne” et “conduise en temps voulu à un procès” d’Oscar Jegou et d’Hugo Auradou.Dans leurs attendus, les juges d’appel considèrent que “les éléments filmés (par des caméras de sécurité, NDLR), les témoignages recueillis, l’expertise médicale et psychologique, ainsi que les propres messages de la plaignante aux heures et jours ayant suivi les faits, réfutent avec force l’hypothèse accusatrice”.Evoquant un “point central” du dossier, ils rappellent les blessures sur la plaignante (…) qui dans un premier temps auraient pu être interprétées comme la preuve d’une agression” mais que l’expertise a écarté, concluant que les ecchymoses n’étaient “pas compatibles avec la mécanique des faits dénoncés”.Me Romano avait exprimé à plusieurs reprises sa résolution, si le non-lieu était confirmé en appel, à épuiser tous les recours possibles : d’abord auprès de la Cour suprême provinciale -L’Argentine est un Etat fédéral – puis éventuellement de la Cour suprême fédérale, voire de la Cour interaméricaine des droits de l’Homme, sise au Costa Rica.La partie adverse “peut aller jusqu’au Costa Rica ou sur la Lune (…) mais la réalité c’est que quand on n’apporte aucun élément nouveau à un dossier, à part des déclarations dans la presse, on ne va pas inverser la nature des choses” a commenté Me Vey.Interrogé sur une éventuelle contre-attaque sous la forme de poursuites pour dénonciation calomnieuse, qui a par moments été suggérée par la défense des joueurs, il estime que “c’est quelque chose qui va devoir être apprécié”.Mais “cela été une épreuve pour les joueurs d’être médiatisés au fil d’une procédure (…) peut-être auront-ils à cœur de ne pas la réintroduire”, a-t-il avancé.

Argentine : non-lieu confirmé pour les rugbymen français mais nouveau recours annoncé

La justice en Argentine a confirmé mardi en appel le non-lieu prononcé en première instance pour les rugbymen français Oscar Jegou et Hugo Auradou, initialement inculpés de viol aggravé en juillet en marge d’une tournée du XV de France dans ce pays sud-américain. Mais l’avocate de la plaignante a annoncé un nouveau recours.La chambre d’appel …

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Accord Israël-Hamas sur la libération de six otages et le retour de quatre corps

Le Hamas et Israël ont annoncé mardi la libération prévue samedi de six Israéliens détenus à Gaza après la restitution, jeudi, des corps de quatre otages, parmi lesquels figurent selon le mouvement islamiste les deux derniers enfants otages. La famille des deux enfants, Ariel et Kfir, âgés de cinq et deux ans, et de leur mère Shiri Bibas, a déclaré n’avoir reçu aucune “confirmation officielle” de leur mort.Le Hamas a annoncé avoir “décidé de remettre quatre corps jeudi, parmi lesquels (ceux de) la famille Bibas”, en échange de la libération samedi par Israël de détenus palestiniens, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que quatre corps seraient remis à Israël jeudi, avant la libération de six otages vivants samedi.Le père des deux enfants, Yarden Bibas, âgé de 35 ans, avait été libéré le 1er février et le sort de ses enfants nourrit depuis des mois l’inquiétude des Israéliens.Toute la famille avait été enlevée lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, au kibboutz Nir Oz, à la lisière de la bande de Gaza, mais Yarden Bibas avait été détenu séparément.Les images alors diffusées par le Hamas de Shiri Bibas serrant contre elle ses deux petits garçons devant leur maison ont été l’un des symboles de l’effroi qui a saisi Israël ce jour-là. Kfir, alors âgé de huit mois et demi, était le plus jeune des 251 otages enlevés. “Nous avons été chamboulés par l’annonce du (…) Hamas sur le retour prévu de nos chers Shiri, Ariel et Kfir ce jeudi”, a écrit mardi la famille. “Tant que nous n’aurons pas de confirmation irréfutable, notre combat continuera”.- “Démilitarisation totale” -Un cessez-le-feu fragile a fait taire les armes dans la bande de Gaza le 19 janvier, après 15 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas.Les discussions, jusque-là retardées, sur la poursuite de la trêve vont commencer “cette semaine”, a assuré mardi le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar. Il a souligné que son pays exigeait “une démilitarisation totale de Gaza” pour l’après-guerre. Outre la restitution jeudi des quatre corps, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Haya, a annoncé que les libérations des derniers otages “en vie” prévues dans le cadre de la première phase de l’accord auraient lieu samedi.Le Forum des familles d’otages a publié les noms de ces six Israéliens, Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages à Gaza depuis une dizaine d’années.”Bien que nous ayons bon espoir, nous restons prudents et prions pour que Tal revienne sain et sauf”, a déclaré la famille de Tal Shoham.Au total, 33 otages israéliens, dont huit sont morts, doivent être libérés durant la première phase qui s’achève le 1er mars, contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël. Depuis le début de la trêve, 19 otages israéliens et 1.134 Palestiniens ont été libérés. Après plus de 500 jours de captivité, 70 personnes sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée israélienne.- “Départ volontaire” -La deuxième phase de la trêve prévoit la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant une étape finale consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines. Le président américain Donald Trump a soulevé un tollé international en annonçant son plan prévoyant de placer la bande de Gaza sous contrôle américain et d’en expulser les 2,4 millions d’habitants afin de reconstruire.L’Arabie saoudite doit accueillir vendredi un mini-sommet arabe pour répondre à ce projet, salué en Israël mais rejeté par les Palestiniens et les pays arabes, avant un sommet extraordinaire au Caire le 4 mars. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la création d’une “agence spéciale” pour le “départ volontaire” des Gazaouis. Le Qatar, médiateur entre Israël et le Hamas, a de son côté affirmé mardi que l’avenir de Gaza était “une question palestinienne”. L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne lancée en représailles a fait au moins 48.291 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Mardi, l’armée israélienne a annoncé avoir ouvert le feu sur un suspect qui avait ignoré des sommations dans le sud de la bande de Gaza. Selon une source hospitalière à Khan Younès, le corps d’un adolescent de 15 ans a été transporté dans un hôpital de cette ville.La trêve doit aussi permettre l’entrée d’une aide internationale accrue dans la bande de Gaza, assiégée par Israël. Mais le Hamas accuse Israël de bloquer l’entrée des préfabriqués et d’équipements de déblaiement des décombres.