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Ukraine: Trump tance Zelensky avant une rencontre avec Poutine

Donald Trump a vivement tancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, pointant son impopularité et le détournement de l’aide américaine, et il s’est dit “bien plus confiant” dans un accord avec la Russie, promettant une rencontre avec Vladimir Poutine avant avril.Le président américain, interrogé mardi par la presse dans sa résidence Mar-a-Lago en Floride, a critiqué M. Zelensky pour avoir dénoncé les discussions russo-américaines qui se sont tenues mardi en Arabie saoudite comme des pourparlers “sur l’Ukraine sans l’Ukraine”. “Je suis très déçu” de ces propos, a répondu Donald Trump, avant de se lancer dans une charge contre M. Zelensky, qu’il a même accusé d’avoir initié le conflit en Ukraine. “Aujourd’hui j’ai entendu +oh nous n’étions pas invités+. Et bien, vous avez été là depuis trois ans. Vous auriez dû y mettre un terme il y a trois ans. Vous n’auriez jamais dû la commencer”, a-t-il lancé à propos de la guerre, déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Revenant sur ces discussions de haut niveau entre responsables russes et américains en Arabie saoudite, lors desquelles Washington et Moscou se sont entendus pour nommer des négociateurs sur la guerre, sans la participation des Européens ni de Kiev, le président américain a jugé qu’elles avaient été “très bonnes” et il s’est dit “bien plus confiant” en la possibilité d’un accord pour mettre fin à la guerre.- “La Russie veut faire quelque chose” -“La Russie veut faire quelque chose. Ils veulent mettre un terme à la barbarie sauvage”, a-t-il assuré. Interrogé sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine avant la fin du mois, Donald Trump a simplement hoché la tête et répondu: “probablement”.En appelant le président russe au téléphone la semaine passée pour envisager directement avec lui un règlement du conflit, Donald Trump avait provoqué une onde de choc en Europe et en Ukraine.Lors de sa conférence à Mar-a-Lago, il a aussi reproché à l’Ukraine d’avoir détourné une partie des aides américaines depuis le début du conflit. “Le président Zelensky m’a dit la semaine dernière qu’il ne savait pas où était la moitié de l’argent qu’on leur a donné”, a soutenu le président américain, avant de critiquer l’absence d’élections en Ukraine depuis l’invasion russe.”Nous avons une situation où nous n’avons pas eu d’élections en Ukraine, où nous avons une loi martiale essentiellement et où le dirigeant de l’Ukraine – je suis désolé de le dire – mais il est à 4% d’opinions favorables”, a-t-il répondu à la question de savoir si Washington soutiendrait le fait d’imposer à Kiev des élections, comme pourrait le vouloir la Russie.Interrogé sur l’idée, qui émerge et divise des pays européens, d’envoyer des troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine, Donald Trump a répondu: “S’ils veulent faire cela, c’est super. J’y suis totalement favorable”, précisant que “nous (les Etats-Unis) n’avons pas à en envoyer là-bas, parce que, vous savez, nous sommes très loin”.- Attaque à Odessa -Il a aussi appelé à “rééquilibrer” l’aide fournie à l’Ukraine entre l’Europe et Washington. “Nous leur avons donné je crois 350 milliards de dollars (…), c’est beaucoup et nous devons rééquilibrer avec l’Europe, parce que l’Europe a donné un bien plus petit montant que cela”, a affirmé Donald Trump.En pleine effervescence diplomatique, les attaques russes se sont poursuivies mercredi en Ukraine, où une “grande” zone résidentielle de la ville portuaire d’Odessa, dans le sud du pays, s’est retrouvée sans chauffage ni électricité.”Suite à une attaque ennemie, 14 écoles, 13 jardins d’enfants et une grande zone résidentielle (plus de 500 logements) sont maintenant sans électricité et sans chauffage”, a indiqué son maire Guennadiï Troukhanov.L’armée russe pilonne depuis trois ans l’infrastructure énergétique et civile ukrainienne, en plus de bombarder des villes et villages de l’Ukraine.

