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Le pape n’est “pas hors de danger” et restera hospitalisé au moins dix jours

Vers la plus longue hospitalisation du pontificat: le pape François, qui à 88 ans souffre d’une pneumonie aux deux poumons, n’est “pas hors de danger” et restera hospitalisé “au moins toute la semaine prochaine”, ont annoncé vendredi ses médecins.”Le pape est-il hors de danger ? Non, le pape n’est pas hors de danger”, a d’abord affirmé le Pr Sergio Alfieri lors d’un point de presse en fin d’après-midi à l’hôpital romain Gemelli, où le pontife est soigné depuis une semaine.”Le vrai risque dans ces cas-là est que les germes passent dans le sang”, provoquant ainsi une septicémie potentiellement mortelle, a-t-il expliqué.C’est pourquoi, “par prudence”, même s’il va “légèrement mieux” et n’est relié à aucune machine, il convient de le garder à l’hôpital “au moins toute la semaine prochaine”, a-t-il ajouté devant une foule de journalistes. En outre, “il faut des jours, voire des semaines, pour voir l’efficacité (…) des thérapies que nous utilisons”, a-t-il ajouté.”Si nous le renvoyons à Sainte-Marthe (le nom de sa résidence au Vatican, NDLR) il recommencera à travailler comme avant”, a-t-il argué, alors que Jorge Bergoglio, connu pour sa force de caractère, maintient en dépit de son âge un rythme effréné, au grand dam de ses médecins qui ne cessent de lui répéter de ralentir la cadence.Sur un ton plus léger, le Pr Alfieri a assuré que le pape “reste de bonne humeur”: “ce matin je lui ai dit +Bonjour, Saint-Père” et lui m’a répondu avec un sourire narquois : +Bonjour Saint-Fils+”. Il a “toujours la tête d’un sexagénaire, peut-être même d’un cinquantenaire”, a estimé le médecin, soulignant qu'”il ne se plaint jamais”.A l’hôpital, le pape reçoit ses plus proches collaborateurs, lit, signe des documents et passe des appels téléphoniques. François a été hospitalisé le 14 février initialement pour une bronchite, mais le Saint-Siège a révélé mardi qu’il avait développé une pneumonie dans les deux poumons, une infection du tissu pulmonaire potentiellement mortelle. Cette hospitalisation, la quatrième depuis 2021, suscite de vives inquiétudes alors que le pape a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années, allant d’opérations du côlon et de l’abdomen à des difficultés à marcher. “Le pape est fragile mais en même temps il est incroyablement résistant. Combien d’autres personnes auraient enduré toutes ces maladies avec sa charge de travail ?” a noté le Pr Alfieri.- Messages, dessins et prières -Les préoccupations entourant le pape, qui n’est plus apparu en public depuis le 14 février, sont renforcées par la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, notamment sur X, rapportant la mort du pape en plusieurs langues.Le Vatican n’a pas précisé si François pourrait présider dimanche la prière hebdomadaire de l’Angélus depuis l’hôpital, comme il l’a déjà fait par le passé. “C’est le pape qui décide”, a affirmé le Pr Alfieri.L’hospitalisation du pape, à la fois chef spirituel de 1,3 milliard de catholiques et de l’Etat de la Cité du Vatican, a relancé les interrogations autour de sa capacité à assurer sa charge, alors que le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altèrerait sa lucidité.Elles relancent également les spéculations sur la possible démission du pape, alimentées par les opposants à François, notamment dans les milieux conservateurs.L’évêque de Rome a reçu de nombreux messages de sympathie du monde entier, de la part de responsables politiques et religieux, de fidèles ou des dessins d’enfants.Malgré des alertes de santé à répétition ces dernières années, Jorge Bergoglio, connu pour sa force de caractère, a maintenu un rythme de travail élevé. “Nous prions pour lui, nous espérons qu’il se rétablira et qu’il pourra continuer à accompagner l’Église dans sa mission”, a confié vendredi à l’AFPTV Miguel Miró, un fidèle espagnol.

