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La mort de l’otage israélienne Shiri Bibas confirmée par son kibboutz

Le kibboutz où l’otage israélienne Shiri Bibas avait été enlevée lors de l’attaque du 7-Octobre a confirmé sa mort samedi, mettant fin à la confusion sur son sort à quelques heures d’un septième échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens.La remise jeudi par le Hamas de ce qui devait censé être quatre dépouilles d’otages israéliens a tourné à une montée de tensions alors que le cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Gaza reste fragile.Parmi ces corps figuraient ceux de deux garçonnets, Ariel et Kfir Bibas, tués “à mains nues” en captivité dans la bande de Gaza selon l’armée, mais pas celui de leur mère, Shiri Bibas, comme annoncé par le Hamas, provoquant le choc et parfois la colère en Israël où le sort de cette famille est devenue un symbole.Kfir Bibas, huit mois et demi au moment de son enlèvement le 7-Octobre, était le plus jeune des 251 otages enlevés ce jour là, dont 67 sont toujours captifs à Gaza, selon l’armée.Le mouvement palestinien, selon lequel la mère et ses deux enfants avaient été tués en novembre 2023 dans un bombardement israélien, a reconnu “une possible erreur” vendredi. Et dans la nuit, le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué avoir transféré de Gaza une nouvelle dépouille.”Le kibboutz Nir Oz annonce avec une profonde douleur et un grand chagrin le meurtre de Shiri Bibas (…) qui a été enlevée à son domicile le 7 octobre (2023, ndlr) et tuée en captivité à Gaza”, a déclaré le kibboutz dans un communiqué au petit matin samedi, première confirmation du côté israélien de la mort de la mère de famille qui avait 32 ans au moment de sa capture.Ni l’armée ni le gouvernement israéliens n’avaient confirmé sa mort samedi matin.- “Violation cruelle” -L’annonce que Shiri Bibas ne figurait pas parmi les dépouilles a provoqué la colère des autorités israéliennes.Dénonçant un “cynisme inimaginable”, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis vendredi d’agir “avec détermination pour ramener Shiri à la maison ainsi que tous nos otages, les vivants et les morts” et pour que le Hamas “paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l’accord” de cessez-le-feu en vigueur à Gaza.Celui-ci est entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas dans le sud d’Israël du 7 octobre 2023. Malgré ces tensions, le Hamas a confirmé qu’il libèrerait comme prévu samedi six otages israéliens, selon lui les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d’ici le 1er mars, à l’expiration de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza. Le Club des prisonniers palestiniens, l’ONG en charge du dossier, a annoncé qu’en échange 602 détenus palestiniens devaient être libérés, dont 50 condamnés à perpétuité. Cent-huit des prisonniers doivent être expulsés des territoires palestiniens, a-t-il précisé. Selon le Forum des familles d’otages, les captifs que le Hamas et les groupes armés alliés doivent remettre à la Croix-Rouge à Gaza, avant leur transfert en Israël, sont Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, enlevés le 7-Octobre, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages depuis une dizaine d’années.Depuis le début de la trêve, 22 otages israéliens – dont trois décédés – ont été remis à Israël, en échange de la libération de plus de 1.100 prisonniers palestiniens. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être échangés contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël d’ici le 1er mars. –  Négociations retardées -Le Hamas et les groupes armés alliés ont jusque-là soigneusement mis en scène ce processus, exhibant les otages vivants sur des podiums, et jeudi, pour sa première remise de captifs morts, quatre cercueils sur une tribune surmontée d’une caricature de M. Netanyahu. Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois”, et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase de l’accord, qui doit débuter le 2 mars.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de la trêve. La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.Sans compter la mort de Shiri Bibas, l’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.214 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.

