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“C’est génial”: le retour de Trump célébré au grand raoût des conservateurs américains

Le gratin de la droite américaine se réunit jeudi près de Washington pour la convention CPAC, une grand-messe conservatrice de trois jours qui sera l’occasion de savourer la victoire de Donald Trump, avec en point d’orgue un discours du président républicain samedi.Le vice-président JD Vance a ouvert les festivités jeudi matin et évoqué le premier mois de la nouvelle administration Trump, marqué par une myriade de décrets et mesures parfois fracassantes.”Dur à croire que nous ne sommes au pouvoir que depuis un mois, parce que je pense que nous avons fait plus en un mois que Biden a fait en quatre ans”, a déclaré JD Vance.”Je crois qu’on a eu plus de décrets exécutifs que CNN n’a de téléspectateurs”, a-t-il ironisé, taclant cette chaîne d’information que les conservateurs considèrent comme trop proche des démocrates.Renforcement des restrictions à l’immigration, fin des programmes visant à favoriser la diversité dans l’administration, mesure contre la présence d’athlètes transgenres dans les compétitions universitaires féminines… Donald Trump a agi vite et sa base partisane applaudit.”C’est génial qu’il abroge plein de trucs de Biden”, a déclaré Gabriel Garcia, 44 ans, rencontré dans les allées de la CPAC.- “Ultra MAGA” -“Particulièrement avec la capacité de forer à nouveau, de ramener les emplois, l’économie, faire appliquer la loi”, explique celui qui se décrit comme “un insurrectionniste selon la gauche”. Présent lors de l’assaut du Capitole à Washington le 6 janvier 2021, il avait été condamné à une assignation à résidence et a bénéficié des grâces généralisées pour les assaillants accordées par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche.A la convention, outre les traditionnelles casquettes rouges “Make America Great Again”, certains participants sont hauts en couleur, comme cet homme en costume complet de George Washington, perruque poudrée comprise, ou cette femme vêtue d’un t-shirt “Ultra MAGA” avec Donald Trump en super-héros hypermusclé.Car si la convention existe depuis plusieurs décennies, elle est devenue ces dernières années l’occasion pour le mouvement conservateur de tresser les lauriers du milliardaire républicain, à l’image omniprésente sur les stands ou sur les participants.Le président lui-même est attendu pour un discours samedi, dernier jour de la convention.Alors candidat pour le Parti républicain, il avait donné un discours très sombre lors de l’édition 2024. Le milliardaire avait décrit les Etats-Unis comme un pays “cauchemardesque” sous Joe Biden et avait dénoncé les migrants qui “tuent nos citoyens, tuent notre pays”.- “Jalousie” -Le ton de la convention elle-même avait été donné par l’intitulé de certaines tables rondes et réunions.”Nulle part où fuir: la démolition de la tech de gauche”, dit l’une, quand une autre est une discussion sur comment “Ecraser les conseils d’administration woke”.La rhétorique se veut belliqueuse ou narquoise, voire les deux.”Prenez votre trêve et fourrez-vous là”, exhorte ainsi le titre d’une autre table ronde à l’adresse des “guerriers culturels”, ceux qui prennent parti dans certaines questions de société fracturant les Etats-Unis.Plusieurs dirigeants de droite ou d’extrême droite du monde entier doivent également donner un discours lors de la convention, comme le président argentin Javier Milei ou le Premier ministre slovaque Robert Fico. La Première ministre italienne Giorgia Meloni s’exprimera elle samedi à distance, par visioconférence.Des responsables de partis européens comme le Français Jordan Bardella, le Britannique Nigel Farage, ou l’ex-Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki participeront aussi à la CPAC.Beaucoup viennent chercher l’inspiration aux Etats-Unis, après le come-back à succès de Donald Trump.”On regarde de l’autre côté de l’Atlantique avec jalousie”, a ainsi lancé l’éphémère Première ministre britannique Liz Truss lors d’un discours à la CPAC enflammé et très élogieux à l’adresse de Donald Trump.”Nous voulons une révolution Trump en Grande-Bretagne”, a-t-elle aussi déclaré.

