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Trump repart à la charge contre Zelensky, qui veut un accord “équitable”

Donald Trump est reparti à la charge vendredi contre le président ukrainien, jugeant que sa présence n’était “pas importante” à des négociations avec la Russie, au moment où selon Volodymyr Zelensky se négocie un accord qu’il veut “équitable” sur l’accès des Etats-Unis aux minerais stratégiques de l’Ukraine en contrepartie de leur soutien.”Les équipes ukrainiennes et américaines travaillent sur un projet d’accord entre nos gouvernements (…) et l’essentiel est d’en définir les détails afin qu’il puisse fonctionner. J’espère un résultat – un résultat équitable”, a déclaré M. Zelensky lors de son message vidéo du soir diffusé sur les réseaux sociaux à destination des Ukrainiens. Début février, le président américain avait annoncé vouloir négocier un accord avec l’Ukraine pour obtenir un accès à 50% de ses minerais stratégiques en échange de l’aide américaine déjà livrée.Une première version avait été rejetée avec courroux par Volodymyr Zelensky, qui avait souligné que son pays n’était “pas à vendre”, et avait répété sa proposition de négocier des “investissements” américains en échange de “garanties de sécurité” face à la Russie.C’est dans ce contexte que le président américain est revenu à la charge vendredi contre son homologue ukrainien.”J’ai eu de très bonnes discussions avec Poutine, et j’ai eu des discussions pas aussi bonnes avec l’Ukraine. Ils n’ont aucune carte en main, mais ils la jouent dur”, a observé Donald Trump. “Nous n’allons pas laisser cela continuer”, a-t-il ajouté.Quant à Volodymyr Zelensky, “cela fait trois ans qu’il est en réunion et rien n’a été fait”, a déclaré le président américain, dans un entretien avec Fox Radio. “Je ne pense donc pas qu’il soit très important pour participer à des réunions”.Donald Trump a une nouvelle fois refusé vendredi de blâmer frontalement Moscou pour l’invasion de l’Ukraine en février 2022. “La Russie a attaqué” mais les dirigeants occidentaux “n’auraient pas dû (la) laisser attaquer”, a-t-il dit. Il a ciblé le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui selon lui n’ont “rien fait” pour mettre un terme à la guerre. Les deux dirigeants sont attendus, séparément, la semaine prochaine à la Maison Blanche.Plus tard vendredi, il a pourtant déclaré cette fois que “le président Poutine et le président Zelensky vont devoir se parler” pour “mettre fin au massacre de millions de personnes”.- Trump “très frustré” -Ces déclarations, après de premières invectives virulentes de Donald Trump qui avaient suscité une vive réaction de Kiev et la stupéfaction de ses alliés européens, interviennent au moment où la visite de l’émissaire du président américain en Ukraine, Keith Kellogg, semblait avoir apaisé la situation. M. Zelensky avait dit avoir eu avec M. Kellogg des échanges “productifs”, et celui-ci l’avait qualifié de “dirigeant courageux et assiégé d’une nation en guerre”.Le gouvernement allemand, après un entretien entre M. Zelensky et le chancelier Olaf Scholz, a de son côté à nouveau souligné vendredi que Kiev et Berlin s’entendaient sur le fait que “l’Ukraine devait être à la table des discussions”, ainsi que l’Europe.”L’Europe doit et peut faire beaucoup plus pour garantir la paix”, a résumé le président ukrainien dans son message vendredi soir. “Nous avons des propositions claires avec nos partenaires européens”, a-t-il dit.L’Afrique du Sud, qui vient d’accueillir une réunion du G20 boudée par les Etats-Unis, a également souligné vendredi que les négociations sur l’Ukraine devaient impliquer “toutes les parties”.Concernant le projet d’accord sur les minerais stratégiques, le conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, Mike Waltz, s’est montré très pressant vendredi.”Le président Zelensky va signer cet accord, et vous le verrez à très court terme, et c’est bon pour l’Ukraine”, a-t-il insisté lors d’un rassemblement de conservateurs près de Washington.C’est après le rejet par l’Ukraine de la proposition de Washington concernant ses ressources naturelles que les tensions entre Kiev et Washington s’étaient accrues, Donald Trump accusant M. Zelensky d’être un “dictateur” tout en amorçant un brusque rapprochement avec le Kremlin. Un tournant très dangereux pour l’Ukraine, dont les Etats-Unis étaient un pourvoyeur clé d’aide militaire et financière.M. Waltz avait estimé jeudi que Donald Trump était “très frustré” par la réaction du président Zelensky.- Avancées russes -Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui réaffirmé vendredi que le président Vladimir Poutine était “ouvert” à des pourparlers de paix.La Russie exige notamment que Kiev lui cède quatre régions ukrainiennes en plus de la Crimée annexée en 2014, et que l’Ukraine n’adhère jamais à l’Otan. Des conditions inacceptables pour les autorités ukrainiennes qui demandent à ses alliés des garanties de sécurités solides pour dissuader la Russie de l’envahir à nouveau.M. Trump et ses collaborateurs ont jugé “irréaliste” une adhésion de l’Ukraine à l’Otan et son ambition de reprendre ses territoires perdus à la Russie.A quelques jours du troisième anniversaire de l’invasion, lancée le 24 février 2022, la situation reste difficile pour les troupes ukrainiennes.L’armée russe a encore revendiqué vendredi la prise de deux localités situées dans la région de Donetsk (est de l’Ukraine).L’Union européenne et plusieurs dirigeants européens tentent de se mobiliser pour soutenir Kiev. Certains d’entre eux sont attendus à Kiev pour l’anniversaire de l’invasion lundi.