A la grand-messe des conservateurs américains, des Européens en quête d’inspiration

“Make Europe Great Again”: dans les allées d’un gigantesque centre de conférences près de Washington, foisonnent casquettes et t-shirts bleus, adaptant le slogan de Donald Trump avec la couleur de l’Europe.En quête d’échanges et d’inspiration, les conservateurs européens ont afflué depuis jeudi à l’édition 2025 de la CPAC, le grand rassemblement annuel de la droite américaine, dans le sillage de la victoire électorale du milliardaire républicain.Derrière un stand, Raphaël Audouard explique à l’AFP qu’il était important de venir montrer que “ce mouvement qui a hissé Trump, il y a des gens en Europe qui le défendent aussi”.Ce Français de 32 ans est à la convention en tant que directeur de la Fondation des Patriotes pour l’Europe, un organisme affilié au groupe éponyme au Parlement européen, qui compte notamment le Rassemblement national français, la Ligue du Nord de l’Italien Matteo Salvini, et le Fidesz du Hongrois Viktor Orban.Selon Raphaël Audouard, beaucoup d’Américains à la CPAC “sont heureux de voir que le mouvement qu’ils ont créé aux Etats-Unis inspire aussi des Européens”, malgré des désaccords sur certains sujets.Et sans “naïveté”: “Trump veut l’+America First+. L’+America First+ c’est pas +Europe First+”, ajoute-t-il à propos du programme “l’Amérique d’abord” du président républicain.- “Curiosité” -Des chefs de parti comme le Britannique Nigel Farage, et quelques Premiers ministres comme le Slovaque Robert Fico, ont fait le déplacement en banlieue de la capitale américaine pour prêcher la bonne parole de leurs mouvements respectifs de droite ou d’extrême droite, mais aussi pour voir ce qui se fait de l’autre côté de l’Atlantique.L’eurodéputé français Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a lui annoncé vendredi annuler son intervention à la CPAC prévue dans la journée, en raison d’un “geste faisant référence à l’idéologie nazie” effectué à la convention la veille par Steve Bannon. Cet ex-conseiller de Donald Trump avait tendu ostensiblement le bras au terme d’un discours, suivant son mouvement d’un hochement de tête approbateur.Egalement députée au Parlement européen, la Roumaine Diana Iovanici-Sosoaca, explique être venue “d’abord par curiosité pour ce qui se passe ici”.”J’espère qu’on pourra nouer des liens avec des responsables, des élus du Congrès, des sénateurs”, ajoute cette élue, qui s’est d’abord fait connaître sur les réseaux sociaux en Roumanie pour son opposition aux mesures anti-Covid.Présidente du parti d’extrême droite S.O.S România, elle fait le parallèle entre son mouvement et celui du président américain.”Nous voulons rendre leur grandeur à l’Europe et à la Roumanie”, déclare Diana Iovanici-Sosoaca dans les allées de la CPAC, reprenant elle aussi le slogan “MAGA” du républicain.Le déclin du Vieux continent est un thème récurrent des interventions à la CPAC.- “Révolution Trump” -“On regarde de l’autre côté de l’Atlantique avec jalousie”, a lancé l’éphémère Première ministre britannique Liz Truss lors d’un discours enflammé et très élogieux à l’adresse du président américain.”Nous voulons une révolution Trump en Grande-Bretagne”, a-t-elle aussi déclaré.Venu sur scène avec une tronçonneuse offerte plus tôt par le président argentin, Javier Milei, Elon Musk a lui affirmé que l’Europe était en train de “s’effondrer”.”On dirait que la France était plus agréable il y a 50 ans qu’aujourd’hui”, a pris pour exemple l’homme le plus riche du monde, devenu allié et soutien financier de Donald Trump lors de la dernière campagne.Même son de cloche chez Mateusz Morawiecki, Premier ministre de Pologne entre 2017 et 2023.”C’était vraiment un grand continent, et je veux que l’on lui rende sa grandeur, parce que ce continent est en déclin”, a-t-il assuré dans son allocution.L’Europe s’est “concentrée sur les mauvaises priorités”, “comme le fait d’accueillir autant de migrants clandestins que possible”, estime-t-il ensuite dans un entretien à l’AFP.Président du Parti des conservateurs et réformistes européens, il dit que son “objectif principal” à la CPAC est de “traduire” le discours européen en langage américain, et “vice versa”, afin d’améliorer la coopération entre les deux bords de l’Atlantique.Et sur la question de savoir ce qu’il pourrait ramener en Pologne, l’ex-Premier ministre prend pour exemple la présence de Donald Trump “dans différents types de médias” lors de la campagne 2024, à “essayer d’aller à la rencontre de différentes parties de la société”.”C’est la leçon que je vais retenir du président Trump”, ajoute Mateusz Morawiecki.