Ukraine: Trump tance Zelensky avant une rencontre avec Poutine

Donald Trump a vivement tancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, pointant son impopularité et le détournement de l’aide américaine, et il s’est dit “bien plus confiant” dans un accord avec la Russie, promettant une rencontre avec Vladimir Poutine avant avril.Le président américain, interrogé mardi par la presse dans sa résidence Mar-a-Lago en Floride, a critiqué M. Zelensky pour avoir dénoncé les discussions russo-américaines qui se sont tenues mardi en Arabie saoudite comme des pourparlers “sur l’Ukraine sans l’Ukraine”. “Je suis très déçu” de ces propos, a répondu Donald Trump, avant de se lancer dans une charge contre M. Zelensky, qu’il a même accusé d’avoir initié le conflit en Ukraine. “Aujourd’hui j’ai entendu +oh nous n’étions pas invités+. Et bien, vous avez été là depuis trois ans. Vous auriez dû y mettre un terme il y a trois ans. Vous n’auriez jamais dû la commencer”, a-t-il lancé à propos de la guerre, déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Revenant sur ces discussions de haut niveau entre responsables russes et américains en Arabie saoudite, lors desquelles Washington et Moscou se sont entendus pour nommer des négociateurs sur la guerre, sans la participation des Européens ni de Kiev, le président américain a jugé qu’elles avaient été “très bonnes” et il s’est dit “bien plus confiant” en la possibilité d’un accord pour mettre fin à la guerre.- “La Russie veut faire quelque chose” -“La Russie veut faire quelque chose. Ils veulent mettre un terme à la barbarie sauvage”, a-t-il assuré. Interrogé sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine avant la fin du mois, Donald Trump a simplement hoché la tête et répondu: “probablement”.En appelant le président russe au téléphone la semaine passée pour envisager directement avec lui un règlement du conflit, Donald Trump avait provoqué une onde de choc en Europe et en Ukraine.Lors de sa conférence à Mar-a-Lago, il a aussi reproché à l’Ukraine d’avoir détourné une partie des aides américaines depuis le début du conflit. “Le président Zelensky m’a dit la semaine dernière qu’il ne savait pas où était la moitié de l’argent qu’on leur a donné”, a soutenu le président américain, avant de critiquer l’absence d’élections en Ukraine depuis l’invasion russe.”Nous avons une situation où nous n’avons pas eu d’élections en Ukraine, où nous avons une loi martiale essentiellement et où le dirigeant de l’Ukraine – je suis désolé de le dire – mais il est à 4% d’opinions favorables”, a-t-il répondu à la question de savoir si Washington soutiendrait le fait d’imposer à Kiev des élections, comme pourrait le vouloir la Russie.Interrogé sur l’idée, qui émerge et divise des pays européens, d’envoyer des troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine, Donald Trump a répondu: “S’ils veulent faire cela, c’est super. J’y suis totalement favorable”, précisant que “nous (les Etats-Unis) n’avons pas à en envoyer là-bas, parce que, vous savez, nous sommes très loin”.- Attaque à Odessa -Il a aussi appelé à “rééquilibrer” l’aide fournie à l’Ukraine entre l’Europe et Washington. “Nous leur avons donné je crois 350 milliards de dollars (…), c’est beaucoup et nous devons rééquilibrer avec l’Europe, parce que l’Europe a donné un bien plus petit montant que cela”, a affirmé Donald Trump.En pleine effervescence diplomatique, les attaques russes se sont poursuivies mercredi en Ukraine, où une “grande” zone résidentielle de la ville portuaire d’Odessa, dans le sud du pays, s’est retrouvée sans chauffage ni électricité.”Suite à une attaque ennemie, 14 écoles, 13 jardins d’enfants et une grande zone résidentielle (plus de 500 logements) sont maintenant sans électricité et sans chauffage”, a indiqué son maire Guennadiï Troukhanov.L’armée russe pilonne depuis trois ans l’infrastructure énergétique et civile ukrainienne, en plus de bombarder des villes et villages de l’Ukraine.