Le pape n’est “pas hors de danger” et restera hospitalisé au moins dix jours

Vers la plus longue hospitalisation du pontificat: le pape François, qui à 88 ans souffre d’une pneumonie aux deux poumons, n’est “pas hors de danger” et restera hospitalisé “au moins toute la semaine prochaine”, ont annoncé vendredi ses médecins.”Le pape est-il hors de danger ? Non, le pape n’est pas hors de danger”, a d’abord affirmé le Pr Sergio Alfieri lors d’un point de presse en fin d’après-midi à l’hôpital romain Gemelli, où le pontife est soigné depuis une semaine.”Le vrai risque dans ces cas-là est que les germes passent dans le sang”, provoquant ainsi une septicémie potentiellement mortelle, a-t-il expliqué.C’est pourquoi, “par prudence”, même s’il va “légèrement mieux” et n’est relié à aucune machine, il convient de le garder à l’hôpital “au moins toute la semaine prochaine”, a-t-il ajouté devant une foule de journalistes. En outre, “il faut des jours, voire des semaines, pour voir l’efficacité (…) des thérapies que nous utilisons”, a-t-il ajouté.”Si nous le renvoyons à Sainte-Marthe (le nom de sa résidence au Vatican, NDLR) il recommencera à travailler comme avant”, a-t-il argué, alors que Jorge Bergoglio, connu pour sa force de caractère, maintient en dépit de son âge un rythme effréné, au grand dam de ses médecins qui ne cessent de lui répéter de ralentir la cadence.Sur un ton plus léger, le Pr Alfieri a assuré que le pape “reste de bonne humeur”: “ce matin je lui ai dit +Bonjour, Saint-Père” et lui m’a répondu avec un sourire narquois : +Bonjour Saint-Fils+”. Il a “toujours la tête d’un sexagénaire, peut-être même d’un cinquantenaire”, a estimé le médecin, soulignant qu'”il ne se plaint jamais”.A l’hôpital, le pape reçoit ses plus proches collaborateurs, lit, signe des documents et passe des appels téléphoniques. François a été hospitalisé le 14 février initialement pour une bronchite, mais le Saint-Siège a révélé mardi qu’il avait développé une pneumonie dans les deux poumons, une infection du tissu pulmonaire potentiellement mortelle. Cette hospitalisation, la quatrième depuis 2021, suscite de vives inquiétudes alors que le pape a déjà été affaibli par une série de problèmes ces dernières années, allant d’opérations du côlon et de l’abdomen à des difficultés à marcher. “Le pape est fragile mais en même temps il est incroyablement résistant. Combien d’autres personnes auraient enduré toutes ces maladies avec sa charge de travail ?” a noté le Pr Alfieri.- Messages, dessins et prières -Les préoccupations entourant le pape, qui n’est plus apparu en public depuis le 14 février, sont renforcées par la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, notamment sur X, rapportant la mort du pape en plusieurs langues.Le Vatican n’a pas précisé si François pourrait présider dimanche la prière hebdomadaire de l’Angélus depuis l’hôpital, comme il l’a déjà fait par le passé. “C’est le pape qui décide”, a affirmé le Pr Alfieri.L’hospitalisation du pape, à la fois chef spirituel de 1,3 milliard de catholiques et de l’Etat de la Cité du Vatican, a relancé les interrogations autour de sa capacité à assurer sa charge, alors que le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altèrerait sa lucidité.Elles relancent également les spéculations sur la possible démission du pape, alimentées par les opposants à François, notamment dans les milieux conservateurs.L’évêque de Rome a reçu de nombreux messages de sympathie du monde entier, de la part de responsables politiques et religieux, de fidèles ou des dessins d’enfants.Malgré des alertes de santé à répétition ces dernières années, Jorge Bergoglio, connu pour sa force de caractère, a maintenu un rythme de travail élevé. “Nous prions pour lui, nous espérons qu’il se rétablira et qu’il pourra continuer à accompagner l’Église dans sa mission”, a confié vendredi à l’AFPTV Miguel Miró, un fidèle espagnol.