A la grand-messe des conservateurs américains, des Européens en quête d’inspiration

“Make Europe Great Again”: dans les allées d’un gigantesque centre de conférences près de Washington, foisonnent casquettes et t-shirts bleus, adaptant le slogan de Donald Trump avec la couleur de l’Europe.En quête d’échanges et d’inspiration, les conservateurs européens ont afflué depuis jeudi à l’édition 2025 de la CPAC, le grand rassemblement annuel de la droite américaine, dans le sillage de la victoire électorale du milliardaire républicain.Derrière un stand, Raphaël Audouard explique à l’AFP qu’il était important de venir montrer que “ce mouvement qui a hissé Trump, il y a des gens en Europe qui le défendent aussi”.Ce Français de 32 ans est à la convention en tant que directeur de la Fondation des Patriotes pour l’Europe, un organisme affilié au groupe éponyme au Parlement européen, qui compte notamment le Rassemblement national français, la Ligue du Nord de l’Italien Matteo Salvini, et le Fidesz du Hongrois Viktor Orban.Selon Raphaël Audouard, beaucoup d’Américains à la CPAC “sont heureux de voir que le mouvement qu’ils ont créé aux Etats-Unis inspire aussi des Européens”, malgré des désaccords sur certains sujets.Et sans “naïveté”: “Trump veut l’+America First+. L’+America First+ c’est pas +Europe First+”, ajoute-t-il à propos du programme “l’Amérique d’abord” du président républicain.- “Curiosité” -Des chefs de parti comme le Britannique Nigel Farage, et quelques Premiers ministres comme le Slovaque Robert Fico, ont fait le déplacement en banlieue de la capitale américaine pour prêcher la bonne parole de leurs mouvements respectifs de droite ou d’extrême droite, mais aussi pour voir ce qui se fait de l’autre côté de l’Atlantique.L’eurodéputé français Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a lui annoncé vendredi annuler son intervention à la CPAC prévue dans la journée, en raison d’un “geste faisant référence à l’idéologie nazie” effectué à la convention la veille par Steve Bannon. Cet ex-conseiller de Donald Trump avait tendu ostensiblement le bras au terme d’un discours, suivant son mouvement d’un hochement de tête approbateur.Egalement députée au Parlement européen, la Roumaine Diana Iovanici-Sosoaca, explique être venue “d’abord par curiosité pour ce qui se passe ici”.”J’espère qu’on pourra nouer des liens avec des responsables, des élus du Congrès, des sénateurs”, ajoute cette élue, qui s’est d’abord fait connaître sur les réseaux sociaux en Roumanie pour son opposition aux mesures anti-Covid.Présidente du parti d’extrême droite S.O.S România, elle fait le parallèle entre son mouvement et celui du président américain.”Nous voulons rendre leur grandeur à l’Europe et à la Roumanie”, déclare Diana Iovanici-Sosoaca dans les allées de la CPAC, reprenant elle aussi le slogan “MAGA” du républicain.Le déclin du Vieux continent est un thème récurrent des interventions à la CPAC.- “Révolution Trump” -“On regarde de l’autre côté de l’Atlantique avec jalousie”, a lancé l’éphémère Première ministre britannique Liz Truss lors d’un discours enflammé et très élogieux à l’adresse du président américain.”Nous voulons une révolution Trump en Grande-Bretagne”, a-t-elle aussi déclaré.Venu sur scène avec une tronçonneuse offerte plus tôt par le président argentin, Javier Milei, Elon Musk a lui affirmé que l’Europe était en train de “s’effondrer”.”On dirait que la France était plus agréable il y a 50 ans qu’aujourd’hui”, a pris pour exemple l’homme le plus riche du monde, devenu allié et soutien financier de Donald Trump lors de la dernière campagne.Même son de cloche chez Mateusz Morawiecki, Premier ministre de Pologne entre 2017 et 2023.”C’était vraiment un grand continent, et je veux que l’on lui rende sa grandeur, parce que ce continent est en déclin”, a-t-il assuré dans son allocution.L’Europe s’est “concentrée sur les mauvaises priorités”, “comme le fait d’accueillir autant de migrants clandestins que possible”, estime-t-il ensuite dans un entretien à l’AFP.Président du Parti des conservateurs et réformistes européens, il dit que son “objectif principal” à la CPAC est de “traduire” le discours européen en langage américain, et “vice versa”, afin d’améliorer la coopération entre les deux bords de l’Atlantique.Et sur la question de savoir ce qu’il pourrait ramener en Pologne, l’ex-Premier ministre prend pour exemple la présence de Donald Trump “dans différents types de médias” lors de la campagne 2024, à “essayer d’aller à la rencontre de différentes parties de la société”.”C’est la leçon que je vais retenir du président Trump”, ajoute Mateusz Morawiecki.