Un Espagnol blessé au Mémorial de l’Holocauste à Berlin, le suspect arrêté

Un homme a été arrêté suite à l’agression d’un Espagnol de 30 ans grièvement blessé vendredi soir, pour un motif inconnu, dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste à Berlin, à deux jours d’élections législatives en Allemagne.Des journalistes de l’AFP présents sur les lieux, en plein centre de la capitale allemande, ont filmé et photographié vers 20H45 locales (19H45 GMT) l’arrestation d’un jeune homme, plaqué au sol par plusieurs policiers, qui l’ont menotté mains dans le dos.”Nous avons le suspect”, ont-ils crié à des collègues à proximité.L’individu avait “du sang sur les mains” lorsqu’il s’est approché des forces de l’ordre postées près du lieu de l’attaque, déclenchant son interpellation, a décrit un porte-parole de la police, Florian Nath. Le suspect n’était pas en possession de ses documents d’identité lors de son arrestation et ne s’est pas exprimé à ce stade, selon la même source.L’agression a été commise vers 18h00 heure locale (17h00 GMT). L’arme n’a pas été retrouvée mais il pourrait s’agir d’un couteau, selon la police.Les enquêteurs n’étaient pas en mesure de se prononcer immédiatement sur les causes de l’agression ni sur un lien éventuel avec le mémorial lui-même, qui longe une grande avenue et accueille de très nombreux touristes.”Nous n’avons absolument aucune idée des motifs” de cette agression, a insisté Florian Nath.La victime a reçu “plusieurs coups dans la partie supérieure du corps”, a-t-il souligné.- Chasse à l’homme -Une importante opération de police avait été déclenchée dans toute la zone pour tenter de retrouver l’assaillant, parti avec son arme. La victime a été transportée à l’hôpital pour y être opérée. Son état est “stable”, selon la police.Six témoins de l’agression, en état de choc, ont été pris en charge par les secours. Inauguré en 2005 en plein centre de la capitale près de la Porte de Brandebourg et de l’ambassade des Etats-Unis, le Mémorial commémore, avec plus de deux mille stèles de béton, le souvenir des millions de Juifs exterminés par le IIIème Reich.Le quartier a été bouclé, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a pu voir trois camions de pompiers, une dizaine de véhicules de police ainsi qu’une nacelle positionnée au-dessus du site afin de l’éclairer.Les autorités n’ont pu donner dans l’immédiat aucun élément supplémentaire.- Climat pesant -Mais l’agression intervient dans un contexte pesant en Allemagne.Le même jour, la police a fait état de l’arrestation d’un ressortissant russe de 18 ans soupçonné d’avoir projeté un “attentat à motivation politique” à Berlin, à deux jours des élections législatives en Allemagne.Selon plusieurs médias, dont les quotidiens Tagesspiegel et Bild, le suspect est un Tchétchène qui aurait planifié un attentat contre l’ambassade d’Israël à Berlin. Les journaux parlent de motivations islamistes. Il a été présenté vendredi devant un juge.Début septembre, la police allemande a abattu un jeune Autrichien connu pour ses liens avec l’islam radical alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat contre le consulat général d’Israël à Munich. L’agression au Mémorial de l’Holocauste survient aussi dans un climat très polarisé dans l’opinion allemande à la suite de plusieurs agressions meurtrières et attentats qui ont jalonné la campagne électorale en vue des législatives de dimanche.Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui accuse le gouvernement de laxisme face à l’insécurité, surfe sur les inquiétudes dans la population. Les derniers sondages prédisent à l’AfD plus de 20% des suffrages, en deuxième position derrière l’opposition conservatrice, à environ 30%.  