Est de la RDC: le M23 continue d’avancer, l’ONU se prononce sur une condamnation du Rwanda

Le M23 allié à des troupes rwandaises continue son avancée dans l’est de la RDC face à une armée congolaise en déroute, l’ONU se prononçant vendredi sur un texte condamnant pour la première fois directement le Rwanda pour son soutien au groupe armé.Le projet de résolution vu par l’AFP “condamne fermement l’offensive et l’avancée en cours du M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu avec le soutien des forces de défense rwandaises”, dont 4.000 soldats appuient le M23, selon des experts de l’ONU.Après l’Allemagne la veille, l’Union européenne a convoqué vendredi l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’organisation.”Le gouvernement du Rwanda doit immédiatement retirer toutes (ses troupes) du territoire de la RDC et cesser de soutenir le M23 ainsi que tout autre groupe armé”, a indiqué la diplomatie européenne, exhortant “toutes les parties aux conflit à cesser immédiatement les hostilités et à revenir au dialogue”.Après s’être s’emparé fin janvier de la grande ville de Goma, le M23, qui a repris les armes en 2021 dans l’est de la République démocratique du Congo – région en proie à des conflits depuis trois décennies – a pris dimanche Bukavu sans rencontrer de fortes résistances.Le groupe armé continue depuis sans entrave sa progression dans plusieurs directions.”Quasiment plus aucun militaire congolais ne combat” face au M23, note vendredi un observateur, “les seuls qui combattent encore sont les Wazalendo”, des miliciens locaux progouvernementaux.Des “affrontements quasi-quotidiens” ont opposé ces derniers jours M23 et Wazalendo à Masisi, localité à quelque 80 km au nord-ouest de Goma, indiquait Médecins sans frontières (MSF) jeudi.- Porte de sortie – Même scénario ailleurs depuis la chute de Bukavu: les forces armées congolaises (FARDC) et miliciens alliés refluent sans réellement résister, se livrant au passage à des exactions et pillages.Le conflit a poussé en deux semaines quelque 42.000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, à trouver refuge au Burundi voisins, a indiqué vendredi le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), soulignant un afflux “inédit depuis 25 ans”.Environ 15.000 personnes ont en outre fui depuis janvier vers d’autres pays frontaliers, dont plus de 13.000 en Ouganda, selon l’agence onusienne.Le HCR s’attend à voir l’afflux vers le Burundi croître encore à mesure que le M23 se rapproche d’Uvira, ville à la pointe nord-ouest du lac Tanganyka et face à Bujumbura, capitale économique burundaise.Joints ces derniers jours par l’AFP, des habitants ont décrit un “chaos”.”Ca fait environ une semaine que je suis enfermée dans ma maison”, raconte l’un deux. “La circulation est toujours paralysée, c’est une confusion totale”.Il constate “depuis un certain temps (…) un repli des FARDC (…) sur Uvira”, dont le port est la principale sortie possible pour les militaires congolais en retraite.Mercredi, des centaines de militaires et leur famille ont traversé la ville à pied pour rejoindre le port, devant des magasins fermés tandis que des tirs attribués aux pillards résonnaient en ville, ont décrit à l’AFP des sources locales.Selon une source municipale un “calme précaire” régnait vendredi à Uvira, où le commandant militaire de la zone a pris des “mesures pour sécuriser la population et leurs biens” et des “éléments indisciplinés ont été arrêtés”. – Troupes ougandaisesA 250 km au nord de Goma, le M23 se trouvait vendredi à une quinzaine de km du centre de de Lubero, où tirs et pillages ont accompagné jeudi la fuite des soldats congolais, selon des habitants.Signe de la débâcle, le porte-parole des FARDC dans la région a exhorté jeudi sur les ondes locales les soldats fuyards à retourner “auprès de leurs autorités”.Les commerçants de Lubero-centre ont commencé à évacuer leurs marchandises dès mercredi et les écoles sont fermées, selon des habitants et des sources sécuritaires.Un calme relatif est revenu jeudi soir grâce au déploiement de troupes de l’Ouganda voisin (UPDF), officiellement dans le cadre d’une opération conjointe avec l’armée congolaise.”Pour l’instant, les UPDF assurent la sécurité. Ils patrouillent partout dans la commune, certains à pied (…) d’autres à bord de chars de combat”, relate un habitant de Lubero.Les analystes s’interrogent sur l’attitude de l’armée ougandaise en cas de rencontre avec les premières colonnes du M23. Kampala est accusée par les experts de l’ONU d’entretenir des relations avec le M23, tout en cherchant à protéger son influence dans cette zone proche de sa frontière.strs-clt-ayv/cld/cpy

Ukraine: Pretoria veut un processus incluant “toutes les parties” et invite Zelensky