Roi ou Empereur, la galaxie MAGA rêve de garder Trump

Président Donald Trump. Et pourquoi pas le Roi Trump ou Donald César? Cette idée, drastiquement antinomique au regard de l’histoire américaine, commence à trotter dans les têtes à Washington, depuis le début du deuxième mandat du milliardaire républicain le 20 janvier.Bien sûr, ses soutiens les plus radicaux du mouvement MAGA, Make America Great Again, rêvent de voir ce destin se réaliser. L’ancien promoteur immobilier lui-même commence à l’évoquer.”Longue vie au roi”, a signé mercredi Donald Trump, en lettres capitales, dans un message vantant l’offensive de son gouvernement pour abolir le péage urbain de New York, la ville où il est né.Puis la Maison Blanche a publié une fausse couverture de magazine sur son compte officiel sur X, répétant le slogan, “long live the king” en anglais, avec le dessin d’un Donald Trump souriant, couronne en or sur la tête, devant la skyline de Manhattan. Le milliardaire de 78 ans a plusieurs fois évoqué l’idée d’effectuer plus de deux mandats, pourtant inconstitutionnelle.Appréciée comme une boutade lors de son premier mandat, sa suggestion a paru moins incongrue quand il a refusé de reconnaître sa défaite à l’élection de 2020 face à Joe Biden, une séquence tendue pour la démocratie américaine, culminant avec l’attaque de ses partisans contre le Capitole.Son deuxième mandat a commencé sur les chapeaux de roue, avec un recours inédit au pouvoir exécutif -à coups de nombreux décrets- et enchanté ses supporters les plus fidèles. Le premier d’entre eux, l’homme le plus riche du monde, Elon Musk, a d’ailleurs été mis à contribution pour mener une vaste offensive de coupes budgétaires.  Alors ses partisans en veulent encore. – “Figure à la Jules César” -“Nous adorons l’idée de voir Trump comme notre figure à la Jules César”, a confié Shane Trejo à des journalistes depuis la convention CPAC, grand-messe des conservateurs américains organisée près de Washington.M. Trejo, membre d’un groupe baptisé “Les Républicains pour un Renouveau National”, se tenait près d’une affiche d’un Donald Trump en empereur romain, couronne de laurier et toge.Filant ses métaphores impériales, il a également décrit le président américain comme une “figure Napoléonienne”, capable de mener “notre pays de la perdition à la grandeur”.Son groupe tente de faire adopter par le Congrès un amendement à la Constitution pour supprimer la limite des deux mandats. Selon l’élu républicain du Tennessee, qui a introduit la proposition, Andy Ogles, Donald Trump est “le seul personnage dans l’histoire moderne capable de renverser notre nation en déclin et de restaurer à l’Amérique sa grandeur”. M. Ogles estime ainsi qu’il doit rester plus longtemps au pouvoir. Amender la Constitution est quasiment impossible, notamment sur une telle proposition: il faut réunir deux tiers des voix de la Chambre des Représentants et du Sénat. Mais “Les Républicains pour un Renouveau National” ont une autre idée: faire comme en Russie, quand Vladimir Poutine est devenu, pendant un mandat, le Premier ministre de Dmitri Medvedev. Dans la copie américaine, le fils de l’ex-magnat de l’immobilier, Donald Trump Jr. “pourrait se présenter”, avec son père comme colistier. Il démissionnerait au lendemain de son investiture, le 21 janvier 2028, remplacé par Donald Trump. “Ce plan, bien que peu orthodoxe, montrerait que MAGA ne peut pas être arrêté par des règles de procédure”, défend le groupe, sur un site internet satellite.Autre soutien de poids pour prolonger l’aventure Trump, son ex-conseiller, Steve Bannon. “Nous voulons Trump en 2028”, a dit cet idéologue d’extrême droite, lors de la convention CPAC. “Un homme comme Trump, ça n’arrive qu’une ou deux fois dans l’histoire d’un pays”, a-t-il dit, encensant le milliardaire républicain. A la fin de son discours, Steve Bannon a tendu le bras droit, rappelant le geste d’Elon Musk. M. Bannon a contesté toute allusion nazie.Donald Trump, lui, ne fait rien pour dissiper les doutes quant à ses futures intentions. Il a même enfoncé le clou jeudi, lors d’un événement à la Maison Blanche. “Devrais-je me représenter?”, a-t-il demandé. “Quatre ans de plus”, a répondu la foule.Aucune chance, selon le 22e amendement à la Constitution américaine; ratifié en 1951. Mais Donald Trump, qui raffole des polémiques, est persuadé que le costume lui sied bien.”Celui qui sauve sa patrie ne viole aucune loi”, avait-il écrit sur son réseau Truth Social la semaine dernière. Une citation attribuée à Napoléon Bonaparte. Lui s’était couronné empereur en 1804.              