La pauvreté en Allemagne, angle mort de la campagne électorale

Après une longue vie active, l’Allemande Renate Krause est tombée dans la pauvreté peu avant la retraite. Et avoue avoir “du mal à supporter” le “dédain” des pouvoirs politiques envers ceux qui vivent dans la précarité.Cette femme volontaire de 71 ans fait partie des 13,1 millions de personnes touchées par la pauvreté dans la première économie européenne, soit une personne sur sept, selon les statistiques officielles.Si on ajoute les personnes menacées d’y sombrer, le nombre grimpe à plus de 17 millions, un cinquième de la population, le plus souvent des femmes célibataires, des chômeurs de longue durée et, de plus en plus, des retraités. Le sujet reste pourtant “globalement ignoré” par les grands partis en lice pour les législatives du 23 février, archi-dominées par les thèmes de migrations et de sécurité, déplore Mme Krause qui reçoit l’AFP dans son petit appartement d’un quartier excentré de Kiel, ville des bords de la Baltique.Cette mère de quatre enfants y voit l’expression d’un “bashing contre les pauvres” dans les rangs de certains partis, notamment les conservateurs favoris du scrutin, où la pauvreté est considérée comme “un destin personnel qu’aucune loi ne doit prendre en compte”, selon elle.*- Isolement -“Avec mes revenus, j’ai financé ma vie, garanti une bonne éducation à mes enfants”, raconte l’ancienne libraire. Adepte de tricot et de couture, elle s’est mise à son compte dans les années 80 en fondant une boutique de textile, puis en vendant ses produits sur les marchés.Mais cela n’a pas suffi pour investir dans une assurance retraite privée, à laquelle elle aurait dû souscrire en tant que travailleuse indépendante. Après un divorce en 2001, une tumeur à l’oeil qui a réduit sa vision, elle abandonne la vie active en 2015, quelques années avant l’âge de la retraite fixé à 67 ans.Retraite et aides sociales comprises, elle dispose de 1.065,91 euros par mois, un niveau inférieur au seuil de pauvreté, soit 1.378 euros net en Allemagne l’an dernier. Une fois décomptés loyer et chauffage, il lui reste 678,51 euros. Tout le confort dont elle dispose – télévision, appareils ménagers – a été acquis avant la pauvreté, dit-elle. Etre pauvre isole, ajoute-t-elle. Aller boire un café est un luxe, d’autant plus que les prix ont grimpé avec l’inflation. Et comme sa famille est éparpillée en Allemagne, elle ne peut “pas rendre visite à ses sept petits-enfants”.- “Ne pas combattre les pauvres” -Le leader des conservateurs Friedrich Merz, probable futur chancelier, a adopté une ligne dure sur les aides sociales. Dans sa ligne de mire : “l’allocation citoyenne” de 563 euros versée aux chômeurs de longue durée, l’une des réformes phares du gouvernement sortant de centre-gauche.Parmi les quelque 5,5 millions de personnes qui la perçoivent, plus de 60% sont “issues de l’immigration”, selon les données officielles, une forte proportion qui s’explique par le fait que de nombreux réfugiés ukrainiens arrivés récemment en bénéficient.L’extrême droite a fait de cette statistique un thème de campagne récurrent.Friedrich Merz juge lui ce dispositif trop généreux. “Ceux qui ne travaillent pas alors qu’ils le pourraient ne recevront plus d’allocation citoyenne à l’avenir… Nous disons : zéro”, a-t-il lancé cette semaine.Il s’agit toutefois d’un nombre infime de personnes, selon Michael David, sociologue de l’organisation caritative protestante Diakonie. “On ne combat pas la pauvreté en combattant les pauvres”, juge-t-il, appelant plutôt à des formations de longue haleine pour réintégrer les gens dans la vie active.Le niveau de précarité et d’inégalités sociales en Allemagne avait valu l’an passé à Berlin un rappel à l’ordre du conseil de l’Europe, qui les a jugées “disproportionnées à la richesse du pays”.Le pays vieillissant doit par ailleurs relever le défi de la croissance du nombre de retraités menacés de pauvreté. Un étude récente évaluait à 2,8 millions le nombre de “baby boomers” concernés une fois à la retraite d’ici 2035.L’énergique Renate Krause témoigne régulièrement dans le cadre de la conférence sur la pauvreté, une alliance d’ONG qui veut sensibiliser les politiques.Si beaucoup de pauvres ont tendance à bouder les urnes, elle compte, elle, accomplir “son devoir démocratique”, déclare-t-elle car “ceux qui ne votent pas se sont résignés”. 