L’Afrique du Sud, premier hôte africain d’un sommet du G20, a plaidé vendredi pour un processus de résolution du conflit ukrainien impliquant “toutes les parties”, quelques jours après des discussions américano-russes sans l’Ukraine, et invité Volodymyr Zelensky pour une prochaine visite d’Etat. La guerre en Ukraine et les dangers d’un équilibre mondial bouleversé ont dominé la réunion des chefs de la diplomatie du G20 à Johannesburg, en l’absence remarquée de l’Américain Marco Rubio.Cette réunion sur deux jours a permis d’évoquer “les divisions géopolitiques croissantes qui contribuent à créer un climat de méfiance, menaçant d’anéantir les progrès accomplis” sur de nombreux fronts, a résumé le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola en clôture.”L’Afrique du Sud reste déterminée à soutenir le processus de dialogue entre la Russie et l’Ukraine”, a ainsi assuré M. Ramaphosa, à la proximité jusqu’ici revendiquée avec Moscou, alors que Russes et Américains ont commencé à discuter mardi à Ryad d’un règlement du conflit en Ukraine, sans convier cette dernière.”Je me réjouis de l’accueillir bientôt en Afrique du Sud pour une visite d’État”, a ajouté M. Ramaphosa à propos de M. Zelensky, sans préciser de date.Cette réunion des ministres des Affaires étrangères, prélude au sommet du G20 prévu en novembre à Johannesburg, intervient dans une période de fortes tensions avec les Etats-Unis, qui ont décidé de ne pas y participer.Washington et Pretoria affichent de nombreuses divergences sur des dossiers tels que l’Ukraine, la guerre à Gaza ou la récente loi sud-africaine sur l’expropriation de terres, dénoncée par Donald Trump qui a en représailles coupé toute aide financière à l’Afrique du Sud.Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a justifié son absence du G20 en accusant le gouvernement hôte d’avoir un programme “anti-américain” et de vouloir “utiliser” le sommet pour le promouvoir, notamment en matière de “diversité” et de “changement climatique”.”Cela envoie le signal d’un intérêt moindre pour les affaires du monde”, a observé le ministre norvégien des Affaire étrangères Espen Barth Eide, invité à la rencontre.”La perte d’influence qui va suivre se fera sentir longtemps”, a-t-il encore estimé.- “Espace laissé par les USA” -“La nature a horreur du vide et le monde n’est pas figé”, analyse un diplomate européen sous couvert d’anonymat. “La Chine voit l’espace laissé par les Etats-Unis et, dans la continuité de son discours à Munich, a prôné le multilatéralisme.”Le diplomate en chef chinois Wang Yi a assuré la volonté de Pékin de “continuer à jouer un rôle constructif dans le règlement politique de la crise” en Ukraine dans son discours la veille, à l’abri des caméras.Tandis que le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a averti vendredi qu'”une capitulation de l’Ukraine consacrerait la loi du plus fort, la force brutale contre la règle du droit et la justice”.L’échange entre Volodymyr Zelensky et Cyril Ramaphosa semble dater de jeudi. Quand le président ukrainien l’avait “remercié” sur les réseaux sociaux pour son soutien “à la souveraineté et à l’intégralité territoriale de l’Ukraine”. “Il est important que nos pays partagent la même position: rien à propos de l’Ukraine sans l’Ukraine”, avait-il ajouté.Le président sud-africain a annoncé jeudi avoir tenu des discussions bilatérales notamment avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.En octobre, Cyril Ramaphosa avait qualifié la Russie d'”allié cher” et d'”ami précieux”.Pressé de questions jeudi par des médias russes, il s’est contenté d’affirmer que l’Afrique du Sud avait “des relations avec beaucoup de pays dans le monde”, citant la Russie mais aussi la Grande-Bretagne ou la France. Ronald Lamola, comme les autres ministres des Affaires étrangères, a enchaîné les réunions sur deux jours, notamment avec ses homologues russe, chinois, allemand et français. Il a notamment reçu une invitation pour une visite à Paris au printemps.Interrogé sur les liens entre Pretoria et l’Europe, qui ont chacun fait l’objet de salves de critiques américaines depuis l’investiture de Donald Trump il y a un mois, son porte-parole Chrispin Phiri a simplement répondu: “On partage des valeurs communes et, quand elles sont attaquées, on les défend ensemble.”