Un Espagnol blessé au Mémorial de l’Holocauste à Berlin, le suspect arrêté

Un homme a été arrêté suite à l’agression d’un Espagnol de 30 ans grièvement blessé vendredi soir, pour un motif inconnu, dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste à Berlin, à deux jours d’élections législatives en Allemagne.Des journalistes de l’AFP présents sur les lieux, en plein centre de la capitale allemande, ont filmé et photographié vers 20H45 locales (19H45 GMT) l’arrestation d’un jeune homme, plaqué au sol par plusieurs policiers, qui l’ont menotté mains dans le dos.”Nous avons le suspect”, ont-ils crié à des collègues à proximité.L’individu avait “du sang sur les mains” lorsqu’il s’est approché des forces de l’ordre postées près du lieu de l’attaque, déclenchant son interpellation, a décrit un porte-parole de la police, Florian Nath. Le suspect n’était pas en possession de ses documents d’identité lors de son arrestation et ne s’est pas exprimé à ce stade, selon la même source.L’agression a été commise vers 18h00 heure locale (17h00 GMT). L’arme n’a pas été retrouvée mais il pourrait s’agir d’un couteau, selon la police.Les enquêteurs n’étaient pas en mesure de se prononcer immédiatement sur les causes de l’agression ni sur un lien éventuel avec le mémorial lui-même, qui longe une grande avenue et accueille de très nombreux touristes.”Nous n’avons absolument aucune idée des motifs” de cette agression, a insisté Florian Nath.La victime a reçu “plusieurs coups dans la partie supérieure du corps”, a-t-il souligné.- Chasse à l’homme -Une importante opération de police avait été déclenchée dans toute la zone pour tenter de retrouver l’assaillant, parti avec son arme. La victime a été transportée à l’hôpital pour y être opérée. Son état est “stable”, selon la police.Six témoins de l’agression, en état de choc, ont été pris en charge par les secours. Inauguré en 2005 en plein centre de la capitale près de la Porte de Brandebourg et de l’ambassade des Etats-Unis, le Mémorial commémore, avec plus de deux mille stèles de béton, le souvenir des millions de Juifs exterminés par le IIIème Reich.Le quartier a été bouclé, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a pu voir trois camions de pompiers, une dizaine de véhicules de police ainsi qu’une nacelle positionnée au-dessus du site afin de l’éclairer.Les autorités n’ont pu donner dans l’immédiat aucun élément supplémentaire.- Climat pesant -Mais l’agression intervient dans un contexte pesant en Allemagne.Le même jour, la police a fait état de l’arrestation d’un ressortissant russe de 18 ans soupçonné d’avoir projeté un “attentat à motivation politique” à Berlin, à deux jours des élections législatives en Allemagne.Selon plusieurs médias, dont les quotidiens Tagesspiegel et Bild, le suspect est un Tchétchène qui aurait planifié un attentat contre l’ambassade d’Israël à Berlin. Les journaux parlent de motivations islamistes. Il a été présenté vendredi devant un juge.Début septembre, la police allemande a abattu un jeune Autrichien connu pour ses liens avec l’islam radical alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat contre le consulat général d’Israël à Munich. L’agression au Mémorial de l’Holocauste survient aussi dans un climat très polarisé dans l’opinion allemande à la suite de plusieurs agressions meurtrières et attentats qui ont jalonné la campagne électorale en vue des législatives de dimanche.Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui accuse le gouvernement de laxisme face à l’insécurité, surfe sur les inquiétudes dans la population. Les derniers sondages prédisent à l’AfD plus de 20% des suffrages, en deuxième position derrière l’opposition conservatrice, à environ 30%.  