Argentine: “marée rouge” d’algues sur les plages atlantiques

Plusieurs plages atlantiques d’Argentine ont été envahies vendredi, en pleine saison estivale, par une spectaculaire “marée rouge”, phénomène naturel dû à des macroalgues, à la prolifération non nécessairement liée au changement climatique, selon un spécialiste local.Dans plusieurs stations balnéaires, comme l’ultra-populaire Mar del Plata (420 km au sud de Buenos Aires), les algues dégageaient, après plusieurs heures au soleil sur le sable, une forte odeur incommodant nombre de baigneurs, a constaté l’AFP.”C’est un phénomène naturel qu’on appelle ici +arribazones+ (plus ou moins +méga-survenues+, NDLR) de macroalgues”, a expliqué à l’AFP Ricardo Silva, biologiste marin à l’Institut national de recherche et de développement de la pêche (Inidep).Ces algues “vivent accrochées à des matières rocheuses” sous l’eau, mais peuvent se détacher sous l’effet d’une forte houle, et les courants “les font dériver jusqu’à la côte”. Phénomène pas inhabituel les mois d’été, “mais cet été il y en a eu davantage”, observe-t-il.On ne peut affirmer avec certitude que cette prolifération est liée au changement climatique, a déclaré M. Silva, citant notamment l’augmentation de “vents atypiques” de nord-est. Mais “si on l’étudiait davantage sur la durée, au long des années, on trouverait sûrement une relation”.Il y a huit jours, c’est au vert façon “Hulk” qu’avait viré un lac du nord-est argentin –et avec lui ses habitants, les grands rongeurs cabiaïs : l’effet de cyanobactéries, phénomène de microalgues cette fois, naturel mais dont l’accroissement est en partie liée au réchauffement climatique.Mais vendredi, les images de vagues atlantiques rouge sang dans les médias ont surtout rappelé l’impressionnante pollution –humaine, celle-là– d’un cours d’eau dans la banlieue de Buenos Aires, il y a dix jours. Pendant quelques heures, le “Sarandi”, cours d’eau partiellement canalisé, avait viré au rouge carmin, suscitant l’inquiétude des riverains devant ce ruisseau qu’ils savent régulièrement pollué, mais cette fois “de sang”.Des résultats préliminaires d’analyses menées par le ministère de l’Environnement de la province de Buenos Aires ont relevé plusieurs “nuances de pigment organique rouge (Acid Red), permettant de circonscrire (l’origine) à des secteurs industriels qui utilisent le pigment dans leurs processus de production : tanneries, agroalimentaire, textile, pharmaceutique”.Les autorités provinciales ont indiqué dans un communiqué jeudi être “en cours d’inspection de tous les établissements industriels qui utilisent ce pigment” dans le secteur.Des analyses préliminaires distinctes ont par ailleurs “exclu a priori la présence de cyanobactéries potentiellement toxiques et bactéries”, ajoute le ministère.

