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Ukraine: Zelensky reçoit l’émissaire américain après de nouvelles critiques de Trump

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky reçoit jeudi l’envoyé spécial des Etats-Unis après avoir essuyé de très vives critiques de Donald Trump, faisant craindre une rupture entre Washington et Kiev qui dépend crucialement de l’aide américaine pour résister à l’invasion russe.Signe de tensions, M. Zelensky et Keith Kellogg ne feront pas de déclarations après leur rencontre, à la demande de la partie américaine, a fait savoir la présidence ukrainienne.Dans ce contexte hostile, le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, Mike Waltz, a conseillé à l’Ukraine de “baisser d’un ton” ses critiques contre Donald Trump. De son côté, l’Union européenne a pris la défense de l’allié ukrainien, affirmant d’un ton cinglant par la voix du porte-parole de la Commission européenne, Stefan De Keersmaecker : “L’Ukraine est une démocratie, la Russie de Poutine non”.Après avoir qualifié M. Zelensky de “dictateur”, M. Trump a poursuivi sa rhétorique en faveur de Moscou en affirmant mercredi soir que, dans ce conflit, les Russes avaient “pris beaucoup de territoires” et avaient donc “les cartes en main”.Le Kremlin, ne cachant pas sa satisfaction, a annoncé jeudi avoir décidé avec Washington d’une reprise du dialogue “sur tous les paramètres”, se disant “complètement d’accord” avec la position américaine sur l’Ukraine.M. Zelensky, affaibli par ce brusque rapprochement entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, a dit espérer néanmoins un travail “constructif” lors d’une rencontre prévue dans la journée à Kiev avec l’émissaire de M. Trump, Keith Kellogg.”Notre avenir n’est pas avec Poutine, mais avec la paix. Et c’est un choix pour tout le monde – et pour les plus puissants – d’être avec Poutine, ou d’être avec la paix”, a-t-il plaidé à la veille de la rencontre.A son arrivée à Kiev mercredi, Keith Kellogg, adoptant un ton plus conciliant que Donald Trump, avait assuré comprendre le besoin de “garanties de sécurité” de l’Ukraine.A quelques jours du troisième anniversaire du début de l’invasion russe du 24 février 2022, M. Zelensky a rappelé que l’Ukraine voulait la fin de cette guerre “depuis ses premières secondes”, alors que M. Trump l’a accusée d’avoir initié le conflit.- Zelensky “comme Churchill” -MM. Trump et Zelensky ont échangé ces attaques personnelles inédites après les discussions russo-américaines mardi en Arabie saoudite, les premières au niveau des chefs des diplomaties depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Donald Trump a ensuite, entre autres, cité de faux chiffres sur la popularité de Volodymyr Zelensky ou l’a encore appelé à convoquer des élections alors que la guerre est toujours en cours, que des millions d’Ukrainiens ont fui à l’étranger et 20% du territoire est sous occupation russe.”Dictateur sans élections, Zelensky devrait se dépêcher ou il ne va