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Au Salon de l’agriculture, Macron attendu au tournant

Visites politiques encadrées et les vaches seront bien gardées? Le 61e Salon de l’agriculture est inauguré samedi à Paris par Emmanuel Macron, attendu au tournant par des agriculteurs toujours remontés et par des organisateurs aux aguets après sa visite chaotique de l’an dernier.Pas d’incitation à chahuter cette année, mais des appels au calme ambivalents de la part des principaux syndicats agricoles, qui sont reçus l’un après l’autre depuis 08H00 par le président de la République.Emmanuel Macron ira ensuite inaugurer le Salon, avec la traditionnelle coupe de ruban, auprès d’Oupette, vache limousine égérie de l’édition 2025 qui met aussi un pays étranger à l’honneur, le Maroc, une première dans l’histoire de ce rassemblement. Plus de 600.000 visiteurs sont attendus sur les neuf jours du Salon, qui ouvre ses portes au public à 09H00. En 2024, des milliers de personnes avaient été bloquées à l’extérieur pendant plusieurs heures en raison de heurts entre manifestants et CRS en marge de la venue d’Emmanuel Macron, entre huées, insultes, bousculades et violences.Sécurité renforcée, commissariat mobile, chartes pour encadrer les visites politiques… Les organisateurs sont sur les dents pour ne pas voir se répéter le scénario catastrophe de l’an dernier. “Le président doit rassurer les agriculteurs”, a déclaré samedi sur RMC Jérôme Despey, patron du Salon mais aussi vice-président de la FNSEA et viticulteur.L’entourage d’Emmanuel Macron lui a conseillé d’éviter une visite marathon, à l’image des 13 heures de déambulation de 2024 parmi les plus de 1.400 exposants et 4.000 animaux accueillis chaque année.”Le président sera très probablement pris à parti”, a averti Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, syndicat historique, qui l’attend sur les dossiers internationaux.Cet automne, c’est l’opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur qui a servi de cri de ralliement pour relancer les manifestations d’agriculteurs, qui dénoncent aussi les taxes douanières chinoises et craignent des mesures similaires de la nouvelle administration américaine.”Je souhaite qu’il en parle à Donald Trump (…): arrêter les importations massives qui ne respectent pas nos normes, lever les contraintes qui nous empêchent d’être compétitifs”, renchérit Pierrick Horel des Jeunes Agriculteurs, alliés de la FNSEA.- “Tendu” -Pour Patrick Legras, porte-parole de la Coordination rurale, forte de sa percée aux élections professionnelles de janvier, “ça va être tendu”. Selon lui, Emmanuel Macron va aussi avoir du mal à “expliquer qu’on négocie encore un accord pour importer du sucre ou du poulet d’Ukraine” — l’accord d’association UE-Ukraine, en cours de révision — évoquant des produits érigés en symboles d’une “concurrence déloyale”.Coutumière des actions coup de poing, la Coordination rurale a toutefois passé à ses sympathisants un message d’apaisement, dans l’espoir qu’Emmanuel Macron “aura vraiment quelque chose” à leur dire, selon sa présidente Véronique Le Floc’h.Plus d’un an après la mobilisation qui avait bloqué routes et autoroutes, l’heure est au bilan des mesures obtenues par les agriculteurs qui réclament un revenu “décent”, plus de considération et moins d’injonctions.Pour le gouvernement, ses engagements ont été “honorés”: “500 millions d’euros d’allégement de charges fiscales prévus dans le budget”, “soutien à la trésorerie pour les agriculteurs en difficulté”, “indemnisations à hauteur de 75 millions d’euros aux propriétaires du cheptel touché par les épizooties” ou encore “la mise en place du contrôle administratif unique en octobre dernier”.Surtout, deux jours avant le Salon, le Parlement a adopté la loi d’orientation agricole, attendue depuis trois ans par la profession. Ce texte érige l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”, facilite les installations, la construction de bâtiments d’élevage et le stockage de l’eau, tout en dépénalisant certaines infractions environnementales.”Un an après, où sont passés les prix plancher et ses promesses? Au Salon 2024, nous demandions des prix minimum garantis pour les producteurs: non seulement on n’a pas du tout avancé, mais la situation est pire aujourd’hui”, s’indigne Laurence Marandola, porte-parole de la Confédération paysanne, troisième syndicat. Elle estime que les demandes de l’alliance FNSEA-JA et de la CR ont été privilégiées, au détriment d’une “réelle transition agroécologique”.