Netanyahu accuse le Hamas d’avoir tué les deux enfants Bibas, jure de le punir

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a juré vendredi de punir le Hamas, accusé des “meurtres horribles” des deux enfants otages de la famille Bibas, dont les corps ont été remis à Israël mais sans leur mère.La famille Bibas a pour sa part accusé M. Netanyahu, d’avoir “abandonné” ses proches le jour de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, et durant leur captivité, ajoutant qu’elle attendait toujours de connaître le “sort” de la mère des garçonnets, Shiri Bibas. Les autorités israéliennes ont annoncé qu’un corps remis jeudi par le Hamas avec ceux des enfants n’était pas, comme l’affirmait le mouvement islamiste palestinien, celui de Shiri Bibas, mais d’une femme à Gaza. Le Hamas a reconnu “une possible erreur”.Malgré ces développements, le Hamas a confirmé qu’il libèrerait samedi six otages israéliens, dans le cadre de l’accord de trêve à Gaza, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 602 détenus palestiniens doivent en échange sortir des prisons israéliennes. Les corps d’Ariel et Kfir Bibas, âgés respectivement de quatre ans et huit mois et demi lors de leur enlèvement ont été restitués avec celui d’Oded Lifshitz, un otage octogénaire.”Sur la base des indicateurs de diagnostic” ils “ont été brutalement tués en captivité en novembre 2023 par des terroristes palestiniens”, a affirmé l’armée israélienne, qui a ensuite dit que leurs meurtriers avaient agi “à mains nues”.- “Des monstres” -M. Netanyahu a dénoncé des “meurtres horribles” commis par “des monstres”. “Avec un cynisme inimaginable, ils n’ont pas rendu Shiri avec ses petits enfants (…) et ont placé le corps d’une femme de Gaza dans le cercueil”, avait-il déclaré plus tôt. Il a promis d’agir pour que le Hamas “paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l’accord”.Le Hamas, qui avait affirmé en novembre que Shiri Bibas et ses enfants avaient été tués dans une frappe israélienne, a admis “la possibilité d’une erreur ou d’un mélange de corps”, soulignant n’avoir “aucun intérêt à ne pas se conformer” à l’accord ou “retenir des corps” d’otages.”Ce peut être une erreur. Cela peut être délibéré. Il peut s’agir de n’importe quoi”, estime à Jérusalem David Shemer, un musicien de 72 ans, exprimant l’espoir qu’Israël ne riposte pas: “la vengeance est une impulsion très humaine, mais elle est inutile”. Par la voix de son porte-parole, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a souligné qu’il était “impératif de respecter la dignité des personnes décédées et de veiller à ce que leurs dépouilles soient rendues à leurs familles conformément” au droit international.  Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages enlevés le 7-Octobre, dont 67 sont toujours captifs à Gaza, parmi lesquels 35 morts, selon l’armée. Son père a été libéré de Gaza le 1er février dernier.- Négociations retardées – Les dépouilles ont été restituées dans le cadre de la première phase de l’accord de trêve conclu via les médiateurs – Egypte, Qatar, Etats-Unis.Jeudi, M. Netanyahu avait dénoncé la mise en scène organisée par le Hamas pour l’occasion, à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, réaffirmant sa détermination à “éliminer” le mouvement, au pouvoir dans le territoire palestinien depuis 2007. Des combattants armés et cagoulés ont exposé sur un podium quatre cercueils noirs, surmontés d’un poster montrant M. Netanyahu le visage maculé de sang, affublé de dents de vampire. C’était la première fois que le Hamas remettait des corps d’otages depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par son attaque du 7-Octobre. Plusieurs otages morts ont été retrouvés par l’armée israélienne durant ses opérations dans le territoire palestinien. Au cours de la première phase de l’accord, devant s’achever le 1er mars, 22 otages israéliens ont été remis à Israël, contre la libération de plus de 1.100 prisonniers palestiniens, au cours de cinq échanges successifs.Selon le Hamas, les six otages devant être libérés samedi sont les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d’ici le 1er mars. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être remis par le Hamas en échange de 1.900 Palestiniens détenus par Israël durant la première phase de l’accord. Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois”, et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de la trêve. La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.214 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.