Les juifs de Syrie souhaitent raviver leur héritage

Après avoir vu leur nombre chuter de plusieurs milliers à seulement sept personnes, des membres de la communauté juive de Syrie tentent de renouer les liens pour raviver leur héritage religieux millénaire.Pour la première fois en plus de trente ans, des juifs résidant à Damas, rejoints par d’autres venus des Etats-Unis, ont récemment tenu une prière collective à la synagogue Faranj de la capitale.”Nous étions neuf juifs, deux d’entre nous sont récemment décédés”, raconte à l’AFP Bakhour Chamntoub, président de la communauté juive de Syrie, dans sa maison à l’architecture damascène traditionnelle. “Je suis le plus jeune. Les autres sont âgés et restent chez eux”, ajoute ce sexagénaire, tailleur de profession.Après la chute de Bachar al-Assad en décembre dernier, plusieurs juifs syriens installés à l’étranger sont revenus. L’AFP a rencontré Bakhour Chamntoub juste après l’enterrement d’une femme juive décédée à plus de 90 ans. “Après le décès de Mme Firdaous, que Dieu ait son âme, nous ne sommes plus que sept”, dit-il avec émotion, soulignant qu’une voisine palestinienne avait pris soin d’elle dans ses derniers jours.En Syrie, des institutions funéraires musulmanes assurent le lavage rituel des morts juifs avant leur enterrement. Le conflit israélo-arabe a considérablement touché les communautés juives de plusieurs pays arabes, dont la Syrie, où elles ont été fréquemment persécutées, notamment après la guerre de 1967.Les juifs de Syrie, présents depuis des siècles avant Jésus-Christ, ont pu pratiquer librement leur religion sous les Assad. Toutefois, sous Hafez al-Assad, leurs déplacements étaient restreints et les voyages à l’étranger interdits jusqu’en 1992. Depuis, leur nombre est passé d’environ 5.000 à seulement sept personnes vivant actuellement à Damas.Avec la chute de Bachar al-Assad, un responsable des nouvelles autorités a assuré à Bakhour Chamntoub que la communauté juive et ses biens ne seraient pas inquiétés, raconte-t-il. – “Arbre déraciné” -Il espère établir un pont entre les derniers juifs de Syrie et ceux de la diaspora pour préserver l’héritage juif syrien et restaurer les synagogues et propriétés dispersées dans le pays.Sur sa page Facebook, il partage des images du quartier juif et des synagogues de Damas, ainsi que des nouvelles de la communauté, souvent réduites aux décès. Ses publications suscitent de nombreux commentaires de juifs syriens expatriés, nostalgiques de leur ancien quartier.Devant la synagogue Faranj, l’un des plus de vingt lieux de culte juifs en Syrie, le rabbin syro-américain Youssef Hamra, 77 ans, souligne que la prière tenue récemment était la première depuis des décennies. “Je suis le dernier rabbin à être parti de Syrie, j’ai vécu 34 ans en Amérique. Nous aimons ce pays, nous y avons grandi”, confie-t-il. “Quand j’ai quitté la Syrie avec ma famille, j’ai eu l’impression d’être un arbre déraciné de sa terre”, dit-il avec émotion.Henri, 47 ans, exprime sa joie: “c’est ma première visite depuis 1992. Cette synagogue était le foyer de tous les juifs. C’était leur premier arrêt lorsqu’ils revenaient en Syrie.”Avec le début de la guerre civile en 2011, les visites des juifs syriens se sont raréfiées et toutes les synagogues ont fermé. La synagogue du prophète Elie, située dans le quartier de Jobar à Damas, a été pillée et détruite, alors qu’elle attirait autrefois des pèlerins juifs du monde entier. Parmi les objets volés figure un rouleau de la Torah, considéré comme l’un des plus anciens du monde.Bakhour Chamntoub dit avoir ressenti une “joie indescriptible” en priant en groupe. “J’ai besoin d’autres juifs dans le quartier”, confie-t-il, espérant voir un jour ses coreligionnaires revenir. Mais Youssef Hamra reste sceptique: “ma liberté est une chose, mes attaches familiales en sont une autre.”Sa famille est installée à l’étranger, comme la majorité des juifs syriens, dont il estime aujourd’hui le nombre, avec leurs descendants, à environ 100.000. “Les opportunités dans les pays occidentaux font que beaucoup de juifs ne reviendront pas” s’installer, dit-il.Son espoir: créer un musée pour commémorer la présence juive en Syrie. “Si personne ne revient, ne se marie et n’a d’enfants ici, nous disparaîtrons bientôt”, conclut-il.