La famille de l’otage israélienne Shiri Bibas confirme sa mort, 7e échange attendu

La famille de l’otage israélienne Shiri Bibas a confirmé samedi sa mort après la restitution de sa dépouille par le Hamas, mettant fin à la confusion sur son sort avant un septième échange de six otages israéliens contre des centaines de détenus palestiniens.Le mouvement islamiste palestinien Hamas va organiser deux cérémonies successives dans la bande de Gaza pour la libération des six otages. Une aura lieu à Rafah (sud) durant laquelle deux otages seront relâchés et une suivra à Nousseirat (centre) où quatre otages le seront, a indiqué une source du Hamas.Le corps restitué vendredi par le Hamas à Israël via la Croix-Rouge a été identifié comme celui de Shiri Bibas, qui avait été enlevée avec ses deux fils Ariel et Kfir lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, a indiqué sa famille.  “La nuit dernière, notre Shiri est rentrée à la maison”, écrit-elle dans un communiqué. “A l’issue du processus d’identification […] nous avons reçu ce matin la nouvelle que nous redoutions tant: notre Shiri a été tuée en captivité. Pendant 16 mois, nous avons cherché des certitudes, et maintenant que nous les avons, cela n’apporte aucune consolation.”La remise jeudi par le Hamas de ce qui devait être quatre dépouilles d’otages israéliens a donné lieu à une montée de tensions alors que le cessez-le-feu en vigueur à Gaza reste fragile.Parmi ces corps figuraient ceux des deux garçonnets Ariel et Kfir Bibas, âgés de 4 ans et huit mois et demi lors de leur capture, mais pas celui de leur mère, comme annoncé par le Hamas, suscitant une onde de choc en Israël où le sort de cette famille est devenue un symbole.Les deux enfants ont été tués “à mains nues” en captivité à Gaza, a affirmé l’armée. Le Hamas a affirmé que Shiri Bibas, âgée de 32 ans au moment de sa capture, et ses enfants avaient été tués en novembre 2023 dans un bombardement israélien.Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages le 7 octobre 2023, dont 66 sont toujours captifs à Gaza parmi lesquels 35 sont morts selon l’armée.Le Hamas a indiqué avoir transféré vendredi de Gaza une nouvelle dépouille à la Croix-Rouge internationale, après avoir reconnu “une possible erreur”. Le kibboutz Nir Oz a aussi confirmé la mort de Shiri Bibas “tuée en captivité”.- Mise en scène -Avant la remise du corps de Shiri Bibas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis d’agir “avec détermination pour ramener Shiri à la maison ainsi que tous nos otages, les vivants et les morts” et pour que le Hamas “paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l’accord” de cessez-le-feu.L’accord est entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du 7-Octobre. Malgré ces tensions, le Hamas a confirmé qu’il libèrerait comme prévu samedi six otages israéliens, selon lui les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d’ici le 1er mars, à l’expiration de la première phase de l’accord de cessez-le-feu. Selon le Forum des familles d’otages, les captifs sont Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, enlevés le 7-Octobre, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages depuis une dizaine d’années.Comme à chaque libération, une mise en scène a été organisée à Rafah avec un podium où seront exposés les otages libérés devant de grandes affiches rendant hommage aux combattants tombés au combat.Ces mises en scène ont été dénoncées par Israël, l’ONU et la Croix-Rouge. Des combattants encagoulés du Hamas en treillis militaires et en armes ont pris place samedi matin devant un podium. Certains portaient des armes automatiques, d’autres des lance-roquettes. Des drapeaux du Hamas flottaient sur des bâtiments détruits par la guerre.Le Club des prisonniers palestiniens a annoncé que 602 détenus palestiniens devaient être libérés, dont 50 condamnés à perpétuité. Cent-huit des prisonniers doivent être expulsés des territoires palestiniens. Depuis le début de la trêve, 23 otages israéliens – dont quatre décédés – ont été remis à Israël, en échange de plus de 1.100 détenus palestiniens. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être échangés contre 1.900 détenus palestiniens d’ici le 1er mars. – Négociations retardées -L’organisation par le Hamas de la remise des corps des otages jeudi, avec l’exposition de quatre cercueils sur une tribune a été dénoncée comme “abjecte” par l’ONU. Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois” tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase de l’accord.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de la trêve. La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.215 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.