Netanyahu accuse le Hamas d’avoir tué les deux enfants Bibas, jure de le punir

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a juré vendredi de punir le Hamas, accusé des “meurtres horribles” des deux enfants otages de la famille Bibas, dont les corps ont été remis à Israël mais sans leur mère.La famille Bibas a pour sa part accusé M. Netanyahu, d’avoir “abandonné” ses proches le jour de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, et durant leur captivité, ajoutant qu’elle attendait toujours de connaître le “sort” de la mère des garçonnets, Shiri Bibas. Les autorités israéliennes ont annoncé qu’un corps remis jeudi par le Hamas avec ceux des enfants n’était pas, comme l’affirmait le mouvement islamiste palestinien, celui de Shiri Bibas, mais d’une femme à Gaza. Le Hamas a reconnu “une possible erreur”.Malgré ces développements, le Hamas a confirmé qu’il libèrerait samedi six otages israéliens, dans le cadre de l’accord de trêve à Gaza, entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 602 détenus palestiniens doivent en échange sortir des prisons israéliennes. Les corps d’Ariel et Kfir Bibas, âgés respectivement de quatre ans et huit mois et demi lors de leur enlèvement ont été restitués avec celui d’Oded Lifshitz, un otage octogénaire.”Sur la base des indicateurs de diagnostic” ils “ont été brutalement tués en captivité en novembre 2023 par des terroristes palestiniens”, a affirmé l’armée israélienne, qui a ensuite dit que leurs meurtriers avaient agi “à mains nues”.- “Des monstres” -M. Netanyahu a dénoncé des “meurtres horribles” commis par “des monstres”. “Avec un cynisme inimaginable, ils n’ont pas rendu Shiri avec ses petits enfants (…) et ont placé le corps d’une femme de Gaza dans le cercueil”, avait-il déclaré plus tôt. Il a promis d’agir pour que le Hamas “paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l’accord”.Le Hamas, qui avait affirmé en novembre que Shiri Bibas et ses enfants avaient été tués dans une frappe israélienne, a admis “la possibilité d’une erreur ou d’un mélange de corps”, soulignant n’avoir “aucun intérêt à ne pas se conformer” à l’accord ou “retenir des corps” d’otages.”Ce peut être une erreur. Cela peut être délibéré. Il peut s’agir de n’importe quoi”, estime à Jérusalem David Shemer, un musicien de 72 ans, exprimant l’espoir qu’Israël ne riposte pas: “la vengeance est une impulsion très humaine, mais elle est inutile”. Par la voix de son porte-parole, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a souligné qu’il était “impératif de respecter la dignité des personnes décédées et de veiller à ce que leurs dépouilles soient rendues à leurs familles conformément” au droit international.  Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages enlevés le 7-Octobre, dont 67 sont toujours captifs à Gaza, parmi lesquels 35 morts, selon l’armée. Son père a été libéré de Gaza le 1er février dernier.- Négociations retardées – Les dépouilles ont été restituées dans le cadre de la première phase de l’accord de trêve conclu via les médiateurs – Egypte, Qatar, Etats-Unis.Jeudi, M. Netanyahu avait dénoncé la mise en scène organisée par le Hamas pour l’occasion, à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, réaffirmant sa détermination à “éliminer” le mouvement, au pouvoir dans le territoire palestinien depuis 2007. Des combattants armés et cagoulés ont exposé sur un podium quatre cercueils noirs, surmontés d’un poster montrant M. Netanyahu le visage maculé de sang, affublé de dents de vampire. C’était la première fois que le Hamas remettait des corps d’otages depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par son attaque du 7-Octobre. Plusieurs otages morts ont été retrouvés par l’armée israélienne durant ses opérations dans le territoire palestinien. Au cours de la première phase de l’accord, devant s’achever le 1er mars, 22 otages israéliens ont été remis à Israël, contre la libération de plus de 1.100 prisonniers palestiniens, au cours de cinq échanges successifs.Selon le Hamas, les six otages devant être libérés samedi sont les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d’ici le 1er mars. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être remis par le Hamas en échange de 1.900 Palestiniens détenus par Israël durant la première phase de l’accord. Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois”, et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de la trêve. La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.214 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.