“C’est génial”: le retour de Trump célébré au grand raoût des conservateurs américains

Le gratin de la droite américaine se réunit jeudi près de Washington pour la convention CPAC, une grand-messe conservatrice de trois jours qui sera l’occasion de savourer la victoire de Donald Trump, avec en point d’orgue un discours du président républicain samedi.Le vice-président JD Vance a ouvert les festivités jeudi matin et évoqué le premier …

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Colombie: six blessés dans quatre attentats attribués à la guérilla de l’ELN

Quatre attentats à l’explosif, dans la nuit de mercredi à jeudi, ont frappé deux villes colombiennes frontalières du Venezuela, faisant six blessés, ont rapporté les autorités qui les attribuent à la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN).Une voiture piégée a explosé contre un péage routier de Villa del Rosario (est) a constaté l’AFP, et des explosions ont visé trois postes de police dans cette ville et celle voisine de Cucuta, capitale du département de Norte de Santander, a indiqué sur W radio le général William Quintero, commandant de la police locale, attribuant les attentats aux “bandits de l’ELN” qui opèrent dans cette zone.Il a indiqué que l’ELN a ainsi voulu commémorer la mort le 20 février 1974 de Domingo Lain Saenz, un prêtre et guérillero espagnol.Selon le gouvernement local de Norte de Santader, six personnes ont été blessées. Le secrétaire à la Sécurité, George Quintero, a qualifié ces attaques de “terroristes”.Le maire de Cucuta Jorge Acevedo a décrété un couvre-feu pour la nuit à partir de 19H00 locales (0H00 GMT) et annoncé que les écoles resteraient fermées vendredi.Fondée en 1964, inspirée par le révolutionnaire Ernesto “Che” Guevara (1928-1967), la révolution cubaine et la théologie de la libération, la guérilla de l’ELN, dont les effectifs sont estimés à environ 5.800 combattants, est présente en différents points du territoire colombien, mais sa présence est la plus forte dans ce département de Norte de Santander.C’est dans la partie du Catatumbo, région montagneuse isolée, qu’elle a mené en janvier des attaques armées contre une guérilla rivale et des civils, tuant plus de 50 personnes et forcé le déplacement d’au moins 50.000 habitants.L’ELN tente d’affirmer son contrôle sur une partie de cette région frontalière qui abrite des routes du trafic de drogue et des plantations de coca, l’ingrédient principal de la cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.Face à cette offensive, le président Gustavo Petro a évoqué des “crimes de guerre” et suspendu les négociations de paix qui avaient repris en 2024. Depuis son élection en 2022, M. Petro, premier président de gauche du pays, mène une politique de “paix totale” avec les différents groupes armés qui opèrent dans le pays.Mais selon les analystes, ces pourparlers ont réduit les actions offensives de l’armée contre les différents groupes (guérillas, cartels de narcotrafiquants) qui en ont profité pour étendre leurs emprises territoriales, attisant leurs rivalités.Le ministre de la Défense Ivan Velasquez, au côté de M. Petro depuis 2022, vient de démissionner et le général de l’Armée de l’air Pedro Sanchez a été nommé mercredi pour le remplacer.

Colombie: six blessés dans quatre attentats attribués à la guérilla de l’ELN

Quatre attentats à l’explosif, dans la nuit de mercredi à jeudi, ont frappé deux villes colombiennes frontalières du Venezuela, faisant six blessés, ont rapporté les autorités qui les attribuent à la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN).Une voiture piégée a explosé contre un péage routier de Villa del Rosario (est) a constaté l’AFP, et …