pas lui rester de pays”, a déclaré mercredi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Avant cette dernière accusation, M. Zelensky avait lui reproché à son homologue américain de vivre dans “un espace de désinformation” russe et d’aider Vladimir Poutine à “sortir d’années d’isolement”.Face à la violence des accusations de Donald Trump, le dirigeant ukrainien a reçu le soutien de l’Union européenne et de plusieurs dirigeants européens. “Il est le dirigeant élu de l’Ukraine et il a fait ce que Winston Churchill a fait en Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale, suspendre les élections pendant la guerre”, a estimé le ministre britannique de la DéfenseLe Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron doivent se rendre à Washington la semaine prochaine. Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez a lui annoncé qu’il se rendrait à Kiev lundi, jour anniversaire de l’invasion russe, pour “réaffirmer le soutien de l’Espagne à la démocratie ukrainienne”.Sur le terrain, des bombardements aériens et d’artillerie russes ont fait jeudi au moins quatre morts à Kostiantynivka, a rapporté le gouverneur de la région orientale de Donetsk. Cette ville, menacée par l’avancée des troupes du Kremlin, est un important bastion ukrainien.  – “Peu de choses concrètes” -Si les propos du président américain ont choqué en Ukraine, le Kremlin, sans les commenter directement, s’est réjoui jeudi de cette convergence avec la nouvelle administration américaine. “La décision a été prise de procéder à la reprise du dialogue russo-américain sur tous les paramètres”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.M. Peskov a toutefois indiqué que, pour l’heure, “peu de choses concrètes” étaient en place, du fait notamment de “désaccords entre Washington et Kiev”, tout en précisant que les Etats-Unis étaient toujours la “principale locomotive” qui fournit “la plus grande contribution financière pour alimenter” le conflit en Ukraine. Jeudi, Vladimir Poutine s’était quant à lui félicité de la reprise du dialogue russo-américain. Il a indiqué qu’il rencontrerait “avec plaisir Donald”, en appelant le président américain par son prénom. Ce dernier a de nouveau assuré que les Etats-Unis étaient en train de “négocier avec succès une fin de la guerre avec la Russie”. “Une chose que – tout le monde l’admet – seuls +TRUMP+ et l’administration Trump peuvent faire”, selon lui.A contrario, l’Europe “a échoué à apporter la paix”, a-t-il dénoncé.Face à la perspective d’un éventuel cessez-le-feu, Paris et Londres sont en train de préparer la création d’une force européenne destinée le garantir et assurer la sécurité de l’Ukraine, et qui serait composée de “moins de 30.000 militaires”, rapportent jeudi les médias britanniques. Par ailleurs, toujours à Paris, vingt cercueils ont été déposés jeudi matin en plein centre-ville pour rappeler le sort des journalistes ukrainiens tués ou emprisonnés en Russie, à l’approche des trois ans de l’invasion russe.