Un sommet arabe à Ryad pour répondre au projet de Trump pour Gaza

Des pays du Golfe, l’Egypte et la Jordanie ont tenu vendredi un sommet “informel” à Ryad, pour discuter d’un plan alternatif au projet de Donald Trump de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer la population du territoire palestinien dévasté par la guerre.Une source proche du gouvernement saoudien a confirmé à l’AFP que le sommet “s’est tenu et s’est achevé dans l’après-midi” vendredi.”Les discussions étaient confidentielles”, a-t-elle ajouté alors qu’aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue de la rencontre. La source a fait état de l'”absence” de Oman, les cinq autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ayant participé au sommet.Les médias officiels saoudiens ont évoqué une “rencontre fraternelle, informelle”, sans préciser sa teneur, la chaîne Al Ekhbariya publiant une photo de groupe des participants, souriant, avec le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, sans cravate. La présidence égyptienne a annoncé, dans un communiqué, que le président Sissi a quitté Ryad après avoir participé à une “rencontre informelle autour de la question palestinienne”.Dès avant la rencontre, l’Arabie saoudite a tenté de modérer les attentes en qualifiant la rencontre d'”informelle”, précisant que ses décisions figureraient à l’ordre du jour du sommet arabe prévu en Egypte le 4 mars.La vision du président américain pour Gaza a fait l’objet d’un large consensus arabe mais des divergences pourraient apparaître quant à la question de la gouvernance future du territoire palestinien et du financement de sa reconstruction, soulignent diplomates et experts.”Nous sommes à un tournant historique majeur du conflit israélo-arabe ou israélo-palestinien (…) où les Etats-Unis, sous la présidence de Trump, pourraient instaurer de nouvelles réalités irréversibles sur le terrain”, estime Andreas Krieg, du King’s College de Londres. Il s’agit selon lui de la rencontre “la plus importante depuis très longtemps” dans la région.La bande de Gaza a été ravagée par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir dans le petit territoire en 2007. Elle a été déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Sa reconstruction est estimée à plus de 53 milliards de dollars, selon l’ONU.Le président américain propose le déplacement de ses 2,4 millions d’habitants en Jordanie et en Egypte et la transformation du petit territoire palestinien en “Riviera du Moyen-Orient”.Son projet a soulevé un tollé international, Israël l’a toutefois soutenu.Le roi de Jordanie avait indiqué la semaine dernière devant des journalistes à Washington que l’Egypte présenterait une réponse au projet de Donald Trump.- Plan égyptien -La réunion devait se pencher sur un “plan égyptien de reconstruction” de la bande de Gaza, avait indiqué une source proche du gouvernement saoudien.L’Egypte n’a pas officiellement évoqué son plan, mais selon Mohammed Hegazy, membre du Conseil égyptien des affaires étrangères, un groupe de réflexion influent au Caire, il est composé de trois phases étalées sur trois à cinq ans.”Pendant la première phase, de six mois, (…) des équipements lourds déblaieront les décombres et trois zones sécurisées pour reloger les déplacés seront aménagées”, explique l’ex-diplomate. “Des logements mobiles seront fournis.”La seconde phase nécessitera “une conférence internationale sur la reconstruction”, précise-t-il.Et la troisième visera à “relancer un processus politique en vue d’une solution à deux Etats”, israélien et palestinien vivant côte à côte, pour régler ce conflit vieux de plusieurs décennies, ajoute-t-il. Une solution rejetée par Israël.”Le plus grand défi du plan égyptien est son financement”, a indiqué un diplomate arabe à l’AFP, tout comme la question particulièrement sensible de la gouvernance de Gaza après la guerre.La source proche du gouvernement saoudien a estimé qu’un “accord” devrait être trouvé entre les dirigeants arabes.”Il serait inconcevable que les dirigeants arabes se réunissent sans parvenir à une vision commune, mais l’essentiel réside dans le contenu de cette vision et dans la capacité à la mettre en œuvre”, nuance un diplomate.Pour Andreas Krieg, c’est “une occasion exceptionnelle pour les Saoudiens de mobiliser l’ensemble des pays du Conseil de coopération du Golfe, ainsi que l’Egypte et la Jordanie, afin de définir une position commune” face au projet de Donald Trump.