La famille de l’otage israélienne Shiri Bibas confirme sa mort, 7e échange attendu

La famille de l’otage israélienne Shiri Bibas a confirmé samedi sa mort après la restitution de sa dépouille par le Hamas, mettant fin à la confusion sur son sort avant un septième échange de six otages israéliens contre des centaines de détenus palestiniens.Le mouvement islamiste palestinien Hamas va organiser deux cérémonies successives dans la bande de Gaza pour la libération des six otages. Une aura lieu à Rafah (sud) durant laquelle deux otages seront relâchés et une suivra à Nousseirat (centre) où quatre otages le seront, a indiqué une source du Hamas.Le corps restitué vendredi par le Hamas à Israël via la Croix-Rouge a été identifié comme celui de Shiri Bibas, qui avait été enlevée avec ses deux fils Ariel et Kfir lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, a indiqué sa famille.  “La nuit dernière, notre Shiri est rentrée à la maison”, écrit-elle dans un communiqué. “A l’issue du processus d’identification […] nous avons reçu ce matin la nouvelle que nous redoutions tant: notre Shiri a été tuée en captivité. Pendant 16 mois, nous avons cherché des certitudes, et maintenant que nous les avons, cela n’apporte aucune consolation.”La remise jeudi par le Hamas de ce qui devait être quatre dépouilles d’otages israéliens a donné lieu à une montée de tensions alors que le cessez-le-feu en vigueur à Gaza reste fragile.Parmi ces corps figuraient ceux des deux garçonnets Ariel et Kfir Bibas, âgés de 4 ans et huit mois et demi lors de leur capture, mais pas celui de leur mère, comme annoncé par le Hamas, suscitant une onde de choc en Israël où le sort de cette famille est devenue un symbole.Les deux enfants ont été tués “à mains nues” en captivité à Gaza, a affirmé l’armée. Le Hamas a affirmé que Shiri Bibas, âgée de 32 ans au moment de sa capture, et ses enfants avaient été tués en novembre 2023 dans un bombardement israélien.Kfir Bibas était le plus jeune des 251 otages le 7 octobre 2023, dont 66 sont toujours captifs à Gaza parmi lesquels 35 sont morts selon l’armée.Le Hamas a indiqué avoir transféré vendredi de Gaza une nouvelle dépouille à la Croix-Rouge internationale, après avoir reconnu “une possible erreur”. Le kibboutz Nir Oz a aussi confirmé la mort de Shiri Bibas “tuée en captivité”.- Mise en scène -Avant la remise du corps de Shiri Bibas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis d’agir “avec détermination pour ramener Shiri à la maison ainsi que tous nos otages, les vivants et les morts” et pour que le Hamas “paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l’accord” de cessez-le-feu.L’accord est entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du 7-Octobre. Malgré ces tensions, le Hamas a confirmé qu’il libèrerait comme prévu samedi six otages israéliens, selon lui les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d’ici le 1er mars, à l’expiration de la première phase de l’accord de cessez-le-feu. Selon le Forum des familles d’otages, les captifs sont Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, enlevés le 7-Octobre, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages depuis une dizaine d’années.Comme à chaque libération, une mise en scène a été organisée à Rafah avec un podium où seront exposés les otages libérés devant de grandes affiches rendant hommage aux combattants tombés au combat.Ces mises en scène ont été dénoncées par Israël, l’ONU et la Croix-Rouge. Des combattants encagoulés du Hamas en treillis militaires et en armes ont pris place samedi matin devant un podium. Certains portaient des armes automatiques, d’autres des lance-roquettes. Des drapeaux du Hamas flottaient sur des bâtiments détruits par la guerre.Le Club des prisonniers palestiniens a annoncé que 602 détenus palestiniens devaient être libérés, dont 50 condamnés à perpétuité. Cent-huit des prisonniers doivent être expulsés des territoires palestiniens. Depuis le début de la trêve, 23 otages israéliens – dont quatre décédés – ont été remis à Israël, en échange de plus de 1.100 détenus palestiniens. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être échangés contre 1.900 détenus palestiniens d’ici le 1er mars. – Négociations retardées -L’organisation par le Hamas de la remise des corps des otages jeudi, avec l’exposition de quatre cercueils sur une tribune a été dénoncée comme “abjecte” par l’ONU. Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois” tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase de l’accord.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de la trêve. La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.215 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.