Ukraine: les chefs de partis pour une voix forte de la France, divisés sur l’envoi de troupes

Plusieurs chefs de partis ont martelé jeudi, à leur sortie de chez Emmanuel Macron, que la France devait faire entendre sa voix dans le nouveau concert des Nations imposé par Donald Trump mais sont restés divisés sur le message à porter, ainsi que sur l’éventuel envoi de troupes en Ukraine.”Il faut avoir un message très clair (…) L’Europe va devoir être un pilier”, a déclaré Marine Tondelier pour Les Ecologistes, appelant à “ne compter que sur nous-mêmes”, à l’issue de la réunion qui a duré près de quatre heures à l’Elysée.”La voix de la France et de l’Europe aujourd’hui est assez isolée”, a répliqué sur LCI Louis Aliot, qui représentait le Rassemblement national en l’absence de Jordan Bardella, attendu à Washington pour un rassemblement des conservateurs.Le président Macron, entouré du Premier ministre François Bayrou, du chef d’Etat-major des Armées Thierry Burckhard et d’un responsable du renseignement extérieur, a exposé à une douzaine de responsables de partis et groupes parlementaires la situation en Ukraine et la “menace existentielle” que représente selon lui la Russie, alors que le président américain, Donald Trump, s’en rapproche et prend ses distances avec l’Europe.M. Macron doit, par ailleurs, répondre en direct sur ses réseaux sociaux jeudi à 18H30 à des questions de citoyens concernant “la Russie, l’Ukraine et la sécurité de notre Europe”, a-t-il annoncé sur X.Lundi et mercredi, il s’était entretenu avec les dirigeants d’une trentaine de pays de l’UE et de l’Otan et est attendu en début de semaine prochaine à Washington pour un entretien avec le nouveau président américain.Du côté des Insoumis, Manuel Bompard a jugé intéressant “d’entendre pour la première fois le président utiliser le terme de non-alignement” vis-à-vis des Etats-Unis mais a déploré que l’Alliance atlantique reste perçue comme “une obligation dans l’architecture de sécurité” future de l’Europe.”La France doit faire entendre sa voix parce qu’elle a une voix originale et forte à porter” en tant que puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a renchéri le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.- “Après un accord” -Il s’est, en revanche, inquiété que M. Macron ait laissé entendre qu’il faille “se préparer éventuellement à continuer de soutenir l’Ukraine et d’être auprès de l’Ukraine militairement si l’Ukraine voulait poursuivre la guerre”.M. Macron a assuré mardi dans la presse régionale que “la France ne s’apprête pas à envoyer des troupes au sol, belligérantes dans un conflit, sur le front”.Il a, en revanche, évoqué la possibilité d'”envoyer des experts voire des troupes en termes limités, hors de toute zone de conflit, pour conforter les Ukrainiens et signer une solidarité”.De même que celle “d’avoir, sous mandat des Nations unies, une opération de maintien de paix, qui elle se tiendrait le long de la ligne de front”.L’Ukraine réclame des garanties de sécurité, dont le déploiement de troupes étrangères le long de la ligne de front et une adhésion à l’Otan, pour dissuader la Russie de toute nouvelle offensive future. “La question de troupes n’a été évoquée que comme ne pouvant l’être qu’à l’issue de la conclusion d’un accord de paix”, a relevé Manuel Bompard.A l’extrême droite de l’échiquier, Eric Ciotti (UDR), allié de Marine Le Pen (RN), a déploré que la France se soit engagée dans “une vision très belliqueuse” et qu’elle soit prise désormais “à revers” par Donald Trump. – “Dictateur” -Côté majorité gouvernementale, Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe (Horizons) et Marc Fesneau (MoDem) étaient présents, de même que Michèle Tabarot pour le parti Les Républicains.Le chef de l’État renoue ainsi avec les rencontres au “format Saint-Denis” initiées en août 2023 pour renouveler la pratique du pouvoir dans la concertation avec les partis.Ces consultations, regardées avec méfiance par certaines formations qui y voyaient un moyen de contourner le Parlement, ont eu un succès très relatif, la dernière édition remontant à mars 2024, déjà sur l’Ukraine.S’ensuivra un débat sans vote, début mars au Parlement, sur les conséquences du contexte géopolitique en Europe pour la France.L’exécutif a commencé à préparer l’opinion à la nécessité d’un plus grand effort de défense alors que la paix en Ukraine esquissée par M. Trump pourrait ressembler à une capitulation pour Kiev.Le président américain entend la négocier directement avec son homologue russe Vladimir Poutine, dont le pays avait attaqué l’Ukraine il y a bientôt trois ans, le 24 février 2022.Le locataire de la Maison Blanche a, en outre, été d’une rare violence verbale avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui réclame une place à la table des négociations, le traitant de “dictateur” au bilan “épouvantable” et suggérant qu’à ce rythme, il n’allait bientôt “pas lui rester de pays”.