La pauvreté en Allemagne, angle mort de la campagne électorale

Après une longue vie active, l’Allemande Renate Krause est tombée dans la pauvreté peu avant la retraite. Et avoue avoir “du mal à supporter” le “dédain” des pouvoirs politiques envers ceux qui vivent dans la précarité.Cette femme volontaire de 71 ans fait partie des 13,1 millions de personnes touchées par la pauvreté dans la première économie européenne, soit une personne sur sept, selon les statistiques officielles.Si on ajoute les personnes menacées d’y sombrer, le nombre grimpe à plus de 17 millions, un cinquième de la population, le plus souvent des femmes célibataires, des chômeurs de longue durée et, de plus en plus, des retraités. Le sujet reste pourtant “globalement ignoré” par les grands partis en lice pour les législatives du 23 février, archi-dominées par les thèmes de migrations et de sécurité, déplore Mme Krause qui reçoit l’AFP dans son petit appartement d’un quartier excentré de Kiel, ville des bords de la Baltique.Cette mère de quatre enfants y voit l’expression d’un “bashing contre les pauvres” dans les rangs de certains partis, notamment les conservateurs favoris du scrutin, où la pauvreté est considérée comme “un destin personnel qu’aucune loi ne doit prendre en compte”, selon elle.*- Isolement -“Avec mes revenus, j’ai financé ma vie, garanti une bonne éducation à mes enfants”, raconte l’ancienne libraire. Adepte de tricot et de couture, elle s’est mise à son compte dans les années 80 en fondant une boutique de textile, puis en vendant ses produits sur les marchés.Mais cela n’a pas suffi pour investir dans une assurance retraite privée, à laquelle elle aurait dû souscrire en tant que travailleuse indépendante. Après un divorce en 2001, une tumeur à l’oeil qui a réduit sa vision, elle abandonne la vie active en 2015, quelques années avant l’âge de la retraite fixé à 67 ans.Retraite et aides sociales comprises, elle dispose de 1.065,91 euros par mois, un niveau inférieur au seuil de pauvreté, soit 1.378 euros net en Allemagne l’an dernier. Une fois décomptés loyer et chauffage, il lui reste 678,51 euros. Tout le confort dont elle dispose – télévision, appareils ménagers – a été acquis avant la pauvreté, dit-elle. Etre pauvre isole, ajoute-t-elle. Aller boire un café est un luxe, d’autant plus que les prix ont grimpé avec l’inflation. Et comme sa famille est éparpillée en Allemagne, elle ne peut “pas rendre visite à ses sept petits-enfants”.- “Ne pas combattre les pauvres” -Le leader des conservateurs Friedrich Merz, probable futur chancelier, a adopté une ligne dure sur les aides sociales. Dans sa ligne de mire : “l’allocation citoyenne” de 563 euros versée aux chômeurs de longue durée, l’une des réformes phares du gouvernement sortant de centre-gauche.Parmi les quelque 5,5 millions de personnes qui la perçoivent, plus de 60% sont “issues de l’immigration”, selon les données officielles, une forte proportion qui s’explique par le fait que de nombreux réfugiés ukrainiens arrivés récemment en bénéficient.L’extrême droite a fait de cette statistique un thème de campagne récurrent.Friedrich Merz juge lui ce dispositif trop généreux. “Ceux qui ne travaillent pas alors qu’ils le pourraient ne recevront plus d’allocation citoyenne à l’avenir… Nous disons : zéro”, a-t-il lancé cette semaine.Il s’agit toutefois d’un nombre infime de personnes, selon Michael David, sociologue de l’organisation caritative protestante Diakonie. “On ne combat pas la pauvreté en combattant les pauvres”, juge-t-il, appelant plutôt à des formations de longue haleine pour réintégrer les gens dans la vie active.Le niveau de précarité et d’inégalités sociales en Allemagne avait valu l’an passé à Berlin un rappel à l’ordre du conseil de l’Europe, qui les a jugées “disproportionnées à la richesse du pays”.Le pays vieillissant doit par ailleurs relever le défi de la croissance du nombre de retraités menacés de pauvreté. Un étude récente évaluait à 2,8 millions le nombre de “baby boomers” concernés une fois à la retraite d’ici 2035.L’énergique Renate Krause témoigne régulièrement dans le cadre de la conférence sur la pauvreté, une alliance d’ONG qui veut sensibiliser les politiques.Si beaucoup de pauvres ont tendance à bouder les urnes, elle compte, elle, accomplir “son devoir démocratique”, déclare-t-elle car “ceux qui ne votent pas se sont résignés”. 

Conseil constitutionnel: Ferrand sur le gril, la droite fait monter la température