Affaire du baiser forcé: Jenni Hermoso fera également appel du jugement

La joueuse Jenni Hermoso a fait savoir vendredi qu’elle ferait également appel de la décision judiciaire condamnant l’ex-patron du foot espagnol Luis Rubiales à une amende pour le baiser sur la bouche qu’il lui avait infligé en août 2023, une peine très en-deça des deux ans et demi de prison requis par le parquet.”C’est son intention” de faire appel, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’attaquante, Me Angel Chavarría, au lendemain du jugement du tribunal de l’Audience nationale qui a reconnu Luis Rubiales coupable d’agression sexuelle pour le baiser, mais l’a relaxé des accusations de coercition à l’encontre de la joueuse pour étouffer le scandale. M. Rubiales devra s’acquitter d’une amende de 10.800 euros pour ce baiser forcé et il lui est également interdit de s’approcher de Jenni Hermoso à moins de 200 mètres et de communiquer avec elle pendant un an.Dans sa décision, contre laquelle l’ex-président de la Fédération espagnole de football (RFEF) avait annoncé dès jeudi qu’il ferait appel, le tribunal a estimé qu’il avait “réalisé par surprise un acte qui porte atteinte à la liberté sexuelle d’une autre personne sans le consentement de l’agressée”.L’action d’embrasser sur la bouche une femme “n’est pas la façon normale de saluer les personnes avec lesquelles on n’entretient pas une relation affective”, a aussi souligné le juge José Manuel Fernández-Prieto.Lors du procès, la représentante du ministère public avait réclamé deux ans et demi de prison à l’encontre de Luis Rubiales: un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse pour minimiser la gravité du geste.Dans sa décision, le juge attribue “une pleine crédibilité” au témoignage de Jenni Hermoso, qui, à l’ouverture du procès, avait réaffirmé n’avoir jamais donné son consentement pour que Luis Rubiales l’embrasse sur la bouche lors de la remise des médailles après le sacre des Espagnoles au Mondial féminin, le 20 août 2023 en Australie.- “Courage” -Pour justifier cette simple condamnation à une amende, et non une peine plus importante, de Luis Rubiales, M. Fernández-Prieto avait souligné que l’agression sexuelle jugée, “bien que toujours répréhensible, s’inscrit parmi celles de moindre intensité (…) dans le code pénal, en l’absence de violence ou d’intimidation”.Concernant le délit de coercition, le juge avait considéré qu’aucun élément n’avait été apporté pour prouver l’existence d’un acte de violence ou d’intimidation, qui sont les conditions requises pour établir de tels faits.Interrogé par des journalistes sur l’affaire, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a salué vendredi “le courage” de l’attaquante.”Nous devons tous être reconnaissants envers Jenni, car elle a pris une initiative, dans un moment très difficile, pour défendre les droits et la liberté des femmes et pour souligner que cette société, notre société espagnole, n’admet plus aucun type d’abus, n’admet plus aucun type d’agression sexuelle”.”Une chose est claire, un baiser non consenti est une agression sexuelle, point”, a-t-il ajouté.Erigée en symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport, Jenni Hermoso avait déclaré pendant le procès s’être sentie “peu respectée” en tant que femme lorsque Luis Rubiales l’avait embrassée sur les lèvres et avait aussi décrit les “innombrables” pressions subies après ce geste pour étouffer le scandale.Devant le tribunal, l’ex-homme fort du football espagnol avait, de son côté, campé sur ses positions, se disant “absolument sûr” que Jenni Hermoso avait consenti à ce baiser. “J’aurais dû garder mon sang-froid et ne pas me laisser emporter par l’émotion” de la victoire, avait-il toutefois concédé.Pour son geste, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé vendredi la suspension de Rubiales “de toute activité liée au football” pour trois ans, une sanction infligée par la Fifa en octobre 2023.Les coaccusés de Luis Rubiales, l’ancien sélectionneur de la “Roja” féminine Jorge Vilda et deux anciens responsables de la RFEF, Rubén Rivera et Albert Luque, jugés uniquement pour le délit de coercition, ont tous les trois été relaxés.