Corée du Sud: jugé pour “insurrection”, le président Yoon se défend

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, accusé d'”insurrection” pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre, voulait empêcher la “dictature” de l’opposition au parlement, a soutenu sa défense jeudi, à l’ouverture de son procès pénal.C’est la première fois dans l’histoire de la Corée du Sud qu’un président en exercice est jugé devant une cour criminelle, dans une procédure distincte de la saisine de la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer sur la destitution de M. Yoon votée le 14 décembre par les députés. La Cour constitutionnelle a indiqué jeudi soir qu’elle tiendrait une dernière audience le 25 février, avant de se retirer pour délibérer. Si elle confirme la destitution, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Dans le cas contraire, M. Yoon sera réinstallé dans ses fonctions.Devant la juridiction pénale, M. Yoon, 64 ans, ancien procureur général devenu président en 2022, est accusé d”insurrection”, un crime passible de la peine capitale ou de la prison à vie, qui n’est pas couvert par son immunité présidentielle.Arrêté le 15 janvier après s’être retranché plusieurs semaines dans sa résidence de Séoul, M. Yoon a été inculpé le 26 janvier et placé en détention provisoire pour six mois.Le parquet a requis jeudi son maintien en détention pour éviter qu’il n’influence les personnes impliquées.Pour cette audience, tenue dans la matinée devant une salle bondée et sous haute sécurité, M. Yoon n’a pas pris la parole. Son avocat Kim Hong-il a exigé un non-lieu.Le président conservateur a plongé la Corée du Sud dans le chaos politique en décrétant la loi martiale le 3 décembre et en dépêchant l’armée au Parlement, avant de de faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.Le président a justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.”La déclaration de la loi martiale n’avait pas pour but de paralyser l’Etat, mais plutôt d’alerter l’opinion publique sur la crise nationale provoquée par la dictature législative du parti dominant de l’opposition, qui avait paralysé l’administration”, a plaidé jeudi son avocat.”Symboliquement (…) seule une petite force de 280 soldats a été déployée, strictement pour maintenir l’ordre, avec des instructions claires selon lesquelles ils ne devaient pas être équipés de balles réelles (…)”, a-t-il défendu.M. Yoon reste officiellement le président dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle. Dans un message à ses supporters jeudi, il a appelé “l’ancienne génération à travailler avec la jeunesse”. “Si cela se produit, je pourrai rapidement reprendre  mes fonctions et diriger la Corée du Sud avec le pouvoir transgénérationnel”, a-t-il déclaré, selon ses avocats.Yoon Suk Yeol continue d’être soutenu par une partie de sa formation, le Parti du pouvoir au peuple (PPP), par la frange la plus radicale de la droite sud-coréenne et par d’influents pasteurs évangéliques.- Un autre procès le même jour -Dans l’après-midi, M. Yoon s’est présenté devant la Cour constitutionnelle, quittant l’audience après cinq minutes, selon un compte-rendu fourni aux journalistes. L’ancien Premier ministre Han Duck-soo, également inculpé en tant que président par intérim, a témoigné pour la première fois contre lui, assurant “avoir exprimé son opposition” à la loi martiale dans la nuit du 3 décembre.Il a affirmé que la plupart des membres du gouvernement et lui-même “avaient pensé qu’une telle déclaration allait mettre la Corée du Sud en grande difficulté”, ajoutant se souvenir qu’ils “s’étaient inquiétés et avaient essayé de dissuader” M. Yoon.M. Yoon a déploré ce témoignage, “pas bon pour le prestige de la nation”, selon son avocat Yoon Kap-keun. Il est revenu écouter la déposition de l’ancien haut responsable des services de renseignement Hong Jang-won, qui a affirmé être en possession d’une liste des noms de personnes dont M. Yoon avait ordonné l’arrestation la nuit du 3 décembre.Des images de l’audience ont alors montré M. Yoon hurlant contre lui et l’accusant de comploter pour le destituer. Un des juges lui ayant donné la parole, il a admis avoir eu tort de chercher à savoir où étaient cette nuit-là ces membres de l’opposition ou de son parti mais affirmé qu’il voulait simplement “surveiller leur mouvement”, et pas les “arrêter”.