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Netanyahu qualifie le Hamas de “monstre” après la remise des corps de quatre otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié jeudi le Hamas de “monstre”, après la mise en scène organisée dans la bande de Gaza pour la remise de quatre dépouilles d’otages israéliens, dont ceux des enfants Bibas, symbole de la tragédie du 7 octobre 2023 en Israël.Cette mise en scène a été critiquée aussi bien en Israël qu’à l’international. Tandis que M. Netanyahu a déclaré que le pays était “fou de rage”, l’ONU l’a qualifiée d'”abjecte et cruelle” et Berlin a dénoncé des “images à peine supportables”.A Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, des combattants armés ont exposé jeudi matin sur un podium quatre cercueils noirs portant chacun la photo d’un des otages. Au-dessus, un poster où Benjamin Netanyahu apparaît le visage maculé de sang, flanqué de dents de vampire.Les dépouilles remises sont, selon le Hamas, celles d’Ariel et Kfir Bibas, âgés respectivement de quatre ans et huit mois et demi lors de leur enlèvement durant l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, ainsi que celles de leur mère, Shiri, et d’Oded Lifshitz, âgé de 83 ans ce jour-là.Les cercueils ont été transférés par le Hamas au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui les a remis à l’armée israélienne.Le convoi qui les transportait, accueilli par des Israéliens sur le bord de route, est arrivé en début d’après-midi à l’institut médico-légal d’Abu Kabir à Tel-Aviv, chargé des travaux d’identification.”Nous travaillons (…) pour apporter des réponses définitives aux familles”, a indiqué le directeur de l’institut, Chen Kugel, ajoutant qu’Oded Lifshitz avait été identifié et que les travaux se poursuivaient pour les autres.Les dépouilles ont été restituées dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas, et qui a déjà permis la libération de 19 otages israéliens contre plus de 1.100 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.- Minute de silence -Contrairement aux libérations précédentes marquées par la joie, cette fois-ci l’effroi domine.”C’est l’un des jours les plus difficiles depuis le 7-Octobre”, confie à l’AFP Tania Coen Uzzielli, 59 ans, à Tel-Aviv. C’est la première fois que le Hamas remet des corps d’otages depuis son attaque le 7-Octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza.”Le coeur de toute une nation est en deuil aujourd’hui”, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, alors que des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place des otages à Tel-Aviv pour observer une minute de silence.”Nous sommes tous fous de rage contre les monstres du Hamas”, a dit M. Netanyahu. “Nous ramènerons tous nos otages, détruirons les meurtriers, éliminerons le Hamas et, ensemble, avec l’aide de Dieu, nous assurerons notre avenir”, a-t-il martelé.”Jusqu’à la fin, les familles d’otages sont exposées à la terreur sans limite du Hamas”, a dénoncé la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock.Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a lui accusé le Hamas de “parader avec des cadavres”.”Ces opérations devraient se dérouler en privé”, a exhorté le CICR, et le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a demandé à ce que “tous les retours soient effectués en toute confidentialité, avec respect”.De son côté, la famille Bibas a appelé à “ne pas faire l’éloge funèbre de (ses) proches jusqu’à ce que l’identification finale soit confirmée”.Le Hamas avait annoncé en novembre 2023 la mort de Shiri Bibas et de ses enfants dans un bombardement israélien à Gaza, mais Israël n’a jamais confirmé.Shiri Bibas et ses enfants avaient été enlevés en même temps que Yarden Bibas, époux et père, au kibboutz Nir Oz dans le sud d’Israël, à la lisière de Gaza. Mais ils ont été détenus séparément à Gaza.Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages enlevés le 7 octobre 2023. Son père, 35 ans, a été libéré le 1er février.- Prochaines libérations samedi -Avant la remise des dépouilles jeudi, 70 personnes étaient encore retenues à Gaza dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée.Samedi, le Hamas doit libérer six otages vivants contre des prisonniers palestiniens.L’accord prévoit, d’ici la fin de sa première phase le 1er mars, la libération d’un total de 33 otages, dont huit morts, en échange de celle de 1.900 Palestiniens détenus par Israël.Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois”, et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza, lors de la deuxième phase de la trêve, sur laquelle Benjamin Netanyahu “tergiverse”, a accusé jeudi le mouvement palstinien.Les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, le Hamas et Israël s’accusant mutuellement de violations de l’accord.La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de la bande de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive d’envergure israélienne lancée en représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé. 