Un sommet arabe à Ryad pour répondre au projet de Trump pour Gaza

Des pays du Golfe, l’Egypte et la Jordanie ont tenu vendredi un sommet “informel” à Ryad, pour discuter d’un plan alternatif au projet de Donald Trump de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer la population du territoire palestinien dévasté par la guerre.Une source proche du gouvernement saoudien a confirmé à l’AFP que le sommet “s’est tenu et s’est achevé dans l’après-midi” vendredi.”Les discussions étaient confidentielles”, a-t-elle ajouté alors qu’aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue de la rencontre. La source a fait état de l'”absence” de Oman, les cinq autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ayant participé au sommet.Les médias officiels saoudiens ont évoqué une “rencontre fraternelle, informelle”, sans préciser sa teneur, la chaîne Al Ekhbariya publiant une photo de groupe des participants, souriant, avec le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, sans cravate. La présidence égyptienne a annoncé, dans un communiqué, que le président Sissi a quitté Ryad après avoir participé à une “rencontre informelle autour de la question palestinienne”.Dès avant la rencontre, l’Arabie saoudite a tenté de modérer les attentes en qualifiant la rencontre d'”informelle”, précisant que ses décisions figureraient à l’ordre du jour du sommet arabe prévu en Egypte le 4 mars.La vision du président américain pour Gaza a fait l’objet d’un large consensus arabe mais des divergences pourraient apparaître quant à la question de la gouvernance future du territoire palestinien et du financement de sa reconstruction, soulignent diplomates et experts.”Nous sommes à un tournant historique majeur du conflit israélo-arabe ou israélo-palestinien (…) où les Etats-Unis, sous la présidence de Trump, pourraient instaurer de nouvelles réalités irréversibles sur le terrain”, estime Andreas Krieg, du King’s College de Londres. Il s’agit selon lui de la rencontre “la plus importante depuis très longtemps” dans la région.La bande de Gaza a été ravagée par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir dans le petit territoire en 2007. Elle a été déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Sa reconstruction est estimée à plus de 53 milliards de dollars, selon l’ONU.Le président américain propose le déplacement de ses 2,4 millions d’habitants en Jordanie et en Egypte et la transformation du petit territoire palestinien en “Riviera du Moyen-Orient”.Son projet a soulevé un tollé international, Israël l’a toutefois soutenu.Le roi de Jordanie avait indiqué la semaine dernière devant des journalistes à Washington que l’Egypte présenterait une réponse au projet de Donald Trump.- Plan égyptien -La réunion devait se pencher sur un “plan égyptien de reconstruction” de la bande de Gaza, avait indiqué une source proche du gouvernement saoudien.L’Egypte n’a pas officiellement évoqué son plan, mais selon Mohammed Hegazy, membre du Conseil égyptien des affaires étrangères, un groupe de réflexion influent au Caire, il est composé de trois phases étalées sur trois à cinq ans.”Pendant la première phase, de six mois, (…) des équipements lourds déblaieront les décombres et trois zones sécurisées pour reloger les déplacés seront aménagées”, explique l’ex-diplomate. “Des logements mobiles seront fournis.”La seconde phase nécessitera “une conférence internationale sur la reconstruction”, précise-t-il.Et la troisième visera à “relancer un processus politique en vue d’une solution à deux Etats”, israélien et palestinien vivant côte à côte, pour régler ce conflit vieux de plusieurs décennies, ajoute-t-il. Une solution rejetée par Israël.”Le plus grand défi du plan égyptien est son financement”, a indiqué un diplomate arabe à l’AFP, tout comme la question particulièrement sensible de la gouvernance de Gaza après la guerre.La source proche du gouvernement saoudien a estimé qu’un “accord” devrait être trouvé entre les dirigeants arabes.”Il serait inconcevable que les dirigeants arabes se réunissent sans parvenir à une vision commune, mais l’essentiel réside dans le contenu de cette vision et dans la capacité à la mettre en œuvre”, nuance un diplomate.Pour Andreas Krieg, c’est “une occasion exceptionnelle pour les Saoudiens de mobiliser l’ensemble des pays du Conseil de coopération du Golfe, ainsi que l’Egypte et la Jordanie, afin de définir une position commune” face au projet de Donald Trump.