Corée du Sud: jugé pour “insurrection”, le président Yoon se défend

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, accusé d'”insurrection” pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre, voulait empêcher la “dictature” de l’opposition au parlement, a soutenu sa défense jeudi, à l’ouverture de son procès pénal.C’est la première fois dans l’histoire de la Corée du Sud qu’un président en exercice est jugé devant une cour criminelle, dans une procédure distincte de la saisine de la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer sur la destitution de M. Yoon votée le 14 décembre par les députés. La Cour constitutionnelle a indiqué jeudi soir qu’elle tiendrait une dernière audience le 25 février, avant de se retirer pour délibérer. Si elle confirme la destitution, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Dans le cas contraire, M. Yoon sera réinstallé dans ses fonctions.Devant la juridiction pénale, M. Yoon, 64 ans, ancien procureur général devenu président en 2022, est accusé d”insurrection”, un crime passible de la peine capitale ou de la prison à vie, qui n’est pas couvert par son immunité présidentielle.Arrêté le 15 janvier après s’être retranché plusieurs semaines dans sa résidence de Séoul, M. Yoon a été inculpé le 26 janvier et placé en détention provisoire pour six mois.Le parquet a requis jeudi son maintien en détention pour éviter qu’il n’influence les personnes impliquées.Pour cette audience, tenue dans la matinée devant une salle bondée et sous haute sécurité, M. Yoon n’a pas pris la parole. Son avocat Kim Hong-il a exigé un non-lieu.Le président conservateur a plongé la Corée du Sud dans le chaos politique en décrétant la loi martiale le 3 décembre et en dépêchant l’armée au Parlement, avant de de faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.Le président a justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.”La déclaration de la loi martiale n’avait pas pour but de paralyser l’Etat, mais plutôt d’alerter l’opinion publique sur la crise nationale provoquée par la dictature législative du parti dominant de l’opposition, qui avait paralysé l’administration”, a plaidé jeudi son avocat.”Symboliquement (…) seule une petite force de 280 soldats a été déployée, strictement pour maintenir l’ordre, avec des instructions claires selon lesquelles ils ne devaient pas être équipés de balles réelles (…)”, a-t-il défendu.M. Yoon reste officiellement le président dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle. Dans un message à ses supporters jeudi, il a appelé “l’ancienne génération à travailler avec la jeunesse”. “Si cela se produit, je pourrai rapidement reprendre  mes fonctions et diriger la Corée du Sud avec le pouvoir transgénérationnel”, a-t-il déclaré, selon ses avocats.Yoon Suk Yeol continue d’être soutenu par une partie de sa formation, le Parti du pouvoir au peuple (PPP), par la frange la plus radicale de la droite sud-coréenne et par d’influents pasteurs évangéliques.- Un autre procès le même jour -Dans l’après-midi, M. Yoon s’est présenté devant la Cour constitutionnelle, quittant l’audience après cinq minutes, selon un compte-rendu fourni aux journalistes. L’ancien Premier ministre Han Duck-soo, également inculpé en tant que président par intérim, a témoigné pour la première fois contre lui, assurant “avoir exprimé son opposition” à la loi martiale dans la nuit du 3 décembre.Il a affirmé que la plupart des membres du gouvernement et lui-même “avaient pensé qu’une telle déclaration allait mettre la Corée du Sud en grande difficulté”, ajoutant se souvenir qu’ils “s’étaient inquiétés et avaient essayé de dissuader” M. Yoon.M. Yoon a déploré ce témoignage, “pas bon pour le prestige de la nation”, selon son avocat Yoon Kap-keun. Il est revenu écouter la déposition de l’ancien haut responsable des services de renseignement Hong Jang-won, qui a affirmé être en possession d’une liste des noms de personnes dont M. Yoon avait ordonné l’arrestation la nuit du 3 décembre.Des images de l’audience ont alors montré M. Yoon hurlant contre lui et l’accusant de comploter pour le destituer. Un des juges lui ayant donné la parole, il a admis avoir eu tort de chercher à savoir où étaient cette nuit-là ces membres de l’opposition ou de son parti mais affirmé qu’il voulait simplement “surveiller leur mouvement”, et pas les “arrêter”.

Corée du Sud: jugé pour “insurrection”, le président Yoon se défend

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, accusé d’”insurrection” pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre, voulait empêcher la “dictature” de l’opposition au parlement, a soutenu sa défense jeudi, à l’ouverture de son procès pénal.C’est la première fois dans l’histoire de la Corée du Sud qu’un président en exercice est jugé devant une cour …