Trump remplace le chef d’état-major de l’armée américaine, le premier d’une série de mouvements

Donald Trump a remplacé le chef d’état-major de l’armée américaine vendredi, son plus haut gradé, le plus significatif d’une série de mouvements initiée par le nouveau pouvoir de la première puissance militaire mondiale.C’est par un message posté sur son réseau social Truth social que le président républicain, de retour à la Maison Blanche depuis un mois, a mis fin aux fonctions de Charles Brown, connu sous le nom de C.Q., moins d’un an et demi après sa nomination à ce poste-clé par Joe Biden en octobre 2023.”J’aimerais remercier le général Charles Brown pour ses plus de quarante ans de service”, écrit Donald Trump, en le qualifiant de “dirigeant hors pair” mais sans expliciter les raisons qui l’ont conduit à le remplacer.Après cette décision, son ministre de la Défense Pete Hegseth a annoncé à son tour écarter plusieurs autres hauts responsables des forces armées. En particulier, l’amirale Lisa Franchetti, première femme à diriger la marine américaine et à faire partie de l’état-major interarmées. Lisa Franchetti, âgée de 59 ans, avait été nommée N.2 de l’US Navy en septembre 2022, puis N.1 un peu plus d’un an plus tard, en novembre 2023.Les mouvements en haut lieu vont se poursuivre: outre le général Brown, Donald Trump a “demandé au ministre Hegseth de présenter des nominations pour cinq autres postes de hauts responsables, qui seront annoncés bientôt”.En novembre dans un podcast, avant de devenir le chef du Pentagone, Pete Hegseth militait déjà pour se séparer du général Brown, en considérant qu’il fallait que tout haut responsable militaire “associé à quelque politique woke de merde, pro-diversité, égalité et inclusion, que ce soit” s’en aille.- Expérience de discrimination -Après la mort en 2020 de George Floyd, un homme afro-américain tué par la police, qui avait provoqué une immense vague de manifestations antiracistes dans tout le pays, le général Brown avait raconté dans une vidéo son expérience personnelle de discrimination dans l’armée américaine.”Je pense à ma carrière dans l’armée de l’air, où j’ai souvent été le seul Afro-Américain dans la pièce, le seul dans mon escadron ou haut gradé. Je pense à la pression que je ressentais de ne pas avoir le droit à l’erreur, en particulier de la part de supérieurs dont je sentais qu’ils attendaient moins de moi en tant qu’Afro-Américain”, s’était-il livré.Outre le général Brown, qu’il décrit comme “un conseiller avisé”, et l’amirale Franchetti, Pete Hegseth annonce dans son communiqué mettre un terme aux fonctions du N.2 de l’armée de l’air, le général James Slife.Aux commandes de la puissante armée américaine, Donald Trump a choisi de nommer Dan Caine, un militaire issu de l’armée de l’air, dernièrement un des directeurs aux affaires militaires à la CIA.”Pendant mon premier mandat, il a joué un rôle déterminant dans l’anéantissement total de l’Etat islamique”, affirme le président républicain, qui loue “un pilote chevronné, expert en sécurité nationale, entrepreneur à succès, et un +guerrier+ avec une solide expérience en matière d’opérations spéciales et de travail entre services”.Sa mission sera de “restaurer la paix par la force, prioriser l’Amérique et reconstruire notre armée”, fixe le milliardaire new-yorkais.A la fin de son premier mandat, Donald Trump avait nommé Charles Brown à la tête de l’armée de l’air, en faisant le premier Afro-Américain à accéder à cette responsabilité.

Trump remplace le chef d’état-major de l’armée américaine, le premier d’une série de mouvements