Netanyahu qualifie le Hamas de “monstre” après la remise des corps de quatre otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié jeudi le Hamas de “monstre”, après la mise en scène organisée dans la bande de Gaza pour la remise de quatre dépouilles d’otages israéliens, dont ceux des enfants Bibas, symbole de la tragédie du 7 octobre 2023 en Israël.Cette mise en scène a été critiquée aussi bien en Israël qu’à l’international. Tandis que M. Netanyahu a déclaré que le pays était “fou de rage”, l’ONU l’a qualifiée d'”abjecte et cruelle” et Berlin a dénoncé des “images à peine supportables”.A Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, des combattants armés ont exposé jeudi matin sur un podium quatre cercueils noirs portant chacun la photo d’un des otages. Au-dessus, un poster où Benjamin Netanyahu apparaît le visage maculé de sang, flanqué de dents de vampire.Les dépouilles remises sont, selon le Hamas, celles d’Ariel et Kfir Bibas, âgés respectivement de quatre ans et huit mois et demi lors de leur enlèvement durant l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, ainsi que celles de leur mère, Shiri, et d’Oded Lifshitz, âgé de 83 ans ce jour-là.Les cercueils ont été transférés par le Hamas au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui les a remis à l’armée israélienne.Le convoi qui les transportait, accueilli par des Israéliens sur le bord de route, est arrivé en début d’après-midi à l’institut médico-légal d’Abu Kabir à Tel-Aviv, chargé des travaux d’identification.”Nous travaillons (…) pour apporter des réponses définitives aux familles”, a indiqué le directeur de l’institut, Chen Kugel, ajoutant qu’Oded Lifshitz avait été identifié et que les travaux se poursuivaient pour les autres.Les dépouilles ont été restituées dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas, et qui a déjà permis la libération de 19 otages israéliens contre plus de 1.100 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.- Minute de silence -Contrairement aux libérations précédentes marquées par la joie, cette fois-ci l’effroi domine.”C’est l’un des jours les plus difficiles depuis le 7-Octobre”, confie à l’AFP Tania Coen Uzzielli, 59 ans, à Tel-Aviv. C’est la première fois que le Hamas remet des corps d’otages depuis son attaque le 7-Octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza.”Le coeur de toute une nation est en deuil aujourd’hui”, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, alors que des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place des otages à Tel-Aviv pour observer une minute de silence.”Nous sommes tous fous de rage contre les monstres du Hamas”, a dit M. Netanyahu. “Nous ramènerons tous nos otages, détruirons les meurtriers, éliminerons le Hamas et, ensemble, avec l’aide de Dieu, nous assurerons notre avenir”, a-t-il martelé.”Jusqu’à la fin, les familles d’otages sont exposées à la terreur sans limite du Hamas”, a dénoncé la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock.Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a lui accusé le Hamas de “parader avec des cadavres”.”Ces opérations devraient se dérouler en privé”, a exhorté le CICR, et le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a demandé à ce que “tous les retours soient effectués en toute confidentialité, avec respect”.De son côté, la famille Bibas a appelé à “ne pas faire l’éloge funèbre de (ses) proches jusqu’à ce que l’identification finale soit confirmée”.Le Hamas avait annoncé en novembre 2023 la mort de Shiri Bibas et de ses enfants dans un bombardement israélien à Gaza, mais Israël n’a jamais confirmé.Shiri Bibas et ses enfants avaient été enlevés en même temps que Yarden Bibas, époux et père, au kibboutz Nir Oz dans le sud d’Israël, à la lisière de Gaza. Mais ils ont été détenus séparément à Gaza.Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages enlevés le 7 octobre 2023. Son père, 35 ans, a été libéré le 1er février.- Prochaines libérations samedi -Avant la remise des dépouilles jeudi, 70 personnes étaient encore retenues à Gaza dont au moins 35 sont mortes, selon l’armée.Samedi, le Hamas doit libérer six otages vivants contre des prisonniers palestiniens.L’accord prévoit, d’ici la fin de sa première phase le 1er mars, la libération d’un total de 33 otages, dont huit morts, en échange de celle de 1.900 Palestiniens détenus par Israël.Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois”, et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza, lors de la deuxième phase de la trêve, sur laquelle Benjamin Netanyahu “tergiverse”, a accusé jeudi le mouvement palstinien.Les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, le Hamas et Israël s’accusant mutuellement de violations de l’accord.La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de la bande de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive d’envergure israélienne lancée en représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé. 