Jour J hautement indécis pour Richard Ferrand: la commission des lois de l’Assemblée nationale a entamé mercredi l’audition du candidat d’Emmanuel Macron pour présider le Conseil constitutionnel, qui devra convaincre les parlementaires de ne pas entraver sa nomination.Il sera ensuite auditionné à 11H00 par la commission des lois du Sénat.”Je ne suis pas un professionnel du droit c’est vrai, mais comme vous un serviteur de la République”, a déclaré dans son propos introductif l’ancien député socialiste puis macroniste (2012-2022). Et pour répondre d’emblée aux critiques autour de sa proximité avec Emmanuel Macron, qu’il a aidé à entrer à l’Elysée, M. Ferrand a assuré avoir “toujours été (…) un homme libre”. “L’indépendance d’esprit est ma nature et ma culture”, a-t-il insisté. Les règles du jeu sont clémentes: il faudrait que trois cinquièmes des suffrages exprimés dans les commissions des Lois de l’Assemblée et du Sénat s’opposent à sa nomination pour y faire obstacle. Le scrutin, à bulletin secret, ce qui favorise les émancipations, s’annonce pourtant très indécis.Si les députés LR ont déjà fait savoir qu’ils voteraient contre sa nomination, les députés RN font durer le suspens, et les sénateurs LR, qui détiennent la clé du scrutin, auront leur liberté de vote. Si les 122 parlementaires s’exprimaient, il faudrait 74 voix pour empêcher la nomination.”Le Conseil constitutionnel doit juger à nouveau en droit et non pas être le bras armé juridique d’une idéologie de gauche (…) Ce qu’il serait sans nul doute demain si Richard Ferrand était nommé”, avait lancé mardi dans l’hémicycle Ian Boucard (député Droite républicaine).Un ténor socialiste voit dans l’opposition des députés LR un effet de la “bataille interne des LR”. “Wauquiez veut à tout prix envoyer une claque à Macron, et subsidiairement au gouvernement en disant +vous voyez, nous, on est les vrais opposants alors que Retailleau s’accommode de Ferrand+”, analyse-t-il.Richard Ferrand devrait pouvoir compter sur l’essentiel de l’ex-majorité (EPR-MoDem-Horizons). Mais il verra la gauche voter massivement contre lui, comme au Sénat.Outre son amitié avec le chef de l’Etat, elle lui reproche une compétence juridique jugée trop faible (un argument également avancé par des juristes), ou sa mise en examen pour “prise illégale d’intérêts” dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, malgré un non-lieu pour prescription. “Macroniste de la première heure, secrétaire général d’En Marche, ministre, président du groupe LREM, plus redevable que juriste, son profil interroge”, a énuméré mardi aux questions au gouvernement l’écologiste Jérémie Iordanoff.- Balle au Sénat ? -En 2027, “il faudra qu’on ait un Conseil constitutionnel irréprochable. En termes d’indépendance, d’expertise. Là on prête un petit peu le flanc”, soupire un ministre. Une ministre macroniste parie elle sur les auditions: “je pense qu’il peut convaincre plein de gens”.Quant au RN, dont les voix pourraient être décisives, il ne dévoile pas son jeu. Si Marine Le Pen a dénoncé la “dérive” des nominations de politiques au Conseil constitutionnel, le groupe assure que le vote dépendra des auditions.Le Conseil constitutionnel est-il un législateur ? Doit-il être un constituant ? Son président doit-il prendre des positions politiques en public ? Autant de questions auxquelles les députés RN espèrent voir Richard Ferrand répondre par la négative.Seule chose certaine: tous les commissaires RN voteront de la même manière.C’est peut-être au Sénat que Richard Ferrand jouera sa nomination, à 11H00. Les cadres macronistes espèrent que l’influent président du Sénat Gérard Larcher (LR) aura sécurisé des voix de droite, largement majoritaires.”On ne m’a rien demandé”, assurait une sénatrice LR mardi, jugeant que la majorité du groupe voit négativement la candidature Ferrand.En attendant les résultats, potentiellement à l’heure du déjeuner, tout le monde y va de son calcul. Un cadre macroniste “pense que ça va passer”. “Pronostic défavorable”, jugeait mardi soir un sénateur LR.Dans l’ombre de la candidature Ferrand, deux parlementaires joueront aussi leur entrée au Conseil constitutionnel, mais uniquement devant leurs commissions respectives. Philippe Bas, sénateur LR candidat de Gérard Larcher, passera très vraisemblablement l’obstacle, auréolé d’un CV copieux et d’une connaissance pointue de la Constitution.Laurence Vichnievsky, députée MoDem, ex-juge d’instruction et candidate de Yaël Braun-Pivet, bénéficie d’une réputation de parlementaire compétente et indépendante, mais part avec moins de certitudes dans une commission plus éclatée politiquement.