Donald Trump a remplacé le chef d’état-major de l’armée américaine vendredi, son plus haut gradé, le plus significatif d’une série de mouvements initiée par le nouveau pouvoir de la première puissance militaire mondiale.C’est par un message posté sur son réseau social Truth social que le président républicain, de retour à la Maison Blanche depuis un mois, a mis fin aux fonctions de Charles Brown, connu sous le nom de C.Q., moins d’un an et demi après sa nomination à ce poste-clé par Joe Biden en octobre 2023.”J’aimerais remercier le général Charles Brown pour ses plus de quarante ans de service”, écrit Donald Trump, en le qualifiant de “dirigeant hors pair” mais sans expliciter les raisons qui l’ont conduit à le remplacer.Après cette décision, son ministre de la Défense Pete Hegseth a annoncé à son tour écarter plusieurs autres hauts responsables des forces armées. En particulier, l’amirale Lisa Franchetti, première femme à diriger la marine américaine et à faire partie de l’état-major interarmées. Lisa Franchetti, âgée de 59 ans, avait été nommée N.2 de l’US Navy en septembre 2022, puis N.1 un peu plus d’un an plus tard, en novembre 2023.Les mouvements en haut lieu vont se poursuivre: outre le général Brown, Donald Trump a “demandé au ministre Hegseth de présenter des nominations pour cinq autres postes de hauts responsables, qui seront annoncés bientôt”.En novembre dans un podcast, avant de devenir le chef du Pentagone, Pete Hegseth militait déjà pour se séparer du général Brown, en considérant qu’il fallait que tout haut responsable militaire “associé à quelque politique woke de merde, pro-diversité, égalité et inclusion, que ce soit” s’en aille.- Expérience de discrimination -Après la mort en 2020 de George Floyd, un homme afro-américain tué par la police, qui avait provoqué une immense vague de manifestations antiracistes dans tout le pays, le général Brown avait raconté dans une vidéo son expérience personnelle de discrimination dans l’armée américaine.”Je pense à ma carrière dans l’armée de l’air, où j’ai souvent été le seul Afro-Américain dans la pièce, le seul dans mon escadron ou haut gradé. Je pense à la pression que je ressentais de ne pas avoir le droit à l’erreur, en particulier de la part de supérieurs dont je sentais qu’ils attendaient moins de moi en tant qu’Afro-Américain”, s’était-il livré.Outre le général Brown, qu’il décrit comme “un conseiller avisé”, et l’amirale Franchetti, Pete Hegseth annonce dans son communiqué mettre un terme aux fonctions du N.2 de l’armée de l’air, le général James Slife.Aux commandes de la puissante armée américaine, Donald Trump a choisi de nommer Dan Caine, un militaire issu de l’armée de l’air, dernièrement un des directeurs aux affaires militaires à la CIA.”Pendant mon premier mandat, il a joué un rôle déterminant dans l’anéantissement total de l’Etat islamique”, affirme le président républicain, qui loue “un pilote chevronné, expert en sécurité nationale, entrepreneur à succès, et un +guerrier+ avec une solide expérience en matière d’opérations spéciales et de travail entre services”.Sa mission sera de “restaurer la paix par la force, prioriser l’Amérique et reconstruire notre armée”, fixe le milliardaire new-yorkais.A la fin de son premier mandat, Donald Trump avait nommé Charles Brown à la tête de l’armée de l’air, en faisant le premier Afro-Américain à accéder à cette responsabilité.

“On se voit au tribunal”, joute verbale entre une gouverneure et Trump autour des droits des personnes trans

“On se voit au tribunal”, a lancé la gouverneure du Maine à Donald Trump à l’issue d’un échange tendu vendredi autour du décret signé par le président excluant les athlètes transgenres des équipes féminines.Le président américain était en train de vanter depuis son pupitre un décret signé début février, devant les gouverneurs reçus à la Maison Blanche.Il dit alors, plein d’ironie: “De nombreux démocrates se battent contre moi à ce sujet, c’est bien.” Avant d’interpeller la gouverneure du Maine: “Vous n’allez pas vous y plier ?””Je me plierai aux lois de l’Etat et aux lois fédérales”, rétorque l’intéressée, Janet Mills.”Nous sommes les lois fédérales. Vous ferez mieux de le faire, sinon vous ne recevrez aucun fond fédéral”, attaque le républicain.”On se voit au tribunal”, réplique la démocrate.”Très bien, on se voit au tribunal. J’ai hâte. Ca devrait être très facile. Et profitez de votre vie d’après-gouverneure, parce que je ne pense pas que vous serez un jour réélue”, a lancé un Donald Trump piqué à vif pour mettre fin à ce ping-pong verbal.Le décret signé par le président américain permet aux agences fédérales de refuser toute subvention pour des écoles qui autorisent des athlètes transgenres à jouer dans des équipes féminines.Plusieurs responsables de l’Etat du Maine, situé dans le nord-est des Etats-Unis, ont d’ores et déjà dit qu’ils ne changeraient pas leur politique vis-à-vis des étudiants transgenres.Et la gouverneure du Maine, avec le procureur général de l’Etat, a promis de contester en justice toute coupure de fonds fédéraux, a fait savoir le journal Portland Press Herald.Plus tard vendredi, le ministère de l’Education a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le département de l’Education du Maine, pour violations présumées de la loi interdisant la discrimination de genre dans les infrastructures éducatives recevant des subventions fédérales.Dans un communiqué, le ministère estime que le département de l’Education du Maine “continue d’autoriser des athlètes masculins à concourir dans des compétitions d’athlétisme féminines entre écoles” et a refusé de mettre à disposition des “installations intimes (vestiaires, NDLR) réservées aux femmes, violant ainsi la loi fédérale antidiscrimination”.La gouverneure Mills a dénoncé, via un communiqué de son cabinet, une “manoeuvre politique” visant à couper les financements “payés par les contribuables du Maine”.Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump multiplie les attaques contre les personnes transgenres, à coups de décrets et déclarations choc.L’ONG Amnesty International a vivement critiqué la décision du républicain d’interdire les personnes trans dans les équipes féminines, la qualifiant de “nouvelle attaque cruelle contre les personnes transgenres”.