L’assaillant de Salman Rushdie reconnu coupable de tentative de meurtre aux Etats-Unis

L’Américano-Libanais de 23 ans qui avait agressé au couteau en 2022 l’écrivain Salman Rushdie, symbole de la liberté d’expression, a été reconnu coupable vendredi de tentative de meurtre par un jury américain après deux semaines de procès. Hadi Matar, qui a grandi aux Etats-Unis, a été “reconnu coupable” des deux crimes pour lesquels il était poursuivi au tribunal de Mayville, dans le nord de l’Etat de New York, à savoir tentative de meurtre et agression, a annoncé un porte-parole de la juridiction dans un courriel transmis à l’AFP.La peine à laquelle il doit être condamné sera annoncée dimanche matin, a-t-on appris de même source, alors qu’Hadi Matar, qui a toujours plaidé non coupable dans cette affaire, encourt pour ces faits respectivement 25 et sept années de prison.Il avait, le 12 août 2022, lardé de coups de couteau l’auteur des “Versets sataniques” – ouvrage qui avait valu il y a plus de trente ans à Salman Rushdie une fatwa de l’Iran, qui le jugeait blasphématoire -, dans une attaque après laquelle l’écrivain américano-britannique a perdu l’usage de son oeil droit.L’écrivain Américano-Britannique de 77 ans, né en Inde, a été agressé à l’été 2022 devant près d’un millier de personnes lors d’une conférence sur la protection de la liberté des écrivains, dans une paisible région frontalière du Canada.- Rushdie s’est vu “mourir” -A la barre du tribunal de Mayville, où il s’est présenté la semaine dernière avec son oeil droit caché derrière un verre teinté, il a notamment raconté s’être vu “mourir” lors de cette attaque. Il en avait déjà fait le récit dans un livre, “Le couteau”. Hadi Matar est passé “tout près” de tuer Salman Rushdie, avait pour sa part affirmé à l’ouverture du procès le procureur Jason Schmidt.L’auteur des faits avait été arrêté dans la foulée. Quelques jours après l’agression, il avait été interviewé depuis sa prison par le tabloïd New York Post, auquel il avait confié avoir été “surpris” que Salman Rushdie ait survécu.Il n’avait pas dit, en revanche, s’il avait été inspiré par la fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Khomeini, à la tête de l’Iran à l’époque, mais a souligné qu’il ne “(l’aimait) pas” et lui reprochait d’avoir “attaqué l’islam”.Hadi Matar est aussi inculpé devant la justice fédérale américaine pour “acte de terrorisme au nom du Hezbollah”, le mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran. Téhéran a nié toute implication.Henry Reese, cofondateur de “Pittsburgh Ville Refuge”, un projet d’aide aux écrivains en exil, avait aussi été blessé dans l’agression.