Russes et Américains conviennent à Ryad de nommer des négociateurs sur l’Ukraine

Russes et Américains se sont entendus mardi à Ryad pour établir un “mécanisme de consultation” destiné à régler leurs contentieux et vont nommer des négociateurs sur la guerre en Ukraine, Donald Trump se disant “plus confiant” dans la possibilité d’un accord avec Moscou.Interrogé par la presse dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine avant la fin du mois, le président américain a répondu: “probablement”.En appelant le président russe au téléphone la semaine passée pour envisager de régler directement avec lui une fin du conflit, Donald Trump a provoqué un choc en Europe et en Ukraine, le président Volodymyr Zelensky dénonçant mardi des pourparlers “sur l’Ukraine sans l’Ukraine”, depuis Ankara, après une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.”Je suis très déçu” de ces propos, a répondu Donald Trump. “J’entends qu’ils sont fâchés de ne pas avoir de siège (à la table des négociations), alors qu’ils ont eu un siège pendant trois ans, et même bien avant cela”, a encore déclaré le républicain.”Je pense que j’ai le pouvoir de mettre fin à la guerre”, a-t-il estimé.Interrogé sur le sujet, M. Trump a jugé souhaitable la tenue d’élections en Ukraine, actuellement impossibles en raison de la loi martiale. “Nous avons une situation où nous n’avons pas eu d’élections en Ukraine, où nous avons une loi martiale essentiellement”, a-t-il relevé, pointant une érosion de la popularité de M. Zelensky, dont la légitimité est mise en doute par le Kremlin.A Ryad, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, à l’issue des premiers pourparlers de ce niveau entre Russes et Américains depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, s’est dit “convaincu” que la Russie voulait s’engager dans un “processus sérieux” pour mettre fin à la guerre. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que les Américains avaient commencé à “mieux comprendre” la position de Moscou.Mais la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé mardi soir les Etats-Unis à “ne pas tomber dans les pièges russes”, estimant que Moscou allait tenter de diviser les Occidentaux.- Zelensky reporte son voyage -Mais, a insisté Volodymyr Zelensky à Ankara, “l’Ukraine, l’Europe au sens large — cela inclut l’Union européenne, la Turquie et le Royaume-Uni — devraient participer aux discussions et à l’élaboration des garanties de sécurité nécessaires avec l’Amérique concernant le sort de notre partie du monde”.Le dirigeant ukrainien a également annoncé reporter au 10 mars le voyage qu’il devait effectuer ce mercredi en Arabie saoudite.Washington et Moscou ont dit que Kiev participerait aux pourparlers “en temps voulu”.A Kharkiv, en Ukraine, des habitants ont dit leur colère: ces discussions sont “une sorte de trahison”, a déclaré Iryna Panova, une comptable de 50 ans, dans un square enneigé de la deuxième ville ukrainienne, souvent frappée par l’armée russe. “C’est notre guerre, avec les Russes. Sans nous, ça ne peut pas être résolu”, a-t-elle insisté.Les Européens, dont les principaux dirigeants se sont réunis en urgence lundi à Paris, réclament de pouvoir “faire équipe” avec les Etats-Unis pour une paix “juste et durable” en Ukraine, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur X, après une rencontre avec l’envoyé spécial du président Donald Trump sur l’Ukraine, Keith Kellogg.Mais Marco Rubio et Sergueï Lavrov, à Ryad, ont ignoré ces questions.- “Niet” à un contingent européen -Le président américain, interrogé par la presse, s’est également déclaré “totalement favorable” à la présence en Ukraine de troupes européennes de maintien de la paix, un sujet qui divise les Européens.Une idée à laquelle la Russie est fermement opposée.”Nous avons expliqué aujourd’hui que le déploiement (en Ukraine) de troupes des forces armées des pays de l’Otan, mais sous un autre drapeau, sous le drapeau de l’Union européenne ou sous des drapeaux nationaux ne change rien. C’est bien sûr inacceptable”, a déclaré Sergueï Lavrov, alors que certains pays européens et Kiev avancent l’hypothèse de telles forces en territoire ukrainien pour garantir la sécurité de l’Ukraine et le respect d’un futur accord mettant fin à la guerre.Dans un entretien à des journaux français, le président Emmanuel Macron a pour sa part assuré que “la France ne s’apprête pas à envoyer des troupes au sol, belligérantes dans un conflit, sur le front” en Ukraine. Il a annoncé qu’il organiserait mercredi une nouvelle réunion “avec plusieurs Etats européens et non-européens” sur l’Ukraine. Le président Trump “peut réamorcer un dialogue utile” avec le président Poutine, a par ailleurs estimé le chef de l’Etat français. “Il recrée de l’ambiguïté stratégique pour le président Poutine” en employant “des mots très fermes” et en créant “de l’incertitude” qui “peut aider à faire pression”.Avant le début des pourparlers à Ryad, la Russie avait notamment souligné que le règlement de la guerre en Ukraine était indissociable de la réorganisation de l’architecture sécuritaire européenne.La Russie réclame de longue date un retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, car elle considère l’Alliance comme une menace existentielle. Elle avait notamment utilisé cet argument pour justifier son invasion de l’Ukraine en 2022.L’administration du président Donald Trump s’est montrée, elle, très critique de ses alliés européens et moins disposée à soutenir l’Ukraine.La rencontre de mardi intervenait après la conversation téléphonique la semaine dernière entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui a fait voler en éclats l’union occidentale et la stratégie d’isolement visant le président russe.burs/alf/lpt/dth/phs/tmt