La course à l’Ours d’or s’achève, à la veille des élections allemandes

Le 75e Festival international du film de Berlin, premier grand rendez-vous du 7e art de l’année, s’achève samedi avec la remise de l’Ours d’or par le jury du cinéaste américain Todd Haynes.Le palmarès doit être dévoilé à partir de 18H00, à la veille d’un enjeu électoral majeur pour l’Allemagne, les élections législatives anticipées qui se tiendront dimanche.Au total, 19 films sont en compétition pour succéder au documentaire “Dahomey” de la Franco-Sénégalaise Mati Diop, sur les restitutions d’œuvres d’art aux anciens pays colonisés.Le cinéaste roumain Radu Jude, déjà lauréat d’un Ours d’or en 2021, pourrait faire un doublé avec “Kontinental’25”, une nouvelle charge politique sur la société contemporaine et le capitalisme.Ce long-métrage, tourné en seulement 10 jours avec un smartphone et qui raconte l’histoire d’une huissière de justice rongée par la culpabilité après le suicide d’un sans-abri, figure parmi les favoris du panel de critiques international réuni par le magazine professionnel Screen.Il devance “Blue Moon”, un drame musical sur les coulisses des spectacles de Broadway avec Ethan Hawke, et est signé d’un habitué de Berlin, Richard Linklater, Ours d’argent du meilleur réalisateur il y a 11 ans avec “Boyhood”.Todd Haynes, figure du cinéma américain qui préside le jury, est un mélomane, qui a tourné des films inspirés de Bob Dylan (“I’m not there”) ou de David Bowie (“Velvet Goldmine”). Il a, à ses côtés, le réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch ou la star chinoise Fan Bingbing.- Prises de position -La Berlinale a débuté sur un ton très politique en pleine campagne électorale allemande, où l’extrême droite de l’AfD rêve d’un score historique, et elle a été rythmée par les prises de position tranchantes contre Donald Trump de Tilda Swinton, invitée d’honneur, ou de Todd Haynes.Si le jury souhaite faire entendre un message, son choix pourrait se porter sur “Dreams”, une tragédie romantique du Mexicain Michel Franco (“Despues de Lucia”, “Nouvel Ordre”).En racontant l’histoire d’un couple composé d’une riche héritière américaine (Jessica Chastain) et d’un jeune prodige du ballet interprété par un danseur mexicain star, Isaac Hernandez, récemment nommé leader de l’American Ballet Theater, le réalisateur filme une métaphore assez transparente de la relation à couteaux tirés entre les deux pays.Parmi les autres oeuvres qui pourraient l’emporter figurent le documentaire “Timestamp” de Kateryna Gornostai, sur le quotidien d’étudiants et de professeurs dans l’Ukraine en guerre, une dystopie brésilienne hallucinatoire (“The Blue Trail” de Gabriel Mascaro) ou un film coup de poing sur le burn-out maternel (“If I had legs I’d kick you”), où excelle l’actrice australienne Rose Byrne.Au terme de cette 75e édition, le palmarès donnera aussi une idée de la capacité de la nouvelle directrice de la Berlinale, l’Américaine Tricia Tuttle, à remettre au centre du jeu un festival qui a moins pris la lumière que Cannes ou Venise ces dernières années.Elle est parvenue à faire venir sur le tapis rouge l’un des favoris des Oscars en mars, Timothée Chalamet, pour le biopic sur Bob Dylan “Un parfait inconnu”, ainsi que l’équipe de “Mickey 17”, le nouveau film de Bong Joon-ho.Six ans après sa Palme d’or à Cannes pour “Parasite”, le cinéaste sud-coréen tourne en dérision les ambitions spatiales d’Elon Musk dans cette comédie de science-fiction avec Robert Pattinson.