Est de la RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU condamne le Rwanda et le M23 qui continue d’avancer

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné vendredi pour la première fois directement le Rwanda pour son soutien au M23 qui continue son avancée dans l’est de la République démocratique du Congo, face à une armée congolaise en déroute.La résolution adoptée à l’unanimité “condamne fermement l’offensive et l’avancée en cours du M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu avec le soutien des forces de défense rwandaises”, dont 4.000 soldats appuient le M23, selon des experts de l’ONU.Elle réclame également le retrait du M23 des territoires dont il a pris le contrôle, notamment Goma et Bukavu, et appelle les forces armées rwandaises à “cesser leur soutien au M23 et à immédiatement se retirer du territoire de la RDC, sans préconditions”.Le Conseil s’était jusqu’à présent contenté de dénoncer les violations de l’intégrité territoriale de la RDC, sans nommer le Rwanda.Mais de plus en plus de ses membres dénonçaient publiquement Kigali, à l’exception des membres africains du Conseil qui ont finalement soutenu la résolution.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a ainsi appelé vendredi à un “cessez-le-feu immédiat” lors d’un appel téléphonique avec le président kenyan William Ruto.Après s’être s’emparé fin janvier de la grande ville de Goma, le M23, qui a repris les armes en 2021 dans l’est de la République démocratique du Congo – région en proie à des conflits depuis trois décennies – a pris dimanche Bukavu sans rencontrer de fortes résistances.Le groupe armé continue depuis sans entrave sa progression dans plusieurs directions.”Quasiment plus aucun militaire congolais ne combat” face au M23, note vendredi un observateur, “les seuls qui combattent encore sont les Wazalendo”, des miliciens locaux progouvernementaux.Des “affrontements quasi-quotidiens” ont opposé ces derniers jours M23 et Wazalendo à Masisi, localité à quelque 80 km au nord-ouest de Goma, indiquait Médecins sans frontières (MSF) jeudi.- Porte de sortie – Même scénario ailleurs depuis la chute de Bukavu: les forces armées congolaises (FARDC) et miliciens alliés refluent sans réellement résister, se livrant au passage à des exactions et pillages.Le conflit a poussé en deux semaines quelque 42.000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, à trouver refuge au Burundi voisins, a indiqué vendredi le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), soulignant un afflux “inédit depuis 25 ans”.Environ 15.000 personnes ont en outre fui depuis janvier vers d’autres pays frontaliers, dont plus de 13.000 en Ouganda, selon l’agence onusienne.Le HCR s’attend à voir l’afflux vers le Burundi croître encore à mesure que le M23 se rapproche d’Uvira, ville à la pointe nord-ouest du lac Tanganyka et face à Bujumbura, capitale économique burundaise.Joints ces derniers jours par l’AFP, des habitants ont décrit un “chaos”.”Ca fait environ une semaine que je suis enfermée dans ma maison”, raconte l’un deux. “La circulation est toujours paralysée, c’est une confusion totale”.Selon une source municipale, un “calme précaire” régnait vendredi à Uvira, où le commandant militaire de la zone a pris des “mesures pour sécuriser la population et leurs biens” et des “éléments indisciplinés ont été arrêtés”. – Troupes ougandaisesA 250 km au nord de Goma, le M23 se trouvait vendredi à une quinzaine de km du centre de Lubero, où tirs et pillages ont accompagné jeudi la fuite des soldats congolais, selon des habitants.Signe de la débâcle, le porte-parole des forces armées congolaises dans la région a exhorté jeudi sur les ondes locales les soldats fuyards à retourner “auprès de leurs autorités”.Les commerçants de Lubero-centre ont commencé à évacuer leurs marchandises dès mercredi et les écoles sont fermées, selon des habitants et des sources sécuritaires.Un calme relatif est revenu jeudi soir grâce au déploiement de troupes de l’Ouganda voisin (UPDF), officiellement dans le cadre d’une opération conjointe avec l’armée congolaise.Les analystes s’interrogent sur l’attitude de l’armée ougandaise en cas de rencontre avec les premières colonnes du M23. Kampala est accusée par les experts de l’ONU d’entretenir des relations avec le M23, tout en cherchant à protéger son influence dans cette zone proche de sa frontière.strs-clt-ayv-abd/vla/ube/gmo

Est de la RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU condamne le Rwanda et le M23 qui continue d’avancer