L’état clinique du pape en “légère amélioration” au 7e jour de son hospitalisation

L’état clinique du pape François “s’améliore légèrement”, a annoncé jeudi soir le Vatican au septième jour de l’hospitalisation du pontife de 88 ans, qui souffre d’une pneumonie.Dans la journée déjà, des cardinaux s’étaient montrés encourageants sur l’état de santé du pape argentin, assurant que ce dernier était “sur la bonne voie”.”L’état clinique du Saint-Père s’améliore légèrement. Il est apyrétique (sans fièvre, ndlr) et ses paramètres hémodynamiques restent stables”, a annoncé le Vatican dans un bulletin de santé en début de soirée.”Ce matin, il a reçu l’Eucharistie et s’est ensuite consacré à ses activités professionnelles”, ajoute-t-on de même source.Selon une source vaticane, ces dernières comprennent des contacts avec ses plus proches collaborateurs, la lecture et la signature de documents et des appels téléphoniques.”Nous sommes tous inquiets pour le pape, mais (…) le fait qu’il ait pris son petit déjeuner, lu les journaux et reçu des gens signifie que nous sommes sur la bonne voie vers une guérison complète”, a assuré le cardinal italien Matteo Zuppi, président de la conférence épiscopale italienne (CEI). – “De l’espoir” -François a été admis à l’hôpital Gemelli de Rome vendredi dernier pour une bronchite, mais le Saint-Siège a révélé mardi qu’il avait développé une pneumonie dans ses deux poumons, une infection du tissu pulmonaire potentiellement mortelle. “Bien sûr, il y a de l’inquiétude, c’est normal, c’est comme quelqu’un de la famille”, a pour sa part déclaré le cardinal français Jean-Marc Aveline en marge d’une conférence de presse à Rome.Mais le pape – qui n’a officiellement reçu aucun cardinal à l’hôpital – est “un combattant dans tous les domaines” et “quelqu’un qui prie beaucoup”, a ajouté l’archevêque de Marseille.Cette hospitalisation, la quatrième depuis 2021, suscite de vives inquiétudes alors que le pape a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années, allant d’opérations du côlon et de l’abdomen à des difficultés à marcher.Ces préoccupations sont renforcées par la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, notamment sur X, rapportant la mort du pape en plusieurs langues.”Quelle perte de temps”, a déploré le cardinal espagnol Juan José Omella, qui assure que le pape va “beaucoup mieux”. “L’important est de savoir comment il réagit aux médicaments. Mais je pense qu’il y a de l’espoir”, a-t-il affirmé aux journalistes.- Messages de soutien – Mercredi, François a reçu pendant 20 minutes la visite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni qui a dit l’avoir “trouvé alerte et réactif” et avoir même “plaisanté” avec lui.Aucune indication n’a toutefois été fournie sur la durée de ce séjour et le Vatican n’a pas précisé si François, qui n’est plus apparu en public depuis le 14 février, pourrait présider dimanche la prière hebdomadaire de l’Angélus.L’hospitalisation du pape, à la fois leader spirituel de 1,3 milliard de catholiques et chef de l’Etat de la Cité du Vatican, a relancé les spéculations autour de sa capacité à assurer sa charge, alors que le droit canonique ne prévoit rien en cas de problème grave qui altèrerait sa lucidité.Selon François Mabille, chercheur à l’IRIS et directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux, le Vatican se retrouve désormais dans “une sorte d’entre-deux”. “On a un pape qui est à la fois malade, souffrant, mais qui est vivant, qui peut parler. Il y a une incertitude qui fragilise le pape et le Saint-Siège, qui est de savoir ce que va devenir son état de santé”, a-t-il confié à l’AFP.Jeudi, sur une place Saint-Pierre ensoleillée, les groupes de fidèles poursuivaient leur pèlerinage à l’occasion du Jubilé 2025, “Année sainte” de l’Eglise catholique qui a lieu tous les 25 ans.”J’aime beaucoup ce pape, Padre Bergoglio, il m’est très cher, surtout parce qu’il se soucie des pauvres, et j’espère qu’il se rétablira très bientôt”, a confié à l’AFP Suzanna Munteanu, une Roumaine orthodoxe originaire de Bucarest.L’évêque de Rome a reçu de nombreux messages de sympathie du monde entier, de la part de responsables politiques et religieux en passant par des fidèles ou des dessins d’enfants.Malgré des alertes de santé à répétition ces dernières années, Jorge Bergoglio, connu pour sa force de caractère, a maintenu un rythme effréné, au grand dam de ses médecins qui ne cessent de lui répéter de ralentir la cadence.