Affaire du baiser forcé: Jenni Hermoso fera également appel du jugement

La joueuse Jenni Hermoso a fait savoir vendredi qu’elle ferait également appel de la décision judiciaire condamnant l’ex-patron du foot espagnol Luis Rubiales à une amende pour le baiser sur la bouche qu’il lui avait infligé en août 2023, une peine très en-deça des deux ans et demi de prison requis par le parquet.”C’est son intention” de faire appel, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’attaquante, Me Angel Chavarría, au lendemain du jugement du tribunal de l’Audience nationale qui a reconnu Luis Rubiales coupable d’agression sexuelle pour le baiser, mais l’a relaxé des accusations de coercition à l’encontre de la joueuse pour étouffer le scandale. M. Rubiales devra s’acquitter d’une amende de 10.800 euros pour ce baiser forcé et il lui est également interdit de s’approcher de Jenni Hermoso à moins de 200 mètres et de communiquer avec elle pendant un an.Dans sa décision, contre laquelle l’ex-président de la Fédération espagnole de football (RFEF) avait annoncé dès jeudi qu’il ferait appel, le tribunal a estimé qu’il avait “réalisé par surprise un acte qui porte atteinte à la liberté sexuelle d’une autre personne sans le consentement de l’agressée”.L’action d’embrasser sur la bouche une femme “n’est pas la façon normale de saluer les personnes avec lesquelles on n’entretient pas une relation affective”, a aussi souligné le juge José Manuel Fernández-Prieto.Lors du procès, la représentante du ministère public avait réclamé deux ans et demi de prison à l’encontre de Luis Rubiales: un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse pour minimiser la gravité du geste.Dans sa décision, le juge attribue “une pleine crédibilité” au témoignage de Jenni Hermoso, qui, à l’ouverture du procès, avait réaffirmé n’avoir jamais donné son consentement pour que Luis Rubiales l’embrasse sur la bouche lors de la remise des médailles après le sacre des Espagnoles au Mondial féminin, le 20 août 2023 en Australie.- “Courage” -Pour justifier cette simple condamnation à une amende, et non une peine plus importante, de Luis Rubiales, M. Fernández-Prieto avait souligné que l’agression sexuelle jugée, “bien que toujours répréhensible, s’inscrit parmi celles de moindre intensité (…) dans le code pénal, en l’absence de violence ou d’intimidation”.Concernant le délit de coercition, le juge avait considéré qu’aucun élément n’avait été apporté pour prouver l’existence d’un acte de violence ou d’intimidation, qui sont les conditions requises pour établir de tels faits.Interrogé par des journalistes sur l’affaire, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a salué vendredi “le courage” de l’attaquante.”Nous devons tous être reconnaissants envers Jenni, car elle a pris une initiative, dans un moment très difficile, pour défendre les droits et la liberté des femmes et pour souligner que cette société, notre société espagnole, n’admet plus aucun type d’abus, n’admet plus aucun type d’agression sexuelle”.”Une chose est claire, un baiser non consenti est une agression sexuelle, point”, a-t-il ajouté.Erigée en symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport, Jenni Hermoso avait déclaré pendant le procès s’être sentie “peu respectée” en tant que femme lorsque Luis Rubiales l’avait embrassée sur les lèvres et avait aussi décrit les “innombrables” pressions subies après ce geste pour étouffer le scandale.Devant le tribunal, l’ex-homme fort du football espagnol avait, de son côté, campé sur ses positions, se disant “absolument sûr” que Jenni Hermoso avait consenti à ce baiser. “J’aurais dû garder mon sang-froid et ne pas me laisser emporter par l’émotion” de la victoire, avait-il toutefois concédé.Pour son geste, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé vendredi la suspension de Rubiales “de toute activité liée au football” pour trois ans, une sanction infligée par la Fifa en octobre 2023.Les coaccusés de Luis Rubiales, l’ancien sélectionneur de la “Roja” féminine Jorge Vilda et deux anciens responsables de la RFEF, Rubén Rivera et Albert Luque, jugés uniquement pour le délit de coercition, ont tous les trois été relaxés.