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné vendredi pour la première fois directement le Rwanda pour son soutien au M23 qui continue son avancée dans l’est de la République démocratique du Congo, face à une armée congolaise en déroute.La résolution adoptée à l’unanimité “condamne fermement l’offensive et l’avancée en cours du M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu avec le soutien des forces de défense rwandaises”, dont 4.000 soldats appuient le M23, selon des experts de l’ONU.Elle réclame également le retrait du M23 des territoires dont il a pris le contrôle, notamment Goma et Bukavu, et appelle les forces armées rwandaises à “cesser leur soutien au M23 et à immédiatement se retirer du territoire de la RDC, sans préconditions”.Le Conseil s’était jusqu’à présent contenté de dénoncer les violations de l’intégrité territoriale de la RDC, sans nommer le Rwanda.Mais de plus en plus de ses membres dénonçaient publiquement Kigali, à l’exception des membres africains du Conseil qui ont finalement soutenu la résolution.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a ainsi appelé vendredi à un “cessez-le-feu immédiat” lors d’un appel téléphonique avec le président kenyan William Ruto.Après s’être s’emparé fin janvier de la grande ville de Goma, le M23, qui a repris les armes en 2021 dans l’est de la République démocratique du Congo – région en proie à des conflits depuis trois décennies – a pris dimanche Bukavu sans rencontrer de fortes résistances.Le groupe armé continue depuis sans entrave sa progression dans plusieurs directions.”Quasiment plus aucun militaire congolais ne combat” face au M23, note vendredi un observateur, “les seuls qui combattent encore sont les Wazalendo”, des miliciens locaux progouvernementaux.Des “affrontements quasi-quotidiens” ont opposé ces derniers jours M23 et Wazalendo à Masisi, localité à quelque 80 km au nord-ouest de Goma, indiquait Médecins sans frontières (MSF) jeudi.- Porte de sortie – Même scénario ailleurs depuis la chute de Bukavu: les forces armées congolaises (FARDC) et miliciens alliés refluent sans réellement résister, se livrant au passage à des exactions et pillages.Le conflit a poussé en deux semaines quelque 42.000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, à trouver refuge au Burundi voisins, a indiqué vendredi le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), soulignant un afflux “inédit depuis 25 ans”.Environ 15.000 personnes ont en outre fui depuis janvier vers d’autres pays frontaliers, dont plus de 13.000 en Ouganda, selon l’agence onusienne.Le HCR s’attend à voir l’afflux vers le Burundi croître encore à mesure que le M23 se rapproche d’Uvira, ville à la pointe nord-ouest du lac Tanganyka et face à Bujumbura, capitale économique burundaise.Joints ces derniers jours par l’AFP, des habitants ont décrit un “chaos”.”Ca fait environ une semaine que je suis enfermée dans ma maison”, raconte l’un deux. “La circulation est toujours paralysée, c’est une confusion totale”.Selon une source municipale, un “calme précaire” régnait vendredi à Uvira, où le commandant militaire de la zone a pris des “mesures pour sécuriser la population et leurs biens” et des “éléments indisciplinés ont été arrêtés”. – Troupes ougandaisesA 250 km au nord de Goma, le M23 se trouvait vendredi à une quinzaine de km du centre de Lubero, où tirs et pillages ont accompagné jeudi la fuite des soldats congolais, selon des habitants.Signe de la débâcle, le porte-parole des forces armées congolaises dans la région a exhorté jeudi sur les ondes locales les soldats fuyards à retourner “auprès de leurs autorités”.Les commerçants de Lubero-centre ont commencé à évacuer leurs marchandises dès mercredi et les écoles sont fermées, selon des habitants et des sources sécuritaires.Un calme relatif est revenu jeudi soir grâce au déploiement de troupes de l’Ouganda voisin (UPDF), officiellement dans le cadre d’une opération conjointe avec l’armée congolaise.Les analystes s’interrogent sur l’attitude de l’armée ougandaise en cas de rencontre avec les premières colonnes du M23. Kampala est accusée par les experts de l’ONU d’entretenir des relations avec le M23, tout en cherchant à protéger son influence dans cette zone proche de sa frontière.strs-clt-ayv-abd/vla/ube/gmo