La mort de l’otage israélienne Shiri Bibas confirmée par son kibboutz

Le kibboutz où l’otage israélienne Shiri Bibas avait été enlevée lors de l’attaque du 7-Octobre a confirmé sa mort samedi, mettant fin à la confusion sur son sort à quelques heures d’un septième échange d’otages israéliens contre des détenus palestiniens.La remise jeudi par le Hamas de ce qui devait censé être quatre dépouilles d’otages israéliens a tourné à une montée de tensions alors que le cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Gaza reste fragile.Parmi ces corps figuraient ceux de deux garçonnets, Ariel et Kfir Bibas, tués “à mains nues” en captivité dans la bande de Gaza selon l’armée, mais pas celui de leur mère, Shiri Bibas, comme annoncé par le Hamas, provoquant le choc et parfois la colère en Israël où le sort de cette famille est devenue un symbole.Kfir Bibas, huit mois et demi au moment de son enlèvement le 7-Octobre, était le plus jeune des 251 otages enlevés ce jour là, dont 67 sont toujours captifs à Gaza, selon l’armée.Le mouvement palestinien, selon lequel la mère et ses deux enfants avaient été tués en novembre 2023 dans un bombardement israélien, a reconnu “une possible erreur” vendredi. Et dans la nuit, le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué avoir transféré de Gaza une nouvelle dépouille.”Le kibboutz Nir Oz annonce avec une profonde douleur et un grand chagrin le meurtre de Shiri Bibas (…) qui a été enlevée à son domicile le 7 octobre (2023, ndlr) et tuée en captivité à Gaza”, a déclaré le kibboutz dans un communiqué au petit matin samedi, première confirmation du côté israélien de la mort de la mère de famille qui avait 32 ans au moment de sa capture.Ni l’armée ni le gouvernement israéliens n’avaient confirmé sa mort samedi matin.- “Violation cruelle” -L’annonce que Shiri Bibas ne figurait pas parmi les dépouilles a provoqué la colère des autorités israéliennes.Dénonçant un “cynisme inimaginable”, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis vendredi d’agir “avec détermination pour ramener Shiri à la maison ainsi que tous nos otages, les vivants et les morts” et pour que le Hamas “paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l’accord” de cessez-le-feu en vigueur à Gaza.Celui-ci est entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas dans le sud d’Israël du 7 octobre 2023. Malgré ces tensions, le Hamas a confirmé qu’il libèrerait comme prévu samedi six otages israéliens, selon lui les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d’ici le 1er mars, à l’expiration de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza. Le Club des prisonniers palestiniens, l’ONG en charge du dossier, a annoncé qu’en échange 602 détenus palestiniens devaient être libérés, dont 50 condamnés à perpétuité. Cent-huit des prisonniers doivent être expulsés des territoires palestiniens, a-t-il précisé. Selon le Forum des familles d’otages, les captifs que le Hamas et les groupes armés alliés doivent remettre à la Croix-Rouge à Gaza, avant leur transfert en Israël, sont Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, enlevés le 7-Octobre, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages depuis une dizaine d’années.Depuis le début de la trêve, 22 otages israéliens – dont trois décédés – ont été remis à Israël, en échange de la libération de plus de 1.100 prisonniers palestiniens. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être échangés contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël d’ici le 1er mars. –  Négociations retardées -Le Hamas et les groupes armés alliés ont jusque-là soigneusement mis en scène ce processus, exhibant les otages vivants sur des podiums, et jeudi, pour sa première remise de captifs morts, quatre cercueils sur une tribune surmontée d’une caricature de M. Netanyahu. Mercredi, le Hamas s’est dit prêt à libérer “en une seule fois”, et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase de l’accord, qui doit débuter le 2 mars.Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de la trêve. La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.Sans compter la mort de Shiri Bibas, l’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.214 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.