Russes et Américains conviennent à Ryad de nommer des négociateurs sur l’Ukraine

Russes et Américains se sont entendus mardi à Ryad pour établir un “mécanisme de consultation” destiné à régler leurs contentieux et vont nommer des négociateurs sur la guerre en Ukraine, Donald Trump se disant “plus confiant” dans la possibilité d’un accord avec Moscou.Interrogé par la presse dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine avant la fin du mois, le président américain a répondu: “probablement”.En appelant le président russe au téléphone la semaine passée pour envisager de régler directement avec lui une fin du conflit, Donald Trump a provoqué un choc en Europe et en Ukraine, le président Volodymyr Zelensky dénonçant mardi des pourparlers “sur l’Ukraine sans l’Ukraine”, depuis Ankara, après une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.”Je suis très déçu” de ces propos, a répondu Donald Trump. “J’entends qu’ils sont fâchés de ne pas avoir de siège (à la table des négociations), alors qu’ils ont eu un siège pendant trois ans, et même bien avant cela”, a encore déclaré le républicain.”Je pense que j’ai le pouvoir de mettre fin à la guerre”, a-t-il estimé.Interrogé sur le sujet, M. Trump a jugé souhaitable la tenue d’élections en Ukraine, actuellement impossibles en raison de la loi martiale. “Nous avons une situation où nous n’avons pas eu d’élections en Ukraine, où nous avons une loi martiale essentiellement”, a-t-il relevé, pointant une érosion de la popularité de M. Zelensky, dont la légitimité est mise en doute par le Kremlin.A Ryad, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, à l’issue des premiers pourparlers de ce niveau entre Russes et Américains depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, s’est dit “convaincu” que la Russie voulait s’engager dans un “processus sérieux” pour mettre fin à la guerre. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que les Américains avaient commencé à “mieux comprendre” la position de Moscou.Mais la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé mardi soir les Etats-Unis à “ne pas tomber dans les pièges russes”, estimant que Moscou allait tenter de diviser les Occidentaux.- Zelensky reporte son voyage -Mais, a insisté Volodymyr Zelensky à Ankara, “l’Ukraine, l’Europe au sens large — cela inclut l’Union européenne, la Turquie et le Royaume-Uni — devraient participer aux discussions et à l’élaboration des garanties de sécurité nécessaires avec l’Amérique concernant le sort de notre partie du monde”.Le dirigeant ukrainien a également annoncé reporter au 10 mars le voyage qu’il devait effectuer ce mercredi en Arabie saoudite.Washington et Moscou ont dit que Kiev participerait aux pourparlers “en temps voulu”.A Kharkiv, en Ukraine, des habitants ont dit leur colère: ces discussions sont “une sorte de trahison”, a déclaré Iryna Panova, une comptable de 50 ans, dans un square enneigé de la deuxième ville ukrainienne, souvent frappée par l’armée russe. “C’est notre guerre, avec les Russes. Sans nous, ça ne peut pas être résolu”, a-t-elle insisté.Les Européens, dont les principaux dirigeants se sont réunis en urgence lundi à Paris, réclament de pouvoir “faire équipe” avec les Etats-Unis pour une paix “juste et durable” en Ukraine, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur X, après une rencontre avec l’envoyé spécial du président Donald Trump sur l’Ukraine, Keith Kellogg.Mais Marco Rubio et Sergueï Lavrov, à Ryad, ont ignoré ces questions.- “Niet” à un contingent européen -Le président américain, interrogé par la presse, s’est également déclaré “totalement favorable” à la présence en Ukraine de troupes européennes de maintien de la paix, un sujet qui divise les Européens.Une idée à laquelle la Russie est fermement opposée.”Nous avons expliqué aujourd’hui que le déploiement (en Ukraine) de troupes des forces armées des pays de l’Otan, mais sous un autre drapeau, sous le drapeau de l’Union européenne ou sous des drapeaux nationaux ne change rien. C’est bien sûr inacceptable”, a déclaré Sergueï Lavrov, alors que certains pays européens et Kiev avancent l’hypothèse de telles forces en territoire ukrainien pour garantir la sécurité de l’Ukraine et le respect d’un futur accord mettant fin à la guerre.Dans un entretien à des journaux français, le président Emmanuel Macron a pour sa part assuré que “la France ne s’apprête pas à envoyer des troupes au sol, belligérantes dans un conflit, sur le front” en Ukraine. Il a annoncé qu’il organiserait mercredi une nouvelle réunion “avec plusieurs Etats européens et non-européens” sur l’Ukraine. Le président Trump “peut réamorcer un dialogue utile” avec le président Poutine, a par ailleurs estimé le chef de l’Etat français. “Il recrée de l’ambiguïté stratégique pour le président Poutine” en employant “des mots très fermes” et en créant “de l’incertitude” qui “peut aider à faire pression”.Avant le début des pourparlers à Ryad, la Russie avait notamment souligné que le règlement de la guerre en Ukraine était indissociable de la réorganisation de l’architecture sécuritaire européenne.La Russie réclame de longue date un retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, car elle considère l’Alliance comme une menace existentielle. Elle avait notamment utilisé cet argument pour justifier son invasion de l’Ukraine en 2022.L’administration du président Donald Trump s’est montrée, elle, très critique de ses alliés européens et moins disposée à soutenir l’Ukraine.La rencontre de mardi intervenait après la conversation téléphonique la semaine dernière entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui a fait voler en éclats l’union occidentale et la stratégie d’isolement visant le président russe.burs/alf/lpt/dth/phs/tmt