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La justice repousse sa décision sur la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Après quatre décennies derrière les barreaux, l’attente se prolonge pour Georges Ibrahim Abdallah: la cour d’appel de Paris a reporté jeudi sa décision sur la libération du militant propalestinien condamné pour complicité d’assassinats de diplomates américain et israélien en France.Ajournant au 19 juin l’examen de la demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, la chambre de l’application des peines a estimé qu'”en l’état il n’est pas possible” d’y “faire droit”. Elle a jugé “nécessaire” qu’il “s’acquitte à raison de ses facultés contributives des dommages et intérêts” qu’il doit verser aux parties civiles, selon un communiqué du parquet général.La cour a ainsi jugé “opportun d’ajourner la décision afin de permettre au condamné de justifier dans ce délai d’un effort conséquent d’indemnisation des parties civiles”.Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, a dénoncé devant la presse “une mesquinerie juridique”.”Je n’ai jamais vu une décision dans ce sens-là, ils reçoivent la demande de libération conditionnelle, ils l’acceptent à la condition que, et ils nous redonnent quatre, cinq mois pour qu’il ait le temps de payer”, a-t-il déclaré, parlant de “torture morale”.”Ils admettent, mais ils veulent encore une fois céder aux Etats-Unis”, a-t-il poursuivi, “or il a toujours dit, et moi avec, que jamais il n’indemnisera les Etats-Unis qui envoient les bombes sur les enfants palestiniens et libanais, c’est clair, c’est net, c’est précis”.Son client changera-t-il de position ? “C’est lui qui va décider”, mais “il avait dit que si l’Etat libanais payait, il accepterait, donc je vais demander à l’Etat libanais de le faire”, a ajouté Me Chalanset.A 73 ans, celui qui était à l’époque l’un des plus célèbres prisonniers de France est libérable depuis 25 ans, mais a vu sa dizaine de demandes de libération conditionnelle échouer.La préfecture de police a interdit des manifestations de soutien prévues mercredi soir en région parisienne, estimant qu’elles pourraient troubler l’ordre public, “dans le contexte social et international tendu”.A Toulouse, à une centaine de kilomètres de la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrenées) où Georges Abdallah est incarcéré, 300 personnes ont manifesté pour réclamer la libération de celui qui compte parmi les plus anciens détenus du pays.Le 15 novembre, le tribunal d’application des peines antiterroriste lui avait donné une lueur d’espoir, en ordonnant sa remise en liberté avec expulsion immédiate au Liban, prêt à l’accueillir. Georges Abdallah est le “dernier vestige du groupuscule d’obédience laïque, marxiste, communiste des FARL” (Fractions armées révolutionnaires, qu’il avait cofondées), appartenant à “l’histoire aujourd’hui révolue de l’activisme violent de l’ultra gauche” libanaise et palestinienne, qui n’est “à l’origine d’aucun attentat en France ni ailleurs depuis 1984”, écrivait le tribunal dans sa décision.Le Parquet antiterroriste (Pnat) n’avait pas été du même avis et avait fait appel, suspendant aussitôt la décision.L’affaire avait été réexaminée par la cour d’appel de Paris le 19 décembre en audience non publique. – “Symbole” -Le Pnat avait justifié son refus en expliquant qu’il n’avait “pas évolué”, que ses convictions étaient “restées intactes”. Georges Abdallah n’a jamais accepté d’indemniser les parties civiles. Et a toujours nié être lié aux assassinats des deux diplomates à Paris en 1982, sans condamner des “actes de résistance” contre “l’oppression israélienne et américaine” en pleine guerre civile libanaise.Il “représente un symbole voire un visage tutélaire de la cause palestinienne”, s’était aussi inquiété le Pnat.”Il représente surtout aujourd’hui le symbole d’un homme maintenu en détention depuis désormais plus de 40 ans, soit une période devenue disproportionnée au regard des faits commis et de sa dangerosité actuelle”, avait rétorqué le tribunal dans sa décision.Sa défense voit la main des États-Unis derrière ce maintien en prison. Partie civile au procès en 1987, le gouvernement américain a depuis systématiquement combattu sa remise en liberté. Avant l’audience devant la cour d’appel en décembre, ils avaient écrit aux magistrats pour s’y “opposer vigoureusement”.A son procès en 1987, Georges Abdallah avait comparu sous la lourde étiquette d’ennemi public n°1 en France, étant à l’époque soupçonné d’être derrière une vague d’attentats meurtriers à Paris, en réalité le fait de militants pro-iraniens. Il est aujourd’hui largement oublié, sauf de son petit comité de soutien, de quelques parlementaires de gauche ou de personnalités comme la prix Nobel de littérature Annie Ernaux.

Iran: 975 exécutions, une “escalade effroyable” du recours à la peine de mort en 2024, selon un rapport

Au moins 975 personnes ont été exécutées en Iran en 2024, une “escalade effroyable” du recours à la peine de mort comme moyen de “répression politique” par la République islamique, dénonce un rapport publié jeudi par deux ONG.Ce chiffre “extrêmement choquant”, le plus élevé depuis que ce recensement a commencé en 2008, est probablement sous-estimé, …

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