Brésil: Bolsonaro inculpé pour un projet présumé de coup d’Etat

L’étau judiciaire s’est encore resserré autour du l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, inculpé mardi pour un projet présumé de “coup d’Etat” visant à empêcher le retour au pouvoir de son successeur Lula après le scrutin de 2022.L’annonce est tombée dans la soirée, le parquet ayant détaillé dans un communiqué l’inculpation de l’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) et de 33 autres suspects “accusés d’avoir incité et exécuté des actes contraires aux trois pouvoirs et à l’Etat de droit démocratique”.L’acte d’accusation justifiant les inculpations a été remis à la Cour suprême, qui doit à présent décider de l’ouverture ou non d’un procès. Il précise que l’ancien chef d’Etat a été inculpé pour projet présumé de “coup d’Etat”, “tentative d’abolition violente de l’Etat de droit démocratique” et “organisation criminelle armée”.Si un procès est ouvert, Jair Bolsonaro encourra une peine de 12 à 40 ans d’emprisonnement.Selon le parquet, cette conspiration présumée “avait pour leaders le président (Bolsonaro) et son candidat à la vice-présidence (Walter Braga Netto) qui, alliés à d’autres individus, civils et militaires, ont tenté d’empêcher, de façon coordonnée, que le résultat de l’élection présidentielle de 2022 soit appliqué”.”Les investigations ont révélé (que le projet de coup d’Etat) envisageait jusqu’à la mort du président et du vice-président élus, ainsi que (celle) d’un juge de la Cour suprême. Ce plan avait le consentement du président” Bolsonaro, a précisé le parquet.Une allusion à un plan de triple assassinat intitulé “Opération Poignard vert et jaune” (les couleurs du drapeau brésilien) qui devait, selon les enquêteurs, être mis à exécution par des membres des forces spéciales de l’armée, après la victoire électorale de Lula fin octobre 2022 et avant son investiture le 1er janvier 2023.L’inculpation est basée sur un rapport d’enquête de la police fédérale, selon lequel l’ancien président du Brésil a “planifié (…) et a pris part de façon directe” à ce projet présumé de coup d’Etat.Ce projet n’a pas abouti “en raison de circonstances allant contre sa volonté”, notamment du manque de soutien des principaux dirigeants de l’armée brésilienne, d’après ce rapport de 800 pages présentant des preuves réunies durant deux ans d’enquête.- “Pas du tout inquiet” -Le rapport fait également état de l’implication présumée de l’ex-président dans l’ébauche d’un décret qui aurait justifié la déclaration de l’état de siège pour annuler le scrutin remporté contre lui par Lula fin octobre 2022.Ce décret prévoyait entre autres, selon les enquêteurs, la convocation de nouvelles élections et la détention du juge Alexandre de Moraes, alors président du Tribunal supérieur électoral (TSE). Une “dernière tentative” de coup d’Etat a eu lieu le 8 janvier 2023, lors des émeutes de Brasilia, quand des milliers de bolsonaristes ont saccagé les lieux de pouvoir dans la capitale, une semaine après l’investiture de Lula, a souligné le parquet.Ils ont été “encouragés” par l’ex-président et les autres membres de la conspiration présumée.”La tentative de coup d’Etat dans des bâtiments publics vides s’est transformée en accusation vide, sans aucune preuve contre Bolsonaro”, a réagi sur le réseau social X son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro.”Je ne suis pas du tout inquiet au sujet de ces accusations”, avait affirmé l’ex-président mardi à des journalistes, après un déjeuner avec des dirigeants de l’opposition à Brasilia, quelques heures avant l’annonce de son inculpation.Après l’annonce de son inculpation, la défense de l’ancien président s’est dite “stupéfaite” et “indignée”, affirmant dans un communiqué que Jair Bolsonaro n’a “jamais” été lié à un “mouvement poursuivant la déconstruction de l’Etat de droit démocratique”.Interdit de quitter le Brésil depuis février, Jair Bolsonaro, 69 ans, est inéligible jusqu’en 2030 pour désinformation sur le système d’urnes électroniques utilisé lors du dernier scrutin.Il espère toutefois faire annuler cette condamnation pour se présenter à la présidentielle en 2026 face à Lula, dont la popularité est en berne, selon un sondage publié la semaine dernière par l’institut de référence Datafolha.En décembre, la police fédérale a arrêté l’ancien ministre de la Défense de Jair Bolsonaro, Walter Braga Netto, accusé d’entraver l’enquête. Il fait partie des 34 suspects inculpés mardi.Le général Augusto Heleno, qui comme ministre du Cabinet de sécurité institutionnelle était considéré comme l’éminence grise du président Bolsonaro, est aussi visé. De même qu’Alexandre Ramagem, son chef des services de renseignement à l’époque.